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	<title>Fractale framboise</title>
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	<description>Un blogue, trois auteurs, une multitude d'univers à explorer.</description>
	<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 21:37:43 +0000</pubDate>
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		<title>Fantasia 2008</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 21:37:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Le moment est venu. Malheureusement, à cause du projet mentionné dans mon billet précédent, je n&#8217;aurai pas (ou si peu) le temps de profiter du festival Fantasia cette année. Je tenais tout de même à vous le rappeler: les billets seront en vente dès demain. Je n&#8217;ai jeté qu&#8217;un coup d&#8217;oeil rapide au programme, mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le moment est venu. Malheureusement, à cause du projet mentionné dans <a href="http://www.fractale-framboise.com/2008/07/sherbrooke/">mon billet précédent</a>, je n&#8217;aurai pas (ou si peu) le temps de profiter du festival Fantasia cette année. Je tenais tout de même à vous le rappeler: <a href="http://www.fantasiafest.com/2008/fr/info/tickets.php">les billets seront en vente dès demain</a>. Je n&#8217;ai jeté qu&#8217;un coup d&#8217;oeil rapide au programme, mais je vois que <a href="http://harfang-noir.livejournal.com/50661.html">certains ont fait leurs choix</a>. N&#8217;hésitez pas à profiter de la section &#8220;commentaires&#8221; de ce billet pour nous parler de vos découvertes ou ploguer les critiques publiées sur vos blogues. À défaut d&#8217;assister au festival, j&#8217;aimerais bien avoir vos impressions.</p>
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		<title>Sherbrooke</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 21:14:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Sherbrooke]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai déjà glissé un mot sur ce site au sujet de ma quête pour un nouveau logis. Le résultat, maintenant: ma douce et moi sommes sur le point d&#8217;acheter une maison à Sherbrooke. Il s&#8217;agit d&#8217;un petit manoir carré bien assis au sommet d&#8217;une falaise, guettant la ville de haut. Le bâtiment n&#8217;est pas particulièrement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai déjà glissé un mot sur ce site au sujet de <a href="http://www.fractale-framboise.com/2008/03/encombrement/">ma quête pour un nouveau logis</a>. Le résultat, maintenant: ma douce et moi sommes sur le point d&#8217;acheter une maison à Sherbrooke. Il s&#8217;agit d&#8217;un petit manoir carré bien assis au sommet d&#8217;une falaise, guettant la ville de haut. Le bâtiment n&#8217;est pas particulièrement rébarbatif ni cyclopéen, mais il est tout de même fort convenable.</p>
<p><span id="more-596"></span>Le condo où nous habitons présentement s&#8217;est vendu en un mois. En fin de compte, nous n&#8217;avons pas dépensé un sou en <em>home staging</em>. Nous avons tout chambardé la disposition des meubles et fait beaucoup de ménage, mais nous n&#8217;avons payé personne pour redécorer notre chez-nous selon les goûts d&#8217;un hypothétique acheteur moyen qui n&#8217;allait peut-être jamais venir visiter. J&#8217;en suis assez fier.</p>
<p>Pourquoi Sherbrooke? Parce que nous avions besoin d&#8217;espace et que le pied carré coûte beaucoup moins cher là-bas qu&#8217;à Montréal. Parce que nous sommes des piétons invétérés habitués à la vie urbaine, et que nous trouverons encore là-bas des commerces intéressants à distance de marche ou à portée d&#8217;autobus. Parce qu&#8217;on y organise des événements de conte depuis longtemps et que j&#8217;y retrouverai donc quelques confrères et consoeurs. Et pour d&#8217;autres raisons encore. Le passage à une ville plus petite ne m&#8217;inquiète pas outre mesure: j&#8217;ai grandi en Abitibi dans de bien plus petites villes. Et puis, je ne déteste pas l&#8217;idée d&#8217;aller à l&#8217;envers de la montréalisation, de chercher du mouvement ailleurs, de faire ma part pour en créer.</p>
<p>De toute façon, ce déplacement ne changera pas grand chose pour vous, chers lecteurs. Mes billets continueront à paraître ici de la même façon. Tout au plus, certains seront classés dans cette <a href="http://www.fractale-framboise.com/category/sherbrooke/">nouvelle catégorie</a> que j&#8217;inaugure à l&#8217;instant, et sous laquelle je vous ferai part de mes aventures sherbrookoises.</p>
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		<title>Territory — Emma Bull</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jun 2008 19:39:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>

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		<description><![CDATA[ J&#8217;ai eu plus d&#8217;une fois l&#8217;occasion de lire des romans de fantasy basés en partie sur des événements historiques, mais pas encore de western correspondant à cette description. Dans Territory, Emma Bull s&#8217;inspire des événements qui ont précédé la fusillade à O.K. Corral pour raconter une histoire de meurtre, de mystère et de magie.
Tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="img_droite" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_territory.jpg" alt="Territory" /> J&#8217;ai eu plus d&#8217;une fois l&#8217;occasion de lire des romans de fantasy basés en partie sur des événements historiques, mais pas encore de western correspondant à cette description. Dans <em>Territory</em>, Emma Bull s&#8217;inspire des événements qui ont précédé la fusillade à O.K. Corral pour raconter une histoire de meurtre, de mystère et de magie.</p>
<p>Tout commence avec l&#8217;attaque d&#8217;une diligence qui fait deux morts. Les frères Earp, dirigés par Wyatt, mènent l&#8217;enquête avec un zèle qui cache des motifs ultérieurs. Des frictions s&#8217;ensuivent avec des voleurs de bétail et des acteurs locaux dans la lutte pour le contrôle politique de Tombstone. L&#8217;histoire est racontée de trois points de vue: celui de l&#8217;héroïne, une dénommée Mildred Benjamin, veuve de son état et travaillant comme typographe au <em>Nugget</em>; celui de Jesse Fox, un étranger doté de pouvoirs magiques qu&#8217;il refuse de reconnaître; et celui de Doc Holliday, qui ne se pose pas les bonnes questions sur sa remarquable longévité et son attachement à Wyatt Earp.</p>
<p>Ce qui monopolise l&#8217;attention de la ville est bien sûr l&#8217;attaque de la diligence, mais Jesse Fox a d&#8217;autres préoccupations. Il a été sommé à Tombstone par son ami Chow Lung, un mystique chinois qui essaie de l&#8217;aider à accepter sa nature tout en conciliant les notions de science et de magie, car des forces surnaturelles menacent Tombstone. Un sorcier avide de pouvoir est en train  d&#8217;accaparer le contrôle du territoire et son identité doit être découverte avant qu&#8217;il ne puisse abattre son rival, Jesse Fox.</p>
<p><span id="more-595"></span>Il faut reconnaître l&#8217;habileté de l&#8217;auteure pour faire miroiter aux yeux du lecteur une version surnaturelle de l&#8217;histoire de Tombstone, qu&#8217;elle fait baigner dans une magie aux accents orientaux et occidentaux. Elle n&#8217;invente pas un système de magie à proprement parler, mais puise plutôt dans les principes naturels tels le métal, l&#8217;eau ou la terre. Et quoi de mieux, en fait, dans un contexte où les Américains vivaient encore à la merci des éléments, comme un incendie le prouvera dans le récit? Cet aspect fantastique est presque inexistant dans la première partie du récit, et il prend une ampleur contrôlée au fil des rebondissements sans jamais basculer dans la pyrotechnie. Les manifestations de la magie sont toujours discrètes, ce qui la rend difficile à accepter aux yeux des personnages normaux.</p>
<p>L&#8217;ennui, c&#8217;est que le nombre de personnages «normaux» (donc entièrement dépourvus de talents magiques) va en diminuant à mesure que l&#8217;histoire avance. Il y a ceux qui maîtrisent la magie, ceux qui ont un potentiel, ceux qui la «voient» sans la pratiquer. À la fin du récit, on se demande s&#8217;il reste quelqu&#8217;un en ville qui ne soit pas un peu sorcier ou sorcière.</p>
<p>Aussi, l&#8217;image de Tombstone que dépeint Bull est idéalisée. Quand on a entendu parler de <a href=" http://www.youtube.com/watch?v=NeYJYUM1H4g ">Deadwood</a> (attention, extrait méchant), <em>Territory</em> peut paraître d&#8217;une naïveté désarmante. Les personnages sont propres, polis, cordiaux et ne jurent pas. En digne héros, Jesse Fox n&#8217;accepte pas de tirer dans le dos de ses ennemis ni de faire sa propre justice. En digne héroïne, Mildred Benjamin garde la tête haute malgré la disparition de son mari. Elle occupe un poste non conventionnel pour une femme — typographe puis journaliste—, elle vit seule, elle lit et écrit (secrètement) des œuvres de fiction.</p>
<p>Malgré cela, il faut souligner la finesse d&#8217;Emma Bull qui campe des personnages peut-être un peu trop propres pour être vrais, mais qui restent éminemment sympathiques. On s&#8217;y attache tout de suite, sans réticence aucune. Les dialogues sont amusants, bien amenés et expressifs. Même s&#8217;il ne se passe pas grand-chose dans la première moitié du roman, on se plaît à explorer le quotidien de ses personnages, à voir se développer tranquillement mystères et enquêtes, et à comprendre comment fonctionne cette mystérieuse magie.</p>
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		<title>The Road — Cormac McCarthy</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 20:21:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurine</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Il y a des livres comme ça qui me rappellent pourquoi une critique quasi unanime et élogieuse ne garantit pas que je vais être du même avis. C&#8217;est le cas du roman The Road de Cormac McCarthy, qui a pourtant remporté le Pulitzer en 2007 et le James Tait Black Memorial Prize, en plus de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="img_droite" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_theroad.jpg" alt="The Road" />Il y a des livres comme ça qui me rappellent pourquoi une critique quasi unanime et élogieuse ne garantit pas que je vais être du même avis. C&#8217;est le cas du roman <em>The Road</em> de Cormac McCarthy, qui a pourtant remporté le Pulitzer en 2007 et le James Tait Black Memorial Prize, en plus de se mériter la bénédiction d&#8217;Oprah Winfrey (on s&#8217;en fout) et les éloges du militant écologiste <a href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2007/oct/30/comment.books">George Monbiot</a>. Le journal <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/2008/jan/05/activists.ethicalliving">The Guardian</a> place McCarthy dans sa liste des cinquante personnes qui pourraient sauver la planète. Rien que ça.</p>
<p>Les prémisses sont pourtant accrocheuses. L&#8217;Apocalypse a finalement eu lieu et les États-Unis (donc le Monde Entier) ont été réduits en un petit tas de cendres. La végétation et la faune ont été décimées, ainsi qu&#8217;une bonne partie de l&#8217;humanité. Privés de supermarchés, les quelques survivants sombrent dans la barbarie la plus abjecte et se livrent au cannibalisme organisé. Des bandes réduisent leurs proies à l&#8217;esclavage, quand ils ne les dévorent pas vivantes, petit à petit, en commençant par les pieds. Les bébés naissants ne sont plus que de la viande qu&#8217;on attend pendant neuf mois. Dans tout ce bordel, un homme et son fils marchent vers le Sud en direction de la mer et de la chaleur. Ils suivent les autoroutes (d&#8217;où le titre), ce qui est possiblement la façon la moins sûre de voyager, mais passons.</p>
<p><span id="more-594"></span>La narration est d&#8217;une linéarité désespérante. Père et fils s&#8217;arrêtent de temps en temps pour fouiller une maison abandonnée à la recherche de nourriture et de couvertures. Il ne se passe pas grand-chose de notable sauf quand ils croisent de temps à autre des cannibales ou des pauvres bougres. Quant à la prose, elle a testé ma patience d&#8217;un bout à l&#8217;autre du roman (300 pages de texte écrit en gros caractères, à interligne et demi, sans chapitres). La plupart des dialogues ne sont pas signalés par la ponctuation d&#8217;usage (guillemets ou tirets). Souvent, ils sont ramassés en paragraphes ordinaires. Les phrases sont hachées menu, le style est lapidaire. Ça contribue à créer une ambiance particulière, certes, sauf qu&#8217;elle finit par tomber sur les rognons.</p>
<blockquote><p>They walked out to the road and stood. There were tracks in the snow. A wagon. Some sort of wheeled vehicle. Something with rubber tires by the narrow treadmarks. Bootprints between the wheels. Someone had passed in the dark going south. In the early dawn at the latest. Running the road in the night. He stood thinking about that. [p.103]</p></blockquote>
<p>Le nombre de protagonistes est limité par nécessité. Nous compatissons devant la lourde tâche du père. Il fait son possible pour protéger fiston des cannibales et pour ce faire, il doit prendre des décisions très difficiles. L&#8217;enfant, lui, a la fâcheuse habitude de poser toujours les mêmes questions avec une régularité exaspérante. Où vont-ils? Que vont-ils faire? Vont-ils mourir? <em>Are we dead yet? Are we dead yet? Are we dead yet?</em> Il n&#8217;y a presque pas de personnages féminins. De la mère, l&#8217;auteur ne nous donne qu&#8217;une image fugace d&#8217;une femme qui a préféré abandonner son fils et se suicider, après avoir suggéré au père de tuer le garçon. D&#8217;autres miséreuses capturées sur les routes sont réduites à l&#8217;état de bétail. La «gentille» survivante qui apparaît à la toute fin ne parle même pas.</p>
<p>Le contexte en est un de science-fiction, mais à la lecture du roman, je serais prête à parier que l&#8217;auteur n&#8217;a jamais eu l&#8217;intention d&#8217;écrire un roman de SF ni même de donner une vision juste des suites d&#8217;une catastrophe. La fameuse Apocalypse n&#8217;est qu&#8217;un prétexte, pas une fin en soi. Quiconque s&#8217;intéresse au sujet devrait plutôt entrer ce mot clé chez Amazon et voir ce qu&#8217;on a fait de (bien) mieux dans le domaine.</p>
<p>McCarthy s&#8217;est plutôt intéressé aux rapports entre le père et le fils. Les deux vivent soudés l&#8217;un à l&#8217;autre, mais sont fondamentalement dissemblables. Le père refuse d&#8217;aider les gens qu&#8217;il croise malgré leurs supplications et même s&#8217;il les condamne ainsi à une mort certaine. Il ne veut pas s&#8217;encombrer d&#8217;autres personnes à charge ni partager ses victuailles. Au contraire, le garçon, qui est pourtant né après la destruction du monde, veut toujours faire quelque chose pour tous les paumés qu&#8217;ils voient. Il y a chez lui un <em>instinct</em> de bonté et de charité, qualités qu&#8217;il n&#8217;a pas apprises de ses parents. Le fils est plus <em>évolué</em> que le père, mais pas dans le sens scientifique du terme. <em>The Road</em> a des accents religieux très lourds. Il faut comprendre que le fils représente la lueur d&#8217;espoir de ce qui reste de l&#8217;humanité, car il «porte la lumière». Qui sait, peut-être est-il aussi le prochain prophète dans un monde de désolation absolue. Ceci pourrait expliquer l&#8217;engouement des Américains pour ce roman — et, accessoirement, le Pulitzer.</p>
<p>La version française, <em>La Route</em>, est disponible aux éditions L&#8217;Olivier. J&#8217;ai appris non sans perplexité qu&#8217;on allait faire un film basé sur le roman. Il va sûrement gagner un tas d&#8217;Oscars, dont celui du Film Déprimant de l&#8217;année.</p>
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		<title>Trouvailles</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jun 2008 03:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>

		<category><![CDATA[Insolite]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelques trucs qui m&#8217;ont épaté ces derniers temps, au cas où ça vous ferait le même effet:
L&#8217;appartement-mystère: L&#8217;histoire d&#8217;un couple fortuné qui, ayant embauché un architecte pour aménager son nouvel appartement, se voit livrer une sorte de casse-tête élaboré. À leur insu, aidé d&#8217;un écrivain et d&#8217;une poignée d&#8217;artisans de haut calibre, l&#8217;architecte a conçu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques trucs qui m&#8217;ont épaté ces derniers temps, au cas où ça vous ferait le même effet:</p>
<p><strong><a href="http://www.nytimes.com/2008/06/12/garden/12puzzle.html?_r=1">L&#8217;appartement-mystère</a>: </strong>L&#8217;histoire d&#8217;un couple fortuné qui, ayant embauché un architecte pour aménager son nouvel appartement, se voit livrer une sorte de casse-tête élaboré. À leur insu, aidé d&#8217;un écrivain et d&#8217;une poignée d&#8217;artisans de haut calibre, l&#8217;architecte a conçu pour eux une énigme d&#8217;envergure à coups de messages codés, de compartiments secrets, de clés cachées, de cubes magnétiques et autres moyens baroques.  (via <a href="http://airbagindustries.com/">Airbag Industries</a>)</p>
<p><strong>Le Web avant tout le monde:</strong> le New York Times offre aussi <a href="http://www.nytimes.com/2008/06/17/science/17mund.html?ex=1371441600&amp;en=dcb3569538ca10b7&amp;ei=5124">un article sur le Mundaneum</a>, un musée mettant en valeur les travaux de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Otlet">Paul Otlet</a>. Celui-ci, en 1934, envisageait un système de fiches interreliées qui rappelle beaucoup notre Internet actuel et notamment l&#8217;idée du Web sémantique. Merci à <a href="http://www.noosfere.org/heberg/auteurstf3/sommaire.asp?site=58">Elisabeth Vonarburg</a> pour le lien. Ceux qui s&#8217;intéressent à l&#8217;évolution des communications et de notre rapport à l&#8217;information apprécieront peut-être aussi ce <a href="http://everything2.com/?node_id=1510003">rapprochement entre les cafés du 17e et 18e siècle et les groupes de discussion sur Internet</a>.</p>
<p><strong><a href="http://blublu.org/sito/video/muto.htm">Muto</a>:</strong> un court-métrage animé peint entièrement sur des murs et autres surfaces; un graffiti surréaliste qui déambule dans la ville. De l&#8217;art à son meilleur: vivant, imprévisible, cru, aventurier. On trouve sur le site de l&#8217;artiste une foule de dessins et d&#8217;autres animations. (via <a href="http://nofearofthefuture.blogspot.com/2008/05/animated-graffiti.html">No Fear of the Future</a>)</p>
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		<title>La Horde du Contrevent — Alain Damasio</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 21:18:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>

		<category><![CDATA[Lectures]]></category>

		<category><![CDATA[SF&#038;F francophone]]></category>

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		<description><![CDATA[ Je ne me souviens plus avec exactitude comment je suis tombée sur La Horde du Contrevent d&#8217;Alain Damasio. J&#8217;ai dû en voir la mention quelque part sur la toile puisque le bouquin n&#8217;a pas fait de tapage ici. (Le contraire eût été surprenant puisqu&#8217;une bonne partie de ce qui se fait en SFF francophone [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="img_droite" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_contrevent.jpg" alt="La Horde du Contrevent" /> Je ne me souviens plus avec exactitude comment je suis tombée sur <em>La Horde du Contrevent</em> d&#8217;Alain Damasio. J&#8217;ai dû en voir la mention quelque part sur la toile puisque le bouquin n&#8217;a pas fait de tapage ici. (Le contraire eût été surprenant puisqu&#8217;une bonne partie de ce qui se fait en SFF francophone passe sous le radar du buzz populaire.) Il s&#8217;agit d&#8217;un roman de science-fiction construit comme une histoire de fantasy traditionnelle, en reprenant le thème de la quête initiatique, celle d&#8217;une sorte de mythe inatteignable.</p>
<p>Dans un monde où souffle un vent perpétuel, la 34e Horde part d&#8217;Aberlaas, située à l&#8217;Extrême-Aval (ouest), dans l&#8217;espoir d&#8217;atteindre l&#8217;Extrême-Amont (est) d&#8217;où proviendraient ces rafales. La Horde marche à contre-vent en ligne droite, en suivant la trace des troupes précédentes. Ils sont 23, chacun formé avec cruauté depuis l&#8217;enfance pour accomplir une tâche précise qui permettra aux autres de survivre: les tâches pratiques comme chasser, faire du feu, trouver du gibier dans les circonstances les plus décourageantes; les tâches cruciales comme tracer (affronter le vent), protéger les flancs des bourrasques herculéennes, défendre les hordiers des Poursuiveurs et autres brigands. Les Hordes précédentes ont échoué, mais celle-ci est la meilleure, et peut-être la dernière. Ne chuchote-t-on pas que, huit siècles d&#8217;efforts plus tard, ce trajet éprouvant est dépassé, et qu&#8217;il faudrait tenter le coup avec des engins sophistiqués à voiles?</p>
<p><span id="more-592"></span>Le périple est raconté du point de vue de ces 23 hordiers. Le plus souvent, la longueur d&#8217;un point de vue varie entre un paragraphe et trois pages, tout dépendant de l&#8217;importance du personnage. Une poignée se détache du lot: Golgoth le traceur, Sov le scribe, Erg le protecteur, Caracole le troubadour et Oroshi l&#8217;aéromaîtresse. Le reste du peloton passe à l&#8217;occasion un commentaire de circonstance le temps d&#8217;une pause, mais vu leurs fonctions terre-à-terre, ces membres ne sont jamais au courant des choses importantes qui se trament. Il y a bien le prince Pietro Della Rocca qui ponctue le voyage d&#8217;observations philosophiques qui étoffent le personnage; il n&#8217;en reste pas moins que l&#8217;utilité d&#8217;un prince dans une pareille expédition m&#8217;échappe.</p>
<p>J&#8217;avoue avoir éprouvé des difficultés à m&#8217;attacher aux protagonistes. D&#8217;abord, il y en a trop d&#8217;un seul coup, ce qui déconcerte dès les premières pages. L&#8217;identité du narrateur change souvent et elle est annoncée au début du paragraphe par un symbole: la lettre oméga pour Golgoth, une parenthèse pour Sov, un triangle pour Erg, etc. La liste des symboles est fournie au début du livre ainsi que sur le sympathique marque-page, mais je me suis vite lassée d&#8217;interrompre ma lecture pour vérifier qui prenait le micro. J&#8217;ai plutôt essayé de me fier au niveau de langage. Passé Golgoth (cru) et Caracole (tarabiscoté), ce n&#8217;est pas un exercice facile, car les autres hordiers se fondent en trois catégories: les cérébraux, les émotifs et les pragmatiques. Je n&#8217;en ai trouvé aucun réellement sympathique même si j&#8217;ai du mal à expliquer pourquoi. Il est possible que ce manque d&#8217;empathie soit provoqué par un ton (délibérément) intellectuel. Je note que la lecture de <em>La Horde du Contrevent</em> relève plus de l&#8217;effort que de la distraction. Ceux qui ont lu la trilogie «The Prince of Nothing» de R. Scott Bakker comprendront peut-être l&#8217;allusion. Clairement, l&#8217;objectif du roman est de faire travailler les neurones.</p>
<p>La véritable distinction du livre repose sur l&#8217;écriture. Alain Damasio manie, manipule et démantibule les mots avec une aisance et une imagination époustouflantes. Il jongle avec un vocabulaire d&#8217;une telle richesse qu&#8217;on en reste baba d&#8217;admiration. Le résultat est d&#8217;autant plus louable qu&#8217;une partie de cette extravagante collection de termes est de son cru. Comme son histoire se déroule dans un monde où le vent est le fondement de toute chose, l&#8217;auteur a créé une nomenclature pour en décrire les sortes, les qualités et les effets.</p>
<blockquote><p>Le <em>purvent</em> n&#8217;avait strictement aucune forme: il n&#8217;était que vitesse — vitesse et fuite, ne permettant à rien d&#8217;être ni de tenir. À force de s&#8217;étirer pourtant, cette flaque de foudre finit par se déchirer, ouvrant l&#8217;ère du vide et du plein, et celle des vents disjoints, qui ne s&#8217;est jamais refermée. Immanquablement, ces vents isolés se rencontrèrent, contrecarrant leurs puissances, les cumulant parfois, s&#8217;entredévidant et s&#8217;entrecalmant&#8230; Ainsi naquirent les premiers tourbillons, ainsi commença la lenteur. De ce chaos de matière alentie, brassé par l&#8217;hélice des vortex, émergèrent les volutes relatives du lentevent, ce cosmos des vitesses vivables, d&#8217;où nous provenons. [p.625] </p></blockquote>
<p>Il pousse le souci du détail jusqu&#8217;à attribuer à Sov le scribe la tâche inusitée de retranscrire le vent dans ses moindres nuances au moyen d&#8217;un système de symboles de ponctuation. Pendant que Sov aligne avec un soin maniaque virgules, parenthèses, accents et espaces, Caracole le troubadour s&#8217;esclaffe devant ses efforts: est-ce que ce ne serait pas plus «mignon» si l&#8217;on ajoutait des mots afin de crypter l&#8217;ensemble?</p>
<p>Je dois néanmoins souligner que cette ébullition lexicale a des conséquences sur le rythme du récit. Ces mots qui s&#8217;engouffrent en multitude ralentissent la cadence. Les rebondissements tardent à s&#8217;enchaîner et, par moment, la tentation est grande de sauter un ou deux paragraphes pour se replonger dans l&#8217;action, mais alors on risque de rater une autre de ces phrases allumées. Il ne faut pas.</p>
<p>Autre détail non négligeable, l&#8217;histoire est d&#8217;une originalité rafraîchissante. Nous avons affaire à un monde qui est, d&#8217;un bout à l&#8217;autre, entièrement à la merci du vent, peu importe l&#8217;environnement (aquatique, désertique, habité) que traverse la Horde. Le vent, sous toutes ses formes et vitesses, est le tissu même de ce qu&#8217;il traverse (et fait naître, et fait vivre, et tue). Il se montre rarement bienveillant, mais selon les règles qui régissent cet univers fictif, rien ne pourrait vivre sans lui. Une partie du récit s&#8217;articule d&#8217;ailleurs autour de la notion du <em>vif</em>, qui anime les créatures vivantes. Outre le vent, il y a aussi les chrones qui troublent la traversée de la Horde, un concept difficile à décrire dans un résumé. Imaginez des bulles de grosseurs variables flottant au ras du sol, dans l&#8217;eau, dans le ciel. Le contact avec un chrone provoque un éventail d&#8217;effets qui agissent sur le temps, l&#8217;espace ou la matière. En fin de compte, il n&#8217;y a que la finale que j&#8217;ai trouvé prévisible, sans doute parce que j&#8217;ai interprété le résumé de la jaquette un peu trop littéralement. Elle a le mérite au moins d&#8217;être retardée par une série de petites fins qui sont autant de fausses pistes.</p>
<p>Particularité amusante, le livre est paginé à l&#8217;envers, comme un compte à rebours. Au lieu d&#8217;indiquer combien de pages ont été lues, la pagination nous indique combien il en reste à lire. Aussi, la version grand format s&#8217;accompagnait d&#8217;un CD, paraît-il. Quelqu&#8217;un l&#8217;a écouté? C&#8217;est bien?</p>
<p>Il est difficile de ne pas recommander ce bouquin, mais il est peu probable que tout le monde l&#8217;apprécie de la même façon. Cela dépend des attentes de chacun concernant le récit, les personnages et l&#8217;écriture. <em>La Horde du Contrevent</em> s&#8217;est mérité le <a href="http://www.noosfere.com/gpi/">Grand Prix de l&#8217;imaginaire</a> en 2006. À consulter: Le <a href=" http://www.lahordeducontrevent.org/ ">site officiel</a> du livre, avec bande-annonce.</p>
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		<title>Du nouveau dans le web littéraire</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jun 2008 03:05:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>

		<category><![CDATA[SF&#038;F francophone]]></category>

		<category><![CDATA[Écrire]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelques rénovations, refontes et inaugurations à signaler:
livresquebecois.com: Les Librairies indépendantes du Québec (LIQ) lançaient il y a quelque temps un nouveau portail. C&#8217;est essentiellement un site transactionnel où l&#8217;on peut commander des livres d&#8217;éditeurs québécois. Un aspect intéressant: si je comprends bien, au moment de passer la commande, on peut choisir à quel libraire indépendant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques rénovations, refontes et inaugurations à signaler:</p>
<p><strong><a href="http://www.livresquebecois.com">livresquebecois.com</a>:</strong> Les Librairies indépendantes du Québec (LIQ) lançaient il y a quelque temps un nouveau portail. C&#8217;est essentiellement un site transactionnel où l&#8217;on peut commander des livres d&#8217;éditeurs québécois. Un aspect intéressant: si je comprends bien, au moment de passer la commande, on peut choisir à quel libraire indépendant sera attribuée la vente. On y offre de plus une section <a href="http://www.livresquebecois.com/magazine.asp">Magazine</a> qui semble offrir des articles du journal <a href="http://lelibraire.org"><em>Le libraire</em></a>, lui aussi produit par les LIQ. Présentement, le site se démarque tout de même peu d&#8217;Amazon.ca et des boutiques en ligne d&#8217;Archambault et de Renaud-Bray. Il offre au moins une alternative indépendante et résolument axée sur l&#8217;édition québécoise, mais est-ce que ce sera suffisant pour attirer les consommateurs?</p>
<p><span id="more-591"></span><strong>Nouveau look pour l&#8217;UNEQ et L&#8217;île:</strong> Une refonte bienvenue dans les deux cas. L&#8217;ancien site de l&#8217;Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) n&#8217;était pas si mal, mais <a href="http://uneq.qc.ca/">le nouveau</a> dispose déjà d&#8217;un avantage de taille: un menu de navigation qui s&#8217;affiche du premier coup même dans Firefox. Le tout est un peu plus coloré, voire dynamique, et on s&#8217;y retrouve sans peine. Pas de nouveau contenu, à première vue, mais ceux qui n&#8217;ont pas déjà remarqué devraient jeter un coup d&#8217;oeil à la <a href="http://uneq.qc.ca/ecrivains/grille-de-tarifs/">grille de tarifs</a>, une référence utile pour quiconque veut être rémunéré pour ses diverses activités littéraires. J&#8217;aimerais bien voir apparaître sur le site d&#8217;autres outils de ce genre, ou des articles informatifs à l&#8217;intention des écrvains débutants (la <a href="http://uneq.qc.ca/faq/">FAQ</a> est au moins un début).</p>
<p><a href="http://www.litterature.org/">L&#8217;île</a> (l&#8217;infocentre littéraire des écrivains québécois) affiche maintenant un look apparenté et offre toujours le même contenu: une base de données biobibliographiques d&#8217;écrivains québécois. Sur les deux sites, on privilégie l&#8217;information: on ne s&#8217;encombre pas d&#8217;interfaces en Flash ou autres gadgets qui alourdissent inutilement chaque page.</p>
<p><a href="http://sffq.org/"><strong>SFFQ.org</strong></a>: Ce portail de la science-fiction et du fantastique québécois (pour ceux qui ne le connaissent pas déjà) a évolué en une plateforme de blogues. L&#8217;hébergement est gratuit: sept blogues s&#8217;y sont constitués jusqu&#8217;ici (listés en bas à droite de la page d&#8217;accueil). On y présente aussi des actualités du milieu et on commence à y offrir des nouvelles en baladodiffusion. Le portail est toujours doublé d&#8217;un forum sur lequel je me serais attendu à trouver plus d&#8217;activité; où sont donc passés les grands bavards d&#8217;antan? Notons qu&#8217;on y procède au moins au recensement de <a href="http://www.sffq.org/forum/index.php?topic=172.0">la production SFFQ de l&#8217;année</a>, une activité louable.</p>
<p><strong>Natasha Beaulieu:</strong> le web littéraire québécois s&#8217;est enrichi de bon nombre de blogues de lecteurs au cours des dernières années. Certains auteurs se sont aussi mis à bloguer, mais rares sont ceux qui entretiennent une présence web complète. J&#8217;applaudis donc la nouvelle version du <a href="http://www.natashabeaulieu.com/">site web de Natasha Beaulieu</a>, qui présente clairement l&#8217;essentiel de ce qu&#8217;un lecteur peut rechercher. La version précédente était déjà bien; la nouvelle est encore mieux.</p>
<p>Et vous, qu&#8217;avez-vous remarqué de nouveau et intéressant dans le domaine?</p>
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		<title>Kingdom of the Crystal Skull</title>
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		<pubDate>Sat, 31 May 2008 23:46:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

		<category><![CDATA[Critiques]]></category>

		<category><![CDATA[SF&#038;F autre]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;attendais ce film avec impatience, tout en me méfiant. J&#8217;étais en sixième année quand j&#8217;ai vu Raiders of the Lost Ark, et à l&#8217;école secondaire quand j&#8217;ai vu The Temple of Doom et The Last Crusade. J&#8217;étais une fan d&#8217;Indiana Jones autant que d&#8217;autres pouvaient l&#8217;être de Star Wars. Mais à plus de trente ans, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="img_droite" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_indy4.jpg" alt="Kingdom of the Crystal Skull" />J&#8217;attendais ce film avec impatience, tout en me méfiant. J&#8217;étais en sixième année quand j&#8217;ai vu <em>Raiders of the Lost Ark</em>, et à l&#8217;école secondaire quand j&#8217;ai vu <em>The Temple of Doom</em> et <em>The Last Crusade</em>. J&#8217;étais une fan d&#8217;Indiana Jones autant que d&#8217;autres pouvaient l&#8217;être de <em>Star Wars</em>. Mais à plus de trente ans, c&#8217;est clair que je ne pouvais pas m&#8217;attendre à éprouver le même impact en regardant le quatrième volet.</p>
<p>Comme de fait, l&#8217;approche légère et juvénile du film m&#8217;a tout de suite frappée. À leur décharge, je ne crois pas que Spielberg et Lucas ont tellement eu le choix vu le sujet abordé. Les trois premiers volets étaient bien ancrés dans un univers magique avec des artefacts anciens bourrés de pouvoirs dangereux. On pouvait leur inventer un contexte merveilleux sans trop se soucier du réalisme. <em>Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull</em> joue sur une autre corde, celle de la science-fiction. L&#8217;histoire permet un peu moins d&#8217;étirer la sauce magique du moment qu&#8217;il est question de télépathie, de voyageurs interdimensionnels, de magnétisme et de technologies avancées.</p>
<p>(La suite du billet contient des <em>spoilers</em>.)</p>
<p><span id="more-590"></span></p>
<p>Tout le monde a dû s&#8217;amuser ferme avec ce scénario, car toute la mythologie ufologique y passe: les extraterrestres Gris, l&#8217;écrasement de Roswell en 1947, l&#8217;influence extraterrestre sur le développement des sociétés anciennes, un corps conservé (dont on nous épargne l&#8217;autopsie), le Hangar 51, les hommes en noir, des technologies futuristes, les pistes de Nazca, une soucoupe volante camouflée. Tâche délicate, il fallait réaliser un film d&#8217;aventures qui ne tomberait pas dans le nouvel âge gnangnan. La meilleure astuce était encore l&#8217;approche pulp, la seule sans doute qui permettait de traiter le paranormal avec la même légèreté merveilleuse que le surnaturel.</p>
<p>(L&#8217;an dernier, lors du tournage du quatrième Indiana Jones, <em>Close Encounters of the Third Kind</em> fêtait son trentième anniversaire. Est-ce moi qui hallucine ou bien la forme du temple d&#8217;Akator rappelle un petit peu celle de la montagne qui obsède tant Roy Neary?)</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;approche pulp, aussi, qui permet à Indy de vieillir sans rien perdre de sa forme, quoi qu&#8217;il dise. Nous le voyons survivre, avec son air ahuri caractéristique, à une explosion nucléaire, à des poursuites effrénées, à des chutes vertigineuses et ainsi de suite. Il réussit même parfois à garder son fedora sur la tête, c&#8217;est tout dire. Le scénario se montre ambigu sur ses allégeances politiques, une première dans la série. Il a maintenant un passé dans l&#8217;armée américaine et il aurait joué les espions lors de ses expéditions archéologiques. Doit-on comprendre que les Nazis auraient eu raison de son imperturbabilité? À moins que ce ne soit Pearl Harbor, mais l&#8217;histoire ne nous le dit pas. Malheureusement pour lui, des circonstances imprévues font que le FBI le soupçonne de collusion avec le nouvel ennemi, les Soviétiques. Et là, nous avons un double message politique. Qu&#8217;un héros américain patenté comme Indiana Jones soit soupçonné de trahison par des membres du gouvernement montre toute l&#8217;étendue de la paranoïa qui a régné dans les années 1950. C&#8217;est une dénonciation évidente des politiques maccarthystes de l&#8217;époque. Par ricochet, c&#8217;est <em>aussi</em> une dénonciation de celles qui sont pratiquées par l&#8217;administration actuelle. Pourtant, Indiana Jones n&#8217;est pas non plus un fervent patriote, le genre qui pourrait démoniser tout ce qu&#8217;il ne comprend pas. Il a trop voyagé pour cela. Il y en a parmi les spectateurs qui soulèvent la possibilité qu&#8217;Indy entretienne certaines <a href="http://www.boston.com/bostonglobe/ideas/brainiac/2008/05/indie_anticommu.html">sympathies marxistes</a>. Ce qui est clair, c&#8217;est qu&#8217;aucun des autres films Indiana Jones ne s&#8217;est positionné de façon aussi nette par rapport à la gouvernance américaine. Le besoin ne s&#8217;en faisait pas sentir à l&#8217;époque.</p>
<p>N&#8217;allez pas croire que <em>Kingdom of the Crystal Skull</em> tranche complètement avec le reste de la série malgré son approche SF et ses positions politiques. On nous ressert des gags d&#8217;initiés qui font sourire malgré nous. Le logo de la Paramount se fond dans un terrier de chien de prairie (hum, <em>Close Encounters</em>, encore?), des hordes des bestioles dégoûtantes envahissent l&#8217;écran, Indy se prend un très gros serpent dans la gueule. La méchante de service (Cate Blanchett, dans le rôle de la très glaciale Irina Spalko) se dissout comme ses prédecesseurs l&#8217;ont fait — on se souviendra que les ennemis du héros ont tendance à partir en cendres.</p>
<p>Les ennemis sont maintenant des Russes. Nous n&#8217;entendons plus les «Scheiß» et les «Schnell» de circonstance, mais peu importe: il y a de l&#8217;uniforme en masse et des délires de domination totale. La routine habituelle, quoi.</p>
<p>On nous promène du Nouveau-Mexique au Brésil et au Pérou. Les décors sont toujours aussi fabuleux, qu&#8217;il s&#8217;agisse de la vieille tombe péruvienne ou du temple d&#8217;Akator (avec pillards momifiés en prime). Seul bémol dans un décor convaincant, le fameux crâne de cristal. Il est trop évident que cette bébelle est un morceau de plastique rempli de cellophane froissé. On peut le magnétiser tant qu&#8217;on veut, l&#8217;effet ne passe pas.</p>
<p>Pour le reste, on nous propose un film d&#8217;été qui se défend bien au milieu de la horde de superhéros traditionnels qui vont envahir l&#8217;écran. J&#8217;attends le coffret DVD de pied ferme.</p>
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		<title>Les écrits s&#8217;envolent</title>
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		<pubDate>Tue, 27 May 2008 16:33:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Écrire]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cambrioleur s&#8217;est introduit chez nous une semaine avant Noël, pendant que ma douce et moi étions au cinéma, plongés dans L&#8217;âge des ténèbres. Ce que le cambrioleur nous a volé: un ordinateur portable, un écran plat, et mon sac à dos pour transporter le tout. Pour faire de la place dans le sac, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le cambrioleur s&#8217;est introduit chez nous une semaine avant Noël, pendant que ma douce et moi étions au cinéma, plongés dans <em>L&#8217;âge des ténèbres</em>. Ce que le cambrioleur nous a volé: un ordinateur portable, un écran plat, et mon sac à dos pour transporter le tout. Pour faire de la place dans le sac, il en a d&#8217;abord vidé la moitié du contenu sur le plancher. Il a emporté l&#8217;autre moitié - y compris mon cahier d&#8217;écriture.</p>
<p>Notre compagnie d&#8217;assurances ne remplacera pas le cahier. Enfin, si: ils m&#8217;en ont payé un vierge.<sup>[1]</sup> Je leur ai suggéré qu&#8217;ils pourraient payer un écrivain pour me le remplir, ce cahier. On m&#8217;a ri au nez.</p>
<p>Je compose donc ce billet dans mon nouveau cahier. C&#8217;est le onzième d&#8217;une série. Je l&#8217;ai débutée, cette série, avec l&#8217;épais grimoire noir qu&#8217;un ami m&#8217;a donné la veille de notre expédition en Europe. C&#8217;était censé être un cahier d&#8217;esquisses, mais c&#8217;est surtout devenu un cahier d&#8217;écriture. Je l&#8217;ai rempli, et plusieurs autres ensuite, de divers formats. Dans ces cahiers, j&#8217;écris tout et rien. Des contes et des nouvelles, des idées crues, des séances de remue-méninges, des billets pour ce blogue, des notes de voyage, des ébauches de personnages&#8230; Je les conserve tous, paginés et indexés. On ne sait jamais quand le matériel pourra servir.</p>
<p><span id="more-589"></span>C&#8217;est satisfaisant de les voir tous côte à côte dans le bas de ma bibliothèque. Ça représente une pratique constante, un cheminement. On progresse dans la vie en laissant une traînée d&#8217;encre qui nous rappelle qui on est et d&#8217;où l&#8217;on vient. Or, je saurai qu&#8217;il y a un vide. Le numéro 10 manque à l&#8217;appel.</p>
<p>J&#8217;essaie d&#8217;en reconstituer au moins la table des matières. Pour ne pas l&#8217;avoir tout perdu, mais aussi parce que c&#8217;est un bon exercice mental. J&#8217;y avais consigné un tas de notes pour mon deuxième roman. Pas si grave, j&#8217;ai déjà utilisé la plupart de ces notes. Le pire, c&#8217;est peut-être l&#8217;entrevue fascinante que j&#8217;avais faite avec un certain professionnel pour m&#8217;aider à étoffer un des personnages principaux du roman. Je serais incapable de l&#8217;oublier, cette entrevue, mais j&#8217;en perdrai forcément des détails.</p>
<p>Quoi d&#8217;autre s&#8217;est envolé? La genèse d&#8217;une nouvelle fort sympathique que j&#8217;en suis maintenant à composer après avoir couché de nouveau mes idées sur papier. Quelques délires impromptus et irreproduisibles. Des notes de mon séjour à Toronto, que j&#8217;avais heureusement <a href="http://www.fractale-framboise.com/2007/04/impressions-torontoises/">transformées en billet</a> par la suite. Diverses tentatives boîteuses que j&#8217;aurais sans doute trouvées pénibles à relire plus tard: bon débarras. En tout, ce cahier contenait près d&#8217;un an et demi de matériel. J&#8217;écris de plus en plus à l&#8217;ordinateur, alors mes séances de noircissage de papier s&#8217;espacent et chaque cahier me dure plus longtemps. Celui-là était presque plein.</p>
<p>Il rôde encore dans ma tête, ce cahier: un léopard n&#8217;ayant laissé derrière que le souvenir de ses taches. Ça me rappelle qu&#8217;une histoire existe indépendamment de ses mots. Ces jours-ci, j&#8217;en suis à écrire certains de mes contes sous une forme publiable. Je les compose souvent par écrit, mais tel que je les conterai, avec des tournures de phrases qui fonctionnent mieux à l&#8217;oral qu&#8217;à l&#8217;écrit. Ils évoluent ensuite: je trouve de meilleures façons de rendre certains moments, ou j&#8217;invente de nouveaux détails et je me permets de choisir, à chaque performance, quels détails j&#8217;utiliserai. Quand vient le temps de figer un conte par écrit, je peux tenter de transcrire la dernière version orale, mais pourquoi ne pas chercher encore une autre façon de raconter la même histoire? Le texte désabillé de ses mots brille encore et peut s&#8217;épanouir en de nouvelles formes.</p>
<p>Même si on ne considère que l&#8217;écrit, la fiction est un drôle de jeu. On ordonne ses pensées, on les développe et les cultive dans la cacophonie du monde, on enfile des mots envers et contre tout. Une fois publiés, ces mots plongent dans ce monde sans nous, et peut-être qu&#8217;au fond ils ne nous ont jamais tout à fait appartenu. Nos pensées, codifiées une fois, peuvent encore évoluer, faisant du texte une sorte d&#8217;enveloppe désuète, comme la mue d&#8217;un serpent. Et le lecteur, qui rencontre l&#8217;ancienne forme de nos pensées, les interprète à sa façon et se raconte une histoire qui pourrait nous surprendre.</p>
<p>Tôt ou tard, je figerai à nouveau sur papier les pensées consignées dans mon cahier, et peut-être leur nouvelle forme sera-t-elle plus intéressante que l&#8217;ancienne. Et le cahier, lui&#8230; Le cambrioleur<sup>[2]</sup> peut bien l&#8217;avoir jeté aux vidanges, mais j&#8217;aime m&#8217;imaginer qu&#8217;il circule. Des milliers de mots en cavale. Mes coordonnées sont sur la première page, faites-moi signe s&#8217;il croise votre chemin.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas de morale à cette histoire, sinon la rengaine du blogueur: au moins, j&#8217;en aurai tiré un billet.</p>
<div class="notesbas">
<p>[1] Oui, j&#8217;avoue, c&#8217;était un <a href="http://www.moleskinerie.com/">Moleskine</a>. Je vais régulièrement flâner au café en griffonnant dans mon Moleskine, c&#8217;est nécessaire pour établir mon statut de vrai écrivain auprès des organismes subventionnaires. Je me suis aussi entraîné à démonter et remonter ma <a href="http://www.coffeegeek.com/guides/presspot">cafetière à piston</a> en quinze secondes les yeux bandés. Sur l&#8217;échelle de 1 à 10 de l&#8217;application au métier d&#8217;écrivain, je suis Batman. Enfin, presque.</p>
<p>[2] Notons au passage que ce cambrioleur a réussi l&#8217;impossible. Il est entré en forçant le mécanisme d&#8217;une de nos mirobolantes fenêtres oscillo-battantes - et ce, sans casser la vitre. On les manufacture sur une autre planète, ces fenêtres. Elles sont faites d&#8217;un alliage de métaux indestructibles (sauf le mécanisme de verrouillage, qui est en plastique). L&#8217;incident nous aura permis d&#8217;apprendre qu&#8217;il n&#8217;y a que deux hommes sur cette Terre qui connaissent le secret de leur fonctionnement et qui soient en mesure de les réparer. Il a fallu les traquer la semaine avant Noël pour leur montrer le miracle et apprendre qu&#8217;ils allaient devoir faire venir des pièces de la planète d&#8217;origine et possiblement re-fabriquer la fenêtre au complet. &#8220;Vous savez,&#8221; nous a dit le réparateur depuis, &#8220;les gars pis moi, on a essayé à l&#8217;usine d&#8217;ouvrir une de ces fenêtres-là de l&#8217;extérieur. On a jamais réussi.&#8221;</p>
</div>
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		<title>M&#8217;énèèèrvent</title>
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		<pubDate>Sat, 24 May 2008 14:57:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurine</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[J&#8217;ignore si c&#8217;est une phase spécialement grognonne que je suis en train de traverser, mais j&#8217;ai l&#8217;impression que les petits irritants quotidiens ne cessent de se multiplier. Voici quelques exemples figurant dans ma catégorie personnelle «Pu capable».
Les oreillettes Bluetooth
Je peux encore comprendre le jeune homme d&#8217;affaires cravaté qui a une image à entretenir. Son oreillette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ignore si c&#8217;est une phase spécialement grognonne que je suis en train de traverser, mais j&#8217;ai l&#8217;impression que les petits irritants quotidiens ne cessent de se multiplier. Voici quelques exemples figurant dans ma catégorie personnelle «Pu capable».</p>
<p><img class="img_gauche" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_irritant01.jpg" alt="Irritant 1" /><strong>Les oreillettes Bluetooth</strong><br />
Je peux encore comprendre le jeune homme d&#8217;affaires cravaté qui a une image à entretenir. Son oreillette Bluetooth le fait paraître Important et Affairé. Mais Mononcle Serge et Matante Ginette, qui entrent au Thaï Express avec leur embonpoint, leurs sandales et leurs oreillettes? Veulent-ils faire croire à tout le monde qu&#8217;ils ne peuvent se départir, le temps d&#8217;un repas, de leur appareil auditif? Est-ce que la plus élémentaire des politesses envers leur compagnon n&#8217;exigerait justement pas qu&#8217;ils débranchent pour avoir une conversation normale?</p>
<p><img class="img_gauche" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_irritants02.jpg" alt="Irritant 2" /><strong>La coupe lion</strong><br />
La première fois que j&#8217;ai vu cette horreur en vrai, j&#8217;ai d&#8217;abord cru voir un gros rat, ou une sorte de lapin peut-être. Il faut dire que le pelage blanc de l&#8217;animal se fondait dans le décor enneigé. En m&#8217;approchant, une exclamation de dégoût m&#8217;a échappé quand j&#8217;ai reconnu le chat d&#8217;un voisin. D&#8217;accord, le pauvre avait le pelage long et très sale toute l&#8217;année, mais est-ce qu&#8217;une tonte superficielle n&#8217;aurait pas suffit? Depuis, d&#8217;autres chats de mon quartier on subi le même sort et se promènent dans la rue avec leur allure de caniche mortifié.</p>
<p><img class="img_gauche" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_irritants04.jpg" alt="Irritant 4" /><strong>Le métro de la déprime</strong><br />
Cancer, fibrose kystique, sclérose en plaques, maladies mentales. Impossible de prendre le métro ou le bus sans se faire bombarder d&#8217;images déprimantes. Les cadavres dégonflés, l&#8217;enfant qui se noie, les membres d&#8217;une famille qui se prennent un coup de poing dans la gueule, le gars qui pleure en gros plan. Lâchez-nous, enfin! À force de se faire matraquer, on se désintéresse de vos problèmes. Si ce sont des sous que vous voulez, mettez votre agence de pub à la porte et trouvez une autre approche.</p>
<p><img class="img_gauche" src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/ls_irritants03.jpg" alt="Irritant 3" /><strong>Bloguer nuit gravement à la santé</strong><br />
Au début du mois d&#8217;avril, Matt Richtel signait au <em>New York Times</em> un <a href=" http://www.nytimes.com/2008/04/06/technology/06sweat.html?_r=2&#038;oref=slogin&#038;oref=slogin ">article d&#8217;une navrante stupidité</a> qui liait la mort de deux blogueurs à leur profession. Métier top stressant, trop sédentaire, trop prenant, prétendait-il. Quelques membres de la blogosphère se sont gaussés du journaliste. L&#8217;Agence Science Presse a repris <a href=" http://www.sciencepresse.qc.ca/node/20331 ">la même information</a> en n&#8217;insistant pas suffisamment à mon goût que cette histoire n&#8217;était qu&#8217;un ramassis de conneries. Quel sera le prochain scoop? Les Lolcats sont dangereux pour votre rate?</p>
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