Alors que les Canadiens s’apprêtent à voter aux élections fédérales, il y a lieu de se demander s’il existe de nouvelles approches pour mener le pays. Par pure coïncidence, le Parallèlotron expérimental des laboratoires FractaleFramboisiens a intercepté un message politique promotionnel d’une réalité pas si éloignée de la notre…
Citoyens!
Le temps est venu de façonner l’avenir de notre pays à l’aide de techniques qui ont faites leurs preuves! En ces temps de crise économique, de corruption judiciaire et d’échec technocratique, prenons exemple sur les institutions les mieux gérés de notre société: Les bibliothèques.
Né d’une union entre des lecteurs assidus et des libertaires peu calés en orthographe, le Parti Bibliothécaire du Canada (Librarian Party of Canada, ailleurs au pays) n’a cessé de recueillir les appuis et se voit maintenant à porté d’un gouvernement majoritaire. Mené par son chef Roch Carrier, et représenté par un groupe de candidates aussi irrésistibles et intelligentes que l’ambassadrice américaine Tina Fey, le parti bibliothécaire prouve à chaque jour qu’il est digne de son slogan: Compétence, Intelligence, Silence.
Jetez un œil sur notre programme, et vous aussi serez convaincu: (suite…)
Je n’ai encore jamais essayé de poster une vidéo, mais cette invasion de Gremlins était l’occasion toute trouvée (avec une bordure framboise en plus). L’auteur de ce montage est Sacha Feiner, qui s’est amusé à insérer les bestioles ricanantes dans trois ou quatre films reconnaissables. Ça rappelle cette fameuse scène dans Gremlins II où les petites pestes envahissaient la salle de projection pour se faire chasser soit par Hulk Hogan ou par John Wayne (selon que l’on regardait le film au cinéma ou en VHS).
Ce n’est pas parce que l’athéisme gagne du terrain que la confiance en l’avancée scientifique est acquise pour autant. Mais au cas où vous n’étiez pas déjà au courant:
Un des avantages offerts par la nature nomade des Worldcons, c’est l’excuse de voir du paysage dans les villes-hôtes. Pourquoi voyager seulement pour le congrès lorsqu’il est possible d’étendre le séjour d’une journée ou deux pour visiter les environs? C’est ce que j’ai décidé de faire le lundi suivant Denvention3, repoussant mon départ du dimanche au mardi, profitant ainsi des meilleurs prix d’avion de mi-semaine.
Ça danse en permanence au centre culturel de Denver
Comme d’habitude, j’ai décidé de me fier aux services de la compagnie Gray Line pour mon tourisme programmé : Je ne suis pas toujours impressionné par leurs tours guidés (Ah, parlez-moi des rednecks qui nous ont fait visiter Miami…), mais ils livrent toujours la marchandise promise dans leurs brochure, et leurs tours donnent habituellement une vue d’ensemble suffisante de ce que la ville-hôte a à offrir.
À l’horaire de l’escapade post-Denvention : Un premier tour « de ville » l’avant-midi, et un deuxième tour dans les montagnes environnantes durant l’après-midi.
Ne pas lire la (suite…) si le tourisme ne vous intéresse pas.
Quelques trucs qui m’ont épaté ces derniers temps, au cas où ça vous ferait le même effet:
L’appartement-mystère: L’histoire d’un couple fortuné qui, ayant embauché un architecte pour aménager son nouvel appartement, se voit livrer une sorte de casse-tête élaboré. À leur insu, aidé d’un écrivain et d’une poignée d’artisans de haut calibre, l’architecte a conçu pour eux une énigme d’envergure à coups de messages codés, de compartiments secrets, de clés cachées, de cubes magnétiques et autres moyens baroques. (via Airbag Industries)
Muto: un court-métrage animé peint entièrement sur des murs et autres surfaces; un graffiti surréaliste qui déambule dans la ville. De l’art à son meilleur: vivant, imprévisible, cru, aventurier. On trouve sur le site de l’artiste une foule de dessins et d’autres animations. (via No Fear of the Future)
Une drôle d’histoire a récemment commencé à circuler dans le milieu de l’illustration. Un livre d’art intitulé Colorful Illustrations 93°C est en train de semer l’émoi, et pour cause. Il contient plusieurs entrevues menées par Darren Di Lieto avec des illustrateurs. Celles-ci ont été piquées sans permission sur le site The Little Chimp Society (ou LCS). L’ouvrage est agrémenté de douzaines d’illustrations prélevées sur le site personnel des illustrateurs, sans que ces derniers soient mis au courant. (Et les crédits ne sont pas toujours correctement attribués.) Le livre vient avec un CD qui contient les fichiers en question, ce qui laisse sous-entendre que ces images sont libres de droits. Mais le comble de l’insulte, à mon avis, est l’une des dernières pages qui stipule que le livre ne peut être reproduit ni distribué en partie ou en totalité de quelque façon que ce soit! Incroyable, non? Faisant fi de l’avertissement, l’intervieweur lésé a mis en ligne toutes les pages. Reste à voir ce que l’éditeur de Colorful Illustrations 93° C pensera de cette «distribution illégale».
Le livre se vend très cher, apparemment. Les artistes, c’est clair, ne toucheront pas un sou des ventes. Comme le livre a été publié en Chine et que les lois sur la propriété intellectuelle ne sont pas semblables aux nôtres, il est probablement inutile de penser à des poursuites.
Tant qu’à faire, aussi bien prendre les concepteurs du livre à leur propre jeu. Pourquoi ne pas reproduire l’ouvrage sous forme de PDF et le distribuer gratuitement sur Internet, comme une sorte de répertoire? Puisque les concepteurs ont piqué toute l’info, aussi bien piquer leur mise en page, na!
C’est avec un peu de retard que j’ai appris l’existence de Life After People, diffusé sur le canal History. Crée par David de Vries et d’une durée d’environ une heure et demie, ce documentaire américain aborde le même sujet que le bouquin d’Alan Weisman, The World Without Us. Des thèmes similaires y sont abordés, notamment l’avenir de la faune et la flore, la dégradation rapide de nos constructions ordinaires et celle, plus lente, de nos monuments. Le tout est illustré avec force effets spéciaux très impressionnants qui ne dépareraient pas dans un film catastrophe.
Cet attrait est aussi l’un des points faibles du documentaire. Le but de l’exercice est d’imaginer comment réagirait la nature si nous devions disparaître du jour au lendemain. À aucun moment ne laisse-t-on entendre que l’environnement pourrait être responsable de l’éclipse de l’humanité. Pourtant, la narration exagérément dramatique dépeint la nature sous un jour sinistre. L’assaut des vignes le long des édifices passe pour un déferlement du virus Ébola sur Manhattan. Le spectateur doit se farcir des répliques du genre: «The suburbs are under attack!» Les animaux sauvages — presque menés à l’extinction par nos bons soins — reprennent du poil de la bête, mais sont montrés sous un jour féroce, comme s’ils étaient à la recherche de petits enfants à croquer. Et la musique alarmante ne fait que renforcer ces insinuations à gros traits.
Collègue : «Qu’est-ce que tu fais en fin de semaine?» Moi : «Je construis mon arbre de Noël.» Collègue : «Quand tu dis que tu construis…» Moi : «Peu de gens commencent avec une torchère brûlée.»
J’avoue : je ne célèbre pas vraiment Noël chez moi. Je n’ai pas d’enfants, je ne reçois pas assez de visiteurs et je suis réfractaire aux traditions de la saison, y compris la bizarre coutume d’amener un arbre dans son salon, de le couvrir de quincaillerie clinquante et de le mettre aux ordures quelques jours plus tard.
Mais même les iconoclastes les plus endurcis peuvent s’intéresser à de tels rituels si une idée saugrenue les saisit. S’ils peuvent se convaincre de combattre l’excentricité de ne pas célébrer par encore plus d’excentricité. S’ils réalisent qu’un arbre de Noël, ça peut être un projet d’ingénierie plutôt qu’une tradition stupide. Si, à la fin de l’exercice, ils finissent avec un objet unique au monde, et un billet pour leur blog.
Voici donc comment construire un cylindre de Noël.
La première étape est conceptuelle. Il s’agit simplement de déconstruire l’idée d’un arbre de Noël. Oubliant la sordide histoire païenne du Sapin de Noël, le tout se résume à un canevas vert sur lequel on étend des boules de verre colorés et autres bidules de saison. La hauteur est plus importante que la largeur, ce qui nous amène géométriquement au cône… puis au cylindre par souci d’efficacité. Nos ancêtres utilisaient des sapins parce que c’est tout ce qu’ils avaient dans leur cours arrière, mais étant donné notre technologie moderne, pouvons-nous faire mieux?
un enregistrement de Vincent Price récitant, de sa voix la plus sinistre, les paroles de “Close to You” (”Why do birds suddenly appear… every time you draw near?”)
un château en Espagne (incluant de préférence: douves, solarium, butler anglais, orchestre de chambre, laboratoire, cave à bière, un fantôme ou deux, jardin potager, arbres fruitiers, vaches espagnoles)
ajout (17/12/2007): le “Really Useful Book” du film Mirrormask, ainsi que le petit orchestre en boîte qu’on peut utiliser pour accompagner ses passages d’exposition dramatique (”Ah mais vois-tu, si je suis en retard, c’est parce que… attends un peu.” *ouvre la boîte, l’orchestre se déploie dans un frémissement de violons* “En courant vers l’autobus ce midi, j’étais loin de me douter que…”)
Vous savez que votre collègue de bureau est un fan de Battlestar Galactica lorsqu’il insère dans la conversation un «fracking» bien senti sans même sourciller. Vous savez que êtes un(e) fan de Battlestar Galactica quand vous en prenez note avec trente secondes de retard.
Plus naturel que le «Gorram» de Serenity, plus innocent que le mot-de-quatre-lettres qui fait frémir la FCC, mais plus percutant que les variantes actuelles de ce dernier («freaking», «fricking» ou «frigging»), l’inclusion du mot «frack» (ou «frak»?) dans le vocabulaire de tous les jours se fait de façon insidieuse. J’avoue avoir moi-même de la difficulté à le réprimer dans mes propres conversations.
Ceux qui s’y connaissent un peu en graphisme et en imprimerie savent que les quatre couleurs de base dans ce domaine sont le cyan, le magenta, le jaune et le noir, un groupe que l’on surnomme affectueusement CMJN. En mélangeant ces quatre couleurs, il est possible d’obtenir un éventail tout à fait respectable de teintes. Bien sûr, on peut se contenter d’employer l’une de ces couleurs telle quelle, sans mélange, et s’assurer d’un résultat vibrant.
Pour un logo, par exemple.
Mais voilà qu’en Allemagne, la compagnie Deutsche Telecom a décidé de déposer la couleur magenta à titre de marque, sous prétexte que son logo T-Mobile comporte un T de cette couleur. C’est pousser la notion de propriété intellectuelle un peu loin. Le procédé est d’ailleurs illégal puisque, selon les normes européennes, les couleurs ne font pas partie des «signes susceptibles d’une représentation graphique». De son côté, la compagnie Red Bull, celle-là même qui fabrique des boissons énergétiques, a déposé les couleurs de ses cannettes, soit le bleu et l’argent.
«Couleur privée! Tous les contrevenants seront désaturés!», clame une affichette (magenta) sur le site néerlandais Free Magenta, qui se moque de T-Mobile. C’est que la marque égomane souhaiterait même interdire l’utilisation de cette couleur sur… les ordinateurs! On sort de l’imprimerie pour tomber dans la gamme du RVB. Imaginez un monde sans #EC008C, une composante essentielle du look de Fractale framboise!
Il y a longtemps que je ne passe plus de porte à porte à l’Halloween pour récolter des bonbons. Je passe de site web en site web, plutôt, pour dénicher de quoi m’amuser ou m’effrayer.
L’Oucopo (ouvroir de comics potentielle – sic) lance “Boo! Halloween Stories“, invitant les participants à soumettre de courtes bandes dessinées d’Halloween. Elles seront toutes affichées le 31 octobre; il y en a deux pour l’instant. On en trouve déjà toute une autre collection ici.
Le layer tennis (anciennement “PhotoShop tennis”) est un affrontement entre deux graphistes: le premier sert une image de son cru, l’autre la modifie et la renvoie, et ainsi de suite. C’est un “sport” fascinant… et intense, on dirait bien: chaque coup doit être conçu et exécuté en quinze minutes. Lors du dernier match, Jason Santa Maria et Brian Taylor concoctaient des images inspirées des films et de la littérature d’horreur – le tout commenté par Matthew Baldwin de Defective Yeti. Notons que Jason Santa Maria, pour une quatrième année consécutive, propose une version sinistre de son design web habituel (il est ainsi l’une des principales inspirations de Fractale Citrouille).
Un producteur de radio publique met six auteurs au défi d’écrire et de lire chacun une très brève histoire terrifiante (on n’est pas loin de notre défi des 31 mots). La plus longue fait une minute dix secondes.
À l’occasion de l’Halloween, la firme Ipsos a réalisé pour le compte de l’Associated Press un sondage visant à évaluer le niveau de superstition des Américains. Pour une raison que j’ignore, les questions portaient aussi sur la croyance aux ovnis. Le sondage a été réalisé auprès d’un échantillon d’un millier d’adultes entre le 16 et le 18 octobre par téléphone.
En gros, il s’en dégage qu’un tiers des Américains croient aux fantômes et un tiers encore croient aux ovnis. Presque la moitié des personnes sondées pensent que les expériences extra-sensorielles (télépathie, etc.) sont réelles. Un peu moins d’un quart ont avoué avoir été visitées par un ectoplasme et 14 % jurent avoir aperçu un ovni. Le sondage s’intéresse à la religion, l’ethnie, le sexe, le revenu, l’allégeance politique et les passe-temps des personnes interrogées. Aucune conclusion n’est tirée pour autant, et c’est tant mieux.
J’ai tendance à beaucoup me méfier des sondages, surtout dans un cas comme celui-ci où l’échantillon est petit. Le résultat montrant qu’un tiers seulement des Américains est superstitieux me paraît bien mince. J’aurais pensé que dans un pays reconnu pour sa religiosité, la croyance au surnaturel et au paranormal pouvait être plus répandue.
L’article de l’AP semble suggérer, au contraire, que c’est beaucoup: «To put the roughly one-third who believe in ghosts and UFOs in perspective, it’s about the same as, in recent AP-Ipsos polls, the 36 percent who said they are baseball fans; the 37 percent who said the U.S. made the right decision to invade Iraq; and the 31 percent who approve of the job President Bush is doing.»
L’information circule depuis le printemps dernier déjà, mais comme le jour des Morts approche, le sujet est toujours digne d’intérêt. Il est question, en Suède, d’autoriser une façon plus écologique de disposer des cadavres. Présentement, les méthodes appliquées en Occident sont l’enterrement et la crémation. Ces deux façons de faire ont leur lot d’inconvénients. Un corps enterré met un bon demi-siècle à se décomposer. Les fluides ayant servi à l’embaumement s’écoulent dans la terre et se retrouvent dans l’eau, tout comme les métaux ayant servi à la fabrication du cercueil (plomb, cuivre). Quant au bois, il se décompose, mais combien d’arbres sont abattus pour être ensuite enterrés sous forme de planches?
Il faut ajouter à cela qu’une tombe prend de la place et un cimetière urbain ne peut s’étendre indéfiniment pour accommoder une clientèle croissante. Et gardons à l’esprit qu’un cimetière n’est pas plus une zone verte qu’un terrain de golf du moment qu’on y répand pesticides et fertilisants.
On a cru que l’incinération réglerait certains de ces problèmes. Une urne remplie de poussière ne prend pas de place et le corps disparaît presque sans laisser de traces. Sauf que le processus de crémation relâche dans l’air des fumées toxiques et cancérigènes provenant soit des cercueils ou… des plombages dentaires des cadavres. En fin de compte, en plus de nécessiter beaucoup d’énergie (un corps brûle pendant 3 à 5 heures), la crémation produit des cendres inorganiques et inutiles.