Archives: Ottawa
par Laurine - jeudi, 28 février 2008 - 20:34 (Ottawa, Plogues, SF&F francophone)

Oubliez un instant les froufrous des Oscars® pour penser aux choses sérieuses. Claude Bolduc vient de remporter le prix littéraire Le Droit dans la catégorie jeunesse. L’honneur lui revient pour son roman d’épouvante Là-haut sur la colline, publié chez Vents d’Ouest. Pour plus de détails, vous pouvez consulter la page À l’honneur de la revue Lurelu.
Félicitations, Claude!
[Nota: Photos piquées sur le site de VO sans permission.]
28 commentaires
par Christian - dimanche, 18 février 2007 - 18:05 (Arts visuels, Insolite, Ottawa)
Alors que j’écris ceci, l’édition 2007 de «Bal de Neige» tire à sa fin et le bilan ne pourrait être plus positif: Dû à une météo inhabituellement favorable (assez douce durant les fins de semaines pour attirer les foules, et suffisamment froide durant la semaine pour ne pas causer de soucis d’entretien aux organisateurs), le festival hivernal annuel de la région Outaouaise a été un grand succès cette année. Les blagues habituelles au sujet de Waterlude n’ont pas trouvé preneur étant donné la température et l’achalandage des sites du festival a rarement été aussi haut.
J’ai profité d’un vendredi midi étonnament doux et ensoleillé pour aller faire un tour au parcs des scupltures sur glace et vous ramener quelques images.

Kevin Ashe & Suguru Kanbayashi, «Scène de rue». À droite: Venom. À gauche: Spiderman. En haut: Mary Jane (?) et “Help!”.
Après la (suite…), quelques photos supplémentaires.
(suite…)
3 commentaires
par Christian - jeudi, 15 février 2007 - 20:53 (Insolite, Ottawa)
Bonjour, mon nom est Christian et je suis un geek d’autobus.
Oui, je prends l’autobus et oui, j’aime ça. (Je n’aime pas les autres personnes à bord de l’autobus, mais je suis bien à l’aise avec le reste). Être geek d’autobus, c’est pouvoir vous expliquer où se trouvent les meilleures places à bord de chaque modèle d’autobus utilisé par OCTranspo, lire quotidiennement la communauté livejournal OCTranspo et faire un effort pour me tenir au courant du téléroman parfois invraisemblable qu’est le transport en commun à Ottawa.
Quand on a annoncé qu’OCTranspo allait mettre un autobus à deux étages à l’essai pendant deux semaine, ma vie a changée : j’ai juré que je devais prendre cet autobus. Heureusement, une page avec l’horaire quotidien de l’unique autobus en question a rendu mon travail de stalker plus facile.

Un autobus, deux étages, 93 places
(suite…)
9 commentaires
par Christian - mardi, 14 novembre 2006 - 18:36 (Ottawa, Plogues)
Décidément, j’ai mal choisi mon mois d’ermitage : Les quelques prochains jours seront chargés pour l’amateur de SF&F à Ottawa.
Jeudi, Jean-Louis Trudel nous rappelle que l’Alliance Française d’Ottawa tiens sa soirée science-fiction, en compagnie des redoutables Jean-Louis Trudel, Michèle Laframboise, Caroline-Isabelle Caron et moi-même (puisqu’il fallait bien quelqu’un pour charrier les boîtes). Au programme: une conférence sur Jules Verne, une table ronde sur la SF et des rencontres avec les fans francophiles de la région d’Ottawa. Avec un peu de chance, je vous ferai un résumé des événements, mais ce serait mieux de vous y voir en personne: C’est gratuit et ça se déroule à 18h au centre-ville (352 MacLaren)… quoi de plus accessible?
Mais ce n’est pas tout! Les amateurs de SF hard seront ravis d’apprendre que c’est samedi et dimanche prochain, 18 et 19 novembre, que se tiendra le Canadian Space Summit 2006. Tel le titre l’indique, il s’agit d’une conférence de niveau semi professionnel au sujet de l’exploration spatiale made in Canada. Les connaisseurs sauront apprécier la présence du formidable astronaute Chris Hadfield, de l’ingénieur/écrivain Eric Choi et de la charmante Sumitra Rajagopalan, que l’on a déjà vu au congrès Boréal. Hélas, le site web de l’événement n’indique pas si les lambins de mon espèce peuvent s’inscrire sur place, faute de s’être déjà enregistré.
Finalement, si vous voulez faire un tour du côté plus coloré du fandom, Ottawa accueillera également en fin de semaine AC-Cubed 2006, la (troisième!) convention d’anime annuelle de la région d’Ottawa. Les amateurs de SF&F traditionnelle seront verts d’envie de voir que l’édition 2005 du congrès avait attiré pas moins de 850 personnes! Honteux, j’avoue que j’ai seulement appris l’existence de cette convention il y a deux jours, ce qui témoigne mieux que toute autre chose que le fandom est parfois bien plus grand qu’on l’imagine. Les francophones seront contents d’apprendre que l’événement fait un excellent effort pour se présenter de façon bilingue, bien qu’il est impossible de juger de l’horaire à ce moment-ci. Si des lecteurs de Fractale Framboise s’y trouvent, laissez-nous vos impressions de l’événement dans les commentaires!
Mais que nos lecteurs montréalais arrêtent de râler : Ils ont le Salon du Livre de jeudi jusqu’à lundi, alors…
7 commentaires
par Christian - jeudi, 19 octobre 2006 - 22:35 (Arts visuels, Ottawa)
Un des aspects les plus méconnus de la région de l’Outaouais/Gatineau est son influence dans le domaine de la bande dessinée canadienne française. En plus d’un programme universitaire en bande dessinée internationalement reconnu, la région se fait également l’hôte d’un festival annuel dédié à la BD: Le Rendez-vous international de la bande dessinée de Gatineau, maintenant à sa septième édition.
Je ne pourrais y être par manque de temps, mais il serait difficile de passer cet événement sous silence, surtout lorsqu’on considère qu’il est partiellement logé dans les somptueuses pénates du Musée canadien des civilisations: Pourquoi ne pas vous payer une journée d’histoire, de film IMAX et de BD? N’oubliez pas de dire bonjour au sympathique Paul Roux si vous le croisez, étant donné son rôle déterminant à faire de Gatineau une plaque tournante de la BD franco.
Ceci dit, j’ai quand même été y passer quelque minutes jeudi soir, question de dire bonjour à Michèle Laframboise, qui était sur place pour présenter deux nouveaux albums, Séances de signatures (fraîchement paru) et La Plume Japonaise (disponible depuis juillet). Dans les deux cas, on reconnaîtra l’humour sympathique de Laframboise et la façon dont elle sait livrer un bon divertissement. La Plume Japonaise, paru en juillet dernier pour le festival Fantasia, s’attaque gentiment aux clichés des Mangas. (Les habitués du fanzine MensuHell auront suivi la série du numéro 54 au numéro 77)
Mais La Plume Japonaise trouve également sa genèse dans une autre série de Laframboise, “Le fanzinat BD pour les nuls”, une série dans laquelle Laframboise décrit les mésaventures d’une dessinatrice pendant des séances de signatures. Réalisé en une série de planches inspirées de faits vécus, parions que cet album saura rejoindre les légions d’auteurs qui en voient de toutes les couleurs en attendant d’être riches et célèbres. Notons au passage le titre de quelques pages: “Le fan qui essaie d’être gentil”, “La journaliste culturelle”, “Le fan qui cruise pour obtenir un album gratuit”, “Le fan qui vient de sortir de prison”, “Les dévoreurs de signets”, “Le fan qui vous prends en pitié”, “Le palmarès des 12 phrases les plus surréalistes prononcés par des fans de bonne volonté” ainsi que ma planche favorite (parce que j’y était), “Le signal d’alarme fou”. Ceux qui étaient au congrès Boréal en 2006 ont déjà eu l’occasion de voir plusieurs de ces planches, mais ça ne se compare pas au format pratique de l’album.

Fidèle à la tradition des dédicaces illustrées, Michèle s’est même livrée à une caricature de votre humble reporter.
On comprendra que tous les auteurs qui fréquentent Fractale Framboise se reconnaîtront dans ces mésaventures. (On notera que Jean-Louis Trudel se trouve sur la couverture arrière de l’album, donnant le punch à un gag aussi photographique que drôle/déprimant.) Pour les purs lecteurs, ce sera plutôt un aperçu de ce qu’est la vie de l’autre côté de la table.
L’album est disponible pendant tout le Rendez-vous de la BD de Gatineau, et se vend (entre autres) à la librairie Fichtre! de Montréal.
4 commentaires
par Christian - mardi, 25 avril 2006 - 22:26 (Ottawa, Plogues, Société)
Il n’y a pas à dire, la vie est bizarre: Lors de la fondation de Fractale Framboise, j’étais loin de me douter que le blog allait me permettre de retourner à mon alma mater pour corrompre des douzaines de jeunes esprits impressionnables à coup d’histoires de pieuvres parlantes dans l’espace. Et d’obtenir un lunch gratuit pour ma peine.
Laissez-moi vous expliquer.
(suite…)
6 commentaires
par Christian - dimanche, 12 mars 2006 - 12:49 (Ottawa, Société)
(Deuxième dans une série d’entrevues réalisées au Salon du Livre de l’Outaouais 2006.)
Jacques Côté est déjà un des auteurs de polar les plus en vue du Québec. Après un début fracassant en 1998 avec Nébulosité croissante en fin de journée, il récidive en 2002 avec Le Rouge idéal, qui lui vaudra le prix Arthur Ellis du meilleur roman. Ce succès est suivi par Wilfrid Derome, expert en homicides, une biographie d’une figure marquante en sciences judiciaires. Son tout dernier livre est La Rive noire, publié chez Alire en 2005.

Pourquoi les lecteurs devraient-ils se procurer vos livres plutôt que ceux d’un autre auteur?
Parce que ça va me permettre, un jour, d’être indépendant et de ne plus aller travailler comme professeur de littérature. Parce que mes lecteurs me demandent à quand le prochain: alors plus je vais vendre de livres, plus je vais pouvoir en écrire. Ça me satisfait moi d’abord parce qu’écrire, c’est ce que j’aime le plus faire dans la vie. C’est une des activités qui me procure le plus de plaisir et c’est certain que j’aimerais en faire mon gagne-pain. J’aimerais vous dire que les lecteurs devraient se procurer mes livres parce qu’ils sont les meilleurs, c’est clair et net, mais je n’ai pas cette prétention là: je ne pense pas être le meilleur, mais je pense faire de la bonne littérature policière.
Est-ce que vos livres ont des qualités sociales ou médicinales?
Je sais qu’ils ont fait faire bien des cauchemars à des lectrices, notamment Nébulosité croissante en fin de journée, donc pour les gens qui ne rêvent jamais, c’est peut-être l’occasion de retrouver la faculté de rêver ou de faire des cauchemars. Je crois aussi que, habituellement, les gens qui achètent mes livres les lisent jusqu’à la fin. Ce sont quand même des livres de 350-400-450 pages, alors pendant qu’ils font ça, ils ne pensent pas à autre chose et ont moins de soucis.
Quelle place vos livres occupent-il dans vos plans de domination mondiale?
Je ne suis pas encore au stade de la mondialisation. Pour l’instant, je vais commencer par conquérir le marché québécois: commençons localement. Mais déjà je ne suis pas très loin d’Ottawa aujourd’hui, c’est pas si mal: j’ai vendu des livres à gens d’Ottawa qui ont traversés le canal Rideau, la rivière Outaouais pour me voir. Cette année, j’ai aussi vendu cinq Deromes en France, alors c’est déjà quelque chose. Je devrais peut-être finir par conquérir le marché français.
Quel traumatisme tentez-vous d’infliger à toute la population canadienne avec ce livre?
Je pense que mon prochain essai, intitulé Salut l’indépendance -qui n’est pas une histoire, pas un roman policier- pourrait causer des traumatismes à certains fédéralistes canadiens même si moi je suis un indépendantiste qui prône une ouverture sur le monde, pas vraiment un nationalisme d’exclusion. D’ailleurs le mot nationaliste m’écoeure, je suis plutôt un indépendantiste rationnel. Peut-être que ce livre-là pourrait causer quelques maux de tête mais en même temps c’est n’est pas un livre anti-canadien, au contraire. (…) Mon but n’est pas de convaincre quiconque de devenir indépendantiste, loin de là, mais en même temps j’écris des textes sur la politique canadienne, des textes que j’ai commencé à écrire en 1991, jusqu’en 2006: [Salut l'indépendance] est un peu mon parcours d’histoire politique québécoise et canadienne, du couple Canada/Québec. On y trouve des récits, des opinions, une partie de mon journal. Mais en toute amitié, ce n’est pas un livre plein de ressentiment. Bien sûr, il y a des gens qui y passent au cash, ceux qui nous volent. Pour moi, le scandale des commandites, c’est quelque chose qui m’a beaucoup dérangé. De voir qu’on avait pu vouloir nous berner de manière aussi stupide… (…) Peut-être que ce livre-la va déranger. J’espère que non, j’espère ne pas perdre des lecteurs à cause de ça, mais comme vous voyez, moi, ce n’est pas de ne pas déplaire nécessairement, j’écris ce dont j’ai envie. Je ne sais pas si les auteurs de polar vont aimer, mais il y a peut-être d’autres individus qui vont apprécier ce type de littérature.
Puisque ceci est une entrevue avec Fractale-Framboise, nous devons demander: Pourquoi n’y a-t-il pas plus de framboises dans votre fiction?
Est-ce que qu’il y en a des framboises? Est-ce que tu as tout lu, est-ce que tu es sûr de ton coup? J’essaierai peut-être d’y remédier, peut-être dans le prochain. Un sundae framboise au curare, ça pourrait être intéressant pour cacher le crime.
Si un groupe quelconque doit condamner ton livre et te désigner comme hérétique, lequel préfèrerait-tu?
Des extrémistes de droite, des radicaux d’Al Quaeda, des extrémistes religieux. Si ces gens voudraient me détester pour des propos que je tenais contre eux, je serais fier. Parce que ces gens, il faut les dénigrer, autant qu’on peut. Il y a beaucoup de gens présentement qui se taisent parce qu’ils ont peur d’individus comme eux mais dans mon dernier roman il est question d’extrémisme religieux. Je vis très mal avec l’extrémisme religieux, ayant été élevé chez les religieuses. Très jeune, comme pensionnaire, j’ai pas mal décroché de la religion à ce moment-là. Ce qui est dommage, parce que comme bien d’autre gens, rendu à mon age, on est tous sur un rêve, on espère la grande rencontre avec Dieu… cette rencontre la n’est pas encore venue. Je pense que tout ce passé religieux derrière moi ne m’aide pas, justement, à faire cette rencontre avec Dieu. Peut-être plus tard, mais pas pour l’instant.
2 commentaires
par Christian - samedi, 11 mars 2006 - 22:56 (Ottawa, Plogues, SF&F francophone)
Pour plusieurs personnes, le samedi est la journée du Salon du Livre de l’Outaouais. C’est à ce moment qu’on y retrouve le plus de visiteurs, le plus d’auteurs et de plus d’activité. Entre les foules…

…il y a des discussions sur la grande scène…

…et d’autres foules.

À l’intérieur du salon, les allées déjà petites sont fréquemment devenues impassables et la température a atteint des niveaux tropicaux. (Ce qui reflétait bien la météo très clémente qui régnait sur l’Outaouais aujourd’hui.)
Mais peu importe: Fractale Framboise a fait fi des foules et vous a récolté des entrevues avec Jacques Côté, Guy Sirois, Serena Gentilhomme, Pierre-Luc Lafrance, Laurent McAllister et Alexandre Lemieux. Au cours des prochains jours, attendez-vous donc à lire les retranscriptions de ces entretiens. Vous connaissez déjà les questions (que nous avons étrennées avec Claude Bolduc), mais ce sont les réponses qui vous tiendront en haleine, bien sûr…
(Aussi bien préciser dès maintenant que les propos des auteurs n’engagent qu’eux, et non les auteurs de Fractale Framboise. Êtes-vous intrigués, maintenant?)
3 commentaires
par Christian - vendredi, 10 mars 2006 - 21:20 (Ottawa, SF&F francophone)
Lors de notre première visite au Salon du Livre de l’Outaouais, nous avons profité de l’occasion pour réaliser une courte entrevue avec un Claude Bolduc au regard méfiant.

“Une entrevue avec moi??!”
Bolduc, bien sûr, est l’éminence pas-si-grise de la littérature fantastique en Outaouais. En plus d’une longue série de nouvelles, on lui doit quatre anthologies et neuf romans jeunesse. Les plus futés auront remarqué qu’un certain “Claude” commente parfois sur Fractale Framboise: est-ce une simple coïncidence abominable? Allez donc jeter un coup d’œil à son site officiel pour en savoir plus!
Alors donc, la retranscription:
Pourquoi les lecteurs devraient-ils se procurer ton livre plutôt que celui d’un autre auteur?
Parce qu’en achetant, par exemple, ce livre-ci [Les Yeux Troubles], ils ont accès aux fantasmes les plus inavouables de Claude Bolduc. Chose qu’ils ne peuvent retrouver nulle part ailleurs.
Est-ce que ton livre a des qualités sociales ou médicinales?
Oui, et ça rejoint quelque chose que j’ai déjà dit: Quand on se sent mal, quand on a l’impression d’avoir l’univers tout entier contre soi, quand on est aussi misérable qu’un petit chien battu, ça fait du bien de lire une histoire ou ça va encore plus mal pour quelqu’un d’autre.
Quelle place ce livre-ci occupe-il dans tes plans de domination mondiale?
Il est aux premières loges, évidemment: Il s’agit de mon bouclier et de ma figure de proue. Et deuxièmement, comme piédestal, ça me donne une grandeur raisonnable.
Quel traumatisme tente-tu d’infliger à toute la population canadienne avec ce livre?
J’aimerais beaucoup faire blanchir les cheveux de tout le monde. Question de me sentir moins seul. [Dit-il en montrant ses tempes pas-si-grisonnantes]
Pourquoi n’y a-t-il pas plus de framboises dans tes livres?
Parce que ma mère, quand j’étais petit, m’a tellement achalée, avec mange des fruits, mange des légumes –et elle continue— que j’ai développé une sorte de résistance au plus profond de moi-même. J’en mange quand même, en cachette, mais je n’en fait pas la promotion parce que j’ai peur que les gens me perçoivent comme moi je percevait ma mère quand elle me forçait à en manger.
Si un groupe quelconque doit condamner ton livre et te désigner comme hérétique, lequel préfèrerait-tu?
Les monégasques. Parce qu’ils sont très peu nombreux.
15 commentaires
par Christian - jeudi, 9 mars 2006 - 21:58 (Ottawa, Plogues, SF&F francophone)
Et c’est parti: Jusqu’à dimanche, le Salon du Livre de l’Outaouais bat son plein. Fidèle à mes habitudes, je suis passé y faire un premier tour avant la cohue du samedi.
Les habitués du salon seront toujours à l’aise cette année: Très peu de choses ont changés pour cette 27e édition toujours tenue dans les locaux exigus du Palais des Congrès de HullGatineau.. Beaucoup d’exposants, souvent situés au même endroit que de par les années passés. Le prix d’entrée est toujours de 6$, bien que l’on vous remette en échange l’équivalent en coupons-rabais valides chez certains exposants. (Mais pas tous!)
Ce jeudi soir-ci était fort calme, peut-être même plus que d’habitude: La région d’Ottawa/Gatineau ayant subi une journée verglacée, plusieurs écoles (qui organisent des visites au Salon) ont préféré ne pas sortir les autobus. Mais même en temps normal, le jeudi soir est un des moments les moins achalandés du salon. J’en ai donc profité pour faire mes achats et réaliser deux entrevues.

Soirée calme au Salon du Livre
(suite…)
aucun commentaire
par Christian - samedi, 4 mars 2006 - 13:51 (Ottawa, Plogues, SF&F francophone)
C’est dans moins d’une semaine que s’amorce le grand rendez-vous annuel des lecteurs francophone de la région d’Ottawa/Gatineau: Le Salon du Livre de l’Outaouais (SLO). L’édition 2006 (la 27e!) commence jeudi, le 9 mars et se termine dimanche le 12 mars. Le tout sous la présidence de Bryan Perro. Êtes-vous prêts?
Le SLO est, avant tout, la fusion annuelle d’une centaine d’exposants en une gigantesque librairie francophone: Si vous vous plaignez que votre librairie n’a pas tel ou tel titre, le Salon est l’endroit idéal pour vous procurer le livre qui vous manque (voire même le commander, le cas échéant). Malgré son acronyme, le SLO n’a rien de lent: Bourré d’animations, de lancements et d’un volet BD, c’est facile de s’y perdre pour quelques heures. Si vous tenez à faire des achats, vaut mieux se présenter tôt au salon, parce que le samedi est un véritable cirque littéraire avec des milliers de visiteurs.
Mais il y a plus au Salon, bien sûr: Chaque édition amène avec elle des centaines d’auteurs, souvent la seule occasion de les voir dans la région d’Ottawa/Hull (oups; le “Hull” est encore un réflexe). Comme service public, j’ai épluché l’horaire des séances de dédicaces pour vous signaler les présences les plus intéressantes…
En ce qui me concerne, il n’y a qu’un seul arrêt immanquable au SLO: Le stand des éditions Alire. Science-Fiction, fantasy et polar, le tout mené par de véritables professionnels: Que demander de mieux? Vous pouvez même en profiter pour vous procurer les éditions de Solaris et Alibis qui vous manqueraient. Cette année, ce sont les redoutables Louise Alain et Frédéric Fournier qui seront aux commandes du stand 91; n’hésitez pas à leur dire bonjour… et ne soyez pas surpris s’ils parviennent à vous vendre des livres. (Vous pouvez leur dire que Fractale Framboise vous envoie, mais ça risque de les mystifier plus que de leur plaire.)
En ce qui concerne les présences d’auteurs, c’est un spécial tout-polars qu’offre Alire cette année:
- Luc Baranger (La ballade des Épavistes) Samedi: 11-12, 15-16, 19.5 – 20.5
- Jacques Côté (La Rive noire) Vendredi: 19-20 – Samedi: 13-14 – Dimanche: 15-16
- Michel Jobin (La Nébuleuse insième) Samedi: 14-15, 18.5-19.5
- Lionel Noël (Opération Iskra) Dimanche: 11-12, 14.5-16
L’audience de Fractale Framboise risque de s’intéresser plus particulièrement aux habitués des congrès Boréal:
- Claude Bolduc - Vendredi:19-21
- Michèle Laframboise - Vendredi:13.15 - Samedi:12-13, 16-17.5 - Dimanche:10-11.5
- Pierre-Luc Lafrance - Samedi: 10-11, 11.5-13, 14-17, 19-20 - Dimanche: 10-11, 11.5-12.5, 14-16
- Laurent McAllister (Deux pour le prix d’un!) - Samedi:12.5-14
- Yves Meynard (mal épelé “Ménard” dans l’horaire…) - Dimanche:10-11.5
- Guy Sirois - Samedi:13-14, 17-18 - Dimanche:11.5-13
- Jean-Louis Trudel - Jeudi:13-15
En ce qui concerne les genres de l’imaginaire, on notera également la présence des auteurs suivants:
- Fredrick D’Anterny (Storine) - Samedi:14.5-16.5, 17.5-19 - Dimanche:12.5-15
- Dominique Demers (etc.) - Samedi:13-15 - Dimanche: 11-12, 13-14
- Sonia K. Laflamme (etc.) - Jeudi:10-12, 16-17, 18-20.5 - Vendredi:10-12, 13-15, 16-17, 18-20.5 - Samedi:13-14, 15-17 - Dimanche:13-14, 15-16
- Bryan Perro (Amos Daragon) - Jeudi:9-10.15, 19.5-20.5 - Vendredi:9-10.5, 13.5-14.5, 16-17 - Samedi:10.5-12, 14-15.5, 19-20 - Dimanche:10-11.5
- Benoît Racette (Spaceway: Sauvetage Interdit) - Samedi:14-15 - Dimanche:14-15
- Anne Robillard (Les Chevaliers d’Émeraude) - Jeudi:18-21 - Vendredi:10-12, 14-16.5, 19-21 - Samedi:10-12, 13h30-16.5, 19-21 - Dimanche:10-12, 15-16
- Paul Roux (etc.) - Jeudi:10-11, 11-12 - Vendredi:11-12, 12-13 - Samedi: 12-13, 15.5-16.5, 18-19/ Dimanche:13-14, 14-15.5
- Jean-François Somain (etc.) - Jeudi:13-15, 17-18 - Vendredi: 13-15, 17-18 - Samedi:14-15, 16-17, 18-19 - Dimanche:14-16
- Robert Soulières (etc.) - Samedi:10-12, 14-16, 19-20 - Dimanche:10-12, 14-16
Finalement, il y a toujours les célébrités. Notons:
- Guy Badeaux (Bado 2004 et même plus!) - Dimanche:10-11
- Sheila Copps (La Batailleuse) - Jeudi:19-20
- Jacques Demers (En toutes lettres) - Dimanche:14-16
- Julie Huard (Le journal du baiser ou l’émoi de toi) - Jeudi:20-21 - Dimanche:14-15
- Normand Lester (Les Secrets d’Option Canada) - Samedi:12-14, 16-18 – Dimanche: 10-13
- Michel Vastel (Briser le silence) - Samedi:15.5-17
En ce qui me concerne, j’ai pris l’habitude de faire deux arrêts au Salon: Une fois le jeudi pour acheter des livres, et une autre le samedi pour dire bonjour aux amis (y compris, j’espère, Alexandre). Au plaisir de se revoir, peut-être…
7 commentaires
par Christian - samedi, 5 novembre 2005 - 15:43 (Lectures, Ottawa)
Si je me fais rare sur le blog ces temps-ci, ne soyez pas inquiet: J’ai un autre projet d’écriture qui va accaparer l’essentiel de mes temps libres durant le mois de Novembre. Lecture, cinéma, blog et autres divertissements sont mis sur la glace jusqu’au premier décembre. Désolé!
Ceci dit, rien n’allait me retenir d’aller faire un tour à un événement immanquable pour tous les bibliomanes de la région d’Ottawa: La Rockcliffe Park Public School Book Fair, une méga-vente de livres usagés servant à financer l’école publique du quartier posh des bien nantis d’Ottawa. On y trouve à chaque année une sélection étonnante de livres assez récents, le plus souvent en grand format à couverture cartonnée. Ce n’est pas un endroit idéal pour la science-fiction et la fantasy, mais si vous êtes un amateur de fiction criminelle, de politique canadienne ou de livres pour enfants, il est difficile de faire mieux qu’à Rockcliffe.
Manquer l’événement n’était pas une option acceptable. Mais trop acheter n’était pas préférable: J’ai déjà plus de livres dans ma pile “à lire” que la plupart des gens ont lus de leur vie: y ajouter une soixantaine de nouveautés n’est vraiment pas la façon de régler mon problème de livres en trop. Le défi est donc devenu le suivant: Comment aller à ce genre d’événement et ne pas (trop) acheter?
(suite…)
4 commentaires
par Christian - jeudi, 8 septembre 2005 - 22:44 (Lectures, Ottawa, Société)

Saviez-vous qu’une recherche Google pour “Crapters” donne 8,320 résultats?
Malgré l’image trafiquée ci haut, j’ai généralement une bonne opinion de la méga-chaîne Chapters/Indigo/SmithBooks/Prospero/Coles: Si vous voulez un livre récent et le voulez maintenant, la plupart des métropoles canadiennes ont un Chapters/Indigo pas trop loin. Presque par définition, cette chaîne de magasin occupe la niche d’un Wal-Mart littéraire: Beaucoup de stock, plusieurs aubaines et la “marque” de la compagnie est tellement répandue qu’elle est devenue synonyme d’achat de livres au Canada.
De dire que la chaîne Chapters/Indigo est là où les Canadiens vont acheter leurs livres n’est même pas une exagération: Grâce aux fusions (pas toutes volontaires) entre 1994 et 2001, une seule entité commerciale contrôle l’essentiel du marché des librairies au Canada anglais. (Le Québec, grâce à des facteurs évidents, est une exception, si bien qu’Archambault et Renaud-Bray se divisent également le gâteau) Ceci est un problème, peu importe le sourire que j’ai sur mon visage dès que j’entre dans un endroit qui stocke plus de 50,000 livres.
C’est un problème pour les mêmes raisons que toutes les monocultures sont un problème: Tous les œufs se trouvent dans le même panier. Notre glorieux système économique contemporain prends comme acquis que chaque marché bénéficie d’une saine compétition, mais ce n’est pas le cas pour les livres: Chapters/Indigo est la seule chaîne avec une présence d’une côte à l’autre. 230 magasins, 6,700 employés et $616M de profit.
Mais, surtout, l’absence d’un compétiteur. Si Chapters décide de ne pas stocker les titres d’un éditeur, tant pis. Si Chapters décide de ne pas payer ses fournisseurs à temps, tant pis. Si Chapters décide de réduire le nombre de livres disponibles dans ses magasins, tant pis. Grâce à leur pouvoir d’achat colossal, Chapters/Indigo peut dicter les termes de toute entente avec les éditeurs canadiens, peut vendre à perte et ainsi terrasser des librairies indépendantes au financement moins solide et peut bannir certains livres quand il ne s’agit pas de magazines. (Pour ne rien dire de l’opinion de leurs propres employés, ici et là et là-bas) En tant que cochon de consommateur, il ne reste plus grand choix. (En vérité, le seul grand compétiteur à donner du fil à retordre au monstre Chapters/Indigo, c’est amazon.ca.)
Mais comme dans Astérix, ce n’est pas toute la Gaule qui est occupée par les Romains. Un petit village d’irréductibles résiste vaillamment à l’invasion: les libraires indépendants. Puisque Allie a classé Fractale Framboise dans sa liste de liens “…à tendance littéraire ou dont l’auteur aime les livres et en parle”, pourquoi ne pas passer quelque lignes à parler de nos librairies préférées?
(suite…)
3 commentaires
par Christian - samedi, 4 juin 2005 - 17:48 (Lectures, Ottawa)
C’est une tradition et un rendez-vous annuel pour tous les bibliomanes de la région d’Ottawa/Gatineau: La “grande vente de livre d’occasion” (familièrement appelée “biblio-vente”) du réseau des bibliothèques de la ville de Gatineau. Une patinoire déglacée, deux jours, quelques milliers de personnes et quelques dizaines de milliers de livres à vendre.
Je vais y faire un tour à chaque année depuis 1999, et c’est comment je me suis retrouvé en face de l’aréna Jean-Paul-Sabourin, ce matin à 8:50, à attendre l’ouverture des portes de l’événement en compagnie de quelques centaines d’autres amateurs du livre.

8h50: Liiivres! Nous voulons des liiivres!
À chaque fin de printemps, les quelques douzaines de bibliothèques couvrant le territoire de la ville de Gatineau (anciennement Gatineau, Hull, Aylmer, etc.) combinent leurs efforts et louent la patinoire déglacée d’un aréna sportif pour y placer tous les livres dont ils veulent se débarrasser. On y retrouve surtout des dons de particuliers et des volumes excédentaires (endommagés, en double ou accumulant la poussière sur les tablettes). Romans, documentaires, bandes dessinées, disques, cassettes et autres, en français et en anglais. Chose séduisante, à part quelques exceptions telles les encyclopédies, on paie les livres non pas à l’unité, mais bel et bien au poids: 2,50$ le kilo. (En 2001, la biblio-vente a attiré près de 4000 personnes, pour des recettes totalisant plus de 33 000$ au profit des bibliothèques de la ville.)
Vous pouvez vous imaginer la cohue à chaque année, surtout lors des trois premières heures de l’événement. La biblio-vente met l’essentiel de son stock sur les tables dès le début et il faut donc se dépêcher si l’on veut obtenir le meilleur matériel. Il y a un certain côté masochiste à se pointer si tôt à cet événement: Je suppose qu’une visite effectuée en après midi ou (frissons) le dimanche pourrait être beaucoup plus calme. En revanche, qu’est-ce qui resterait sur les tables après tout ce temps? Non, pour les bibliovores, les collectionneurs et les connaisseurs (je plaide coupable aux trois chefs d’accusation), il faut être là dès le début, de façon à profiter des meilleures aubaines.

Imaginez la patinoire au complet
Qui plus est, il y a tout un côté macho/héroïque à se mettre en ligne, à se bousculer entre les tables, à tolérer la marmaille (et leurs parents), à saisir un volume entre trois ou quatre personnes et à braver la chaleur dégagée par des centaines de lecteurs. Peu importe si ça prends du muscle pour charrier sa boîte avec soi pendant une heure ou deux: No pain, no glory! Qu’est-ce qu’un peu d’inconfort quand on peut mettre la main sur une première édition canadienne cartonnée de Last Chance to See de Douglas Adams… signée par l’auteur? (!!!)

Température à l’ombre: 30 degrés.
J’ai fini par bien m’en tirer, en ne remplissant “que” deux boîtes: 50 livres pour ~50$, y compris des premières édition cartonnée de The Lost World et Timeline de Michael Crichton (rappel; je collectionne), trois John Grisham, un Dan Brown, des manuels d’AD&D, plusieurs livres de poche récents, une édition française du Silence de la Cité d’Élisabeth Vonarburg et ainsi de suite. Une bonne récolte: suffisamment de nouveaux livres à ajouter à ma pile de choses à lire pour que je me sente coupable pendant quelques semaines. Mais cela aussi, ça fait partie de l’attrait de la biblio-vente… et il reste encore cinq mois avant le prochain événement comparable, la Rockcliffe Park Public School Book Fair de novembre…
4 commentaires
par Christian - lundi, 16 mai 2005 - 22:04 (Arts visuels, Insolite, Ottawa)
La ville d’Ottawa compte depuis la semaine dernière une nouvelle attraction touristique d’envergure. Non, je ne veux pas parler du nouveau Musée de la Guerre, mais bel et bien de… “Maman”.

Arachnophobes s’abstenir
Oui, vous avez bien vu: “Maman” est une araignée de bronze de 9.25 mètres de hauteur, achetée au coût de $3.2 millions par le Musée des Beaux-Arts du Canada et installé sur rue Sussex à Ottawa. (Communiqué de Presse) Loin de moi l’idée de critiquer la dépense: Vous pouvez parier que la sculpture deviendra rapidement une favorite de tous les photographes et touristes dans la région. Et rien ne se compare à la vue de sous la sculpture.

Au secours!
L’installation de “Maman” a déclenchée une mini-fureur à Ottawa, comme en témoignent des articles à la CBC, le Ottawa Citizen et dans les blogs spécialisés. Bravant la pluie et le regards des passants, Fractale Framboise est fière de vous présenter ces photo inédites. Ce ne seront pas les dernières.

Bientôt à l’affiche: Godzilla versus Maman
Pour les curieux avec un peu de Java dans leurs fureteurs, une webcam fournie par le Musée des Beaux-Arts permet de jeter un aperçu sur “Maman” en temps réel… ou presque.
28 commentaires