Archives: Arts visuels
par Eric - vendredi, 20 juin 2008 - 23:00 (Arts visuels, Insolite, Société, Techno/sciences)
Quelques trucs qui m’ont épaté ces derniers temps, au cas où ça vous ferait le même effet:
L’appartement-mystère: L’histoire d’un couple fortuné qui, ayant embauché un architecte pour aménager son nouvel appartement, se voit livrer une sorte de casse-tête élaboré. À leur insu, aidé d’un écrivain et d’une poignée d’artisans de haut calibre, l’architecte a conçu pour eux une énigme d’envergure à coups de messages codés, de compartiments secrets, de clés cachées, de cubes magnétiques et autres moyens baroques. (via Airbag Industries)
Le Web avant tout le monde: le New York Times offre aussi un article sur le Mundaneum, un musée mettant en valeur les travaux de Paul Otlet. Celui-ci, en 1934, envisageait un système de fiches interreliées qui rappelle beaucoup notre Internet actuel et notamment l’idée du Web sémantique. Merci à Elisabeth Vonarburg pour le lien. Ceux qui s’intéressent à l’évolution des communications et de notre rapport à l’information apprécieront peut-être aussi ce rapprochement entre les cafés du 17e et 18e siècle et les groupes de discussion sur Internet.
Muto: un court-métrage animé peint entièrement sur des murs et autres surfaces; un graffiti surréaliste qui déambule dans la ville. De l’art à son meilleur: vivant, imprévisible, cru, aventurier. On trouve sur le site de l’artiste une foule de dessins et d’autres animations. (via No Fear of the Future)
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par Laurine - lundi, 19 mai 2008 - 7:58 (Arts visuels)
Cette année, j’aurai raté Boréal pour cause de vacances et non de surmenage. Un bon point.
Comme d’habitude, lorsque je suis revenue de vacances, rien n’avait changé en mon absence, ou presque. Les fanions du Canadien ont disparu (ouf), les feuilles ont poussé et les arbres projettent maintenant de l’ombre, mais les immenses tas de neige empilés au cours de l’hiver sont toujours là, rendus noirs par le passage incessant des voitures à proximité. J’ai eu de la chance, la température a été ensoleillée et douce pendant tout mon séjour en France et en Espagne. Paraît-il que le mois d’avril avait été pourri.
Le voyage lui-même s’est encore une fois très bien passé. On nous casse toujours les pieds avec les liquides, mais j’ai l’impression que les gens se sont habitués — à part cette jeune fille qui, devant l’ahurissement des voyageurs qui attendaient au contrôle, a consacré un bon cinq minutes a extraire de son sac de voyage tous les produits offensants. Encouragée par les douaniers qui voyaient toujours quelque chose de louche aux rayons X, elle a sorti une petite bouteille d’eau, un gros litre d’eau pas encore ouvert, une grande bouteille de parfum et un paquet de quatre yogourts Activia. Tout est parti à la poubelle (sauf le parfum entamé). Ça devait être son premier voyage. Également, les limites de poids imposées par les compagnies aériennes (les grosses comme KLM et les petites comme RyanAir) compliquent un peu la vie des voyageurs, qui peuvent prendre beaucoup de temps à ouvrir leurs bagages pour répartir à nouveau leur contenu. Et la surveillance devient un peu plus hi tech à chaque fois. À Schipol, à l’aller, j’ai dû passer dans une espèce de cage en plexiglas qui m’a scannée de la tête aux pieds. Pas trouvé ça drôle. Enfin quoi, ce n’est plus suffisant d’enlever son gilet, sa montre et parfois ses souliers? (Cela dit, un moment donné, j’ai aussi dû ouvrir mon bagage à main parce que je transportait un lapin de Pâques en chocolat qui paraissait suspect à l’écran. Ça a fait rigoler la douanière.)
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par Laurine - jeudi, 24 avril 2008 - 18:57 (Arts visuels, Critiques, Lectures)
Si l’on veut faire l’historique de Signal to Noise, il faut mentionner que l’ouvrage est d’abord paru dans le magazine The Face sous forme de série qui a débuté en 1989. Il est ensuite devenu une BD romanesque chez Dark Horse Comics en 1992. Par la suite, l’histoire a été présentée sous deux formes, une émission de radio et une pièce de théâtre. Voilà pour la cuisine. Je ne m’étendrai pas sur la mention «New Edition» puisque je n’ai jamais vu, lu ou entendu la version d’origine.
Signal to Noise met habilement en parallèle deux histoires, celle d’un cinéaste en train de mourir du cancer et le film qu’il imagine dans sa tête faute de pouvoir le tourner. Ce film raconterait l’histoire d’un groupe de villageois européens à la fin de l’an 999, alors qu’on attendait l’Apocalypse qui devait marquer la fin du millénaire. Le cinéaste, lui, aurait souhaité vivre jusqu’à la fin de 1999 (nous sommes à Londres dix ans plus tôt) pour voir, justement, que la fin du monde n’existe toujours pas mille ans plus tard. D’après lui, il n’y a pas de Grande Apocalypse, juste une série sans fin de petites apocalypses personnelles.
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par Laurine - lundi, 21 avril 2008 - 19:14 (Arts visuels, Insolite, Société)
Une drôle d’histoire a récemment commencé à circuler dans le milieu de l’illustration. Un livre d’art intitulé Colorful Illustrations 93°C est en train de semer l’émoi, et pour cause. Il contient plusieurs entrevues menées par Darren Di Lieto avec des illustrateurs. Celles-ci ont été piquées sans permission sur le site The Little Chimp Society (ou LCS). L’ouvrage est agrémenté de douzaines d’illustrations prélevées sur le site personnel des illustrateurs, sans que ces derniers soient mis au courant. (Et les crédits ne sont pas toujours correctement attribués.) Le livre vient avec un CD qui contient les fichiers en question, ce qui laisse sous-entendre que ces images sont libres de droits. Mais le comble de l’insulte, à mon avis, est l’une des dernières pages qui stipule que le livre ne peut être reproduit ni distribué en partie ou en totalité de quelque façon que ce soit! Incroyable, non? Faisant fi de l’avertissement, l’intervieweur lésé a mis en ligne toutes les pages. Reste à voir ce que l’éditeur de Colorful Illustrations 93° C pensera de cette «distribution illégale».
Le livre se vend très cher, apparemment. Les artistes, c’est clair, ne toucheront pas un sou des ventes. Comme le livre a été publié en Chine et que les lois sur la propriété intellectuelle ne sont pas semblables aux nôtres, il est probablement inutile de penser à des poursuites.
Tant qu’à faire, aussi bien prendre les concepteurs du livre à leur propre jeu. Pourquoi ne pas reproduire l’ouvrage sous forme de PDF et le distribuer gratuitement sur Internet, comme une sorte de répertoire? Puisque les concepteurs ont piqué toute l’info, aussi bien piquer leur mise en page, na!
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par Laurine - samedi, 19 avril 2008 - 10:04 (Arts visuels, Critiques, Insolite, Société)
C’est avec un peu de retard que j’ai appris l’existence de Life After People, diffusé sur le canal History. Crée par David de Vries et d’une durée d’environ une heure et demie, ce documentaire américain aborde le même sujet que le bouquin d’Alan Weisman, The World Without Us. Des thèmes similaires y sont abordés, notamment l’avenir de la faune et la flore, la dégradation rapide de nos constructions ordinaires et celle, plus lente, de nos monuments. Le tout est illustré avec force effets spéciaux très impressionnants qui ne dépareraient pas dans un film catastrophe.
Cet attrait est aussi l’un des points faibles du documentaire. Le but de l’exercice est d’imaginer comment réagirait la nature si nous devions disparaître du jour au lendemain. À aucun moment ne laisse-t-on entendre que l’environnement pourrait être responsable de l’éclipse de l’humanité. Pourtant, la narration exagérément dramatique dépeint la nature sous un jour sinistre. L’assaut des vignes le long des édifices passe pour un déferlement du virus Ébola sur Manhattan. Le spectateur doit se farcir des répliques du genre: «The suburbs are under attack!» Les animaux sauvages — presque menés à l’extinction par nos bons soins — reprennent du poil de la bête, mais sont montrés sous un jour féroce, comme s’ils étaient à la recherche de petits enfants à croquer. Et la musique alarmante ne fait que renforcer ces insinuations à gros traits.
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par Laurine - dimanche, 6 avril 2008 - 9:08 (Arts visuels, Critiques, SF&F autre)
Carnivàle est une série créée par Daniel Knauf qui a été diffusée sur HBO entre 2003 et 2005. Bien que six saisons avaient été prévues à l’origine, elle a été retirée des ondes au bout de deux ans seulement. Il paraît que la première saison a attiré des cotes d’écoute record pour HBO, mais celles-ci ont plongé l’année suivante parce que le rythme de l’histoire n’était pas assez soutenu (un problème classique et fort regrettable). Comme je n’ai encore vu que la première saison, je ne peux m’empêcher de me gratter le crâne avec perplexité. Oui, le rythme est parfois lent, mais l’histoire compense largement par une atmosphère captivante et une approche artistique de qualité. Carnivàle se passe en 1934-35 dans la foulée de la Grande dépression américaine. C’est l’époque du dust bowl, ces grandes tempêtes de sable qui ont ruiné les récoltes et jeté des milliers de fermiers sur les routes, provoquant une grande migration vers la Californie. Dans ce décor sale et miséreux, deux récits parallèles se dessinent sur fond de lutte magique entre le Bien et le Mal.
À Milfay, des forains accueillent Ben Hawkins, un jeune homme fruste doté de pouvoirs surnaturels qu’il maîtrise mal. Il est tourmenté par des rêves violents lui montrant des gens dangereux qu’il ne connaît pas, mais qu’il est destiné à rencontrer. Dans le carnaval, certains individus possèdent aussi des dons, quoique moindres, et sont vivement intéressés par les aptitudes du jeune Hawkins, si bien que des luttes de pouvoir intestines s’ensuivent. Parallèlement, en Californie, le frère Justin et sa sœur Iris sont à la tête d’une congrégation de gens bien comme il faut, jusqu’à ce que Justin se pique d’en ouvrir une autre pour les démunis. À ce moment ressurgissent ses propres facultés magiques qu’il a longtemps refoulées, et qui n’ont rien de charitable. Pris entre sa foi et ses pouvoirs destructeurs, il doit se soustraire à la curiosité d’un journaliste tenace et de celle de l’évêché, avec pour unique soutien l’admiration de sa sœur fanatique. Entre Ben Hawkins et le frère Justin, un troisième larron apparaît dans leurs rêves. Son nom est Henry Scudder et il aurait le pouvoir de faire pencher la balance dans la lutte entre le Bien et le Mal qui se dessine.
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par Laurine - mardi, 18 mars 2008 - 16:04 (Arts visuels, Critiques, Lectures, SF&F autre, Techno/sciences)
L’illustration est une discipline un peu particulière de l’art. Son caractère ambigu vient peut-être du fait qu’on ne sait pas s’il faut la juger d’après sa fonction ou sa méthode de réalisation. Longtemps associée aux publications populaires (et donc commerciales), ce n’est que depuis récemment qu’on la considère comme une discipline artistique à part entière. Mais à peine a-t-elle gagné ses lettres de noblesse que l’illustration voit l’informatique chambouler la situation. Il semble que dans l’esprit de certains, l’utilisation de logiciels tels que Photoshop ou Painter menace l’aspect artistique de l’illustration.
Le recueil d’essais Paint or Pixel: The Digital Divide in Illustration Art, édité par Jane Frank, oppose les tenants des méthodes traditionnelles à ceux du numérique. Les arguments avancés révèlent d’une part l’ampleur d’un fossé générationel, mais ils mettent aussi en évidence l’inquiétude des artistes traditionnels qui voient le nombre de leurs contrats diminuer au profit d’artistes du numérique capables de répondre à une plus grande demande et en moins de temps. Selon Jane Frank dans son introduction, cette cassure serait plus évidente dans le domaine de la science-fiction et de la fantasy, ce qui est assez ironique quand on y pense. L’illustration a longtemps été snobée pour son approche résolument commerciale et populaire avant qu’on ne l’accepte en tant que discipline des beaux-arts. Aujourd’hui, le numérique remet encore une fois sa nature artistique en question, et ce, dans un domaine littéraire qui est justement snobé… parce que considéré comme une forme d’expression commerciale et populaire!
Je pourrais suggérer que cette perception négative envers la littérature SFF renforce le conservatisme du milieu des illustrateurs dans ce domaine (aux États-Unis peut-être), mais c’est une hypothèse de ma part.
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par Laurine - lundi, 3 mars 2008 - 18:54 (Arts visuels, Plogues, SF&F francophone)
Chez Médiaspaul viennent de paraître les deux premiers tomes d’une nouvelle série jeunesse de Julie Martel. Le récit a pour prémisses les aventures de deux filles qui sont enlevées par un dragon pour être emmenées au Labyrinthe, une sorte de ville au plan tortueux. Pour créer son univers, l’auteure s’est inspirée du monde mésoaméricain. Voilà les deux couvertures dont j’avais publié un petit aperçu il n’y pas si longtemps. Je ne raffole toujours pas de la (*grmbl*) de maquette qui coupe le tiers du décor, mais il faudra faire avec.

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par Laurine - lundi, 18 février 2008 - 20:01 (Arts visuels, Critiques, Lectures, SF&F autre)
Fables: Legends in Exile brossait à grands traits les principaux protagonistes de la série par l’entremise d’un whodunit des plus traditionnels. Ce numéro relié plantait aussi le décor de Fabletown, une extension de New York que les humains ordinaires (les mundanes) ne perçoivent pas. Mais Animal Farm propose déjà un récit plus disjoncté alors que le lecteur est amené à explorer l’autre moitié de la société des Fables, la Ferme, qui est sise sur un bout de terre éloigné et protégé par des enchantements. À cet endroit vivent les autres Fables, celles qui ne peuvent prendre une apparence humaine: les animaux, les lutins, les Liliputiens, etc.
Lors d’un voyage d’inspection à la Ferme, Blanche Neige et sa sœur Rose Rouge apprennent à leurs dépends que la révolte gronde. Un groupe de dissidents a décidé que le temps était venu de conquérir Fabletown avant de retourner dans leur monde d’origine pour abattre l’Adversaire, tout cela grâce à des armes humaines adaptées à leur physique. Quand je dis que le récit est disjoncté, vous devriez voir le pistolet automatique monté sur une coque: il est conçu pour être fixé sur le dos de la tortue et actionné par le lièvre!
La rébellion est menée par Boucles d’Or, maintenant devenue une adulte révolutionnaire armée jusqu’aux dents. Elle rappelle irrésistiblement les activistes devenus violents après avoir piqueté sans succès: les immenses lunettes d’intellectuelle allumée, les vêtements trop larges, les slogans appris par cœur. Elle qualifie ses camarades de «prolétaires» alors qu’ils ne travaillent pas (ce sont des animaux pour la plupart). Aucun sacrifice n’est trop grand pour la Cause, surtout celui des créatures qui se mettent en travers de son chemin. Même les Trois Ours s’inquiètent de sa santé mentale. Dans le fond, elle se fiche de la cause qu’elle épouse pourvu qu’elle puisse mettre en application tout le savoir qu’elle a accumulé à partir de ses lectures qu’elle a clairement mal comprises. S’il n’y a pas d’opprimés à défendre par les armes, elle va s’en inventer de toutes pièces. Le personnage est génial.
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par Laurine - vendredi, 15 février 2008 - 19:09 (Arts visuels, Plogues)
Je viens de recevoir mes premiers exemplaires d’illustratrice de l’année, et ce sont deux titres de Vents d’Ouest. Double croche sur fausse note de Nadya Larouche est un petit roman à suspense où deux adolescents se transforment en enquêteurs en herbe quand un chanteur populaire se fait enlever. Nuits d’épouvante est un collectif de nouvelles d’horreur dont les douze auteurs sont membres de l’AEQJ. En réalité, les nouvelles sont un mélange de genres, car j’y ai vu de la fantasy et de la science-fiction.

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par Laurine - samedi, 2 février 2008 - 20:13 (Arts visuels, Critiques, Lectures, SF&F autre)
Quand j’ai appris que le cycle de la Tour sombre de Stephen King a été adapté en bande dessinée, ma première réaction a été de dire: «Chouette!» L’univers dépeint dans cette série est des plus particuliers avec sa superposition du style médiéval et western, où les chevaliers manient le pistolet et où l’électronique fait partie des sciences inventées, puis oubliées. La Tour sombre est riche en rebondissements, en décors et en personnages. Il y a largement de quoi dessiner des scènes percutantes ou évocatrices. Toutefois, mon enthousiasme s’est teinté d’inquiétude. La bande dessinée est publiée par Marvel dans le format qu’on imagine: un numéro par mois réalisé avec un échéancier serré. L’adaptation des romans dans le format Marvel allait demander beaucoup de sacrifices et l’utilisation impitoyable de la tronçonneuse éditoriale.
Comme de fait, la bande dessinée ne suit pas le format des romans, loin de là. The Gunslinger Born condense en 7 numéros (réunis sous une couverture rigide) les flash-back du quatrième volume, Wizard and Glass. On se souviendra que Roland poursuivait sa quête avec son ka-tet et en profitait pour raconter sa jeunesse mouvementée. Dans The Gunslinger Born, le lecteur voit se dérouler en images l’accession de Roland au statut de pistolero dans des conditions dramatiques, sa mission secrète à Hambry en compagnie d’Alan et Cuthbert, et sa rencontre tragique avec Susan Delgado.
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par Laurine - mercredi, 23 janvier 2008 - 18:31 (Arts visuels, Critiques, SF&F autre)
Dans un billet récent, j’ai parlé de la première saison de Heroes en omettant toutefois de mentionner que NBC fait paraître sur son site un feuilleton BD. Il s’agit de courtes histoires d’environ cinq pages qui permettent d’éclaircir certains points sur ce qu’on nous montre à la télé. On nous propose ainsi des scènes supplémentaires qui viennent étoffer le récit. Dans d’autres cas, la BD aborde des éléments biographiques qui ne sont pas du tout montrés dans la série télévisée.
Heroes: Volume One rassemble sous une couverture rigide les 34 premiers épisodes de cette série dessinée. Des couleurs au lettrage, en passant par le style rétro de la présentation des chapitres, l’aspect est très soigné. Nous retrouvons aussi les tableaux de Tim Sale. L’ouvrage commence avec une introduction signée par Masi Oka (Hiro Nakamura) et se termine par une entrevue avec Aron Eli Coleite et Joe Pokaski, les scénaristes.
Curieusement, dans ce premier volume l’accent est mis sur un personnage à peine entrevu dans la série télévisée. Hana Gitelman est cette femme qui peut «lire» l’information électronique passant d’une machine à l’autre. Nous apprenons qu’elle a autrefois travaillé pour l’armée israélienne avant de devenir un agent plus ou moins secret. Mais nous entrevoyons aussi Claire Bennet et son père, les frères Petrelli, la famille Sanders, Mohinder Suresh, Sylar et les autres, même s’ils ne font rien de bien révélateur.
L’intérêt de la bande dessinée est d’élargir les horizons de Heroes de telle sorte que cet univers ne se cantonne pas à la télé. La lecture du bouquin requiert, à mon avis, d’avoir vu la série, même si les auteurs prétendent le contraire. Les courts récits forment une mosaïque trop impressionniste pour permettre une immersion totale quand on ne connaît pas les personnages. Mais pour les fans de la série, la lecture pourrait s’avérer divertissante.
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par Laurine - vendredi, 28 décembre 2007 - 13:36 (Arts visuels, Critiques, Lectures, SF&F autre)
Comme j’ai toujours eu un faible pour les contes, y compris leurs versions revues et corrigées, je me suis lancée dans la lecture de la série Fables de Vertigo Comics. Le scénario est de Bill Willingham et les illustrations sont réalisées par plusieurs artistes.
Le propos est simple. Les personnages de contes de fées ont vu leurs terres ravagées par un ennemi sanguinaire appelé l’Adversaire et ses armées de gobelins. Nombre de survivants ont réussi à franchir un passage les menant à notre monde. C’est à New York qu’ils ont établi une colonie discrète baptisée Fabletown. Ceux de forme humaine se mêlent parmi nous (les mundanes) pendant que les autres, de forme animale ou monstrueuse, vivent dans une communauté plus isolée, où l’on ne soupçonnera pas leur existence. Tous vaquent à leurs affaires, développant des stratagèmes pour survivre, maintenant la loi et l’ordre du mieux qu’ils peuvent. Se tissent alors des alliances particulières, des inimitiés, des rivalités, des histoires d’amour. Mais tous savent qu’un jour l’Adversaire parviendra à trouver le chemin menant à leur communauté.
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par Laurine - mercredi, 26 décembre 2007 - 8:21 (Arts visuels, Critiques, SF&F autre)
Ceux qui apprécient une série comme Ghost in the Shell pour ses intrigues complexes et ses questions existentielles pourraient bien se trouver en terrain familier avec Ergo Proxy malgré une ambiance très différente. Beaucoup moins axée sur les gadgets technologiques, elle mêle steampunk et cyberpunk, robots et créatures fantastiques, philosophie et théologie.
Dans un futur indéterminé, suite à la dévastation de la Terre, les humains vivent cloîtrés dans des cités dômes, car un virus sévit à l’extérieur. Ces dômes sont des endroits en apparence parfaits qu’une autocratie régit. L’histoire commence à Romdeau, une ville d’une beauté ennuyeuse où les citoyens cohabitent avec des androïdes intelligents, les AutoReivs. Les immigrants provenant de l’extérieur du dôme ne sont pas considérés comme des citoyens, mais ils peuvent le devenir en montrant une obéissance indéfectible au système. L’un d’eux est Vincent Law, une nouille amnésique au physique ingrat, qui s’avérera être le véritable héros de l’histoire.
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par Christian - dimanche, 23 décembre 2007 - 23:44 (Arts visuels, Insolite)
Collègue : «Qu’est-ce que tu fais en fin de semaine?»
Moi : «Je construis mon arbre de Noël.»
Collègue : «Quand tu dis que tu construis…»
Moi : «Peu de gens commencent avec une torchère brûlée.»
J’avoue : je ne célèbre pas vraiment Noël chez moi. Je n’ai pas d’enfants, je ne reçois pas assez de visiteurs et je suis réfractaire aux traditions de la saison, y compris la bizarre coutume d’amener un arbre dans son salon, de le couvrir de quincaillerie clinquante et de le mettre aux ordures quelques jours plus tard.
Mais même les iconoclastes les plus endurcis peuvent s’intéresser à de tels rituels si une idée saugrenue les saisit. S’ils peuvent se convaincre de combattre l’excentricité de ne pas célébrer par encore plus d’excentricité. S’ils réalisent qu’un arbre de Noël, ça peut être un projet d’ingénierie plutôt qu’une tradition stupide. Si, à la fin de l’exercice, ils finissent avec un objet unique au monde, et un billet pour leur blog.
Voici donc comment construire un cylindre de Noël.
La première étape est conceptuelle. Il s’agit simplement de déconstruire l’idée d’un arbre de Noël. Oubliant la sordide histoire païenne du Sapin de Noël, le tout se résume à un canevas vert sur lequel on étend des boules de verre colorés et autres bidules de saison. La hauteur est plus importante que la largeur, ce qui nous amène géométriquement au cône… puis au cylindre par souci d’efficacité. Nos ancêtres utilisaient des sapins parce que c’est tout ce qu’ils avaient dans leur cours arrière, mais étant donné notre technologie moderne, pouvons-nous faire mieux?
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