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	<title>Fractale framboise &#187; Christian</title>
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	<description>Un blogue, trois auteurs, une multitude d&#039;univers à explorer.</description>
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		<title>Boréal 2010: Terminé</title>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2010 02:40:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congrès Boréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Et hop, déjà trop rapidement, la grande rencontre annuelle des amateurs et créateurs de l&#8217;imaginaire d&#8217;ici vient de prendre fin.  Boréal 2010 a eu la particularité de sortir de l&#8217;île de Montréal pour prendre place dans la région de Québec, plus particulièrement au Cégep de Sainte-Foy.  Les même gens n&#8217;y étaient pas nécessairement, mais les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et hop, déjà trop rapidement, la grande rencontre annuelle des amateurs et créateurs de l&#8217;imaginaire d&#8217;ici vient de prendre fin.  <a href="http://www.congresboreal.ca/">Boréal 2010</a> a eu la particularité de sortir de l&#8217;île de Montréal pour prendre place dans la région de Québec, plus particulièrement au Cégep de Sainte-Foy.  Les même gens n&#8217;y étaient pas nécessairement, mais les foules, oui: Entre les quelques 120 congressistes payants et 135 personnes sur place, il s&#8217;agissait d&#8217;un Boréal à la hauteur des années précédentes.  Nouvelle équipe, nouveaux objectifs, nouveaux visages: Pas moyen de perdre de vue qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un Boréal différent tout en se déroulant dans une certaine continuité.</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoboreal2010quebec.jpg" alt="Quebec" /><br />Bienvenue à Québec! (Boréal a eu lieu à dix kilomètres à l&#8217;Est du Centre-ville, soit environ 30-60 minutes en automobile.)</p>
<p><span id="more-1922"></span>Pour moi aussi, l&#8217;expérience a été différente: N&#8217;ayant aucun rôle dans l&#8217;organisation de l&#8217;événement, j&#8217;en ai profiter pour m&#8217;asseoir et assister à des tables-rondes complètes, ne pas obséder sur la programmation et quitter le congrès quand de meilleures occasions s&#8217;offraient à moi le Samedi soir.  Je pensais avoir trois items à ma programmation: j&#8217;ai fini par en avoir cinq, entre des remplacements à pieds-levés et la découverte d&#8217;une nouvelle table-ronde en épluchant le programme de la journée.</p>
<p>Pour le reste, on pourra dire que c&#8217;est un Boréal qui affirme la transition entre deux époques.  Le Conseil Administratif de Boréal, jadis impliqué dans l&#8217;organisation du congrès jusqu&#8217;aux oreilles, a laissé place à une nouvelle équipe l&#8217;an dernier, a fait de même cette année, et a indiqué que le congrès de l&#8217;an prochain (à Montréal, au grand plaisir de cet rochelandais) fera à nouveau appel à l&#8217;équipe de Boréal 2009.  Le milieu se renouvelle peu à peu!</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoboreal2010fanzinat.jpg" alt="Table ronde sur le fanzinat" /><br />Classe magistrale sur le fanzinat, avec Carl Rocheleau, Pierre-Luc Lafrance, Carmélie Jacob, François-Bernard Tremblay et Jonathan Reynolds</p>
<p>Pour Cheryl Morgan et autres scribes de prix littéraires, notons en primeur non-officielle les récipiendaires des Prix Boréal 2010:</p>
<ul>
<li><strong>Meilleur livre</strong>: Laurent McAllister, <a href="http://www.laurentmcallister.com/Suprematie.html"><em>Suprématie</em></a> (Bragelonne, 2009)</li>
<li><strong>Meilleure  nouvelle</strong>: Alain Bergeron, <em>« Ors Blanc »</em>, in <a href="http://www.revue-solaris.com/numero/2009/171.htm">Solaris n° 171</a></li>
<li><strong>Meilleur  production critique</strong>: Mario Tessier pour les <em>Carnets  du futurible</em>, in Solaris.</li>
<li><strong>Meilleure création  artistique</strong>: <a href="http://gabrielleleblanc.blogspot.com/">Gabrielle Leblanc</a>, Asile #1</li>
<li><strong>Meilleur fanzine: </strong><a href="http://www.revue-brinsdeternite.com/"><em>Brins d&#8217;éternité</em></a></li>
</ul>
<p>On notera, de plus, que le <a href="http://www.grandprixsffq.ca/2008/index.php">Prix Jacques Brossard</a> 2010 a été remis à Martine Desjardins, pour <em>Maleficium</em> (Alto)</p>
<p>On ne pourra suffisamment souligner la grande gentillesse de Ted Chaing et de Sylvie Lainé, invités étrangers du congrès transportés loin de chez-eux (Lainé est française, Chiang de Seattle) pour passer un peu de temps avec de bien étranges canadiens.  J&#8217;allais ajouter &#8220;-français&#8221;, mais ce n&#8217;est pas nécessairement vrai: une demi-douzaine de congressistes étaient anglophones, et on pu profiter d&#8217;une programmation <em>in English</em>.</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoboreal2010alire.jpg" alt="Table ronde sur Alire" /><br />Francine Pelletier, Héloïse Côté et Pascale Raud écoutent parler Éric Gauthier de ses expériences comme auteur Alire.</p>
<p>Pour le reste, on a discuté de la panoplie de sujets habituels et inhabituels.   Notons, entre autres souvenirs&#8230;</p>
<ul>
<li>Une table-ronde sur la fan-fiction que j&#8217;ai tenté de modérer pour qu&#8217;elle ne tombe et reste pas dans le <em>freak-show</em> spectaculaire du <em>slash</em>.</li>
<li>Une table-ronde sur le fanzinat, où Pierre-Luc Lafrance a finit par réaliser la prophétie d&#8217;Yves Meynard qui, dans <a href="http://www.revue-solaris.com/numero/2001/136.htm">Solaris 136</a> (Hiver 2001!) prédisait l&#8217;éternel renouvellement du fanzinat, et l&#8217;accession de Pierre-Luc à la légende. (Hélas, Pierre-Luc et moi semblions être les seules représentants d&#8217;une certaine génération à cette table-ronde: problème!)</li>
<li>Une présentation de Ted Chiang intitulée <em>Reasoning about the Body</em>, au sujet de la<em> folk biology</em>, et l&#8217;erreur d&#8217;associer le cerveau à l&#8217;ordinateur.</li>
<li>Les repas, parfois en groupe, parfois en tête-à-tête, où l&#8217;on finit parfois par tenir des conversations plus intéressantes qu&#8217;au programme.</li>
<li>Une table-ronde sur la SF «aux écrans» où j&#8217;ai fini par assumer le rôle de modérateur bien après que les participants se soient assis en face d&#8217;une audience nombreuse.  Hélas, je n&#8217;ai pas pu me taire pour laisser parler l&#8217;audience&#8230;</li>
<li>Un bilan de Carnaval Boréal 2010 où nous avons plus ou moins décidé d&#8217;en faire de même à l&#8217;hiver 2011.</li>
<li>Une table-ronde pour Alire où nous en avons appris sur la maison et ses auteurs.</li>
<li>Une entrevue entre Laurent McAllister qui a bien montré à quel point deux têtes <em>geek</em>ent plus qu&#8217;une.</li>
<li>Quatre auteurs de SF de premier niveau discuter d&#8217;<strong>Avatar</strong> pendant <em>Does the World Dream of Fiber-Optic Forests</em>?</li>
<li>La pyramide!  Pour une fois, pas de fausses attentes!</li>
<li>L&#8217;hôtel Universel!  Quel temple du kitsch!  (Mais remarquez que j&#8217;ai dormi bien ailleurs&#8230;)</li>
</ul>
<p>Bien sûr, j&#8217;en oublie la moitié et c&#8217;est sans parler du temps que je n&#8217;ai pas réussi à passer avec tous ceux qui étaient sur place.  Faut-il nécessairement attendre un autre douze mois avant le prochain Boréal?</p>
<p>Mais assez pour moi.  Quels sont <em>vos </em>souvenirs de Boréal 2010?</p>
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		<title>Boréal 2010: Maintenant!</title>
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		<pubDate>Sat, 15 May 2010 02:58:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congrès Boréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour ceux qui auraient manqué la chose, rappelons que Boréal 2010 a présentement lieu (jusqu&#8217;à Dimanche, 18h) au Cégep de Sainte-Foy, dans la région de Québec. Vous pouvez y voir de nombreux auteurs locaux et étrangers (dont les invités Sylvie Lainé et Ted Chiang), ainsi que deux fractale-framboisistes. Relevons au programme déjà terminé de vendredi&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ceux qui auraient manqué la chose, rappelons que <a href="http://www.congresboreal.ca/">Boréal 2010</a> a présentement lieu (jusqu&#8217;à Dimanche, 18h) au Cégep de Sainte-Foy, dans la région de Québec.</p>
<p>Vous pouvez y voir de nombreux auteurs locaux et étrangers (dont les invités Sylvie Lainé et Ted Chiang), ainsi que deux fractale-framboisistes.</p>
<p>Relevons au programme déjà terminé de vendredi&#8230;</p>
<ul>
<li>Les rencontres et bonjours habituels d&#8217;amis et connaissances que l&#8217;on voit rarement.</li>
<li>Une cérémonie d&#8217;ouverture menée par René Gagnon, un des membres de la première heure de la SFQ.</li>
<li>Une table ronde <strong>in English </strong>au sujet de  la nouvelle d&#8217;imaginaire aux États-Unis, où j&#8217;ai dû remplacer à l&#8217;improviste trois panélistes pas encore arrivés au congrès (nous pensons à une nouvelle règle <em>Boréal Force One</em>: Pas plus de la moitié d&#8217;un panel peux voyager dans le même véhicule.)  Mais, ah-ha, qui d&#8217;autre peut se vanter d&#8217;avoir été sur un panel avec comme seuls autres participants Yves Meynard et Ted Chiang?</li>
<li>Finalement (pour moi), une autre édition bien accueillie de la <em>Discussion par la Bande-annonce</em>, le clou de la soirée étant la bande annonce de <strong>The Human Centipede</strong>. (Googlez, si vous osez.)</li>
</ul>
<p>Qui sait ce qui se passera demain?</p>
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		<title>Ad Astra 2010</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 01:26:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
				<category><![CDATA[SF&F autre]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors, chers lecteurs&#8230; où ais-je passé une partie de la fin de semaine? Mais encore&#8230;? Hé oui: Véritable saut de puce global après un périple européen, je suis effectivement passé faire un tour au congrès torontois Ad Astra.  Ce fut une courte visite: j&#8217;avais d&#8217;autres choses à faire à Toronto (aussi hilarant soit-il de me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors, chers lecteurs&#8230; où ais-je passé une partie de la fin de semaine?</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphototoronto2010.jpg" alt="Toronto!" /></p>
<p>Mais encore&#8230;?</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoadastra2010.jpg" alt="Ad Astra!" /></p>
<p>Hé oui: Véritable saut de puce global après un périple européen, je suis effectivement passé faire un tour au congrès torontois <a href="http://ad-astra.org/">Ad Astra</a>.  Ce fut une courte visite: j&#8217;avais d&#8217;autres choses à faire à Toronto (aussi hilarant soit-il de me lire écrire ces mots, <em>il y a autre chose que des congrès dans la vie</em>) et c&#8217;est donc pourquoi ma présence à Ad Astra se limita au seul samedi après-midi.</p>
<p>J&#8217;en reviens tout de même avec de bonnes nouvelles.  Après des années de périclitation et des signes avant-coureurs peu prometteurs (admirez cet <a href="http://ad-astra.org/Schedule.php">horaire</a> avec <a href="http://ad-astra.org/Panelists.php">panélistes</a> et <a href="http://ad-astra.org/Panels.php">descriptions</a> séparées!), Ad Astra a semblé reprendre du poil de la bête cette année: Il semblait y avoir plus de congressistes, plus d&#8217;auteurs, plus de fans et certainement plus de costumes.  Au menu artistique: Beaucoup de zombies; énormément de <em>steampunk</em>.  (Si vous écrivez rapidement, je vous prédit la grande vague de 2010: zombies <em>steampunk</em>.  Et c&#8217;est pourquoi Cherie Priest a de bonnes chances d&#8217;obtenir le Prix Hugo du meilleur roman pour <em>Boneshaker</em>&#8230; mais nous nous éloignons du sujet.)</p>
<p><span id="more-1877"></span></p>
<p>Pour faire changement, je n&#8217;ai pas assisté à un seul panel durant ma brève incursion en territoire adastresque: Même en me limitant aux corridors, à la salle de vente, au bar de l&#8217;hôtel, à la salle de lancement ou bien au salon transformé en séance de signature de masse, j&#8217;ai passé presque six heures en conversations diverses.  J&#8217;ai salué Claude Lalumière et Murray Moore pour une troisième fois en autant de villes et de fins de semaines (ce sera étrange de ne pas les voir la semaine prochaine); discuté de romance-zombie avec David Nickle et Peter Watts dans un sombre recoin du bar; me suis peut-être fait embarqué dans l&#8217;organisation d&#8217;un mini-congrès cet automne; ai dis bonjour à quelques vétérans d&#8217;Anticipation &#8211;dont René Walling, maintenant pleinement transformé en nano-éditeur; me suis inscrit à Con*Cept 2010; ai renoué des liens avec divers éditeurs et auteurs rencontrés au fil des ans&#8230; bref, n&#8217;ai pas vraiment eu le temps de m&#8217;ennuyer.</p>
<p>J&#8217;en ai même appris pas mal sur ce qui se trame dans la région d&#8217;Ottawa de ces temps-ci.  La grande nouvelle, c&#8217;est que le vénérable congrès <a href="http://can-con.org/">Can-Con</a> reprends du poil de la bête cette année, avec un événement prévu les 20-22 août prochain.  (Hmmm: je prévois une autre trilogie de congrès consécutifs et pas nécessairement sur le même continent&#8230;)  De plus, on m&#8217;a introduit à des auteurs locaux que je ne connaissait pas encore.  Hayden Trenholm m&#8217;a présenté à <a href="http://www.zatrikion.blogspot.com/">Matthew Johnson</a>, alors que Robert J. Sawyer a eu la gentillesse de me faire rencontrer <a href="http://www.mariebilodeau.com/">Marie Bilodeau</a>, qui lancera bientôt (à Ottawa!) le troisième volet de sa séries de fantasy <a href="http://www.brokenland.ca/"><em>Heirs of a Broken Land</em></a>.  Comme quoi je voyage tellement que les nouvelles de la maison doivent me rattraper ailleurs.</p>
<p>Le seul aspect d&#8217;Ad Astra qui continue d&#8217;empirer d&#8217;année en année est l&#8217;infâme &#8220;Toronto Don Valley Hotel &amp; Suites&#8221;.  Non pas que je le considère particulièrement débile après avoir subi l&#8217;Edwardian Radisson d&#8217;Eastercon, mais plutôt les environs: Toujours situé au milieu de nulle part, l&#8217;hôtel est maintenant entouré de condos huppés fraîchement construits qui ont aussi eu l&#8217;effet de faire disparaître les places de stationnement gratuites qui entouraient jadis l&#8217;hôtel: Les automobilistes qui voulaient assister au congrès pour trois jours ont, en théorie, dépensé plus d&#8217;argent pour stationner leur véhicule que pour s&#8217;inscrire à l&#8217;événement.  Heureusement, le nouveau congrès littéraire torontois <a href="http://sfcontario.ca/">SFContario</a> (19-21 novembre; pensez-y!) aura lieu au centre-ville, à distance de marche du métro.</p>
<p>Mais pour en revenir à Ad Astra, ce que j&#8217;ai vu avait de quoi plaire: Les costumes ont ajouté de l&#8217;atmosphère; la salle de vente occupait deux pièces; le lancement de l&#8217;anthologie <em>Evolve </em>était bien fréquenté; la galerie artistique était située dans une salle vitrée qui mettait en valeur des oeuvres d&#8217;art; beaucoup de professionnels torontois s&#8217;y trouvaient (ce qui n&#8217;était pas toujours le cas durant les année précédentes) et le tout semblait bien rouler.  J&#8217;y a presque regretté ne pas y avoir passé plus de temps &#8211;non seulement parce que je n&#8217;ai pas réussi à rencontrer tous ceux qui s&#8217;y trouvaient (J&#8217;ai manqué Guy Gavriel Kay et Leah Bobet de peu), mais <em>surtout</em> parce que ça semblait un bon congrès.</p>
<p>Mais bon; pour l&#8217;instant, je vais devoir revenir à la vie normale après trois semaines de pérégrinations parfois rocambolesques.  Ne pleurez pas trop au sujet des quelques fins de semaines sédentaires qui m&#8217;attendent d&#8217;ici <a href="http://www.congresboreal.ca/">Boréal 2010</a>: J&#8217;ai une énorme pile de livres à lire, des nominés Hugo à critiquer, et des notes de voyage à mettre en ordre.  De plus, <em>il y a autre chose que des congrès dans la vie.</em></p>
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		<title>Eastercon 2010</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 02:24:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inclassé]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors, chers lecteurs, devinez où j’ai passé la fin de semaine? Bon, d’accord, mais où plus précisément? Oui oui, la blague se fait vieille…  Mais j’étais effectivement l&#8217;une des 1300 entités inscrites à « Odyssey 2010 », le congrès britannique Eastercon de cette année.  Se déroulant dans un hôtel près de Londres, Eastercon est un congrès de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors, chers lecteurs, devinez où j’ai passé la fin de semaine?</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoeasterconlondon.jpg" alt="Londres" /></p>
<p>Bon, d’accord, mais où plus précisément?</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoeasterconodyssey.jpg" alt="Odyssey 2010" /></p>
<p>Oui oui, la blague se fait vieille…  Mais j’étais effectivement l&#8217;une des 1300 entités inscrites à « <a href="http://www.odyssey2010.org/">Odyssey 2010</a> », le congrès britannique Eastercon de cette année.  Se déroulant dans un hôtel près de Londres, Eastercon est un congrès de quatre jours qui profite du long congé pascal pour permettre aux fans d’imaginaire anglais (entre autres…) de se rencontrer.  C’est sans doute l&#8217;un des plus grands congrès généralistes du Royaume-Uni, et c’est également une splendide excuse pour un Nord-Américain d’aller voir de quoi les cousins européens discutent lorsqu&#8217;ils sont entre eux…</p>
<p>Mais alors que je voulais écrire un rapport sur les différences entre les congrès des deux côtés de l’Atlantique, voici que mes observations m’amènent à une approche différente : comment et pourquoi, d’un côté ou l’autre de l’Atlantique, la formule traditionnelle du congrès anglo-saxon reste la même.</p>
<p><span id="more-1868"></span></p>
<p>Cela débute dès l’entrée à l’hôtel, dès le premier regard posé sur les fans réunis dans le foyer.  On sait immédiatement que l’on est à la bonne adresse, car le profil physique des fans est le même : les hommes portent des lunettes, la barbe et la queue de cheval.  Les dames, peu importe leur âge, se comportent avec l’aisance de celles qui n’ont pas à se prouver : les plus vieilles ont une fière chevelure grise alors que les plus jeunes préfèrent la tenue goth-punk.  Une bonne partie des fans sont des hommes dans la trentaine, habillés de noir, à la calvitie galopante, et souvent présents aux panels portant sur des sujets techniques.  Beaucoup font de l’embonpoint.  Presque tous font partie de la classe moyenne intellectuelle.  La vaste majorité sont des Blancs, une étrange sélection au milieu d’une ville de plus en plus multiculturelle.  Bref, on pourrait se trouver dans n’importe quel congrès de SF anglophone.</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoeasterconaffiches.jpg" alt="Affiches" /><br />Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un congrès sans affiches?</p>
<p>Au programme, plus ou moins la même chose qu’ici : des panels, des démonstrations, des présentations.  Sujets : SF écrite, SF média, science, intérêts reliés.  Eastercon étant un événement majeur au calendrier SF, on y voit des remises de prix (annonce des nominations aux Prix Hugo, remise des BSFA) et des discussions au sujet de l’avenir du fandom.  Comme congrès généraliste, Eastercon dépend des intérêts de ses membres : ainsi a-t-on vu paraître à l’horaire des démonstrations de bondage. (Une version préliminaire de l’horaire, qui casait cette démonstration à 16 h dans une salle immédiatement après un panel pour enfants, avait causé toute une commotion sur les listes de discussion du congrès.  Le tout est devenu un running gag pendant Odyssey, tel que lu dans la newsletter : « Number of Bondage/BDSM panels I’ve attended – <strong>0</strong>. »)  Puis, il y a la kyrielle de partys de chambre.  Mais il y a eu aussi quelques événements spéciaux comme la retransmission en direct à quelques 900 fans du premier épisode de la nouvelle saison de <em>Doctor Who</em>.  Les nominations aux Prix Hugo ont été annoncées dans une salle où se trouvaient près d’une douzaine de nominés (dont Chris Garcia, Farah Mendlesohn et Paul Cornell), en plus d’être retransmises sur le Web.  Et Londres aura annoncé sa candidature (jusqu’ici sans compétition) pour la Worldcon 2014 : Eastercon, on le comprendra, est une destination majeure du calendrier SF.</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoeasterconfusion.jpg" alt="Presentation" /><br />Présentation sur les réacteurs à fusion en développement</p>
<p>Chose certaine, l’équipe d’Odyssey a fait un travail d’organisation formidable.  C’est fou ce que l’on peut faire lorsqu’on mène un congrès de 1300 inscrits : plus d’une douzaine d’éditions du bulletin du congrès, de nombreuses affiches d’orientation, un programme varié et de haute qualité, une <em>green room</em> pour panélistes très bien menée, un hall principal transformé en salle audiovisuelle de haut niveau. Bref, des leçons à apprendre pour les organisateurs de congrès.</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoeastercondealer.jpg" alt="Salle des marchands" /><br />N&#8217;oublions pas une salle de vente bien nourrie</p>
<p>Il y a, bien sûr, des différences entre Eastercon et les congrès américains.  La culture alcoolique (ahem — « la culture construite autour de la consommation d’alcool », écrirons-nous plutôt) est profondément enracinée ici, au point d’atteindre la pathologie occasionnelle. J’ai plutôt admiré le fan qui, à un party, avait un verre dans chaque main.  Les références culturelles, surtout formatives, sont souvent très différentes : des blagues au sujet de « Clangers » m’ont mystifié jusqu’à ce qu’on m’explique tout au sujet d’une série télévisée des années 1970, après quoi j’étais plus informé mais pas nécessairement plus dans le coup.  D’autres activités restent mystérieuses, peut-être inexplicables.  (Morris Dancing?)  Les accents sont aussi différents, mais c’est sans doute une des différences les moins importantes, surtout quand les panels réunissent à la fois des Européens et des Américains.  Et c’est sans compter la bonne proportion d’auteurs plus rarement vus en Amérique : Iain Banks, Alastair Reynolds, etc.</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoeasterconatrium.jpg" alt="Atrium" /><br />L&#8217;atrium du troisième étage, d&#8217;inspiration japonaise</p>
<p>Je crois également que l’hôtel choisi pour Odyssey 2010 serait inacceptable pour un congrès américain. J’ai déjà commenté sur l’architecture démente de l’hôtel choisi par Ad Astra, mais celle du Edwardian Radisson Heathrow est complètement démoniaque : couloirs où une seule personne peut passer, salles de conférence au bout de trois couloirs différents et tapies au milieu des chambres, ascenseurs menant à certaines salles de conférence mais pas d’autres sur le même étage, entrée dans une salle se trouvant derrière les panélistes, architecture parfois edwardienne, parfois asiatique, un plan sans bon sens… et c’est sans compter que l’hôtel a été construit récemment et en une seule fois, et non à coups d&#8217;ajouts lors de décennies d’évolution organique.  Quel mystère que cet hôtel : ayant perdu certains de mes copanélistes entre la Green Room et la salle où se tenait un panel particulier, j’ai blagué qu’un trou noir devait se tapir dans certains corridors, et mes interlocuteurs ont trouvé l’hypothèse raisonnable…</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoeasterconplan.jpg" alt="Plan d'hotel" /><br />Ceci est l&#8217;authentique plan de l&#8217;hotel</p>
<p>Car (hé oui), j’ai aussi contribué au vaste festin pot-luck d’Eastercon. Ayant fait part de mon intérêt à discuter de modération et de SF non anglophone, je me suis retrouvé à modérer un panel sur la modération, et à suggérer des titres d’œuvres francophones non traduites.  On m’a ensuite demandé de modérer un panel sur « Gender in Space Opera » (une commande difficile, mais réussie), et Cheryl Morgan a été bien gentille de faire de moi un participant non officiel au panel sur les congrès virtuels. (Que vous pouvez revivre <a href="http://www.conreporter.com/?page_id=1452">ici</a>)</p>
<p>Et c’est là peut-être la grande leçon, non seulement d’Eastercon 2010, mais aussi de la vaste communauté des congrès de SF partout dans le monde : si vous voulez y participer, si vous apprenez les codes sociaux de ces événements, vous pouvez entrer dans le foyer d’un hôtel sur un autre continent et trouver exactement le même type d’accueil que vous pouvez espérer dans un congrès près de chez-vous.  Les fans voyagent, se rencontrent, établissent des traditions parce qu’elles fonctionnent pour tous.  Quelle chance que de faire partie du fandom : c’est comme avoir une famille élargie un peu partout sur la planète!</p>
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		<title>Salon du Livre de Paris 2010</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 22:12:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
				<category><![CDATA[SF&F francophone]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors, chers lecteurs, devinez où j&#8217;étais aujourd&#8217;hui? Oui, mais encore, plus précisément? Hé oui: Je suis passé faire un tour au Salon du Livre de Paris. Ma présence là-bas était accidentelle à plus d&#8217;un égard. De un, je ne suis pas parisien, pas français et même pas européen (personne n&#8217;est parfait). C&#8217;est la première fois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors, chers lecteurs, devinez où j&#8217;étais aujourd&#8217;hui?</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoparis.jpg" alt="Eiffel!" /></p>
<p>Oui, mais encore, plus précisément?</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotosalonlivreparis.jpg" alt="Billet" /></p>
<p>Hé oui: Je suis passé faire un tour au Salon du Livre de Paris.  Ma présence là-bas était accidentelle à plus d&#8217;un égard.</p>
<p><span id="more-1854"></span></p>
<p>De un, je ne suis pas parisien, pas français et même pas européen (personne n&#8217;est parfait).  C&#8217;est la première fois en 17 ans que je met les pieds hors l&#8217;Amérique du Nord, et ça a pris la World Horror Convention pour me déloger du nouveau continent.  Si j&#8217;avais été sain d&#8217;esprit, je serais resté en Angleterre plutôt que de planifier un voyage-éclair de 48 heures à Paris avec aucun autre but que de prendre un tour guidé.  Mais me voilà.</p>
<p>De deux, je ne savais même pas qu&#8217;il y avait un Salon du Livre de Paris en ce moment-même.  Je me souviens (maintenant) d&#8217;une remarque de Jean-Louis Trudel lorsque je l&#8217;ai informé de mes plans de voyage, mais ce n&#8217;était pas sur mon radar jusqu&#8217;à, en croisant la Seine sur le pont pour me rendre à la Tour Eiffel, je remarque une affiche annonçant le Salon.  &#8220;Ah, bon, peut-être aurais-le temps d&#8217;y aller demain, après le tour guidé&#8230;  c&#8217;est où, la Porte de Versailles?&#8221;  Puis, une affiche m&#8217;a clairement indiqué &#8220;PORTE DE VERSAILLES: TOUT DROIT.&#8221;  J&#8217;ai continué ma route tout droit jusqu&#8217;à ce que j&#8217;aperçoive l&#8217;entrée du salon.  Destin de bibliophile ou pas, j&#8217;ai une chance folle pour ce genre de truc.</p>
<p>Précisons une chose: Le Salon du Livre de Paris et l&#8217;ultime mot en la matière dans le monde francophone.  Le top du top.  L&#8217;apogée apocalyptique de l&#8217;avilissement des auteurs.  Les pauvres franco-américains qui pensaient que le Salon du Livre de Montréal était e la pure folie?  Feh; imaginez un événement dix fois plus gros.  (Jean-Louis Trudel, qui a fait les salons du livre de Sudbury jusqu&#8217;à Paris, doit bien rire dans sa barbe à la lecture de ce billet.)  C&#8217;est d&#8217;une grosseur telle que l&#8217;on a de la difficulté à la représenter par image: Il faut être dans le hall d&#8217;exposition, à prendre dix ou quinze minutes à se rendre d&#8217;un bout à l&#8217;autre, pour saisir toute la portée.  Le paradoxe, c&#8217;est que malgré sa taille, le salon reste navigable:  En soirée du mardi, il y avait toujours suffisamment d&#8217;espace pour se déplacer sans vouloir trucider des lambins &#8211;à condition d&#8217;éviter les longues files pour signatures!</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoslp2010gros.jpg" alt="Enorme" /></p>
<p>Ailleurs au salon, il y a au moins une douzaine de scènes d&#8217;animation, un petit quartier pour les amateurs de BD, des kiosques énormes (celui du Gallimard a à-peu-près la taille du Luxembourg.  Ou, sans rire, du quart de la salle principale du Salon du Livre de l&#8217;Outaouais.), et de tout pour tous.  Des éditeurs électroniques à une authentique presse à papier exhibée, à des gens obsédant sur le iPad, à des revendeurs de bijoux (mouais, pas trop certain de comprendre moi non plus), il y a de tout pour tous.  Les différences entre les salons franco-américains sont parfois frappantes: Nos amis à Bragelonne ont un stand sensationnel, d&#8217;une taille propre à un éditeur majeur, alors qu&#8217;au Québec ils sont souvent réduits à un rayon.  </p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoslp2010bragelonne.jpg" alt="Bragelonne" /></p>
<p>Pendant ce temps, l&#8217;industrie canadienne-française de l&#8217;édition se trouve dans un simple stand &#8220;Québec Édition&#8221;, avec certains éditeurs d&#8217;importance aux salons canadiens réduits à un rayon (de Mortagne) ou quelques livres (Alire, présentant du Jacques Côté).  Et ce en plus de tant d&#8217;autres stands dédiés à des pays ou régions spécifiques.  </p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoslp2010quebec.jpg" alt="Quebec" /></p>
<p>D&#8217;autres éditeurs mettent le paquet: Dargaud (et, je crois, d&#8217;autres éditeurs) avaient un grand stand entièrement dévoué aux bandes dessinées à couverture rigide: le gamin en moi aurait voulu y passer la journée.  France Loisirs avait installé un parquet et transformé son stand en living room propre à la lecture.  Hachette Livre a été plus loin, en ne présentant aucun livre et en fournissant un espace sobre, légèrement mystérieux et  digne de rencontres professionnelles.   </p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotoslp2010ipad.jpg" alt="Ogre" /><br />La légende dit &#8220;Laissez-moi entrer dans le iPad.&#8221; Non, je ne comprends pas non plus.</p>
<p>Bref, toute une expérience, et une qui remet les pendules à l&#8217;heure lorsque l&#8217;on discute (comme je le fais à chaque année) du Salon du Livre de Montréal.  Allez, franco-américains, réservez vos billets pour l&#8217;édition 2011.  Et pour les Parisiens, dépêchez vous: il reste une journée!</p>
<p>(J&#8217;aurais normalement ajouté une dizaine d&#8217;autres photos à ce billet, mais je suis au loin d&#8217;une connexion Internet vacillante.  Allez cherchez les autres photo-reportages en-ligne&#8230;)</p>
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		<title>World Horror Convention 2010</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Mar 2010 09:46:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
				<category><![CDATA[SF&F autre]]></category>

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		<description><![CDATA[Jouez au détective, chers lecteurs: Où me trouve-je présentement? Un indice: Ah, mais vous êtes forts à ce jeu. Effectivement, je suis en plein centre-ville de Brighton, United Kingdom. Ville balnéaire par excellence pour tous les Londoniens, c&#8217;est un terrain de jeu par excellence pour bonne quantité d&#8217;Anglais, et ce depuis très longtemps: Jane Austen [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jouez au détective, chers lecteurs:  Où me trouve-je présentement?  Un indice:</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotowhc2010brightonpier.jpg" alt="Quai de Brighton" /></p>
<p>Ah, mais vous êtes forts à ce jeu.  Effectivement, je suis en plein centre-ville de Brighton, <em>United Kingdom</em>.  Ville balnéaire par excellence pour tous les Londoniens, c&#8217;est un terrain de jeu par excellence pour bonne quantité d&#8217;Anglais, et ce depuis très longtemps: Jane Austen en parlait dans certains de ses romans, <em>mods</em> et <em>rockers</em> se sont affrontés ici durant les années 1960s et plus récemment, c&#8217;est sur la plage que s&#8217;est tenu certains des <em>raves</em> les plus gigantesques de l&#8217;histoire britannique, mené par nul autre que Fatboy Slim.</p>
<p>Mais vous vous doutez sans doute que je ne suis pas ici pour parler Austen, émeutes ou musique techno.  Pourquoi donc suis-je ici?  Un autre indice pour ceux qui auraient déjà oublié le titre de ce billet:</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/csphotowhc2010posters.jpg" alt="Affiches a la World Horror Convention" /></p>
<p>Extraordinaire!  Vous êtes imbattables au jeu des devinettes!  </p>
<p>Car c&#8217;est à Brighton que c&#8217;est tenu la World Horror Convention de 2010.  Pour la première fois, l&#8217;événement a quitté l&#8217;Amérique du Nord et est venu hanter le Royaume-Uni.  600 personnes (on en a refusé) se sont rencontrés dans le vénérable hôtel Royal Albion pour discuter, réseauter, boire et dormir en pure horreur.</p>
<p>Ce fut un bien bon congrès.  Mais pour apprécier pourquoi, il est nécessaire de remonter un an dans le temps, pour s&#8217;intéresser au désastre que fut la World Horror Convention 2009 de Winnipeg&#8230;</p>
<p><span id="more-1849"></span></p>
<h3>«Personne n&#8217;ose reconnaître l&#8217;existence de la WHC de Winnipeg»</h3>
<p>En fait, pour ceux qui ne connaissent rien au congrès mondial d&#8217;horreur, il sera peut-être utile d&#8217;aller relire <a href="http://www.fractale-framboise.com/2007/05/world-horror-convention-2007/">le billet que j&#8217;avais écrit peu après la WHC de 2007 à Toronto</a>.  Plusieurs des mêmes constatations restent vraie.  Mais ce qui est de plus en plus évident avec le recul, c&#8217;est que la WHC de Toronto était exceptionnellement réussie, et a fait beaucoup pour prouver que la WHC méritait d&#8217;être considérée comme un congrès de classe mondiale au même titre que la Worldcon ou la World Fantasy Convention.  L&#8217;impact de la WHC 2007 a été dramatique pour moi: Je me suis mis à lire beaucoup plus d&#8217;horreur, et ce que j&#8217;ai appris à un panel a mené, quelques mois plus tard, au catalogage numérique de toute ma collection de livre.</p>
<p>Si bien que lorsque la WHC s&#8217;est à nouveau pointé au Canada en 2009, je me suis dit que je n&#8217;allais jamais avoir de meilleur excuse pour visiter Winnipeg.  L&#8217;horreur n&#8217;est pas mon genre d&#8217;attache, mais le fandom y est sympathique, et les discussions sont intéressantes.</p>
<p>Puis je suis arrivé à Winnipeg.  Pour nos lecteurs européens et ceux qui ne connaissent pas autant le Canada-anglais, il faut dire que Winnipeg a une très mauvaise réputation.  C&#8217;est la métropole canadienne du crime violent; le taux de pauvreté y est beaucoup plus haut que dans les autres grandes villes canadiennes; c&#8217;est également reconnu comme un ville où il vente toujours et y fait tout aussi souvent très froid &#8211;même par les standards canadiens!</p>
<p>Une partie de tout cela s&#8217;explique par le fait que Winnipeg était une destination essentielles lorsque la plupart des gens et des marchandises voyageaient à travers le Canada par chemin de fer.  Winnipeg ne s&#8217;est jamais tout à fait remis de la montée des transports aériens commerciaux, et se promenant à travers la ville d&#8217;aujourd&#8217;hui, il y a amplement de signes d&#8217;une métropole flétrie, d&#8217;une ville laissée derrière dans le temps.</p>
<p>Vous comprendrez alors que Winnipeg n&#8217;est pas une destination aussi attirante que Toronto ou Brighton.  <em>Vraiment pas</em> aussi attirante, si bien que je me suis occupé à compter le nombre de têtes dans la salle lors des cérémonies d&#8217;ouverture de la WHC 2009 pour parvenir à un total de&#8230; 27 personnes.  Incluant les organisateurs.  Et cela allait rester un sommet pendant tout le weekend: Même avec une programmation à un seul courant, je n&#8217;allais plus jamais voir plus de 15 personnes dans une pièce en même temps.</p>
<p>Bref, le désastre.  Boréal 2009 avait deux ou trois fois plus de personnes sur place que la <strong>World </strong>Horror Convention 2009.  Plusieurs personnes ont tenté d&#8217;expliquer cet échec spectaculaire en montrant du doigt la crise économique, mais alors que le reste des congrès (y compris la Worldcon, y compris la WFC) s&#8217;en sont tout de même bien tiré, il faut tout de même regarder ailleurs.  Winnipeg a obtenu la WHC en partie dû à l&#8217;effort d&#8217;organisateurs déterminés (le légendaire couple Mansfield, au sujet desquels presque tous les fans canadien-anglais peuvent raconter des histoires invraisemblables) mais ceux-ci n&#8217;avaient essentiellement aucune feuille de route en fandom d&#8217;horreur.  Ajoutez-ca à l&#8217;idée d&#8217;aller passer du temps à Winnipeg le premier mai (pour avoir été sur place à ce moment, disons que la météo était toujours quasi-hivernale) et il faut à peine être surpris par l&#8217;idée que tout le monde est resté à la maison.  Je suis moi-même sorti explorer Winnipeg plutôt que rester au congrès, et a payé cher mon billet d&#8217;avion pour revenir une journée plus tôt.  De plus, j&#8217;ai réussi à lire tout Anathem de Stephenson durant mon voyage Winnipegois.</p>
<p>Heureusement, les fans et professionnels de l&#8217;horreur ne sont pas restés à la maison cette année.  (En fait, je crois qu&#8217;il y a plus de Canadiens à Brighton -y compris Claude Lalumière et Natasha Beaulieu- qu&#8217;il y avait de gens à Winnipeg au complet.)  La WHC Brightonienne fut organisée par une bonne partie de l&#8217;équipe de la WHC Torontoise, et leur crédibilité est exceptionnelle.  (Je remarque aussi que les Mansfields ne sont pas sur place cette année&#8230;)  Ceci étant également la première WHC anglaise, il s&#8217;agissait d&#8217;un événement-phare pour réunir, pour la première fois, une bonne partie des sommités du fantastique britannique.</p>
<h3>«Un hôtel peut être trop historique»</h3>
<p>Pour les nord-américains qui, comme moi, découvrent l&#8217;Angleterre par le biais d&#8217;un congrès à Brighton, le choc peut être remarquable.  Brighton était vieille lorsque l&#8217;Amérique était neuve, et le torticolis invraisemblable des routes, plans d&#8217;hôtel, trottoirs et ruelles montre à lui seul le poids du vécu accumulé dudit vieux continent.  Les lits sont courts, les chambres d&#8217;hôtel sont à peine chauffées, les douches sont glaciales&#8230; bienvenue dans un hôtel-boutique construit alors que l&#8217;électrification était de la haute technologie.  Les robinets de ma chambre clament fièrement &#8220;1924&#8243; et s&#8217;il existe deux manières de se rendre d&#8217;un bout du Royal Albion à l&#8217;autre, les deux demandent un excellent sens de l&#8217;orientation (et une petite carrure)</p>
<p>Bref, nous sommes dans les vieux quartiers de Brighton.  En revanche, le reste de la ville réussit assez bien à faire l&#8217;équilibre entre héritage et modernité.  Le giga-mail commercial Churchill Square côtoie le dédale Harrypotteresque des ruelles The Lanes.  Le gigaplex Odeon existe pas trop loin du Duke of Yorks, première salle de cinéma construite en Angleterre (1910!) et les petites rues courbées ont des magasins de jeu vidéo.  Brighton est la ville où viennent dépenser les Londoniens pour la fin de semaine, et cet apport d&#8217;argent est visible dans les rues propres, l&#8217;effort fait pour rendre l&#8217;endroit aussi distrayant que possible, et toute la place est réservée à la plage de galets.</p>
<p>La densité de restaurants est exceptionnelle, le centre-ville comporte tout ce que veut le touriste ordinaire, et il y a tellement de choses à voir qu&#8217;il n&#8217;est pas déplacé de quitter le congrès pendant une heure ou deux pour aller explorer les environs.  En me promenant sur le quai, j&#8217;ai rencontré une Londonienne d&#8217;adoption qui était en ville pour une entrevue qui, espérait-elle, allait lui permettre de quitter l&#8217;infâme Londres pour revenir là où elle se sentait plus confortable: Brighton.</p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;impression que je vais m&#8217;ennuyer de Brighton moi aussi.</p>
<p>Mais entre-temps, il faut composer avec un hôtel où le lobby s&#8217;emplit instantanément à chaque intermission entre panels.  Une salles des marchands qui donnerait une crise d&#8217;apoplexie à des pompiers américains.  Une connexion internet capricieuse.  &#8220;Welcome to historical Brighton&#8221; disaient-ils&#8230; est-ce que l&#8217;on peux faire ça au Hilton la prochaine fois?  </p>
<p>En revanche, la vue que j&#8217;ai sur le quai à l&#8217;écriture de ce billet, à l&#8217;écoute de Kim Newman interviewant Dennis Etchison, est imprenable.</p>
<h3>«Zombies, zombies, zombies»</h3>
<p>Mais pour s&#8217;intéresser au contenu de la World Horror Convention de cette année, apprécions les différences entre la WHC 2007 et celle de 2010.  («Personne ne reconnaît l&#8217;existence de la WHC 2009»)  </p>
<p>La première et plus grande différence est l&#8217;emphase naturelle sur l&#8217;horreur anglaise.  L&#8217;atmosphère est différente, les références culturelles sont parfois subtilement décalées (les discussions sur les oeuvres marquant la jeunesse des panélistes mentionnent un autre ensemble séminal qu&#8217;en Amérique) et le contenu des panels discute d&#8217;un corpus très <em>British</em>: films de Hammer, anthologies Pan, etc.</p>
<p>Cette emphase britannique est également accompagnée d&#8217;une professionnalisation accrue de l&#8217;événement.  Depuis des années, la WHC tente de passer d&#8217;un événement où se rencontrent des apprentis ou jeunes écrivains à un véritable congrès pour les professionnels et fans sérieux du genre.  Comparé à Toronto, où un panel sur deux était destiné à l&#8217;apprenti-écrivain, Brighton semble plus porté sur la discussion entre professionnels, et le modèle WHC semble se calquer de plus en plus sur celui de la WFC.</p>
<p>Plusieurs invités-surprise sont venu enjoliver les choses.  Neil Gaiman s&#8217;est présenté sur place pour interviewer James Herbert, et en a profité pour tenir une séance de signature: sa file s&#8217;est étiré à travers tout l&#8217;hôtel.  John Ajvide Lindqvist, romancier et scénariste de <em>Let the Right One In</em>, s&#8217;est avéré être un panéliste charmant, sympathique et parfois hilarant.  Ailleurs au congrès, Dennis Etchison, Kim Newman, Ian Watson, Tanith Lee, Chelsea Quinn Yarboro, Ramsey Campbell, Tim Lebbon et plusieurs autres ont laissé une impression.</p>
<p>Mais ce qui vous intéresse, c&#8217;est sans doute l&#8217;état du genre circa 2010.  Alors, qu&#8217;est-ce que l&#8217;on peux retenir des discussions à Brighton?</p>
<p>Plusieurs choses ont beaucoup changé depuis 2007.  En 2007, Twilight n&#8217;existait pas; l&#8217;urban fantasy n&#8217;était pas aussi populaire; et le zombie était en ascendance.</p>
<p>Maintenant, le zombie est le monstre du moment, et les professionnels ne sont pas confiants que cette popularité se maintienne plus longtemps (on parie maintenant quelques sous sur les loups-garous)  En panels, au moins deux personnes ont exprimés des visages de dégoûts à l&#8217;idée de romance paranormale avec zombies, suggérant que cette vague est sur le point d&#8217;entrer sa phase décadente.  Ce qui explique sans doute la collection mangaesque &#8220;MARVEL ZOMBIE COMICS&#8221; distribuée dans le sac destiné aux participants du congrès.</p>
<p>(Ah oui: les livres gratuits.  Là, Brighton s&#8217;est surpassé et approche la WFC: Le sac de cette année comprenait une douzaine de titres, y compris un livre-souvenir et un programme à couverture rigide.)</p>
<p>La montée de Twilight et autres oeuvres d&#8217;urban fantasy a également changé la donne de l&#8217;industrie.  Tel que mentionné à quelques reprises durant le congrès, la popularité de Twilight est à double tranchant: Si elle démontre la popularité des tropes d&#8217;horreur et le potentiel d&#8217;étendre les frontières du genre, il s&#8217;agit également d&#8217;une version si édulcorée des mythes fondamentaux du genre qu&#8217;il y a un risque perçu de voir le genre s&#8217;étirer jusqu&#8217;à en perdre sa distinction.  </p>
<p>La montée de l&#8217;<em>urban fantasy / paranormal romance</em> concerne également une partie des professionnels (c&#8217;est à dire: ceux qui n&#8217;en écrivent pas) qui craignent pour le noyau dur du genre.  Il y a un sentiment d&#8217;envahissement du genre par des gens qui ne sont pas intéressés à en explorer le ramifications.  L&#8217;<em>Urban fantasy</em> tirant des ficelles de romances, de thriller, d&#8217;action en plus de l&#8217;horreur, cela laisse le genre entre quatre ou cinq chaises.</p>
<p>Bref, tout ne va pas complètement bien en horreur.  En revanche, j&#8217;ai entendu beaucoup moins de références révérencielles au boom des année 1980, un autre signe que le genre commence à prendre confiance en son état actuel.  La salle des marchands était bien nourrie (et surtout concentrée sur les livres britanniques: Ah, pourquoi n&#8217;ais-je pas acheté &#8220;Queen Victoria, Demon Hunter&#8221;?) et il y avait peu de prédictions de crash imminent même après une année difficile pour toute l&#8217;industrie de l&#8217;édition.</p>
<p>Et à voir l&#8217;énergie du weekend, les fans habillés en noir, la table bien nourrie d&#8217;annonces et de lancements, l&#8217;horaire à trois ou quatre courants, l&#8217;audience nombreuse aux panels, il n&#8217;y a pas de quoi craindre pour l&#8217;horreur et sa WHC.  Le tout se déplace à Austin (Texas) l&#8217;an prochain, et alors que l&#8217;entrevue entre Kim Newman et Dennis Etchison arrive à sa fin (et que je vais devoir me déplacer ailleurs), je pense que ce serait une bien bonne excuse pour aller visiter le Texas&#8230;</p>
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		<title>Comment construire un Carnaval</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 00:58:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congrès Boréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Une semaine plus tard, la poussière autour du Carnaval Boréal 2010 est retombée, et il est possible de faire un bilan.  Comment le tout a-t-il été conçu?  Comment le comité Boréal a-t-il été convaincu de donner son assentiment à un tel projet?  Comment peut-on gérer un tel événement quand rien de tel n’a été réalisé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/carnavalboreal2010.jpg" border="0" alt="Carnaval Boreal 2010" /></p>
<p>Une semaine plus tard, la poussière autour du <a href="http://www.carnavalboreal2010.com/">Carnaval Boréal 2010</a> est retombée, et il est possible de faire un bilan.  Comment le tout a-t-il été conçu?  Comment le comité Boréal a-t-il été convaincu de donner son assentiment à un tel projet?  Comment peut-on gérer un tel événement quand rien de tel n’a été réalisé de par le passé?  Quelles leçons devraient être apprises par ceux qui veulent bien tenir un autre événement de la sorte?  Après la suite, un (long) survol de ces questions.<br />
<span id="more-1798"></span></p>
<h3>Conception</h3>
<p>Il n’est pas faux de dire que le Carnaval Boréal est né d’un cauchemar.</p>
<p>Non, pas le type de cauchemar où l’on se réveille à trois heures du matin, ruisselant de sueur à la pensée d’un autre congrès de SF mal foutu et rempli de gens déplaisants.  Après Con*Cept et l’horrifiante World Horror Convention de Winnipeg, ces moments n’ont même plus de quoi m’inquiéter.  (De toute façon, je dors habituellement du sommeil de l’impénitent, celui du juste étant depuis longtemps loin de ma porté.)</p>
<p>Je réfléchissais plutôt au cauchemar du pic pétrolier, et l’impact qu’une inflation vertigineuse des frais de transport pourrait avoir sur notre train de vie.  Laissant à d’autres le soin de s’inquiéter des problèmes d’un futur post-pic pétrolier sur les transports, la nourriture et autres aspects mondains de notre existence, j’ai préféré m’intéresser à ce qui était <em>vraiment</em> important : la viabilité des congrès de SF à une époque où il pourrait coûter dix fois plus cher de prendre l’avion ou remplir sa voiture d’essence.  Car le concept des congrès spécialisés pan-régionaux repose sur des transports peu coûteux; en l’absence de ceux-ci, il devient plus difficile de justifier les voyages.  (Si cet argument est familier, j’avoue sa similitude avec <a href="http://www.carnavalboreal2010.com/2010/01/nostradamyves-lavait-bien-predit/">un éditorial récent de Samovar</a>, mais je nie son inspiration.)</p>
<p>Or, au Canada francophone, il existe une période étonnamment similaire à cette situation.  Une époque où personne ne veux sortir de chez-soi, une saison où s’embarquer dans un voyage est une épopée : <strong>l’hiver</strong>.  Étant donné le froid, la neige et la glace, ce ne sont plus que les petites natures qui tentent de minimiser les voyages en janvier-février.  Personne, à part ces fous de Bostoniens (qui peuvent dépendre d’un marché local nourri et profiter d’hôtels abordables), n’organise d’événements SF en hiver : Ne suffit que d’une tempête, pour que le congrès au complet soit financièrement vadrouillé.</p>
<p>Ce train d’idée est ensuite entré en collision avec une autre préoccupation récurrente : Celle d’élargir la marque de commerce des <a href="http://www.congresboreal.ca/">congrès Boréal</a> au-delà leur audience habituelle.  Si Boréal rejoint de plus en plus de personnes par l’entremise du web depuis 2005, il y a toujours moyen de faire mieux, tout en donnant une raison de plus à ceux qui seraient intéressés par un congrès Boréal, mais qui seraient trop timides, occupés, immobilisées ou sceptiques pour venir sur place sans une bonne idée de ce qui les attends.</p>
<p>La question était d’autant plus pressante que 2010 allait voir le congrès Boréal migrer pour un an à Québec, loin du noyau montréalais qui a abrité la renaissance récente du congrès et loin du réseau de transport en commun qui rend le congrès envisageable à bon nombre de notre public.  Comment s’assurer que cette deuxième année d’interruption de service habituel (après le Boréal satellite à Anticipation 2009) ne cause pas de dommage irréparable aux habitudes créées par plus d’une décennie de congrès Montréalais?</p>
<p>Bref, je me suis mis à penser à l’idée d’un congrès virtuel.</p>
<p>Je suppose que c’était inévitable.  <a href="http://www.fractale-framboise.com/2009/08/post-anticipation/">Après Anticipation</a> au début août 2009, j’étais assez fier que n’avoir plus aucune responsabilité organisationnelle à l’horizon.  Nombreux étaient ceux qui étaient convaincus que ça n’allait pas durer, malgré mes protestations que j’étais libre, libre, <em>libre</em>.  Vers le début septembre, j’étais à nouveau prêt à avoir des idées étranges et ridicules, à appliquer les leçons des nouvelles technologies web pour rencontrer un défi intéressant.</p>
<p>Un défi comme organiser un événement virtuel accessible à des non-technologues, transformant un site en un lieu de rencontre d’une journée.  Mon <a href="http://www.carnavalboreal2010.com/2009/10/le-scenario/">scénario initial</a> était ridiculement ambitieux, mais les fondements de l’expérience sont restés les mêmes : Utiliser une infrastructure de blogue et une programmation annoncée pour recréer l’expérience d’un congrès de SF.</p>
<h3>Exécution</h3>
<p>Ayant ébauché les grandes lignes du projet, ma première étape a été d’en faire part à quelques commentateurs bien informés.  Ceux-ci ayant bien réagi, j’ai soumis une proposition officielle (par courriel) à l’organisme <a href="http://www.congresboreal.ca/fr/mandat/">SFSF Boréal</a>, surtout pour obtenir la permission d’utiliser le nom Boréal et de lier l’événement virtuel aux efforts des organisateurs du congrès à Québec.  Après quelques discussions (dont une, cruciale, pendant une table-ronde peu fréquentée au congrès Con*Cept) au sujet du nom, de la date, de l’organisation et du financement de l’événement, le projet fut approuvé et le site carnavalboreal2010.com acheté peu après, à la mi-octobre.</p>
<p>Il y a une certaine ironie à parcourir les courriels initiaux et constater qu’une des objections les plus crédibles à ce moment était le temps qu’il restait avant la date proposée de l’événement.  Est-ce que nous aurions le temps de tout faire?  La réponse est à la fois oui et non : Entre écriture intensive en novembre, fêtes de fin d’année et rhume subséquent, je n’ai pas vraiment attaqué le Carnaval avant la mi-janvier et ai pourtant eu le temps de tout mettre en place sans traumatismes profonds.  En revanche, certaines idées (commandites, galerie fanique) ont été mises sur glace en partie par manque de temps, et il est certain que nous aurions pu avoir plus de galeries et plus de participants avec une ou deux semaines d’efforts supplémentaires.  Ceci étant dit, il n’est pas toujours bénéfique d’annoncer un événement web trop à l’avance : les énergies s’éparpillent, les gens oublient, les billets de blogue descendent en bas de page.  Si notre annonce initiale d’un Carnaval Boréal a été relevée que modestement trois mois avant l’événement, l’annonce de notre horaire moins de deux semaines avant le Carnaval était parfaitement bien calibrée pour récolter de nombreuse mentions et faire monter l’énergie dont avait besoin le projet.</p>
<p>(Je noterai avec un certain amusement que j’étais en Californie le 30 octobre au moment d’annoncer la tenue du Carnaval.  Comme quoi « le web » était le véritable lieu du Carnaval.)</p>
<p>Les autres ironies de notre planification initiale sont que beaucoup de temps a été passé à discuter d’organisation alors que l’essentiel du projet pouvait parfaitement dépendre d’un seul coordonnateur.  (moi, pour ne pas être faussement modeste.)  Nous avons aussi passé beaucoup de temps à parler financement et établir un système de commandites, alors qu’en fin de compte il était plus simple et plus juste de ne pas solliciter des commandites.  (Si j’ai fini par assumer les coûts totaux du site, ne pleurez pas trop pour mon portefeuille : j’ai déjà dépensé plus d’argent dans la salle de vente d’un Boréal qu’à payer l’hébergement de carnavalboreal2010.com pendant un an.  Ou, en termes que comprendrons les professionnels, « j’ai déjà payé plus cher des sessions de formation moins utiles. »)  D’hypothétiques prochaines éditions du Carnaval, heureusement, pourrons bénéficier de l’exemple laissé par l’édition 2010 pour diversifier l’organisation et aller chercher des commandites qui assureraient un autofinancement durable à l’événement.</p>
<p>Étonnamment, Je n’ai pas utilisé mon plein rolodex de contacts pour solliciter les participants de ce premier Carnaval; J’ai identifié un premier tiers de participants intéressants, technologiquement capables, et avec qui j’avais un certain rapport.  Après cette première vague de consultation, j’avais suffisamment de participants pour un horaire.  Des éditions futures auront plus de participants, surtout étant donné l’exemple laissé par le premier.</p>
<p>Les sujets abordés par la programmation étaient également influencés par le médium : Contrairement à un congrès où certaines discussions peuvent se clarifier par les premières interventions du modérateur, une table-ronde virtuelle devrait idéalement partir d’une question claire et inclusive, de façon à susciter une discussion soutenue.  Le format virtuel se livrant bien aux listes, URLs et références, j’ai profité de l’occasion pour quelques sujets de discussion pouvant profiter du copier/coller.  De plus, il semblait essentiel de profiter d’un congrès virtuel pour s’interroger sur des enjeux électroniques, qu’il s’agisse du futur des « véritables » congrès ou bien du livre électronique.</p>
<p>Au niveau technologique, le Carnaval a roulé avec des outils tout à fait communs.  C’est <a href="http://www.blacksun.ca/">Blacksun.ca</a> (hôte de plusieurs sites que vous connaissez déjà, y compris Fractale Framboise) qui nous a assuré que même leur forfait d’hébergement le moins dispendieux serait tout à fait convenable à nos besoins.  Ils ont eu parfaitement raison, même lors d’une journée où un <em>gigaoctet </em>d’informations a été transmis par le site.  Nous avons modifié la maquette-standard de WordPress « Kubrick » avec une image (et des couleurs subséquentes) de Laurine Spehner et quelques raffinements mineurs à l’interface.  Une seule extension (!) a été ajoutée au blog WordPress de base pour nous fournir des capacités plus élargies et il s’agissait du module de clavardage pour le <a href="http://www.carnavalboreal2010.com/foyer/">foyer</a>.  Bref, pas de technologie particulièrement compliquée pour le Carnaval : tout est à la disposition de n’importe qui voulant répéter l’expérience.</p>
<p>Une <a href="http://www.carnavalboreal2010.com/2010/01/discussion-etiquete-ou-marque-au-fer-rouge/">discussion prototype</a> quelque jours avant le Carnaval nous a permis (même à un débit beaucoup moins élevé de ce qui allait nous tomber sur la tête lors de l’événement lui-même) d’apporter <a href="http://www.carnavalboreal2010.com/2010/01/quelques-changements/">quelques corrections</a> à la maquette, dont la diminution des niveaux d’arborescence de la discussion de quatre à deux niveaux.</p>
<p>Nos efforts promotionnels ont été minimes, ce qui (au contraire de la même affirmation au niveau technologique) n’est pas nécessairement une bonne chose : Dans un univers internet aux innombrables canaux de communication, il y aurait moyen de faire nettement mieux la prochaine fois.  Ceci dit, la communauté étroite des blogues voués à la SF&amp;F francophone d’Amérique a fait un excellent travail à répercuter l’événement à notre audience principale.  (Marc Pageau nous a même <a href="http://www.carnavalboreal2010.com/2010/01/on-parle-carnaval-3/">conçu une affiche</a>, qui a ensuite été réutilisée sur Facebook par les fans de l&#8217;événement!)</p>
<p>De petits changements suggérés par nos participants avant la tenue du Carnaval se sont plus tard avérés d’un succès éclatant.  Marc Pageau a suggéré d’ajouter la possibilité de laisser des commentaires aux Galeries, ce qui a été bien apprécié par les artistes et visiteurs.  Alexandre Lemieux voulait un module de clavardage qui, sous forme de Foyer, a permis un courant de communication continu lors du congrès.  Éric Gauthier a suggéré quelques modifications utilitaires à la maquette qui ont amélioré l’expérience de tous durant la journée du Carnaval.</p>
<p>Un de mes derniers gestes durant la préparation du carnaval a été le plus utile : Préparer le blogue pour que soient postés automatiquement les tables-rondes et salons à chaque heure.  Je soupçonnais que je n’allais pas avoir le temps de le faire durant la journée-même et j’avais raison, étant parfois surpris de réaliser que « Aaargh, ma table-ronde commence à l’instant! »  Tenter d’ajouter ce détail-là à une journée déjà surchargée n’aurait pas mené à une fin heureuse.</p>
<p>Mais quand le site est prêt, quand l’horaire est final, reste encore à gérer l’événement.</p>
<h3>Gestion</h3>
<p>Aider à organiser un congrès Boréal, c’est se condamner à ne pas être en mesure d’apprécier l’événement comme tout le monde : Il y a toujours quelque chose à faire, quelqu’un à aider, quelques détails à finaliser pour s&#8217;asseoir dans une sale et en profiter.</p>
<p>Gérer un Carnaval Boréal, c’est un peu la même chose.  C’est avoir six canaux de communication à surveiller pendant six ou sept heures, boire à même le fil de commentaires de tous les événements du Carnaval, et corriger dès que possible ce qui doit être corrigé.  La journée du Carnaval à été longue : J’ai effectué les quelques derniers changements au site à partir de 10h le matin; l’événement s’est mis à rouler un peu avant midi, et si j’ai réussi à me lever durant le hiatus de 18h45-19h00, je n’ai pas quitté le site pour plus de cinq minutes avant 20h30.  Mon modeste mal de tête à la fin de la journée avait plus à voir avec une posture inconfortable  et une alimentation horrible (Brio Chinotto et barres Nanaimo) qu’avec l’intensité de l’événement.</p>
<p>L’événement fut intense.  En plus de suivre les discussions, contribuer lorsque c’était approprié et répondre aux questions, j’ai dû corriger une galerie et modifier l’horaire en cours de route.  J’avais, en permanence, six courants de communication ouverts en tout temps :</p>
<ul>
<li>Courriel personnel #1, pour      communication avec l&#8217;hébergeur du site.</li>
<li>Courriel personnel #2, au cas où      quelqu’un voulait me rejoindre directement.</li>
<li>Courriel du Carnaval (pour art et      aaarghs)</li>
<li>Fil de commentaires unifié du site du      Carnaval</li>
<li>Fil de clavardage du « Foyer »      du Carnaval</li>
<li>Fil de l’étiquelle #carnavalboreal2010 sur      Twitter.</li>
</ul>
<p>La journée a consisté en surveiller le fil de commentaires unifiés du Carnaval, répondre, voir ce qui se passait sur les autres fils, et répéter.  Du multitâche de haute voltige… que je ne regrette pas du tout, parce que si vous pensiez qu’il est <a href="http://guillaumevoisine.blogspot.com/2010/02/bref-retour-sur-le-carnaval-boreal-2010.html">addictif</a> de voir apparaître de nouveaux messages au cours de la journée, imaginez lorsque vous êtes de l’autre côté de la scène à penser « Ça fonctionne!  Ça fonctionne vraiment! »</p>
<p>Je n’ai pas assisté au congrès comme tout le monde, mais l’envers de cette médaille est qu’en consultant les archives de l’événement, je relis certaines discussions comme pour la première fois.</p>
<h3>Leçons</h3>
<p>Personne ne sait à ce moment-ci s’il y aura un Carnaval Boréal 2011.  Aucune décision ne sera prise à ce sujet avant discussion de vive voix au Congrès Boréal de mai 2010 à Québec.  Et s’il y aura Carnaval, je ne serai pas nécessairement de ceux qui vont l’organiser.</p>
<p>D’où cet ensemble de conclusions livrées à qui bon s’occuperont d’un congrès virtuel à l’avenir, ce que vous pouvez interpréter comme un ensemble de choses qui auraient pu être mieux faites durant cette édition-ci :</p>
<ul>
<li><strong>Un peu plus de marketing ne pas fait      de tort. </strong> Nous avons bien rejoint      une audience.  Ce n’est même pas      près d’être l’audience maximale d’un tel événement.  L’obtention de commandites pour financer      le Carnaval est directement liée à un effort de marketing.</li>
<li><strong>Il faudrait fournir un tableau de bord aux      participants.</strong> Les administrateurs du      Carnaval ont accès à un tableau de bord très utile pour surveiller ce qui      se passe sur le site, et une version améliorée de ce tableau de bord      pourrait aider les participants.       Fournir un fil de toutes les contributions, en plus d’une fenêtre      sur le foyer et une autre sur le fil Twitter de l’événement, pourrait      aider à aborder le site.</li>
<li><strong>Améliorons l’interface de contribution :</strong> Un blog qui reçoit une dizaine de commentaires par jour pardonne plus qu’un      blogue en en reçoit 250 par heure.       Il y aurait donc de quoi améliorer l’interface de      contribution.  De simples      changements à la maquette, comme déplacer le bouton « Répondre »      au bas de l’arborescence plutôt qu’au haut, aurait amélioré les      choses.  D’autres modifications      (telles des badges d’identification et des options de visionnement)      peuvent être considérées pour la prochaine fois.</li>
<li><strong>Plus de tables-rondes, moins de salons :</strong> En étudiant      les événements les plus réussis du Carnaval, il semblerait que les      tables-rondes avec panélistes désignés ont généralement été plus fréquentées      et actives que les salons où personne n’était assigné à l’événement.  Ceci suggère qu’une bonne préparation de      la part de participants ayant pris le sujet à cœur (et s’engageant à      accorder leur attention à cette discussion-là en particulier) peut avoir      un effet d’accélération des discussions.</li>
<li><strong>Plus d’emphase sur l’écriture?</strong> Durant mes années comme programmateur du      congrès Boréal, la constatation avait atteint la parodie : Rien n’intéresse      autant les apprentis-écrivains qui viennent à Boréal que des événements      sur l’écriture.  (Tout comme rien n’intéresse      autant les participants-écrivains que la chance de parler de leur      écriture.)  Les résultats du      Carnaval suggèrent que cette tendance vaut aussi pour le pendant      électronique de Boréal.</li>
<li><strong>Allons chercher des participants plus loin</strong> :      En tant que première tentative, le Carnaval Boréal a préféré joué près des      zones de confort de ses participants.       Mais ceci étant un congrès virtuel, rien n’empêche d’aller recruter      plus de participants de côté européen ou anglophone.  La diversité de l’événement serait      rehaussée.  Résolution reliée : Offrir, par formulaire d&#8217;inscription,      une opportunité aux gens de se porter volontaire comme participant bien      avant la conception de la programmation.</li>
<li><strong>Une deuxième édition profitera de la      première</strong> : Ce n’est pas autant une leçon qu’une constatation : Nous      avons écrit le manuel sur les congrès virtuels avec le Carnaval Boréal      2010.  Le scepticisme de bon nombre      de participants a été confondu.       Pour une édition 2011, le Carnaval pourra compter sur une      cinquantaine d’experts-évangélistes avec une compréhension imbattable de l’événement.  Ils savent maintenant comment      fonctionnent le système, comprennent à quoi sert un Gravatar, ont appris à      moduler leur participation de manière à durer plus longtemps (s’ils le      désirent) et peuvent maintenant avoir hâte à la prochaine édition.  Celle-ci ira mieux, parce qu’elle peut      dépendre de ce que tous les participants ont appris.</li>
</ul>
<h3>Conclusions</h3>
<p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 150 visiteurs dont 50 participants; 1450 commentaires en une seule journée pour un total d’environs 60,000 mots.  Pour un événement au fonctionnement que comprenaient à peine les intéressés au début de la journée, le résultat n’a pas été trop mauvais.  Ceux qui étaient vraiment plongés dans l’événement ont pu constater un rush nouveau et pourtant pas si éloigné de celui d’une bonne journée passée à Boréal.  Et que dire de plus au sujet de l’accessibilité globale du Carnaval qui ne peut être résumé par <a href="http://espritvagabond.blogspot.com/2010/01/journee-memorable-au-carnaval-boreal.html">la présence d’Hugues Morin</a> à partir d’une auberge du Guatemala?</p>
<p>Si nous n’avons pas atteint tous nos objectifs initiaux, ceux-ci restent à notre portée pour les prochaines éditions.  Nous pouvons montrer du doigt les archives de l’événement pour nourrir l’anticipation et la compréhension des prochains participants.  Peut-être qu’il sera plus facile d’obtenir des subventions; peut-être qu’un Carnaval pourra être vendu comme activité de promotion du congrès.</p>
<p>Après tout, vous en connaissez beaucoup d’autres occasions pour des douzaines de personnes à se réunir en plein hiver (et en plein confort) pour parler genres littéraires d’ici?</p>
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		<title>Carnaval Boréal 2010</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jan 2010 01:51:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congrès Boréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Énonçons les évidences: Le temps des fêtes est terminé, votre compte de carte de crédit vient d’arriver, il reste encore au moins deux mois de terrible froid et aujourd&#8217;hui a été mathématiquement désignée comme étant le jour le plus déprimant de l&#8217;année. Heureusement, j&#8217;ai une proposition réjouissante pour vous: Le Carnaval Boréal 2010, qui se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="img_large"><a href="http://www.carnavalboreal2010.com/"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/carnavalboreal2010.jpg" alt="Carnaval Boreal 2010" border="0" /></a></p>
<p>Énonçons les évidences: Le temps des fêtes est terminé, votre compte de carte de crédit vient d’arriver, il reste encore au moins deux mois de terrible froid et aujourd&#8217;hui a été mathématiquement désignée comme étant <a href="http://www.slate.fr/story/15871/deprime-jour-18-janvier-normal-bonheur">le jour le plus déprimant de l&#8217;année</a>.</p>
<p>Heureusement, j&#8217;ai une proposition réjouissante pour vous: <a href="http://www.carnavalboreal2010.com/"><strong>Le Carnaval Boréal 2010</strong></a>, qui se tiendra l&#8217;après-midi du samedi 30 janvier prochain.  Vous n&#8217;avez même pas à sortir de chez-vous!</p>
<p>C&#8217;est un projet-pilote qui vise à examiner la faisabilité d&#8217;un événement Boréal virtuel.  Pas besoin de webcams, de clavardage ou de connaissances spéciales: Le Carnaval Boréal se veut <em>un blogue d&#8217;une journée</em> portant sur les genres de l’imaginaire.  Si vous savez comment lire et répondre sur des blogues, vous savez déjà comment vous servir du site du Carnaval. (À part l’enregistrement nécessaire; désolé, c’est pour parer aux pourriels.)</p>
<p>Le Carnaval réunira donc une brochette d&#8217;amateurs et de professionnels des genres de l&#8217;imaginaire, pour une série de discussions s&#8217;étalant de midi à dix-huit-heure (Fuseau horaire de Montréal; en soirée pour nos cousins européens)  Heure par heure, il y aura des nouveaux sujets.  Certains seront animés par des panélistes et experts triés sur le volet; d&#8217;autres seront tout à fait ouverts.</p>
<p>Vous pouvez consulter le site du Carnaval pour <a href="http://www.carnavalboreal2010.com/horaire/">un horaire préliminaire</a>, en plus de vous porter volontaire pour participer à la programmation.  Ne pensez pas au Carnaval comme un événement qui vous est offert; pensez-y comme une activité communautaire qui n’attend que votre participation!</p>
<p>Pourquoi vous morfondre le 30 janvier?  Il y a un carnaval de l&#8217;imaginaire qui s&#8217;offre à vous, et vous pouvez y participer en pyjamas!</p>
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		<title>Passage à Bouquinville</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 02:23:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Montréal et environs]]></category>
		<category><![CDATA[SF&F francophone]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;expression serait de Stanley Péan, mais c&#8217;est l&#8217;ami Jean-Louis Trudel qui nous a familiarisé avec le terme &#8220;Bouquinville&#8221; pour décrire la cohue, l&#8217;importance et l&#8217;intensité du Salon du Livre de Montréal. C&#8217;est un événement qui partage des avantages avec n&#8217;importe quel Salon du Livre de bonne taille: Pour les lecteurs, c&#8217;est un endroit qui célèbre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;expression serait de Stanley Péan, mais c&#8217;est l&#8217;ami Jean-Louis Trudel qui nous a <a href="http://culturedesfuturs.blogspot.com/2005/11/retour-bouquinville.html">familiarisé</a> avec le terme &#8220;Bouquinville&#8221; pour décrire la cohue, l&#8217;importance et l&#8217;intensité du <a href="http://www.salondulivredemontreal.com/">Salon du Livre de Montréal</a>.  C&#8217;est un événement qui partage des avantages avec n&#8217;importe quel Salon du Livre de bonne taille: Pour les lecteurs, c&#8217;est un endroit qui célèbre le livre sous toutes ses formes.  Pour les auteurs, c&#8217;est un des rares endroits où ils peuvent quitter leur écran de travail pour y rencontrer d&#8217;authentiques lecteurs.  Pour les éditeurs, c&#8217;est une occasion de vendre directement à leur audience.  Comme dans les autres Salons, on y achète des livres, on y demande des signatures, on regarde ce qui se fait.</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/cs_photo_slm20091.jpg" alt="Photo: Salon du Livre de MontrÃ©al" /><br />
Samedi après-midi au SLM: Jouez du coude, c&#8217;est essentiel!</p>
<p>Mais le Salon du Livre de Montréal a des dimensions et une importance qui font pâlir les autres événements du même type.  Les gens de <a href="http://www.silq.org/">Québec</a> ou <a href="http://www.slo.qc.ca/">Gatineau</a> auront beau être fier de leurs propres Salons, ceux-ci ne sont pas <em>la</em> grande rencontre du milieu de l&#8217;édition francophone d&#8217;Amérique.  Le SLM, ce n&#8217;est pas qu&#8217;une méga-librairie; c&#8217;est aussi un congrès pour les éditeurs et professionnels du milieu.
</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/cs_photo_slm20092.jpg" alt="Photo: Salon du Livre de Montreal" /><br />
La file du soir pour la griffe Senécal</p>
<p>Même à l&#8217;échelle risible d&#8217;un <a href="http://www.fractale-framboise.com/">blog infréquent portant sur les genres imaginaires</a>, il est difficile d&#8217;aller au Salon en humble et parfait lecteur anonyme.  Avant même de rentrer au salon, voilà des boréaliens qui disent bonjour.  Au fil des rencontres imprévues avec les amis, voilà des discussions sur les films de SF du moment, des mentions de nos billets les plus récents, des potins du milieu de l&#8217;édition et des techniques d&#8217;écriture.  Un arrêt au stand des éditions Alire ou Six Brumes s&#8217;avère toujours une bonne façon de rencontrer plusieurs auteurs, critiques et fans des genres d&#8217;ici.
</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/cs_photo_slm20093.jpg" alt="Photo: Salon du Livre de Montreal" /><br />
Aperçu de la caverne d&#8217;Ali-Biblio</p>
<p>Et ça explique pourquoi, année après année, il semble essentiel de conduire deux heures, braver la signalisation et la circulation montréalaise, naviguer les dédales du centre-ville souterrain, tolérer les bambins mal élevées, ne pas crouler sous la chaleur et ne pas fendre un chemin à travers la foule à coup de machette pour passer quelques heures à Bouquinville.  L&#8217;alternative de rester chez-soi et laisser les autres avoir tout se plaisir serait insupportable.<span id="more-1744"></span>
</p>
<p class="img_large"><img src="http://www.fractale-framboise.com/wp-content/cs_photo_slm20094.jpg" alt="Photo: Salon du Livre de Montreal" /><br />
Gros plan sur le stand Alire.  Qui reconnaissez-vous?</p>
<p>Quelques notes supplémentaires:</p>
<ul>
<li>Bonjours aux lecteurs de Fractale Framboise rencontrés ici et là au salon, dont <a href="http://laplumeetlepoing.blogspot.com/2009/11/ah-le-slm-attention-name-dropping.html">Gen</a> et <a href="http://hameaudesecrits.blogspot.com/2009/11/slm-2009-des-auteurs-et-des-auteurs.html">Pierre</a>.</li>
<li>Pour ceux qui ne lisent par l&#8217;<a href="http://lermitederigaud.blogspot.com/">Ermite de Rigaud</a> (honte à vous!), des discussions au salon nous amènent à vous suggérer fortement la lecture d&#8217;<a href="http://lermitederigaud.blogspot.com/2009/11/pourquoi-faut-il-que-chaque-fois.html">un de ses plus récents billets</a>.  (Ces même discussions nous amènent également à suggérer aux auteurs qui font affaire avec une certaine maison d&#8217;édition de considérer prendre leurs distances, au moins jusqu&#8217;à ce que l&#8217;approche dudit éditeur aux relations publiques devienne moins&#8230; <em>particulière</em>.)</li>
<li>&#8220;La parade du Père Noël est un moment magique pour les touts-petits&#8221;&#8230; et un moment tout aussi magique pour les non-Montréalais coincés de l&#8217;<em>autre </em>côté de Sainte-Catherine pendant ce temps.</li>
<li>Recommandé: les salades du <a href="http://www.deliplanet.ca/">Deli Planet</a> (mais amenez votre propre fourchette, parce que le plastique et la laitue&#8230;)</li>
<li>Le livre électronique a déjà triomphé, et ne passera pas par le Kindle: Discutez.  (Points boni: SLM et eBooks co-existeront paisiblement.)</li>
<li>Patrick Senécal est un surhomme de la signature.</li>
<li>Dan Brown est partout: On a même vu des copies de <em>The Lost Symbol</em>, en version originale anglophone, en vente au Salon!</li>
<li>Le rôle principal d&#8217;un éditeur est-il de publier ou <em>refuser </em>des textes?</li>
<li>ArghWTFBBQ: Pas le temps d&#8217;aller voir lancer des Brins d&#8217;éternité.</li>
<li>Aucun doute: le milieu de la SFQ maigrit.</li>
<li>Sur ce, je retourne travailler un texte.</li>
</ul>
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		<title>Cinéma de l&#8217;imaginaire: Bref constat</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 23:34:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[SF&F autre]]></category>

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		<description><![CDATA[Le congrès Con*Cept m&#8217;ayant demandé de parler l&#8217;état actuel du cinéma des genres de l&#8217;imaginaire, j&#8217;ai préparé quelques notes qui ne m&#8217;ont pas vraiment servies quand personne ne s&#8217;est présenté à l&#8217;événement.  Plutôt que de gaspiller ces cinq minutes, voici ces quelques réflexions prêtes à provoquer la discussion.  Note: L&#8217;emphase est mise sur le cinéma [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le congrès Con*Cept m&#8217;ayant demandé de parler l&#8217;état actuel du cinéma des genres de l&#8217;imaginaire, j&#8217;ai préparé quelques notes qui ne m&#8217;ont pas vraiment servies quand personne ne s&#8217;est présenté à l&#8217;événement.  Plutôt que de gaspiller ces cinq minutes, voici ces quelques réflexions prêtes à provoquer la discussion.  Note: L&#8217;emphase est mise sur le cinéma Hollywoodien 2009-2010</p>
<p><span id="more-1628"></span></p>
<h3>Fantasy</h3>
<p>Les succès de l&#8217;année: <strong>Coraline</strong>, <strong>Cloudy With a chance of Meatballs</strong></p>
<p>Attendus avec impatience: <strong>Legion</strong>, <strong>The Lovely Bones</strong></p>
<p>Ce que l&#8217;on constate en fantasy, c&#8217;est la fin des épopées de fantasy générique: le succès boeuf de la trilogie <strong>Lord of the Rings</strong> ne s&#8217;est pas perpétué, et c&#8217;est pourquoi on attendra longtemps les volets subséquents des séries <strong>Narnia</strong> et <strong>Eragon</strong>.  Ce qui n&#8217;est pas une mauvaise chose, étant donné la façon dont ces films étaient mené, en ligne directe vers le Grand Combat Entre Armée vingt minutes avant la tombée du rideau.  Plus heureusement, nous vivons présentement un espèce d&#8217;âge d&#8217;or des films d&#8217;animation pour jeunes: Rare sont les mois sans un nouveau titre d&#8217;animation numérique (<strong>Up</strong>, <strong>Monsters vs Aliens</strong>, etc), et ceux-ci sont souvent fort intéressants&#8230; en plus d&#8217;être presqu&#8217;inévitablement de nature fantaisiste.</p>
<h3>Horreur</h3>
<p>Les succès de l&#8217;année: <strong>Drag me to Hell</strong>, <strong>Zombieland</strong></p>
<p>Attendus avec trépidation: <strong>Nightmare on Elm Street</strong>, <strong>The Box</strong></p>
<p>Zombies, zombies, zombies: Impossible de tourner la tête au cinéplex sans apercevoir une affiche d&#8217;un film de plus-ou-moins zombies.  La vague passera (et des films tels <strong>Zombieland</strong> s&#8217;adressent heureusement à ceux qui en ont déjà vu d&#8217;autres), mais elle est au moins préférable à la vague de films de carnographie-torture qui semble s&#8217;être essoufflée.  (Avec un sixième volet attendu à la fin du mois, la série <strong>Saw</strong> survivra-t-elle à la tendance qu&#8217;elle a elle-même lancée?) Chose intéressant, la prochaine tendance pourrait être celle du retraitement de prémisses familières selon des angles neufs: En plus de <strong>Drag Me to Hell</strong> qui présentait un Sam Raimi vivifié, voila le retour des <em>poltergeists </em>(<strong>Paranormal Activity</strong>), <em>grays </em>(<strong>The Fourth Kind</strong>) et des loups-garous (<strong>The Wolfman</strong>) Attention: je n&#8217;ai rien dit au sujet de la série <strong>Twilight</strong>, mais attendez-vous à quelques imitations&#8230;</p>
<h3>Science-fiction</h3>
<p>Les succès de l&#8217;année: <strong>District 9</strong>, <strong>Star Trek</strong></p>
<p>Attendus avec satisfaction:  <strong>Avatar</strong>, voyons!  (Aussi: <strong>Inception</strong>)</p>
<p>Après des années difficiles, voici que la SF revient à l&#8217;écran avec vigueur.  Entre <strong>Push</strong>, <strong>Knowing</strong>, <strong>Pandorum</strong>, <strong>Race to Witch Mountain</strong>, et d&#8217;autres que j&#8217;ai déjà oublié, l&#8217;an 2009 a été très intéressant pour l&#8217;amateur de SF souvent originale, au rythme d&#8217;au moins un film par mois.  Malheureusement, si la critique a occasionnellement été séduite, le succès commercial n&#8217;a pas toujours été au rendez-vous.   (Bien que le succès à bas budget de <strong>Moon</strong> est prometteur.)  La SF peux coûter cher à réaliser et elle doit faire des recettes pour faire des enfants.  Ceci dit, la meilleure tendance de 2009 est probablement l&#8217;émergence de Neill Blomkamp (<strong>District 9</strong>) et Shane Acker (<strong>9</strong>) comme <em>cinéastes-auteurs</em> de SF: Que nous réservent leurs prochains films?  Chose certaine, les robots géants étaient <em>partout </em>cette année, entre <strong>Terminator</strong>, <strong>Transformers</strong>, <strong>District 9</strong>, <strong>9</strong> et <strong>Astroboy</strong>&#8230;</p>
<h3>Superhéros</h3>
<p>Le succès de l&#8217;année: <strong>Watchmen</strong></p>
<p>Attendus sans impatience: <strong>Kick-Ass</strong>, <strong>Iron Man 2</strong></p>
<p>Étrange année au niveau des adaptations de bandes dessinées super-héroïques au grand écran. Une pause de ressourcement après un 2008 chargé et un 2010 déjà rempli de titres attendus. On croirait à un essoufflement après la surdose 2008, sauf que l&#8217;acquisition de Marvel par Disney (et les plans pour des films tels <strong>Ant-Man</strong> et <strong>The Avengers</strong>) ne laisse aucun doute: le film de superhéro n&#8217;est pas sur le point de disparaître. Au contraire, il devient une valeur sûre pour les studios. Enfin, en autant que les résultats ne sont pas aussi oubliables que <strong>Wolverine</strong>&#8230;</p>
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