Fractale Framboise

Archives: Cinéma

Eric

Fantasia 2008

par Eric - mardi, 1 juillet 2008 - 17:37 (Cinéma, SF&F autre, SF&F francophone)

Le moment est venu. Malheureusement, à cause du projet mentionné dans mon billet précédent, je n’aurai pas (ou si peu) le temps de profiter du festival Fantasia cette année. Je tenais tout de même à vous le rappeler: les billets seront en vente dès demain. Je n’ai jeté qu’un coup d’oeil rapide au programme, mais je vois que certains ont fait leurs choix. N’hésitez pas à profiter de la section “commentaires” de ce billet pour nous parler de vos découvertes ou ploguer les critiques publiées sur vos blogues. À défaut d’assister au festival, j’aimerais bien avoir vos impressions.

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Laurine

Kingdom of the Crystal Skull

par Laurine - samedi, 31 mai 2008 - 19:46 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Kingdom of the Crystal SkullJ’attendais ce film avec impatience, tout en me méfiant. J’étais en sixième année quand j’ai vu Raiders of the Lost Ark, et à l’école secondaire quand j’ai vu The Temple of Doom et The Last Crusade. J’étais une fan d’Indiana Jones autant que d’autres pouvaient l’être de Star Wars. Mais à plus de trente ans, c’est clair que je ne pouvais pas m’attendre à éprouver le même impact en regardant le quatrième volet.

Comme de fait, l’approche légère et juvénile du film m’a tout de suite frappée. À leur décharge, je ne crois pas que Spielberg et Lucas ont tellement eu le choix vu le sujet abordé. Les trois premiers volets étaient bien ancrés dans un univers magique avec des artefacts anciens bourrés de pouvoirs dangereux. On pouvait leur inventer un contexte merveilleux sans trop se soucier du réalisme. Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull joue sur une autre corde, celle de la science-fiction. L’histoire permet un peu moins d’étirer la sauce magique du moment qu’il est question de télépathie, de voyageurs interdimensionnels, de magnétisme et de technologies avancées.

(La suite du billet contient des spoilers.)

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Christian

Hunting Grounds / Terre de Chasse à Boréal 2008

par Christian - jeudi, 8 mai 2008 - 18:00 (Cinéma, Congrès Boréal)

Pour ceux qui sont assoiffés de cinéma SF made in Québec, le congrès Boréal a quelque chose à vous proposer: Hunting Grounds / Terre de chasse, un long-métrage de 90 minutes conçu, scénarisé et réalisé par le cinéaste Éric Bilodeau. Le film est majoritairement en langue anglaise avec quelques scènes en français mais intégralement sous-titré dans l’autre langue.

Le site web officiel décrit brièvement la prémisse: Dans un avenir où la population a été forcée à vivre dans des villes cloitrées, La chasse virtuelle est devenue un des divertissements les plus populaires. Mais alors qu’un groupe réussit à s’échapper de la ville pour une véritable chasse, ils réalisent que la différence entre le virtuel et le réel est mortelle…

Mais regardez la bande-annonce du film (sur le site officiel ou sur Youtube) pour l’ambiance, les effets spéciaux et une porte menant à la ville de Québec.

Ailleurs sur la toile, vous trouverez le blog officiel, “Hunting Grounds Insider” (qui comprend une entrevue avec Eric Bilodeau), quelques informations techniques sur dvinfo.net, des discussions au Club des montres de l’ami Mario ainsi qu’a SerialMaster, deux critiques favorables et de l’information sur les effets spéciaux (sur blendernation, blenderclan et fictis.net))

Hunting Grounds / Terre de Chasse sera diffusé à Boréal (Montréal, Université Concordia, Pavillon Hall, 7e étage, H-767) ce samedi, 10 mai de 19h à 21h. Les inscrits à Boréal entrent gratuitement; les non-inscrits peuvent s’acheter un billet pour la modique somme de 5$. Éric Bilodeau sera sur place pour présenter le film et répondre à quelques questions. Il sera également au congrès le lendemain à 13h pour présenter le making-of du film.

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Laurine

¡Bilbo, por fin!

par Laurine - samedi, 26 avril 2008 - 11:54 (Cinéma, SF&F autre)

The One RingDepuis le temps que ce projet branle dans le manche à cause du contentieux entre Peter Jackson et New Line, voilà qu’on nous annonce officiellement que Bilbo le Hobbit sera adapté au grand écran. C’est Guillermo del Toro qui se chargera de tourner ce qui s’annonce comme une production à deux volets. Le premier film ne sortira pas avant 2010, mais ce n’est pas très loin quand on y pense. Reste à voir maintenant qui fera partie de la distribution.

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Laurine

Indiana Jones, la bande-annonce

par Laurine - mercredi, 5 mars 2008 - 19:06 (Cinéma, SF&F autre)

Indiana Jones - Lucasfilm

Depuis quelques jours déjà, il est possible de visionner la première bande-annonce du prochain Indiana Jones, notamment sur le site officiel du film. Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull (ouf) sera à l’affiche le 22 mai. Il a été le sujet de bien des rumeurs sur Internet, entre autres à cause de l’information véhiculée par les produits dérivés. Ces rumeurs ont été entretenues par un article dans le numéro de février du magazine Variety. Ainsi, le prochain Indiana Jones s’inspirera des films de science-fiction des années 1950 plutôt que des films d’aventures des années 1930.

Indiana Jones - Roswell

Pour ma part, ce n’est que récemment que j’ai vu cette bande-annonce. Les grandes lignes de l’histoire ne sont pas encore expliquées, mais il y a largement de quoi alimenter les spéculations des fans. Une image d’une nanoseconde nous montre en toutes lettres l’inscription Roswell New Mexico 1947 — la date et le lieu de l’écrasement présumé d’un OVNI. Le gros des séquences dans la BA se déroule dans un endroit qui ressemble à s’y méprendre au fameux entrepôt mystère où le gouvernement va ranger l’Arche de l’Alliance à la fin du premier film. Ce serait drôle s’il s’avérait que cet entrepôt est le fameux Hangar 51, où sont stockés des morceaux de l’OVNI (présumé) de Roswell.

Chris Carter, le créateur des X-Files, s’était inspiré de cette séquence de Raiders of the Lost Ark pour inclure dans sa série un entrepôt en tout point semblable. Mais lui l’avait placé… dans le sous-sol du Pentagone.

Tout le monde fait confiance au gouvernement.

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Christian

Films de 2007

par Christian - dimanche, 24 février 2008 - 19:54 (Cinéma, Critiques)

Les Oscars! Non seulement s’agit-il du Superbowl pour les cinéphiles, c’est également une excellente occasion pour examiner ce qui s’est fait au cinéma en 2007. Tendances, réussites, innovations –que faut-il retenir de l’année dernière au cinéplex?

L’univers du film est vaste. Hollywood (c’est à dire “le mécanisme qui achemine les œuvres les plus susceptibles d’être vues par plus d’une centaine de personnes”) produit à peu près 200 films en salles par année. Incluant les films sur le “circuit artistique” des plus petites salles, les sorties vidéo, les films étrangers les plus populaires et les films à micro-budget ayant connu un certain succès dans les festivals, le nombre monte à un peu plus de 500 titres plus ou moins généralement disponibles. Et encore là, c’est une fraction du total: L’industrie du film pornographique et celle du film indien ajouteraient chacun des centaines de films à ce sous-total… et c’est sans parler du reste des films produits ailleurs dans le monde.

Bref, les douzaines de films nominés et célébrés à la cérémonie des Oscars sont au sommet d’une pyramide composé de milliers de pierres. Il serait impossible à quiconque de voir tout ce qui se fait annuellement. Mais il n’est pas impossible de voir l’essentiel de ce qui mérite d’être vu, surtout si on est particulièrement intéressé en un genre précis.

Parfois, le tour d’horizon est court.

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Christian

Blair Witch Gojira

par Christian - vendredi, 18 janvier 2008 - 19:49 (Cinéma, Critiques)

Dix-huit jours.

Alors que je n’ai même pas finalisé la liste de mes dix films préférés de 2007, voici que j’ai déjà un finaliste pour la liste de 2008: CLOVERFIELD.

Je n’en dis pas plus.

(En commentaires: zone ouverte pour discuter du film. Ne pas lire si vous n’avez pas vu.)

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Laurine

El Orfanato

par Laurine - jeudi, 3 janvier 2008 - 21:00 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

El OrfanatoOn le sait maintenant, Guillermo del Toro met de temps en temps son chapeau de producteur pour des films d’horreur originaux qui sortent des sentiers maintes fois battus menant au public adolescent — ce qui ne l’empêche pas de s’intéresser aux divers Blade et Hellboy qu’on lui propose.

El Orfanato (L’Orphelinat), qui intéressera un public de connaisseurs, fait beaucoup penser à The Others d’Alejandro Amenábar. On y trouve quelques thèmes communs et deux finales qui pourraient être apparentées.

Dans ce film dirigé par Juan Antonio Bayona, l’histoire focalise sur Laura, une femme de 37 ans qui garde de précieux souvenirs de l’orphelinat où elle a été élevée avant d’être adoptée. Elle retourne s’y installer dans l’espoir d’y accueillir des enfants retardés. Elle est accompagnée de son mari médecin et de son fils de sept ans, Simón. Celui-ci ignore qu’il a été adopté et qu’il est porteur du VIH. Comme bien des enfants de son âge, Simón a des amis imaginaires, ce qui amuse son père, mais inquiète sa mère. La situation empire quand, une fois installé dans l’orphelinat, il se fait de nouveaux amis invisibles qui l’entraînent dans des jeux assez spéciaux. Puis Simón disparaît. Sa mère est persuadée qu’il est toujours en vie, et elle commence à croire que les fantômes de l’orphelinat — qu’elle peut entendre la nuit — savent quelque chose.

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Laurine

Beowulf

par Laurine - samedi, 1 décembre 2007 - 20:59 (Arts visuels, Cinéma, Critiques)

BeowulfVoilà deux jours que je me creuse la tête pour trouver quoi dire au sujet de Beowulf, un film de fantasy parfaitement oubliable. Commençons par le plus évident: ce film n’a rien à voir avec celui de l’an dernier, Beowulf & Grendel, qui mettait en vedette Gerard Butler et Stellan Skarsgård. Je soupçonne qu’il n’a pas grand-chose à voir non plus avec le poème épique dont il s’inspire, mis à part le nom de quelques personnages. Il s’agit plutôt d’une version écourtée, simplifiée à outrance, puis remodelée en production tape à l’œil qui ne laisse pas un souvenir impérissable. Difficile de croire que Neil Gaiman, un de mes auteurs préférés, ait participé à la rédaction du scénario.

Une première question vient à l’esprit. Pourquoi avoir remplacé les comédiens par des personnages de synthèse? Si la technique est justifiée dans une série comme Shrek, où les héros présentent une verte rotondité difficile à reproduire en «vrai», elle n’a pas sa place dans un film où les seules créatures non humanoïdes sont un troll et un dragon. Il me semble que les responsables du projet ont juste voulu s’amuser avec leur joujou en se disant qu’ils franchiraient un nouveau pas dans l’animation. Eh bien, le résultat est froid. Le mouvement des personnages manque cruellement de naturel et leur visage en caoutchouc n’incite guère aux élans d’empathie. Le dragon est fort joli, mais pas le troll, ce retardé risible qu’on rêve de présenter aux mutants de Scanners. Visuellement, le film laisse à désirer.

Le scénario ne casse rien non plus. Il reste assez linéaire, sans grand mystère ni surprise. Aucun effort n’est fait pour donner aux personnages une touche de réalisme, c’est bel et bien un film de fantasy héroïque avec un superhéros dans le rôle-titre. Un peu convenu comme approche.

Détail particulier, j’ai vu le film en 3D (au Paramount de Montréal), ce qui a fait grimper le prix du billet à 15 $ et descendre ma bonne humeur d’un cran. Je ne raffole pas du 3D même si au bout de trois haches qu’on se prend dans la tronche, on finit par s’habituer. Une chance que je n’ai pas vu ça en IMAX… Je suis sortie du cinéma avec un léger mal de mer et une paire de lunettes qui me font ressembler à Buddy Holly.

Un conseil, attendez donc le DVD.

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Laurine

The Mist

par Laurine - dimanche, 25 novembre 2007 - 15:26 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

The Mist N’eût été de cette rumeur voulant que la finale du film vaille le détour, j’aurais peut-être attendu que The Mist sorte en DVD pour le voir. Non pas que la nouvelle éponyme de Stephen King m’ait déplu quand je l’ai lue, il y a plusieurs années. Disons seulement qu’elle figurait parmi les histoires qui sont meilleures sous forme écrite qu’au cinéma. Adaptée à l’écran, pareil scénario deviendrait un «film de grosses bibittes» bien ordinaire.

Les prémisses sont d’une simplicité expéditive. Dans une petite ville du Maine, au lendemain d’une tempête qui a causé des dégâts considérables, une brume commence à s’étendre sur la région. Peu méfiants, les gens vaquent d’abord à leurs occupations, dont l’achat de victuailles en prévision de la longue panne d’électricité qui s’annonce. Parmi ces gens, l’artiste David Drayton (Thomas Jayne) et son fils de cinq ans se retrouvent prisonniers au supermarché du coin. C’est qu’au milieu de la purée de pois qui plane sur la ville, des créatures affamées traquent les pauvres bougres qui osent s’aventurer dehors. D’où ces bêtes viennent-elles? Jusqu’où s’étend la brume? Des secours viendront-ils un jour? À toutes ces questions angoissantes, la très pieuse Mme Carmody (jouée par Marcia Gay Harden) répond que le Jugement dernier vient d’arriver. Peu à peu, elle se constitue dans le supermarché une congrégation qui menace la vie même des gens rationnels.

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Laurine

30 Days of Night

par Laurine - dimanche, 4 novembre 2007 - 21:35 (Cinéma, Critiques)

30 Days of NightIl fallait que j’aille voir cette curiosité malgré les critiques tièdes et même si je n’ai pas encore lu la bande dessinée. On pourra dire ce que l’on veut de la renaissance du film de zombies, le film de vampires, lui, n’est tout simplement pas tuable. Oubliez les mauvaises langues qui clament que le genre est mort et regardez plutôt ce qui est passé sur nos écrans ces dix dernières années. De plus en plus, vampires et zombies s’abreuvent aux mêmes sources en puisant indifféremment dans les bandes dessinées, les jeux vidéo et les jeux de rôles pour aboutir à un résultat vitaminé où s’affrontent héros et supervilains.

Il n’y a pas de raison de s’inquiéter que le genre vampirique sombre dans l’afféterie avec ces insupportables Louis, Lestat et autres Dracula endimanchés. Les films flirtent avec l’action et les fusillades (From Dusk Till Dawn, John Carpenter’s Vampires), ils ont leurs propres superhéros aux combats chorégraphiés (Blade, Buffy, Angel), ils versent dans la fantasy (Nightwatch), le steam punk (Van Helsing), le high-tech (Underworld) et la science-fiction (Ultraviolet).

A priori, le genre est si polyvalent qu’on se demande parfois s’il va revenir aux sources, l’horreur pure et simple. C’est peut-être le pari qu’ont relevé Ben Templesmith et Steve Niles avec leur bande dessinée 30 Days of Night, qui a été portée à l’écran par David Slade (scénario: Steve Niles, Stuart Beattie, Brian Nelson).

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Eric

Le cinéma des morts-vivants

par Eric - jeudi, 1 novembre 2007 - 1:10 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

J’entends des pas qui approchent. À cette heure-ci, les enfants sont pourtant tous rentrés et bourrés de sucre. Ce n’est pas non plus un de mes voisins: le rythme est trop traînant. Ça doit être un zombi. Ils sont partout, vous savez.

28 semaines et bien des millions de dollars plus tard…

Je ne compte plus les films de zombis que j’ai vus. Je crois que le dernier était 28 Weeks Later. Plutôt réussi, bien que ce soit une suite et qu’on ait changé de scénaristes et de réalisateur depuis l’original. C’est très tendu et lugubre: quand un groupe de survivants au début se prépare à souper, on se prend à scruter les ombres, et même les pâtes ont l’air sinistre.

La situation: dans 28 Days Later, un virus qui rend idiot et enragé causait l’évacuation de la Grande-Bretagne. Les évacués commencent maintenant à regagner le pays sous la protection de l’armée américaine qui a établi dans Londres une zone sécuritaire.

Ce qui est bien, c’est qu’on a affaire à de vraies personnes. Don (Robert Carlisle) est tour à tour sympathique, détestable et pathétique. Ses enfants sont endurcis mais pas insensibles pour autant, et s’ils prennent des décisions stupides, le film arrive presque à les justifier. Les Infectés, toujours aussi rapides et agressifs, permettent encore une fois d’explorer plusieurs thèmes des films de zombis en appuyant particulièrement sur la contagion et sur la violence humaine qui parfois menace d’engloutir notre espèce toute entière. (Un motif bien établi auparavant dans Les Schtroumpfs noirs de Peyo – à quand l’adaption de cette bédé en disaster movie à gros budget?)

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Laurine

Resident Evil: Extinction

par Laurine - lundi, 15 octobre 2007 - 20:09 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Resident Evil: Extinction C’est bientôt l’Halloween et, comme il est temps que je me mette dans le bain, j’ai fait mon premier effort de guerre en allant voir Resident Evil: Extinction. D’accord, ça ne fait pas travailler les cellules grises, mais comme c’est un film de zombies ça tombe bien. Et avouez que le choix de films, en cette période pourtant populaire, est limité. Outre Extinction, nous aurons droit à 30 Days of Night, une version 3D du film The Nightmare Before Christmas, encore un autre Saw et c’est à peu près tout. J’oublie un titre? Après le 31 octobre, ça ne compte plus. Juste pour vous dire, même les bandes-annonces ne péchaient pas par excès en terme de fantastique ou d’horreur. C’est à croire que l’avalanche de films d’horreur pour ados (Scream, Final Destination, Halloween) ou désaxés assumés (Saw, Hostel) a saturé le marché. Je commence déjà à m’ennuyer de scénarios comme The Ring et de spectacles visuels comme Silent Hill.

Pour en revenir à Extinction, il ressemble beaucoup au film précédent, Apocalypse, avec des protagonistes se promenant à l’air libre et affrontant une armée grandissante de zombies. Nous sommes bien loin de l’atmosphère claustrophobe du tout premier, de sa froideur clinique et de ses morts inventives. Maintenant on s’équipe lourdement, on fait tout exploser et on sait à quoi s’attendre. Le scénario doit se rabattre sur les choses qui surgissent à l’improviste en faisant «Bouh!», sur des pseudochercheurs qui s’ingénient à donner à la science une mauvaise réputation, et sur des chiens morts-vivants dont la peau a inexplicablement disparu. Pas de quoi se ronger les ongles quand même l’intelligence artificielle qui supervise le bon fonctionnement du complexe souterrain se montre gentille et prévenante.

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Laurine

Solid State Society

par Laurine - jeudi, 23 août 2007 - 20:12 (Arts visuels, Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Solid State SocietyC’est un peu par hasard que je suis tombée sur le DVD Ghost in the Shell: Solid State Society (2006). Conçu pour la télévision, ce film propose une suite à la série télé Stand Alone Complex, elle-même basée sur le film original de Mamoru Oshii. L’histoire se passe quelques mois après Innocence (2004) et deux ans après Ghost in the Shell (1996).

Voilà pour la chronologie. Dans Solid State Society, le Major Kusanagi a disparu dans le Net depuis deux ans. La Section 9 est maintenant supervisée par Togusa, le policier humain d’Innocence, pendant que Batou choisit ses enquêtes avec parcimonie. Celle qui l’intéresse présentement a trait à une série de suicides politiques qui le mène à un pirate expérimenté surnommé le Puppeteer (le Marionnettiste). L’enquête finit par mettre au jour le kidnapping de 20 000 enfants et un système étatique mis en place pour profiter des aînés. Pendant que Batou et la Section 9 tentent de démêler les fils, le Major Kusanagi mène une investigation parallèle.

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Laurine

Sunshine

par Laurine - mercredi, 1 août 2007 - 20:21 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Sunshine On peut se demander a priori si Sunshine n’est pas un titre un peu ironique pour un film qui n’a rien de joyeux. Déjà, le propos est pessimiste: le Soleil est en train de s’éteindre pour une raison quelconque et le seul moyen de le redémarrer est d’y balancer une bombe nucléaire. Une première expédition, l’Icarus I (nom démoralisant s’il en est un), a disparu sans laisser de traces. L’Icarus II a donc pris la relève. Les scientifiques à son bord sont conscients qu’il n’y aura pas de troisième chance s’ils échouent. Pourtant, l’équipage décide de faire dévier le vaisseau de sa trajectoire lorsqu’ils captent un signal de détresse provenant de la face cachée de Mercure.

Les amateurs de films de science-fiction sauront prévoir sans trop de mal la suite des événements. Ce film de Danny Boyle pêche un peu au hasard dans tout ce qui a déjà été fait dans le domaine, qu’il s’agisse de films traitant de voyages spatiaux, de missions de dernière chance, ou de la fragilité de l’homme devant les accès d’humeur de Mère Nature. À vous donc de trouver les allusions aux Alien, Event Horizon, Solaris, Armaggeddon et autres 2001: A Space Odyssey. Ceux qui ont apprécié l’aspect poétique du film The Fountain pourraient aussi y trouver leur compte s’ils ne sont pas rebutés par la violence. Dois-je rappeler que M. Boyle (Shallow Grave, 28 Days Later, etc.) ne fait pas dans la dentelle?

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