Ces citrouilles qu’on écrabouille

La Grande Citrouille va bientôt lever l’ancre et voguer vers le soleil couchant.

Si vous ne savez pas que faire de vos vieilles citrouilles, surtout si elles commencent à avoir la mine basse, regardez ce petit film rigolo de Devin Graham. L’excellente musique est de Stephen Anderson.

Via The Dish

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Encyclopédie sur la mort

Barca de Caronte -- Jose Benlliure y Gil
La Barca de Caronte (1919) — Jose Benlliure y Gil

 
J’espère que l’armée canadienne ne m’en voudra pas de détourner son slogan, mais si la mort vous intéresse, il existe une encyclopédie en ligne. L’auteur en est Éric Volant, avec la collaboration de Natalia Fernandez et Maryse Dubé. Même si deux des liens (Index et Textes) semblent ne pas fonctionner, il reste beaucoup d’articles à lire et d’infos à glaner, sans parler des bibliographies qui vous permettront d’approfondir le sujet.

Extrait de la présentation par Éric Volant:

La mort est [...] un phénomène universel, car elle touche tous les vivants. Elle est aussi un phénomène particulier qui est interprété et vécu différemment selon les cultures et les mentalités, selon les époques et les pays, selon les individus et les circonstances, Elle est non seulement un phénomène collectif, étroitement lié à la survie ou à l’évolution d’une société ou d’une espèce, mais elle est aussi un phénomène planétaire capable de menacer l’avenir de l’humanité tout entière et l’ensemble des autres espèces vivant sur la terre. En même temps, la mort est un phénomène individuel qui accompagne et scelle le destin de chaque être qu’il soit humain, animal ou végétal. Parmi les vivants, l’homme est celui qui est capable de se reconnaître comme mortel et d’envisager la mort comme destinée commune.

Consultez aussi Encyclopedia of Death and Dying pour parfaire votre bilinguisme.

L’artiste et la Mort

J’allais vous signaler ces images marrantes qui met en scène la Mort elle-même, sauf que mon Google-fu ne s’est pas avéré assez puissant pour identifier l’artiste. Peut-être savez-vous de qui il s’agit?

Les trois premières images sont issues de la campagne de la World Wildlife Foundation en Chine, qui vise peut-être à convaincre les gens de ne pas bouffer leurs chiens. Les deux autres images circulent sur Internet, souvent sous forme de fond d’écran gratuit.

(En fait, j’ignore si la salle d’attente a été réalisée par le même artiste, car la faux est très différente. Mais comme il s’agit du même genre d’humour, vous voyez…)

Quelqu’un connaît-il l’auteur (ou les auteurs) de ces images?

 

WWF China 1

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La Mort au menu

Coffin CafeDe nombreux restaurants à travers le monde proposent des concepts inhabituels dans l’espoir d’attirer une cliente curieuse ou avide de sensations fortes. L’idée de ce billet n’est pas de dresser un palmarès des 10 ou des 15 restaurants les plus étranges de la planète; plusieurs sites Web se chargent déjà de le faire. Et les restos qui emploient le thème de l’horreur, comme feue la Maison Hantée de Montréal ne sont pas rares non plus (voyez le Vampire Café de Ginza, par exemple). Mais en voici quelques-uns qui se démarquent par leur extraordinaire déco ou par leur concept unique.

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Les crânes volent bas

Voilà, c’est fait. Nous sommes sortis au coeur de la nuit, sous une lune plus blême encore que d’ordinaire. Nous avons longé la rivière desséchée. Sans un mot, nous avons emprunté le sentier que personne n’ose emprunter. Nous avons marché, chacun perdu dans ses pensées, la pelle sur l’épaule, la peur au ventre. Au pied du grand chêne foudroyé, nous avons creusé. Le coffre était là où nous l’avions laissé: bardé de chaînes, verrouillé trois fois plutôt qu’une. Nous avons refait notre chemin en sens inverse, accablés par notre fardeau, harcelés par des vents glacés et des nuées de crânes ailées.

Nous avons produit chacun notre clef et avons tiré la citrouille du coffre.

Vous croyez que nous la hissons chaque année pour notre simple plaisir? Pas du tout: nous le faisons parce qu’elle l’exige.

Et vous? Quelles angoisses vous meuvent, quelles horreurs vous habitent? Comme à chaque année, nous vous invitons à partager avec nous de petites histoires effrayantes. Laissez vos oeuvres en commentaires ci-dessous. Vos histoires peuvent être sanglantes, subtiles, satiriques, surréalistes… mais chacune doit compter exactement 31 mots. Ça vous paraît court? Consultez les textes de 2010, 2009, 2008, 2007 et 2006 pour un aperçu de ce qu’on peut accomplir malgré la contrainte. Hâtez-vous! Le couperet tombe à la fin du mois en fait, nous avons pris l’habitude d’étirer les festivités jusqu’au Jour des morts, c’est vrai… mais n’attendez pas, écrivez, écrivez!

(La citrouille et ses couleurs ne s’affichent pas? Assurez-vous de rafraîchir la page.)

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Montréel vous attend

MontréelLes routes sont ouvertes, la circulation est fluide sur les ponts, Montréel est enfin accessible. Le roman sortait en librairie aujourd’hui, ainsi qu’en format numérique (PDF et ePub) via ce même curieux éther qui vous permet de lire mes mots en ce moment.

Certains de nos lecteurs assidus, étant aussi lecteurs assidus de la revue Solaris, se souviendront peut-être de ma nouvelle « La maison de l’anxitecte ». Elle a paru dans Solaris il y a longtemps déjà et n’a pas été rééditée depuis. Elle est en quelque sorte l’ancêtre de Montréel: il n’est pas nécessaire de la lire pour apprécier Montréel, mais les curieux trouveront de lointains échos d’un texte à l’autre. Pour souligner la sortie du roman, je l’ai rendue disponible sur mon site. Vous pouvez aussi la télécharger en PDF pour la lire sur l’appareil de votre choix. (Si, au contraire, vous préférez l’approche vraiment old school, vous pouvez aussi commander un exemplaire du numéro 130 de Solaris pour obtenir une authentique première édition de la nouvelle.) Je recommande de la lire après le roman, comme on visionne les « extras » d’un DVD après avoir regardé le film.

Alors voilà. Vos commentaires sur le roman sont les bienvenus, en autant que vous faites preuve de discrétion quand aux diverses révélations qui parsèment l’intrigue: j’aime entretenir le mystère…

(P.S.: Si jamais vous parlez du roman sur votre blogue, me rendriez-vous un service? Liez le titre du roman à la page de Montréel sur mon site. Google a décidé qu’il ne l’aimait pas et j’espère arriver à le faire changer d’idée…)

Steve Jobs 1955-2011

Steve Jobs

Tout le monde connaît maintenant la triste nouvelle, mais avez-vous lu l’éloge qu’a publié The Onion?

Kill the Dead — Richard Kadrey

Kill the DeadJ’avoue n’avoir qu’un souvenir vague de Sandman Slim de Richard Kadrey, que j’ai lu pour passer le temps pendant que je me morfondais, malade, au fond de mon lit. Mais le style et le personnage m’ont assez marquée pour avoir eu envie de lire la suite, Kill the Dead.

James «Sandman Slim» Stark se fait suer en remplissant des contrats pour la Golden Vigil — une faction secrète et ésotérique du Département de la Sécurité intérieure assez similaire au Bureau for Paranormal Research and Defense dans la série Hellboy — lorsqu’un contrat lucratif lui tombe enfin entre les mains. Lucifer vient de s’installer à Hollywood pour superviser le tournage d’un film portant sur sa vie. Même s’il détient l’âme de la plupart des grosses légumes du milieu, l’ange déchu est vulnérable et requiert les services de Stark comme garde du corps. Sans surprise, le boulot s’avère plein d’imprévus. Mais Stark s’inquiète aussi de la multiplication des morts-vivants en ville. Comme son titre le laisse entendre, Kill the Dead est une histoire de zombies, sauf qu’ici, Sandman Slim n’est plus dans son élément: la charogne ambulante, il n’y connaît rien du tout. Il fait donc ses classes auprès de Brigitte Bardo, une tueuse de zombies qui a jusqu’ici gagné sa vie comme actrice porno en Europe. De cadavre en cadavre, Stark découvre l’existence du Jackal’s Backbone (l’Échine du Chacal) où s’entassent les âmes des morts.

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Supernatural — Saison 4

Supernatural 4

Dean: It’s Halloween, man.
Sam: Yeah. For us, every day is Halloween.
Dean: Don’t be a downer.
— “It’s the Great Pumpkin, Sam Winchester”

La saison dernière s’est très mal terminée pour Dean Winchester, mais après avoir passé quatre mois en enfer — 40 ans en années infernales! —, il est libéré du gril par Castiel (Misha Collins, d’une placidité toute contemplative), un ange qui lui confie une mission divine: empêcher Lilith de briser les 66 sceaux qui emprisonnent Lucifer. En d’autres termes, Dean doit personnellement s’assurer que l’Apocalypse n’a pas lieu. Déjà que la tâche s’annonce ardue, il découvre qu’en son absence, son frère Sam s’est entiché de Ruby (sous la nouvelle apparence de Genevieve Cortese). La démone a passé les quatre derniers mois à entraîner Sam à utiliser ses pouvoirs psy, et le voilà maintenant capable d’exorciser des démons par la pensée. Son talent s’avérerait pratique s’il n’avait pas pour effet secondaire de faire passer peu à peu le pauvre garçon du côté obscur du surnaturel.

Tout au long de ses 22 épisodes, la quatrième saison joue à fond la carte de la symétrie narrative, en commençant par introduire les anges comme contre-poids aux démons. Une lutte s’engage ouvertement pour gagner le contrôle de la grosse roche bleue. Cependant, ni l’une ni l’autre faction ne se préoccupe du sort des civils pris dans le feu croisé. Sauf exception comme Castiel et Anna, les anges détestent cordialement les humains, ces êtres inférieurs que Dieu a jugé bon doter d’une âme, provoquant ainsi la Première Guerre céleste.

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La pomme d’or >

Logo d'AppleIl y a un tumblr intéressant qui essaie d’illustrer de manière pratique la valeur de la compagnie Apple. Si vous ne saviez pas ce que représentent 380 milliards de dollars, «Things Apple is Worth More Than…» est pour vous.

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Un auteur en Serbie – 1

J’arrive à l’aéroport Nikola Tesla après vingt-quatre heures de bus, avions, navettes et attentes, incluant un détour impromptu par Vienne. Deux étudiantes en littérature m’accompagnent en taxi vers l’hôtel. Il fait noir, on parle autour de moi dans une langue que je ne comprends pas, la même que je vois filer au dehors, écrite sur des panneaux dans deux alphabets — un familier, l’autre moins.

À l’hôtel m’attend un organisateur et une douzaine de jeunes auteurs brillants et tous plus alertes que moi, attablés au restaurant. On me balance une poignée de noms, quelques questions. J’écoute, surtout, en avalant un repas complet. Pourquoi pas? Mon corps ne sait plus quelle heure il est.

 ***

Tout redevient sensé le lendemain. Je suis à Belgrade, en Serbie, pour participer au festival littéraire Kikinda Short, qui célèbre la nouvelle et accueille chaque année des auteurs d’une foule de pays différents. Nous marchons au soleil et, au travers de la conversation, j’essaie de prendre le temps d’observer la ville. Vieilles façades écaillées. Pigeons. KFC. Art public surprenant. Cyrillique.

Nous aboutissons au centre PEN où je me trouve désigné, avec deux autres auteurs, pour prendre part à la conférence de presse inaugurant le festival. Nous allons nous asseoir au devant de la salle. Aussitôt, tous les autres auteurs au fond se lèvent pour nous photographier tandis que les journalistes restent assis et attendent, tranquilles.

 ***

Le pays de Galles est à l’honneur cette année. Le festival accueille d’autres auteurs du Royaume-Uni ainsi qu’un Italien, une Grecque, un Bulgare, une Roumaine, un Portugais, une Allemande… Presque toute l’ancienne Yougoslavie (Serbie, Bosnie-Herzégovine, Slovénie, Croatie) est aussi représentée. Je suis l’un des plus vieux, quoique largement surpassé par Bernard MacLaverty qui nous fait tous passer pour des amateurs. Les gens du festival nous parlent en anglais. Entre nous, l’anglais domine aussi, mais quand nous discutons par trois et par quatre, il nous arrive de nous trouver d’autres langues communes.

J’essaie de me faire l’oreille au serbe. À défaut de savoir déchiffrer les plaques de rues en cyrillique, j’apprends à reconnaître la forme du nom de la rue où se trouve l’hôtel. Puis il est déjà temps de quitter Belgrade.
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59 Seconds — Richard Wiseman

59 SecondsJ’aime beaucoup l’entrée laconique de Wikipédia au sujet de l’auteur: «Richard Wiseman (né en 1966) est un psychologue, un prestidigitateur et un sceptique britannique.» Plus précisément, il a commencé sa carrière comme magicien avant d’obtenir un diplôme en psychologie à l’Université de Hertfordshire. Il s’est d’abord spécialisé dans la démystification des phénomènes paranormaux, mais sa feuille de route inclut des publications sur toutes sortes de sujets, dont la meilleure blague au monde, la chance et le fonctionnement de l’esprit humain.

Wiseman est peu friand des ouvrages de pop-psychologie qui font croire aux gens que la pensée positive peut régler tous leurs problèmes. Ils perpétuent des idées fausses basées sur des recherches inexistantes ou des légendes urbaines, dont l’auteur donne quelques exemples au passage. En manquant de rigueur scientifique, ces ouvrages réussissent tout au plus à nuire aux lecteurs en axant leurs attentes vers des objectifs inatteignables.

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Montréel cet automne

Si tout va bien, Montréel sera ouverte aux touristes à partir du 13 octobre.

Un petit avant-goût.

Des questions?

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Beautiful Nightmares — Nicoletta Ceccoli

Beautiful Nightmares
Nicoletta Ceccoli est l’une de mes illustratrices préférées depuis que j’ai découvert ses oeuvres sous forme de cartes postales dans une librairie-papeterie de Besançon (merci, La Marelle!). Publié par l’éditeur Soleil sous le label Venusdea, Beautiful Nightmares (Incubi Celesti) est le premier livre d’art consacré à cette artiste. L’ouvrage de 136 pages présente un échantillon généreux de ses tableaux et les répartit en cinq chapitres: Babes in Toyland, Beautiful Nightmares, Water Girls, Forbidden Fruit et Weird and Wonderful.

Le thème est invariablement celui de délicates petites filles évoluant dans un monde étrange, féérique ou cauchemardesque. Elles combattent des dragons, se promènent à dos d’insectes, se perchent en haut de châteaux ou sur des jouets. Elles se transforment en arbres, en fleurs ou en cages pendant que des oiseaux s’envolent de leurs cheveux. Elles manient les rênes ou le fouet et parfois, elles cachent sous leurs jupes des surprises coquines ou dangereuses.

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Black Sun — Graham Brown

Black SunFaisant suite à Black Rain dont j’ai déjà parlé, Black Sun reprend le récit quelques mois plus tard, en 2012, et met en scène quatre protagonistes du roman précédent: l’agente Danielle Laidlaw, son patron Arnold Moore, maintenant chef du National Research Institute (une agence chargée de s’approprier secrètement les technologies les plus avancées du monde), le mercenaire Hawker et le professeur d’anthropologie Michael McCarter. La menace posée par l’étrange temple maya de Black Rain ayant été écartée, la NRI se penche aujourd’hui sur le mystère d’un cristal qui en provient. L’objet émet de puissantes ondes électromagnétiques dont les pulsions marquent une sorte de compte à rebours vers le 21 décembre 2012. Chacun se demande bien sûr ce qui se produira à ce moment, en espérant que ce ne soit pas la destruction du monde.

Grâce à ses prouesses intellectuelles, le professeur McCarter comprend vite qu’il existe en réalité quatre de ces cristaux: celui que l’équipe a rapporté du Brésil, deux autres qui sont cachés au Mexique et un dernier qui a explosé à Toungouska en Russie. Le NRI veut trouver les pierres mexicaines, mais la concurrence complique les recherches de Danielle et de ses collègues. Un groupe de Russes menés par un ex-agent du KGB tient à s’emparer des pierres et aussi d’un petit garçon qui leur a servi de rat de laboratoire et que Danielle a pris sous sa protection. En Chine, un caïd multimillionnaire utilise toutes ses ressources pour dérober les cristaux qui, espère-t-il, soigneront sa maladie neurodégénérescente et prolongeront sa vie. Enfin, aux États-Unis, le chef de la CIA essaie par tous les moyens de mettre des bâtons dans les roues de son rival, Arnold Moore, et de discréditer le NRI aux yeux du Président.

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