Archives: Techno/sciences
par Eric - vendredi, 20 juin 2008 - 23:00 (Arts visuels, Insolite, Société, Techno/sciences)
Quelques trucs qui m’ont épaté ces derniers temps, au cas où ça vous ferait le même effet:
L’appartement-mystère: L’histoire d’un couple fortuné qui, ayant embauché un architecte pour aménager son nouvel appartement, se voit livrer une sorte de casse-tête élaboré. À leur insu, aidé d’un écrivain et d’une poignée d’artisans de haut calibre, l’architecte a conçu pour eux une énigme d’envergure à coups de messages codés, de compartiments secrets, de clés cachées, de cubes magnétiques et autres moyens baroques. (via Airbag Industries)
Le Web avant tout le monde: le New York Times offre aussi un article sur le Mundaneum, un musée mettant en valeur les travaux de Paul Otlet. Celui-ci, en 1934, envisageait un système de fiches interreliées qui rappelle beaucoup notre Internet actuel et notamment l’idée du Web sémantique. Merci à Elisabeth Vonarburg pour le lien. Ceux qui s’intéressent à l’évolution des communications et de notre rapport à l’information apprécieront peut-être aussi ce rapprochement entre les cafés du 17e et 18e siècle et les groupes de discussion sur Internet.
Muto: un court-métrage animé peint entièrement sur des murs et autres surfaces; un graffiti surréaliste qui déambule dans la ville. De l’art à son meilleur: vivant, imprévisible, cru, aventurier. On trouve sur le site de l’artiste une foule de dessins et d’autres animations. (via No Fear of the Future)
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par Christian - dimanche, 13 avril 2008 - 14:44 (Critiques, Lectures, Techno/sciences)
Il aurait été impensable que Fractale Framboise ne discute pas du livre Science, on blogue!: Les ouvrages francophones sur les blogues sont rares; et ceux sur les blogues scientifiques se conjuguent vraisemblablement au singulier. Toujours est-il que l’excellente agence Science-Presse a vu un marché se chiffrant dans les centaines de lecteurs et a décidé de plonger : le résultat est un livre documentaire traitant des blogues portant sur la science. C’est une pub pour Science-Presse (et plus particulièrement pour leur site «Science, on blogue!»), c’est une introduction aux blogues, c’est un survol du domaine, c’est une célébration du scientifique-vulgarisateur, c’est un plaidoyer pour une science plus accessible au grand public et c’est une collection des meilleurs billets publié sur «Science, on blogue!» durant ses deux premières années. On y trouve même des mots de la plume de l’ami Mario Tessier.
À en croire l’organisation du livre, le livre s’adresse à ceux qui ont entendu parler des blogues scientifiques et qui veulent en savoir plus. La première partie, «Entrez dans la blogosphère!» s’aventure à expliquer le phénomène pour ceux qui n’y connaissent presque rien. Un premier chapitre sur «Pourquoi diable bloguer?» donne suite à un deuxième chapitre expliquant quelques notions élémentaires, puis à un survol de la courte histoire du blog scientifique jusqu’en 2007. Un quatrième chapitre disjoint explore la baladodiffusion avant d’attaquer les enjeux idéologiques soulevés par la diffusion d’information libre. Pour clore cette première section, le cinquième chapitre incite les lecteurs à bloguer en leur montrant quoi faire, puis explore le cas du site-parapluie «Science, on blogue».
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par Laurine - mardi, 18 mars 2008 - 16:04 (Arts visuels, Critiques, Lectures, SF&F autre, Techno/sciences)
L’illustration est une discipline un peu particulière de l’art. Son caractère ambigu vient peut-être du fait qu’on ne sait pas s’il faut la juger d’après sa fonction ou sa méthode de réalisation. Longtemps associée aux publications populaires (et donc commerciales), ce n’est que depuis récemment qu’on la considère comme une discipline artistique à part entière. Mais à peine a-t-elle gagné ses lettres de noblesse que l’illustration voit l’informatique chambouler la situation. Il semble que dans l’esprit de certains, l’utilisation de logiciels tels que Photoshop ou Painter menace l’aspect artistique de l’illustration.
Le recueil d’essais Paint or Pixel: The Digital Divide in Illustration Art, édité par Jane Frank, oppose les tenants des méthodes traditionnelles à ceux du numérique. Les arguments avancés révèlent d’une part l’ampleur d’un fossé générationel, mais ils mettent aussi en évidence l’inquiétude des artistes traditionnels qui voient le nombre de leurs contrats diminuer au profit d’artistes du numérique capables de répondre à une plus grande demande et en moins de temps. Selon Jane Frank dans son introduction, cette cassure serait plus évidente dans le domaine de la science-fiction et de la fantasy, ce qui est assez ironique quand on y pense. L’illustration a longtemps été snobée pour son approche résolument commerciale et populaire avant qu’on ne l’accepte en tant que discipline des beaux-arts. Aujourd’hui, le numérique remet encore une fois sa nature artistique en question, et ce, dans un domaine littéraire qui est justement snobé… parce que considéré comme une forme d’expression commerciale et populaire!
Je pourrais suggérer que cette perception négative envers la littérature SFF renforce le conservatisme du milieu des illustrateurs dans ce domaine (aux États-Unis peut-être), mais c’est une hypothèse de ma part.
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par Eric - lundi, 10 mars 2008 - 21:58 (Lectures, Musique, SF&F autre, Techno/sciences)
Ce n’est plus une nouveauté quand un artiste décide de distribuer une oeuvre gratuitement par Internet. Il me semble tout de même remarquer une concentration inhabituelle de telles offres depuis quelques mois. Si vous cherchez de quoi lire (ou écouter):
- Pour le septième anniversaire de son blogue, Neil Gaiman a tenu un sondage où il demandait à ses lecteurs lequel de ses livres devrait être offert gratuitement. Résultat: d’ici la fin du mois, vous pouvez lire American Gods en ligne sans payer un sou. Pas moyen de le télécharger, par contre. Jetez-y un coup d’oeil si vous ne l’avez pas déjà lu: c’est un bon roman bourré de mythologie et de découvertes.
- Jeff Vandermeer lance une version électronique de son nouveau roman, The Situation, en même temps que la version papier. Ça promet; on a décrit le roman comme “Dilbert dans Gormenghast“. Vous trouverez le fichier au début de cette entrevue sur le site de Wired. (Je n’ai pas encore lu ce roman, mais j’ai apprécié le recueil City of Saints and Madmen où l’auteur donne vie à une métropole de fantasy étrange et bien étoffée tout en jouant avec la forme même de la fiction. Notons avec incrédulité que Vandermeer prépare un roman dans l’univers de Predator.)
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par Laurine - dimanche, 9 décembre 2007 - 21:13 (Lectures, Société, Techno/sciences)
Voilà un concept intriguant. Comment la planète évoluerait-elle si elle n’avait plus à supporter le poids de l’humanité? En quelque 300 pages, Alan Weisman nous brosse un tableau qui s’étend sur des milliers d’années, le tout ponctué d’avis d’experts, d’exemples pris du passé et de quelques touches d’humour. L’auteur jette un regard détaché sur le problème posé par notre démographie étouffante. Nous voyons que l’impact humain sur l’environnement le préoccupe, mais il ne se lance pas dans de longues diatribes contre les pollueurs, la société de consommation, les dirigeants qui manquent de vision, nos petits intérêts mesquins. Il présente les choses comme elles sont et laisse le lecteur tirer ses propres conclusions.
Il n’emploie pas non plus le ton apitoyé des écolos-dépressifs. Pour illustrer son propos, il invente une disparition subite et totale de l’humanité, excluant ainsi l’idée d’une lente agonie de l’espèce causée par des problèmes environnementaux. Il s’amuse d’ailleurs à spéculer sur les causes possibles d’une extinction aussi brutale: le fameux enlèvement chrétien (the Rapture), la fin d’un éventuel programme de simulation extraterrestre, un supermégavirus-surprise. Toutes les suggestions sont bonnes, c’est le résultat qui compte.
L’exercice est forcément subjectif. L’auteur consulte des scientifiques, des travailleurs, des spécialistes en tout genre. Il peut poser une même question à deux ou trois personnes et obtenir des réponses diamétralement opposées. Il s’agit d’un exercice d’extrapolation, d’un guide général sur des phénomènes dont nous ne serons pas témoins, et non d’un bouquin à voyager dans le temps. Cela n’empêche pas Alan Weisman de donner beaucoup de détails sur les espèces animales et végétales, sur la façon dont elles réagiront une fois que la place sera libre. Pour le lecteur lambda, certains passages paraîtront un peu lourds, mais les amateurs purs et durs d’entomologie ou de botanique, par contre, vont trouver ça chouette. Et parmi les statistiques qu’il fournit sur toutes sortes de sujets actuels, il y en a qui vous feront hausser les sourcils.
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par Laurine - mercredi, 15 août 2007 - 18:07 (Plogues, Techno/sciences)
Alors qu’au mois d’août les gens partent en vacances, les blogueurs de Fractale framboise sont bien occupés. En cette période de calme plat sur FF, je peux toujours vous référer à un article qui est paru sur le site Web de La Presse aujourd’hui. Pascal Lapointe souligne les 50 ans de la théorie des univers parallèles. Le point de départ serait la théorie des particules quantiques pondue par Hugh Everett en 1957. À souligner, Jean-Louis Trudel y va de quelques commentaires dans l’article.
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par Eric - samedi, 21 juillet 2007 - 13:41 (Insolite, SF&F autre, Techno/sciences, Écrire)
Charles Stross décortique un article au sujet d’une nouvelle pratique publicitaire dans un jeu en ligne. C’est fascinant de réaliser à quel point la technologie (et le désir de profit, dans ce cas-ci) crée des phénomènes de plus en plus étranges, pointus, et difficiles à comprendre pour quiconque n’y participe pas. Le redoutable Warren Ellis[1] explore de tels phénomènes régulièrement dans ses Second Life Sketches, des croquis d’un monde virtuel de plus en plus populaire. J’ai l’impressions que de tels mondes regorgent de possibilités d’histoires de science-fiction presque impossibles à écrire de par leur densité de concepts. Peut-on envisager, par exemple, qu’un monde virtuel acquière une population significative de gens qui y vivent 24 heures sur 24? S’ils le font assez longtemps, ces reclus du virtuel resteraient-ils capables de communiquer avec ceux qui vivent dans le monde réel, ou est-ce que leur culture dériverait au point où elle en deviendrait incompréhensible de l’extérieur? Pour écrire l’histoire de tels reclus, de l’intérieur et de manière réaliste, il faudrait non seulement étoffer leur culture comme on peut le faire pour une race extra-terrestre, mais en même temps en faire une extrapolation possible de la culture humaine, et tenir compte de la vitesse avec laquelle les idées se propagent et sont concrétisées dans le monde virtuel.
J’exagère peut-être la difficulté. Il est vrai que des oeuvres comme Down and Out In the Magic Kingdom appliquent une telle vivacité technologique au monde réel et matériel de façon plutôt satisfaisante. Je ne sais plus si j’ai déjà lu une oeuvre qui pousse très loin dans le virtuel, par contre.
Et qu’en est-il de votre réalité? Y en a-t-il parmi vous qui habitent déjà de tels mondes à temps partiel?
[1] Notons en passant que Warren Ellis, connu surtout comme auteur de comic books, vient d’écrire un premier roman. Il en offre le premier chapitre en ligne. C’est du pur Ellis: sordide, bizarre, un peu ordinaire d’abord pour quiconque l’a déjà beaucoup lu, mais ça atteint une espèce de poésie scatologique quand débarque un personnage important et inquiétant.
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par Laurine - mercredi, 16 mai 2007 - 19:36 (Insolite, Société, Techno/sciences)
Jeudi, je pars pendant deux semaines en Europe. L’avion décollera de Dorval et se posera à Amsterdam, où je prendrai un autre vol en direction du Luxembourg. Dans l’effervescence du ménage, du lavage et des bagages, je tombe sur ce petit article dans le journal La Presse intitulé «Un détecteur à l’aéroport de Schiphol dévoile les contours du corps». Pardon?
L’aéroport d’Amsterdam vient juste de se doter d’un tout nouveau scanner qui dévoile le contour du corps des passagers, une étape de plus dans la chasse effrénée aux terroristes et dans l’effritement de notre vie privée. L’écran lui-même se trouve dans une pièce séparée et le visage des passagers est miséricordieusement brouillé. Ce système est censé faciliter la détection d’armes.
Fichtre.
Il viendra un moment où les terroristes en puissance se diront que faire sauter un avion est trop compliqué et qu’il vaut mieux exploser directement dans l’aéroport bondé. Je me demande ce qu’on inventera pour se rassurer après ça.
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par Eric - vendredi, 5 janvier 2007 - 15:44 (Techno/sciences, Écrire)
J’écris ce billet malgré mon ordinateur. J’espère que le vôtre vous laissera le lire.
J’aime écrire à l’ordinateur, pourtant. Quand je m’y plonge, les yeux rivés sur l’écran, j’en oublie le clavier. On pourrait croire alors à une communication télépathique avec la machine: je pense les mots et ils apparaissent à l’écran, tous bien formés dans une police de caractères noble qui donne à l’idée la plus bête une aura de légitimité. Chaque lettre naît complète. Sur papier, il faut les tracer chacune avec ses hauts et ses bas, ses boucles et ses retours en arrière. Chaque mot est un trajet, et le résultat devient illisible si on tente d’aller trop vite. C’est plus brouillon, plus salissant parfois, et qui de nos jours oserait écrire un roman entier sans l’aide d’un clavier et de ce serviteur magique que l’on nomme “Undo”?
D’accord, l’ordinateur manque de romantisme. La plume est bien plus élégante. Le papier a une valeur en tant qu’objet: un manuscrit témoigne des hésitations de l’auteur, de sa sueur et son sang (figurativement parlant, dans la plupart des cas). Même dactylographié, celui de On the Road de Jack Kerouac est devenu un objet mythique, un long parchemin écrit avec une rare spontanéité et soumis tel quel à l’éditeur. Avant l’ère Xerox, un manuscrit était unique: on pouvait le brûler pour en tirer de jolies flammes et un soupçon de drame. Le papier a toujours fait un bon sujet d’anecdote, qu’il s’agisse de l’écriture-miroir des cahiers de Léonard de Vinci ou du manuscrit de Carrie secouru de la poubelle par Tabitha King, épouse d’un certain Stephen. Les écrivains d’aujourd’hui laissent moins de traces concrètes. Verra-t-on un fichier Word exposé dans un musée? La postérité retiendra-t-elle les fonds d’écran d’Elisabeth Vonarburg[1]?
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par Laurine - dimanche, 20 août 2006 - 8:54 (Arts visuels, Techno/sciences)
Les amateurs d’énigmes, les gens qui s’ennuient parfois au bureau et les fins connaisseurs en matière d’informatique devraient jeter un coup d’œil à Ouverture facile, un jeu gratuit en Flash disponible sur Internet. Le joueur doit résoudre une suite logique de puzzles dont la difficulté est croissante. Son sens de l’observation et son raisonnement sont mis à l’épreuve de façon amusante, parfois frustrantre, mais il n’y a pas de triche de la part du concepteur. Il y a un prérequis, cependant: quiconque s’essaie à ce jeu doit s’y connaître en Internet. Il est impératif de savoir faire une recherche sur Google et de comprendre le fonctionnement des URL. La compréhension de certains logiciels de graphisme ou de traitement de texte peut aussi aider. Des indices sont fournis à chaque étape, lisez-les bien. Je ne suis pas rendue bien loin, personnellement, faute de temps. Mais jusqu’ici, l’expérience vaut le coup d’en parler.
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par Laurine - dimanche, 6 août 2006 - 11:27 (Techno/sciences)
Une chance que les études sur Internet foisonnent et qu’elles ne s’entendent pas toutes pour dire qu’une exposition prolongée à la toile est nocive. Ces jours-ci, pourtant, il semble y avoir une conjonction de nouvelles qui ne présentent pas Internet sous son meilleur jour. Sur le site de Statistique Canada, par exemple, vous pouvez télécharger le document «Internet influence-t-il l’emploi du temps des Canadiens?» (entrez Internet dans le moteur de recherche pour y accéder). Voici ce que l’on peut lire dans le résumé:
Les grands utilisateurs — définis comme étant les personnes ayant passé plus d’une heure sur Internet à des fins personnelles pendant la journée de référence — ont un style de vie qui diffère considérablement de celui des non-utilisateurs, voire des utilisateurs modérés. La plus grande différence réside dans le fait qu’ils passent nettement moins de temps à occuper un travail rémunéré. Ils passent aussi moins de temps aux tâches ménagères et aux soins personnels tels que le sommeil et la relaxation. Les étudiants et les chômeurs sont les plus susceptibles d’être de grands utilisateurs. De plus, ils sont généralement jeunes, et une proportion considérable est masculine (59 %).
Les grands utilisateurs ont passé plus de temps seuls pendant la journée de référence que les non-utilisateurs, même si l’on compare des gens du même contexte social et démographique. Même s’ils passent moins de temps avec la famille et les amis, un bon nombre des grands utilisateurs participent à des activités en ligne qui supposent une interaction sociale, telles que la messagerie électronique et le clavardage.
Autrement dit, ces Grands Utilisateurs passent moins de temps avec autrui, jusqu’à négliger leurs proches: ils s’occupent moins de leurs enfants et/ou de leur conjoint (quand ils en ont). Ils ne connaissent pas bien leurs voisins. Ils s’impliquent moins socialement et sont moins portés sur le bénévolat. Ils font moins le ménage. Ils dorment moins et réfléchissent moins [sic]. Ils sortent aussi moins souvent. Moins, moins, moins, moins, moins!
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par Laurine - mardi, 4 juillet 2006 - 20:38 (Critiques, Insolite, Lectures, Techno/sciences)
Dans un ancien billet, j’avais parlé de l’ouvrage Spook: Science Takles the Afterlife, de Mary Roach. Elle se penchait sur les vaines tentatives de la science de localiser l’âme dans le corps humain, d’en définir la substance, voire de prouver son existence. Je viens de terminer son ouvrage précédent, Stiff: The Curious Lives of Human Cadavers (paru en 2003), qui porte, celui-là, sur les usages possibles des cadavres lorsqu’on ne les enterre ni ne les brûle. A priori, le sujet n’est pas joyeux. D’un chapitre à l’autre, des macchabées en tout genre sont disséqués, décapités, volés, soumis à des outrages multiples au nom de la science, et même mangés. (Et faute de cadavres, on a recours à des animaux vivants.) Le lecteur a intérêt à faire preuve de détachement clinique ou, à la rigueur, d’une bonne dose d’humour noir. L’auteure réussit très bien dans ce domaine quand elle se force à regarder le pire tout en conservant un ton jovial. Le tour de force de Roach, comme dans Spook, c’est de ne jamais manquer de respect envers les gens qu’elle interroge, même si leurs pratiques pourraient facilement être contestées au nom de la dignité humaine — et au détriment de la science, doit-on ajouter.
La plupart des gens qui acceptent de faire un don post-mortem ne savent pas à quoi serviront leurs restes. (Leur famille non plus.) La plupart s’imaginent sans doute qu’on récoltera leurs organes aux fins d’étude ou de transplantation, et ils n’ont pas nécessairement tort. Mais certaines pratiques, bien que cruciales au développement de techniques chirurgicales ou sécuritaires, pourraient les surprendre.
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par Laurine - lundi, 26 juin 2006 - 16:03 (Arts visuels, Insolite, Techno/sciences)
Vous vous souvenez de ces fameux kits de chimie que l’on offrait aux enfants, avec lesquels ils carbonisaient une partie du garage familial? Avec un peu d’imagination, on peut expérimenter de façon tout à fait scientifique (et relativement sécuritaire) avec des produits ordinaires achetés au supermarché. Vous avez sans doute entendu parler de l’effet de geyser que l’on obtient en laissant tomber une Mentos (un bonbon à la menthe) dans une bouteille de Coca-Cola. Eh bien, deux rigolos ont poussé l’expérience à l’extrême, en produisant un spectaculaire son et lumière liquide. Leurs expériences se trouvent sur le site Eepybird en format Quicktime. Après un lundi de travail, ça rafraîchit les neurones.
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par Eric - lundi, 5 juin 2006 - 0:12 (Arts visuels, Insolite, Techno/sciences)
Quelques liens ramassés en chemin:
Parce que le monde devient chaque jour plus étrange.
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par Laurine - dimanche, 19 février 2006 - 12:24 (Arts visuels, Critiques, Techno/sciences)
Comme le laisse entendre son titre, Myst V: End of Ages marque la fin de cette fabuleuse série de jeux vidéo. Plus qu’un simple passe-temps demandant au joueur de résoudre des énigmes, Myst offre un univers de fantasy complexe où l’écriture permet de créer des Âges, de les voir évoluer et, malheureusement, de les détruire si un livre de liaison tombe entre les mauvaises mains.
La conclusion de la série puise dans les quatre premiers volets, et aussi dans Uru, un monde dérivé auquel je n’ai jamais eu accès faute d’équipement adéquat. Le joueur est accueilli par Yeesha, maintenant adulte, qui lui demande de retrouver une tablette investie de pouvoirs. Ce puissant artefact lui permettra de reconstruire D’ni. Pour mettre la main dessus, il faut au préalable rassembler quatre ardoises éparpillées dans plusieurs Âges. Arrive dans le récit un dénommé Esher, un hippie grognon et chauve qui s’oppose à Yeesha. Interviennent aussi les Bahro, des créatures asservies veillant sur les ardoises que récolte le joueur. Le jeu commence à K’veer, qui s’avère à la fois un point de départ et d’arrivée. Un petit monde intermédiaire, Direbo, fait le lien entre les quatre lieux où sont réparties les ardoises: Tahgira (le village dans la neige), Todelmer (l’observatoire astronomique), Noloben (les îles aux menhirs) et Laki’ahn (l’arène). Chaque ardoise retrouvée est utilisée pour progresser dans le jeu, et on peut y tracer des symboles qui obligent les Bahro à recourir à leur magie. Comme d’habitude, l’histoire se conclut avec trois issues possibles, dont une seule est optimiste.
Parmi les comptes rendus sur Internet, vous aurez le lot habituel d’éloges dithyrambiques. Cette fois, par contre, impossible de ne pas aussi remarquer les exclamations de dépit et les critiques grincheuses venant de joueurs frustrés. J’avoue partager l’impression désagréable qu’avec End of Ages, quelqu’un a pris toutes les mauvaises décisions concernant la conception du jeu.
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