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	<title>Fractale framboise</title>
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	<description>Un blogue, trois auteurs, une multitude d&#039;univers à explorer.</description>
	<lastBuildDate>Sat, 12 May 2012 02:46:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
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		<title>Un mois de contes à Montréal</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 02:34:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Éric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Montréal et environs]]></category>
		<category><![CDATA[Plogues]]></category>
		<category><![CDATA[SF&F francophone]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce n&#8217;est pas très souvent que j&#8217;annonce mes spectacles ici (j&#8217;ai déjà un calendrier pour ça), mais voici une occasion peu commune. Certains connaissent peut-être les Dimanches du conte: une série de soirées de conte qui roule depuis 1998. J&#8217;y ai fait mes débuts en tant que conteur, dans la première itération du Sergent recruteur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n&#8217;est pas très souvent que j&#8217;annonce mes spectacles ici (j&#8217;ai déjà un <a href="http://ericgauthier.net/calendrier/">calendrier</a> pour ça), mais voici une occasion peu commune. Certains connaissent peut-être les Dimanches du conte: une série de soirées de conte qui roule depuis 1998. J&#8217;y ai fait mes débuts en tant que conteur, dans la première itération du Sergent recruteur (la série a déménagé, depuis, au Cabaret du Roy). Depuis quelques années, la série présente en mai un conteur du mois qui conte en solo quatre ou cinq dimanches d&#8217;affilée et présente entre autres un tout nouveau spectacle. Cette année, j&#8217;ai l&#8217;honneur d&#8217;être ce conteur.</p>
<p>Le mois est déjà entamé. Je présentais dimanche dernier mon nouveau spectacle intitulé <em>L&#8217;année du grand Frette</em>. Vous l&#8217;avez manqué? Je le reprendrai à la fin du mois. Voici ce qui reste:</p>
<p><strong><span id="more-3764"></span>Dimanche 13 mai: <em>Feu blanc</em></strong><br />
Ça commence par un coup de fil, un coup de tête, un coup de lune&#8230; il n’en faut pas plus pour se retrouver sur la face cachée de l’existence. Pendant qu’un douanier quitte son poste pour vivre sans attaches, un programmeur s’attelle à son travail pour se payer un mariage qu’il redoute; l’un change de vie et l’autre change le monde. Un pauvre type voit sa vie gouvernée par son téléphone. Une pieuvre et une fourmi plus grandes que nature se penchent sur le sort des humains. Leurs histoires passent par le rire, la misère, l’amour, la folie — passagère ou non. Éric Gauthier, conteur de l’insolite, vous invite à découvrir ces gens qui entrent dans la légende en prenant pour phare le feu blanc de la lune.</p>
<p><strong>Dimanche 20 mai: <em>Le monde à raconter</em></strong><br />
Voyagez et la planète ne cessera de vous surprendre. L’inquiétante omniprésence des pigeons, la vie familiale des dieux hindous, la chasse à travers les brouillards acadiens&#8230; l’insolite vous attend partout. Pour vous préparer, Éric Gauthier reprend certains de ses classiques et vous emmène vers d’autres terres encore. Séjours imaginaires et récits de voyages réels se confondent pour vous dépayser d’agréable manière.</p>
<p><strong>Dimanche 27 mai: <em>L&#8217;année du grand Frette</em></strong><br />
Un frère, une soeur. Un ours. Une drôle de petite ville perdue parmi les épinettes noires: les vivants la désertent petit à petit, les morts y prennent parfois plus que leur place. Voilà que le grand Frette vient s’y installer, dans une petite maison blanche que personne n’a vu construire&#8230; Au casse-croûte, on en jase, et Georgette vient de poser sur le comptoir un café fumant qui n’attend que vous.</p>
<p>C&#8217;est au Cabaret du Roy, au 363, de la commune Est (dans le marché Bonsecours), à Montréal, les dimanches à 20h. Le coût d&#8217;entrée est de 10$, réduit à 5$ si vous soupez sur place (pour réserver: 514-907-9000). Consultez le site des <a href="http://www.dimanchesduconte.com/">Dimanches du conte</a> pour plus de détails.</p>
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		<title>Lauréats, Prix Aurora/Boréal 2012</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 03:21:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congrès Boréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Tel qu&#8217;annoncé plus tôt au Congrès Boréal&#8230; les lauréats des Prix Boréal/Aurora 2012: Prix Aurora/Boréal du meilleur roman: Éric Gauthier pour Montréel. Prix Aurora/Boréal de la meilleure nouvelle: Ariane Gélinas pour « L’enfant sans visage » Prix Aurora/Boréal du meilleurs ouvrage relié: Claude Janelle pour Le Dictionnaire des auteurs des littératures de l&#8217;imaginaire en Amérique française [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tel qu&#8217;annoncé plus tôt au Congrès Boréal&#8230; les lauréats des <a href="http://congresboreal.ca/prixauroraboreal/2012/">Prix Boréal/Aurora 2012</a>:</p>
<ul>
<li>Prix Aurora/Boréal du meilleur roman: Éric Gauthier pour <em>Montréel.</em></li>
<li>Prix Aurora/Boréal de la meilleure nouvelle: Ariane Gélinas pour « L’enfant sans visage »</li>
<li>Prix Aurora/Boréal du meilleurs ouvrage relié: Claude Janelle pour <em>Le Dictionnaire des auteurs des littératures de l&#8217;imaginaire en Amérique française</em></li>
<li>Prix Boréal de la création artistique visuelle et audiovisuelle: Valérie Bédard (Couverture, <em>Solaris</em> 177; Illustrations, <em>Solaris</em> 179; etc.)</li>
<li>Prix Boréal de la Fanédition: <a href="http://www.revue-brinsdeternite.com/">Brins d&#8217;éternité</a> (fanzine)</li>
</ul>
<p>Nos félicitations aux récipiendaires!</p>
<p><strong>Un ajout:</strong> Soulignons qu&#8217;Éric Gauthier a également <a href="http://www.grandprixsffq.ca/2008/index.php">remporté le Prix Jacques Brossard</a> pour <em>Montréel</em>, ce qui a aussi été annoncé au Congrès Boréal.</p>
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		<title>Abraham Lincoln, Vampire Hunter — Seth Grahame-Smith</title>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2012 14:50:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[SF&F anglophone]]></category>
		<category><![CDATA[Abraham Lincoln]]></category>
		<category><![CDATA[Seth Grahame-Smith]]></category>
		<category><![CDATA[vampires]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;auteur de Pride and Prejudice and Zombies reprend sa formule en apportant une touche de fantastique à un thème connu. Il s&#8217;en prend ici à la biographie d&#8217;Abraham Lincoln, en pimentant celle-ci par la présence de suceurs de sang. Reconnaissons que le thème du vampirisme se prête bien à cette période tourmentée de l&#8217;histoire des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_abraham-vampire-livre.jpg" alt="Abraham Lincoln Vampire Hunter" /></p>
<p>L&#8217;auteur de <em>Pride and Prejudice and Zombies</em> reprend sa formule en apportant une touche de fantastique à un thème connu. Il s&#8217;en prend ici à la biographie d&#8217;Abraham Lincoln, en pimentant celle-ci par la présence de suceurs de sang. Reconnaissons que le thème du vampirisme se prête bien à cette période tourmentée de l&#8217;histoire des États-Unis marquée par l&#8217;esclavagisme.</p>
<p>Dans <em>Abraham Lincoln, Vampire Hunter</em>, les vampires européens ont émigré aux États-Unis, terre de liberté, de grands espaces sauvages et de snacks gratuits. Ayant compris les bénéfices qu&#8217;ils pouvaient tirer de l&#8217;esclavagisme, ils créent une sorte d&#8217;alliance avec certains planteurs proéminents du Sud, qu&#8217;ils paient en échange de leurs captifs les plus chétifs, y compris les enfants. Mais un groupe d&#8217;irréductibles vampires s&#8217;opposent à cette source d&#8217;approvisionnement amorale et comptent empêcher ces gourmands d&#8217;asservir un jour tout le pays. Vaste programme! Il est déterminé que celui-ci ne peut s&#8217;accomplir sans l&#8217;aide d&#8217;un jeune échalas nommé Abraham Lincoln. Encore faut-il lui faire surmonter un peu la haine viscérale qu&#8217;il éprouve envers leur espèce depuis le meurtre de sa mère par l&#8217;un d&#8217;eux.</p>
<p><span id="more-3750"></span>Je résume un peu le roman à l&#8217;envers, car celui-ci est narré du point de vue du brave garçon qui deviendra un jour <em>le</em> président préféré des Américains, ou du moins, celui dont ils se souviennent du nom le plus facilement. Cette histoire revue et corrigée serait basée sur un grand nombre de journaux secrets qu&#8217;aurait tenus le grand homme tout au long de sa vie.</p>
<p>L&#8217;ironie, c&#8217;est que le roman fait une meilleure biographie qu&#8217;une histoire de vampires. Lincoln est un héros imparfait: fougueux, bipolaire et même raciste, on se demande ce que le vampire qui l&#8217;approche (un dénomme Henry Sturges) lui trouve. Mais l&#8217;abnégation dont il fait preuve devant l&#8217;adversité et les malheurs qui le frappent personnellement — il perd sa mère, sa soeur, son amoureuse et trois de ses fils: essayez pour voir — le rendent admirable. On comprend de quelle étoffe il faut être fait pour gouverner un pays en perpétuel mouvement.</p>
<p>Les vampires sont bien pâles en comparaison. Ils ne sont pas très effrayants, et puis quantité de films et de romans ont déjà exploité le thème de leur soi-disant supériorité naturelle. Le rapport proie-prédateur, c&#8217;est tout vu, jusqu&#8217;à ce que la proie affûte ses pieux. Certaines scènes se déroulant à La Nouvelle-Orléans (le Grand Central Station des vampires) m&#8217;ont rappelé <a href="http://www.fractale-framboise.com/2010/07/fevre-dream/" title="Fevre Dream - George R. R. Martin" target="_blank">Fevre Dream</a>, tout comme bien d&#8217;autres détails. Décidément, la Louisiane est indissociable des suceurs de sang. Ce doit être à cause des moustiques.</p>
<p>Accordons toutefois à l&#8217;auteur ce qui lui est dû. Grahame-Smith a écrit un roman léger et divertissant, qui a réussi à captiver mon attention mieux que ne l&#8217;aurait fait un cours d&#8217;histoire, et j&#8217;aime les cours d&#8217;histoire. Franchement, Abraham Lincoln dans la peau d&#8217;un tueur à la hache? Il fallait y penser. Souhaitons une suite avec Martin Luther King et Rosa Parks.</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_abraham-vampire-livreFR.jpg" alt="Abraham Lincoln Chasseur de vampires" /></p>
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		<title>Un auteur en Serbie &#8211; 3 (fin)</title>
		<link>http://www.fractale-framboise.com/2012/04/un-auteur-en-serbie-3-fin/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 03:09:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Éric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Écrire]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Serbie]]></category>
		<category><![CDATA[voyages]]></category>

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		<description><![CDATA[[Suite et fin du récit débuté ici et continué ici...] En chemin vers la station d’autobus, je passe une manifestation devant le ministère de l’Économie. Puis, muni d’un billet que je ne saurais lire, je repars pour le nord du pays : Donji Milanovac, cette fois, un village posé sur le bord du Danube, face [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>[Suite et fin du récit <a href="http://www.fractale-framboise.com/2011/09/un-auteur-en-serbie-1/">débuté ici</a> et <a href="http://www.fractale-framboise.com/2012/03/un-auteur-en-serbie-2/">continué ici</a>...]</em></p>
<p>En chemin vers la station d’autobus, je passe une manifestation devant le ministère de l’Économie. Puis, muni d’un billet que je ne saurais lire, je repars pour le nord du pays : Donji Milanovac, cette fois, un village posé sur le bord du Danube, face à la Roumanie.</p>
<p class="img_large"><img style="border: 0pt none;" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/eg_serbie_golubac.jpg" alt="[Forteresse de Golubac]" width="460" height="345" /><br />
Un bout de la forteresse de Golubac, aperçue en chemin.</p>
<p>La chambre que j’ai louée s’avère situé dans un appartement de deux chambres; la deuxième étant vide, j’ai tout l’appartement à moi, et pour presque rien.</p>
<p>Au cours des jours suivants, j’apprends à connaître le village. C’est la portion relax du voyage. Je flâne dans les rues et écris au bord de l’eau. Je prends mon pain matinal à la boulangerie du coin et achète des trucs à l’épicerie sans toujours savoir ce que c’est – le plat de pâtes que je me cuisine est si infect que j’en jette les trois quarts. Comme j’ai une télé, je regarde <a href="http://www.imdb.com/title/tt0116646/">un film à la </a><a href="http://www.imdb.com/title/tt0116646/"><em>Alien</em></a>, américain sous-titré en Serbe, où un extra-terrestre arrive sur Terre à bord de la sonde Viking 2 (« Oh shit! » se dit « Sranje! »). Par un jour de fête, je suis une mini-procession de tracteurs jusqu’au terrain de foot où se joue un match communautaire; l’équipe des gros l’emporte contre les maigres. Je fais la rencontre de <a href="http://www.2010tillwhen.com/">deux cyclistes britanniques</a> bien plus aventuriers que moi. J’aboutis souvent sur la terrasse du Teuta, face au fleuve, alors que la noirceur s’installe et que mon netbook prend des airs de luciole.</p>
<p><span id="more-3740"></span></p>
<p class="img_large"><img style="border: 0pt none;" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/eg_serbie_dmtoits.jpg" alt="[Toits de Donji Milanovac]" width="460" height="261" /><br />
Les toits de Donji Milanovac; pour compléter la photo, il faudrait le chant des coqs.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Les gens du bureau touristique m’adoptent presque et trouvent quelqu’un pour me conduire à Lepenski Vir. Le chauffeur embarque aussi un ami; chemin faisant, nous arrêtons prendre un café et saluer un pêcheur fou.</p>
<p>Lepenski Vir est un site archéologique où l’on retrouve certaines des habitations les plus anciennes de toute l’Europe. L’occupation humaine y remonte environ à 7000 ans avant Jésus-Christ. Pour sauver cette trouvaille d’une crue du Danube, on a tout déplacé d’une centaine de mètres et bâti une grande verrière. Le musée est encore neuf : on y cuit, faute de climatisation, et la visite guidée est un peu mince. De plus, bon nombre des pièces exposées sont des reproductions, les originaux se trouvant&#8230; à Belgrade, dans un musée devant lequel j’ai passé à plusieurs reprises.</p>
<p class="img_large"><img style="border: 0pt none;" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/eg_serbie_lepenskib.jpg" alt="[Vue sur la Roumanie]" width="460" height="345" /><br />
La Roumanie vue du musée de Lepenski Vir – les habitations de ce site imitaient la forme du mont situé l’autre côté du fleuve.</p>
<p>C’est tout de même fascinant de voir cet agencement de pierres plates et d’imaginer cette humanité d’une autre époque. On aurait trouvé de nombreux squelettes d’adultes et de nouveaux-nés enterrés près des demeures ou carrément sous les planchers, parallèles au Danube, tête vers l&#8217;aval. Un creux au centre de chaque plancher servait de foyer; on retrouvait souvent à la tête de celui-ci une idole très stylisée. Il me vient un léger frisson en contemplant une sorte de dieu-poisson; il n’a pas l’air si méchant, mais je ne peux m’empêcher de songer à Dagon et Cthulhu, à Innsmouth, et à ce que pouvaient être les nuits dans ce village du Mésolithique assis trop près de l’eau&#8230;</p>
<p class="img_large"><a title="" href="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/eg_serbie_lepenskia_full.jpg"><img style="border: 0pt none;" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/eg_serbie_lepenskia.jpg" alt="[Statue de dieu]" width="460" height="345" /></a><br />
Une reproduction d’une statue de dieu&#8230; cliquez pour voir le sol d’une habitation avec son foyer et son idole maison (en noir).</p>
<p>Au retour, mon chauffeur arrête sec et pointe. Son copain sort, passe devant la voiture et cueille une tortue qui gisait sur le dos en plein milieu de la route. Il la dépose dans les bois et nous repartons. Pour clore notre expédition, nous arrêtons au Kapetan Mišin Breg, une auberge sympathique où le propriétaire expose une foule de sculptures en bois de grève. Un petit verre de « honey rakija » sous le soleil; parfait pour une fin d’après-midi paresseuse.</p>
<p class="img_large"><img style="border: 0pt none;" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/eg_serbie_kapetan2.jpg" alt="[Panneaux indicateurs]" width="460" height="613" /><br />
Ici aussi, on prend le soin de situer le visiteur par rapport au reste du monde.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>La moitié du vocabulaire serbe que j’acquiers concerne la nourriture. Celle-ci me paraissait d’abord limitée et quasi traumatisante par moments. Grosse portion de viande avec des patates frites; grosse portion de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Karadjordje%27s_steak">viande frite</a> avec des patates. Pour varier : le « mixed grill » (mešano meso) offrant <em>trois</em> grosses portions de viandes différentes. De minces tranches d’oignon cru et une assiette de chou pour tous légumes.</p>
<p>Puis, à force d’explorer, j’ai pris goût à la palačinke (un type de crêpe), au ajvar (une tartinade de poivrons rouges), au Pelinkovac (un alcool d’herbe, amer) et autres spécialités. Aux pâtisseries aussi – le premier mot que j’apprends à lire en cyrillique, « пекара », signifie « boulangerie ».</p>
<p>À Donji Milanovac, je me goinfre au « Golden Fish » : salade de poivrons blancs, énorme filet de poulet, fromage local sur le gril, pain au sarrasin tout chaud&#8230; il y en aurait pour deux.</p>
<p>De retour à Belgrade, je retourne manger au «? », qui serait la plus ancienne des tavernes traditionnelles de la capitale. Comme elle voisinait une cathédrale, on l’appelait « À la cathédrale », mais l’Église ne voulait pas voir ce mot associé à un débit de boisson et le propriétaire, par esprit de contrariété, a rebaptisé son établissement d’un simple point d’interrogation. À l’aise sur la terrasse enclose à l’arrière, j’engloutis un savoureux ragoût de médaillons de porc, d’oignons et de champignons dans un bol en pain. Ce serait le parfait repas pour se refaire des forces après une séance de pelletage à -30° Celsius; c’est plutôt 30° qu’il fait, mais tant pis, la bouffe est bonne.</p>
<p class="img_large"><a title="" href="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/eg_serbie_mcdo_full.jpg"><img style="border: 0pt none;" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/eg_serbie_mcdo.jpg" alt="[McDonald's]" width="460" height="345" /></a><br />
Il n’y a pas énormément de <em>fast food</em> américain à Belgrade, mais reste-t-il une seule grande ville où l’on soit à l’abri des McDo et du regard du colonel Sanders? [cliquez pour lire la plaque de cet établissement historique]</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Je traîne encore un peu à Belgrade avant de devoir prendre l’avion et rentrer chez moi. Je marche à m’en déshydrater, puis succombe presque sans honte aux charmes d’un café à la Starbucks ou Second Cup, muni d’une climatisation sans faille et servant une variété sidérante de cafés glacés.</p>
<p>Dans Zemun, secteur portuaire, c’est tranquille. Sur une butte, un petit cimetière tout bondé, presque pas de verdure. Des toits rappelant ceux de Donji Milanovac. De petites rues flanquées de petites boutiques, des restaurants face au fleuve où l’on sert du poisson entier, avec tête et queue. Une petite vieille en noir pliée en deux. Deux filles brunes, l’une portant un enfant tout maigre, l’autre tenant une rose.</p>
<p class="img_large"><img style="border: 0pt none;" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/eg_serbie_purbelgrade.jpg" alt="[Pur Belgrade]" width="460" height="613" /><br />
Du pur Belgrade : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Michel_de_Belgrade">lieux de culte orthodoxes</a> et graffitis</p>
<p>Je passe une dernière nuit au centre-ville. Pas de mendiants sauf devant les églises. Sur Kralja Petra, beaucoup de circulation et une forte proportion de jeunes gens minces. Un air de blues m’attire jusqu’à une terrasse sur laquelle joue le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=S7TbbKVWfjE">Two Bags Bluesman’s Band</a>. Du bon blues, classique, en anglais. À part sur Skadarlija, j’aurai surtout entendu chanter en anglais : un excellent <em>cover band</em> à Kikinda, un groupe à Belgrade (au Ciklon, je crois) qui jouait pourtant de bonnes compositions originales&#8230; Mes jeunes guides à l’arrivée ne débordaient pas d’enthousiasme quant à l’état de la musique serbe : pour du solide, faut remonter à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bajaga_i_instruktori">Bajaga</a>, semble-t-il, et surtout ne pas écouter le « turbo folk » souvent trop sirupeux qui a la cote depuis quelque temps.</p>
<p>Un couple demande à partager ma table. Nous nous reconnaissons soudain : il s’agit de deux Français dont j’ai fait la connaissance sur le bus au retour de Donji Milanovac (lui longe le Danube à pied et espère atteindre Jérusalem, elle vient lui rendre visite quand il atteint une grande ville). Voilà, ça sent le départ : la ville me rejette doucement, je n’ai plus le droit de parler qu’aux autres touristes. Une dernière conversation, une dernière chanson, une dernière bière noire, une dernière marche nocturne tranquille jusqu’à l’hôtel.</p>
<p>Je repars curieux quant à l’avenir du pays et de Belgrade. J’ai rencontré des gens allumés et ouverts sur le monde – ceux du festival sont des littéraires, et des gens du nord pour la plupart, là où l’opposition à Milošević était marquée. Durant les lectures publiques, c’est surtout Bernard MacLaverty qui parle de conflits armés, de l’Irlande du Nord lorsqu’elle était à son plus chaotique: « If you&#8217;re not confused, you don&#8217;t fully understand the situation » (« Si tu n’es pas mélangé, c’est que tu ne comprends pas pleinement la situation »).</p>
<p>Je sais que je suis loin d’avoir fait le tour et loin d’avoir tout compris. En cherchant à connaître ces gens qui m’invitaient, je n’ai pas trouvé le temps ou le courage d’explorer les pays environnants, de tâter les blessures. Pour ceux qui voudraient aller plus loin, je recommande les billets d’Hugues Morin sur <a href="http://www.espritvagabond.blogspot.com/2011/06/sur-les-remparts-de-la-ville-fortifiee.html">Dubrovnik attaquée par les Serbes</a>, sur Sarajevo <a href="http://www.espritvagabond.blogspot.com/2011/06/sarajevo-assiegee.html">assiégée</a>, <a href="http://www.espritvagabond.blogspot.com/2011/06/vues-de-sarajevo.html">panoramique</a> et <a href="http://www.espritvagabond.blogspot.com/2011/05/jespere-revenir-sur-sarajevo-avec-plus.html">plus</a> <a href="http://www.espritvagabond.blogspot.com/2011/05/sarajevo-entre-lhistoire-et-le-present.html">encore</a>.</p>
<p>La Serbie évolue. L’arrestation de Mladić était l’une des dernières conditions à rencontrer pour l’accession de la Serbie à l’Union européenne. Belgrade devient de plus en plus attrayante pour les touristes, mais bien des tensions et ressentiments subsistent au pays comme en dehors. Peut-être retournerai-je dans cette portion du globe pour couvrir plus de terrain et voir ce qui aura changé.</p>
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		<title>HG3: La Révolte — Susan Collins</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Apr 2012 12:30:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurine</dc:creator>
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		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
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		<description><![CDATA[Ouf. Est-ce une impression que j’ai, ou bien les deux premiers tomes de la série ne nous préparaient pas à une finale aussi sombre? Ça doit être à cause de La Révolte que la série Hunger Games a la réputation d&#8217;être violente. L&#8217;auteure nous ménage pendant 800 pages et puis, paf, elle rectifie le tir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="img_droite" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_hunger-games3.jpg" alt="La revolte" />Ouf. Est-ce une impression que j’ai, ou bien les deux premiers tomes de la série ne nous préparaient pas à une finale aussi sombre? Ça doit être à cause de <em>La Révolte</em> que la série Hunger Games a la réputation d&#8217;être violente. L&#8217;auteure nous ménage pendant 800 pages et puis, paf, elle rectifie le tir dans la dernière droite.</p>
<p>Si vous n&#8217;avez pas encore lu <em>La Révolte</em>, sachez que le billet qui va suivre révèle plusieurs moments clés. Si vous n&#8217;aimez pas les spoilers, c&#8217;est le moment d&#8217;arrêter votre lecture pour aller voir s&#8217;il n&#8217;y a pas des chouettes trucs sur eBay.</p>
<p>Katniss survit de justesse aux Jeux de l&#8217;Expiation grâce à l&#8217;intervention des rebelles du district Treize. Il s&#8217;avère que cette zone que tous croyaient dévastée abrite en réalité une population souterraine. Organisée, militarisée, mais fragile, cette communauté est dirigée d&#8217;une main de fer par l&#8217;ambitieuse Alma Coin. Celle-ci laisse à peine de temps à Katniss de digérer l&#8217;annihilation du Douze par le président Snow en représailles à son évasion. Elle convainc l&#8217;adolescente d&#8217;enfiler le costume du Geai moqueur et d&#8217;inspirer la révolte contre le Capitole. Ce que Katniss ignore, c&#8217;est que le prix à payer pour incarner le symbole de la rébellion sera lourd.</p>
<p><span id="more-3731"></span>À l&#8217;époque où J.K. Rowling écrivait son dernier <em>Harry Potter</em>, elle a prévenu ses lecteurs de s&#8217;attendre à des pertes parmi les proches alliés du sorcier. En fin de compte, sa liste de disparus comportait une poignée de personnages sympathiques, mais aucun de ceux auxquels les lecteurs avaient eu le temps de vraiment s&#8217;attacher, comme ça avait été le cas avec Dumbledore. Susan Collins, au contraire, manie la faux gaillardement autour de Katniss. Elle épargne la vie de Peeta et de Gale, seul compromis, mais elle s&#8217;assure de les «casser» physiquement ou psychologiquement. </p>
<p>Gale s&#8217;en sort plutôt bien, je dois l&#8217;admettre. Il est le seul dont la voie est toute tracée avec ses discours révolutionnaires et ses instincts de chasseur. Sauf que ce sont ses talents, justement, qui rendent la mort de Prim si terrible; la possibilité qu&#8217;il ait pu jouer un rôle dans son incinération pèsera toujours sur sa conscience&#8230; ou pas. Il est vraiment devenu un tueur. Par la force des choses, c&#8217;est aussi un talent que développe Katniss, mais elle n&#8217;y tient pas. Collins a évité de la présenter comme une Artémis qui monte au front pour faire une Bruce Willis d&#8217;elle-même. Elle conserve toujours sa fragilité et l&#8217;horreur de la mort qu&#8217;elle sème autour d&#8217;elle.</p>
<p>Cependant, j&#8217;ai trouvé que trop de pages étaient consacrées aux états d&#8217;âme de Katniss. C&#8217;est l&#8217;ennui avec les histoires écrites au «je». Pendant qu&#8217;au Treize, les médecins s&#8217;échinent à soigner ses nombreuses blessures — parce qu&#8217;elle s&#8217;en prend plein la gueule à chaque sortie —, la jeune fille passe un temps fou dans son état de stress post-traumatique, noyée par la culpabilité.</p>
<p>J&#8217;ai aimé que les rebelles du Treize ne soient pas présentés sous un jour entièrement favorable. Alma Coin est une ambitieuse qui ne vaut pas mieux que le président Snow. Si Katniss n&#8217;avait pas compris cette réalité à temps, la révolution contre le Capitole aurait fait un 360 degrés complet, comme le mot le sous-entend au départ. Rappelons que les invasions barbares qui ont contribué à la chute de Rome ont marqué le début du Moyen-Âge (<em>Dark Ages</em>).</p>
<p>Avec une ambiance aussi pesante, je me demande de quoi le film aura l&#8217;air. Saura-t-il attiser la curiosité des fans avec des promesses d&#8217;explosions, de mutants CGI et de scènes d&#8217;action pétaradantes? Ce n&#8217;est pas ce qui manque dans <em>La Révolte</em>.</p>
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		<title>The Uncertain Places — Lisa Goldstein</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 12:30:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurine</dc:creator>
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		<category><![CDATA[contes de fées]]></category>
		<category><![CDATA[Lisa Goldstein]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne lis pas souvent des histoires de fées, mais il arrive qu&#8217;une couverture sympa ou un billet piquent ma curiosité. Précisons que je ne fais pas allusion ici à la cour d&#8217;Obéron et de Titania, ou à la merveilleuse féerie de Brian et Wendy Froud. Il est plutôt question des contes de fées des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="img_droite" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_uncertain-places.jpg" alt="The Uncertain Places" />Je ne lis pas souvent des histoires de fées, mais il arrive qu&#8217;une couverture sympa ou un billet <a href="http://boingboing.net/2011/06/09/lisa-goldsteins-the.html">piquent ma curiosité</a>. Précisons que je ne fais pas allusion ici à la cour d&#8217;Obéron et de Titania, ou à la merveilleuse féerie de Brian et Wendy Froud. Il est plutôt question des contes de fées des frères Grimm. Je crois que c&#8217;est cette incursion dans le folklore germanique qui a attiré mon attention. Nous ne manquons pas de fées celtiques, après tout; aux dernières nouvelles, certaines se sont syndiquées et d&#8217;autres ont trouvé un agent.</p>
<p><em>The Uncertain Places</em> se déroule en 1971, une époque que l&#8217;auteure dépeint avec beaucoup de nostalgie. Les mouvements protestataires, notamment contre la guerre du Vietnam, laissaient entrevoir la promesse de jours meilleurs et d&#8217;une société plus égalitaire.</p>
<p>Will Taylor, un étudiant de Berkeley, s&#8217;éprend de la belle Livvy Feierabend, qui habite avec sa mère et ses soeurs dans une vaste maison familiale à Napa, en Californie. Aussi loin qu&#8217;elles s&#8217;en souviennent, les Feierabend ont toujours profité d&#8217;une chance qui semble couler de source. Mais le jour où Livvy sombre dans une torpeur inexplicable devant l&#8217;apparente indifférence de sa famille, Will et son ami Ben creusent dans le passé de cette étrange lignée. Les réponses se trouvent dans un conte censuré des frères Grimm, mais Livvy n&#8217;est pas tirée d&#8217;affaire pour autant. Will devra se frayer un chemin vers le monde magique qui garde sa belle prisonnière à la suite d&#8217;un marché conclu des siècles plus tôt.</p>
<p><span id="more-3724"></span>Au fil des pages, l&#8217;univers des contes de fées et le nôtre s&#8217;entrecroisent de plus en plus inextricablement. Ce monde peuplé de créatures fantastiques a ses charmes, c&#8217;est le cas de la dire, et aussi ses dangers. Les règles qui le régissent sont arbitraires, mais une chose est sûre: chacun veut conclure un marché à son avantage et il faut bien réfléchir avant de toper là. Heureusement, les objets et les formules magiques abondent pour se sortir d&#8217;un mauvais pas. Dans les cas les plus désespérés, par contre, il faut être bien versé dans les contes pour savoir comment se libérer.</p>
<p>Il n&#8217;empêche que le roman commence justement à perdre de la vitesse lorsqu&#8217;il nous emmène de l&#8217;autre côté. Tant que Will recueille des indices dans notre monde, l&#8217;histoire semble avancer. Dans celui des contes, le récit patauge, les personnages s&#8217;éparpillent, voguent d&#8217;une situation à l&#8217;autre et se retrouvent plus loin sans trop comprendre ce qui leur est arrivé. Et même si une guerre totale se déroule en arrière-plan, celle-ci n&#8217;est jamais présentée comme un danger imminent.</p>
<p>Malgré ses faiblesses, <em>The Uncertain Places</em> sait plaire. La prose de Lisa Goldstein est belle et tout à fait adaptée au sujet. La description des femmes Feierabend, très différentes les unes des autres, et de leur résidence à l&#8217;architecture hétéroclite, laisse planer ce qu&#8217;il faut de mystère. J&#8217;ai particulièrement aimé le soin que l&#8217;auteure apporte à la psychologie de ses personnages. Devant les dilemmes difficiles, les réactions diffèrent. Quels sacrifices les gens sont-ils prêts à faire pour s&#8217;assurer une vie aisée? Ces êtres discrets à qui on laisse un bol de nourriture avant de se coucher et qui nettoient la maison la nuit, dans quelles conditions travaillent-ils? Pour toute chose gagnée, il y a un prix à payer.</p>
<p>Et si vous êtes une femme, assurez-vous de trouver un prince charmant <em>avant</em> de signer le contrat.</p>
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		<title>Spectrum 18</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 12:30:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[illustration]]></category>
		<category><![CDATA[Spectrum]]></category>

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		<description><![CDATA[Je tiens à souligner, comme à chaque année, la parution du dernier Spectrum, en l&#8217;occurence le numéro 18. L&#8217;ouvrage regroupe une magnifique collection d&#8217;illustrations professionnelles parues en 2010, ainsi qu&#8217;une section consacrée aux pièces en trois dimensions. Des artistes du monde entier soumettent une copie de leurs oeuvres à un jury et il en résulte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je tiens à souligner, comme à chaque année, la parution du dernier <em>Spectrum</em>, en l&#8217;occurence le numéro 18. L&#8217;ouvrage regroupe une magnifique collection d&#8217;illustrations professionnelles parues en 2010, ainsi qu&#8217;une section consacrée aux pièces en trois dimensions. Des artistes du monde entier soumettent une copie de leurs oeuvres à un jury et il en résulte une anthologie visuelle unique.</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_spectrum18_grand.jpg" alt="Spectrum 18" /></p>
<p>Je prête toujours une attention particulière aux illustrations réalisées avec des médiums traditionnels. (J&#8217;éprouve alors une pointe de regret d&#8217;avoir remisé mes pinceaux et de ne pas consacrer plus de temps à une production personnelle pour étoffer mon portfolio. Je n&#8217;ai peut-être pas lu assez de livres sur la motivation personnelle.) L&#8217;huile et l&#8217;acrylique viennent en tête parmi les médiums utilisés, ce qui n&#8217;est pas surprenant. Par contre, la magnifique créature en page couverture est une aquarelle de <a title="Jean-Sébastien Rossbach" href="http://livingrope.free.fr/" target="_blank">Jean-Sébastien Rossbach</a>.</p>
<p>Les thèmes varient pas mal même si des clients comme Lucasfilm et Wizards of the Coast ont des demandes assez prévisibles: le numéro 18 ne manque pas de C-3P0 ni de guerriers combattant des gros monstres. Les superhéros ne manquent pas de clients non plus.</p>
<p>Détail qui m&#8217;agace, je constate qu&#8217;il en est de même pour les poitrines avec bonnets de taille FF ou GG. Il faudra m&#8217;expliquer comment ces amazones manient leur épée avec les vertèbres en compote: ce sont des glandes mammaires, pas des pectoraux! Et c&#8217;est sans parler des poses que prennent les personnages féminins, avec des cambrures qui feraient hurler un chiropraticien. D&#8217;ailleurs, je vous invite à lire les billets de <a title="Jim Chines" href="http://www.jimchines.com/2012/01/striking-a-pose/" target="_blank">Jim Chines</a> et d&#8217;un <a title="justsayins" href="http://justsayins.tumblr.com/post/14957660366/this-needs-to-stop-and-let-me-tell-you-why" target="_blank">expert en arts martiaux</a> sur le sujet. (Ces deux billets sont en anglais, mais si vous désirez faire votre propre démonstration sur le Web en français, n&#8217;hésitez pas à m&#8217;envoyer le lien!)</p>
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		<title>Nominations, Prix Aurora/Boréal 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 02:03:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congrès Boréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Les nominations au Prix Aurora/Boréal 2012 sont maintenant connues.  Rendez-vous au Congrès Boréal, qui aura lieu au centre Morrin de Québec du 4 au 6 mai prochain, pour savoir qui seront les gagnant(e)s!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les nominations au Prix Aurora/Boréal 2012 sont <a href="http://congresboreal.ca/prixauroraboreal/2012/">maintenant connues</a>.  Rendez-vous au <a href="http://www.congresboreal.ca/">Congrès Boréal</a>, qui aura lieu au centre Morrin de Québec du 4 au 6 mai prochain, pour savoir qui seront les gagnant(e)s!</p>
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		<title>HG2: L&#8217;embrasement — Susan Collins</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Apr 2012 14:25:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Susan Collins]]></category>

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		<description><![CDATA[Je poursuis tranquillement la lecture de la trilogie de Susan Collins, dont le succès de l&#8217;adaptation au grand écran continue de faire couler l&#8217;encre (et les tweets, je parie, puisque le public adolescent ira voir le film plus d&#8217;une fois). Au dernier épisode, non seulement Katniss avait-elle remporté les Jeux de la faim, mais elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="img_droite" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_hunger-games2.jpg" alt="L'embrasement" />Je poursuis tranquillement la lecture de la trilogie de Susan Collins, dont le succès de l&#8217;adaptation au grand écran continue de faire couler l&#8217;encre (et les tweets, je parie, puisque le public adolescent ira voir le film plus d&#8217;une fois).</p>
<p>Au dernier épisode, non seulement Katniss avait-elle remporté les Jeux de la faim, mais elle avait également permis à Peeta, son partenaire du Douze, de s&#8217;en sortir. Son entourloupette a très mal fait paraître les Juges, et par extension, l&#8217;autorité du Capitole, y compris celle du tout-puissant président Snow. Comme le jeune couple est devenu trop populaire pour qu&#8217;il puisse le faire disparaître, Snow s&#8217;ingénie à leur empoisonner la vie. Pourtant, il a des soucis plus urgents. La révolte couve dans les districts depuis que les gens voient en Katniss un symbole de désobéissance civile.</p>
<p>La première moitié du roman paraît un peu statique par rapport à la course effrénée des Jeux. Pourtant, ces chapitres se lisent d&#8217;une traite, car la situation quasi idyllique de Katniss et de Peeta, maintenant riches et repus, sombre vite dans le cauchemar. J&#8217;imaginais sans peine les jeunes lectrices tourner les pages en voyant le sinistre Snow tendre un piège après l&#8217;autre aux malheureux héros. Pour l&#8217;occasion, Collins étoffe un peu plus sa dystopie en nous montrant les aspects brutaux, mais aussi plus subtils, d&#8217;un régime fasciste à grande échelle. D&#8217;un côté, il y a la répression impitoyable des Pacificateurs, la torture, la mutilation ou l&#8217;exécution des fauteurs de trouble. De l&#8217;autre, il y a la menace voilée que l&#8217;on fait planer sur les proches, le chantage, la manipulation, et surtout, la désinformation élevée au rang de système. Le tableau est désespérant et sinistre: c&#8217;est comme la Corée du Nord avec des hovercrafts.</p>
<p><span id="more-3673"></span>Le point faible de la trame se trouve du côté du Capitole. Snow semble croire que Katniss pourrait y chambouler l&#8217;ordre établi et pousser les habitants à exiger&#8230; quoi? Des crevettes équitables? Des puces électroniques sans cruauté? Une société plus juste pendant qu&#8217;on y est? Les gens du Capitole sont dépeints comme étant stupides, ignorants et superficiels. Lors des banquets fastueux, on leur sert des vomitifs pour qu&#8217;ils puissent goûter à tous les plats. Et ils sont censés se soucier des ploucs affamés et non épilés qui assurent leur confort? Peut-être que nous sommes censés comprendre qu&#8217;ils ne soupçonnent <em>l&#8217;étendue</em> de la misère abjecte des districts, sauf que les Jeux devraient leur mettre la puce à l&#8217;oreille. Pour le moment, l&#8217;auteure insiste surtout sur la popularité toute télévisuelle du couple formé par Katniss et Peeta dont on menace le bonheur.</p>
<p>Outre le problème posé par le rôle du Capitole dans la rébellion, il y a le fait que Collins remet encore une fois des jeux dans le tableau. Oh, ils sont un peu différents et le fonctionnement de l&#8217;arène repose sur un mécanisme qui ne manque pas d&#8217;intérêt, surtout si on aime les jeux vidéo avec des énigmes à résoudre, mais il plane dans la deuxième partie du roman une impression de déjà-vu (avec des hovercrafts).</p>
<p><em>L&#8217;embrasement</em> présente un nouveau personnage masculin qui devient un allié de Katniss, le manieur de trident Finnick Odair. D’une grande beauté et sûr de son charme, le jeune homme s&#8217;avère plus intéressant que sa présentation le laisse d&#8217;abord présager. Un <a href="http://popwatch.ew.com/2012/03/26/hunger-games-finnick-catching-fire/" title="Entertainment Weekly - PopWatch" target="_blank">sondage</a> tout à fait frivole sur le site d&#8217;<em>Entertainment Weekly</em> nous apprenait que Ryan Kwanten figurait en tête de liste des acteurs que les lecteurs souhaitaient voir incarner Finnick au grand écran. Ayant vu ça, j&#8217;ai été incapable d&#8217;effacer l&#8217;image de l&#8217;acteur de <em>True Blood</em> de mon esprit pendant ma lecture! Ça me donne une meilleure idée du potentiel de Jason Stackhouse avec une cervelle. Verdict: bof.</p>
<p>L&#8217;auteure s&#8217;est ménagé une belle source de spéculation avec le fameux district Treize, officiellement rasé des décennies plus tôt en guise d&#8217;exemple. Les plus perspicaces se sont rendu compte que les images de l&#8217;endroit que diffuse le Capitole (oui: étrangement, ils ont tous les télé) sont toujours les mêmes, comme si on cachait une réalité gênante. Le mystère plane jusqu&#8217;à la fin du bouquin, puis on nous harponne dans la conclusion: l&#8217;embrasement n&#8217;est pas que métaphorique.</p>
<p>Une question reste entière: qui Katniss va-t-elle choisir entre Gale et Peeta? Elle ne cesse de dire qu&#8217;elle ne souhaite pas se marier (you go girl), sauf qu&#8217;elle n&#8217;est pas indifférente à l&#8217;un ni à l&#8217;autre. Alors? Un harem masculin?</p>
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		<title>Mind Performance Hacks — Ron Hale-Evans</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 12:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurine</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Techno/sciences]]></category>
		<category><![CDATA[cerveau]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Ron Hale-Evans]]></category>

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		<description><![CDATA[Mind Performance Hacks: Tips &#038; Tools for Overclocking Your Brain est un guide qui se démarque par son approche geek. En intro, Ron Hale-Evans explique que nous avons trop tendance à compter sur notre bloc-notes, notre calculatrice ou notre ordinateur pour faire le travail mental à notre place, comme calculer, mémoriser ou nous rappeler d&#8217;une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="img_droite" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_mind-performance-hacks.jpg" alt="Mind Performance Hacks" /><em>Mind Performance Hacks: Tips &#038; Tools for Overclocking Your Brain</em> est un guide qui se démarque par son approche geek. En intro, Ron Hale-Evans explique que nous avons trop tendance à compter sur notre bloc-notes, notre calculatrice ou notre ordinateur pour faire le travail mental à notre place, comme calculer, mémoriser ou nous rappeler d&#8217;une information. Dans un environnement où les données abondent, se créer un six-pack cérébral peut s&#8217;avérer utile dans une situation (impensable!) où nous n&#8217;avons pas notre précieux BlackBerry à portée de main. Avec ce petit manuel pratique, l&#8217;auteur propose un généreux éventail d&#8217;exercices pour se muscler la cervelle.</p>
<p>Les méthodes sont classées par thème, chacun formant un chapitre: la mémoire, le traitement de l&#8217;information, la créativité, les mathématiques, la prise de décision, la communication, la clarté et la forme mentale (comme dans «forme physique»). Oui, Hale-Evans ratisse large et ses sujets n&#8217;exerceront pas un attrait égal chez tous ses lecteurs. Personnellement, je dois encore me résoudre à repasser dans la section des maths, qui montre comment faire ami ami avec les gros méchants chiffres.</p>
<p><span id="more-3656"></span>Je tiens à faire quelques mises en garde avant de poursuivre. Et d&#8217;un, les méthodes décrites dans cet ouvrage ne sont pas de simples trucs et astuces. Il s&#8217;agit souvent de véritables exercices auxquels il faut consacrer du temps pour en comprendre le principe et s&#8217;entraîner à le maîtriser. Deuxième bémol: comme l&#8217;ouvrage est en anglais, les activités proposées ont évidemment recours à un vocabulaire dans cette langue (par exemple, quand il est suggéré d&#8217;apparier des homonymes aux chiffres). Cela signifie une étape supplémentaire d&#8217;adaptation pour le public non anglo-saxon. L&#8217;esprit digère mieux l&#8217;information qui lui parvient dans sa langue maternelle. Troisième petit bogue: comme l&#8217;auteur est programmeur, il a truffé son bouquin de retranscriptions de script Perl à l&#8217;intention des gens qui savent s&#8217;en servir, et qui rechignent à utiliser un crayon et du papier pour dessiner un tableau ou compléter un exercice. J&#8217;aurais préféré qu&#8217;il les propose seulement sur son site Web.</p>
<p>Les exercices du livre sont de complexité variable. Il y a en qui sont amusants, le genre que vous pourriez montrer à une classe d&#8217;élèves. Ailleurs, le niveau de difficulté peut grimper de plusieurs crans, et ce détail n&#8217;est pas à négliger. À vous de juger. Tous les exercices sont présentés de la même façon: la description, la mise en application, et enfin une courte liste de références utiles pour creuser davantage sur le sujet. Bref, le lecteur est loin d&#8217;être laissé à lui-même dans un bric-à-brac d&#8217;informations.</p>
<p>Selon ses besoins, le lecteur saura trouver le moyen de résoudre des problèmes quotidiens ou impressionner la galerie — qu&#8217;il s&#8217;agisse de compter sur ses doigts jusqu&#8217;à un million, donner un élan à sa créativité, surmonter son trac en public, ou comprendre l&#8217;intérêt d&#8217;apprendre l&#8217;espéranto (ou le klingon).</p>
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