Obduction

Obduction - logoUn camping désert la nuit. Une lueur traverse le ciel et s’approche. L’objet s’avère être un fruit géant qui s’ouvre et nous cerne d’une pluie d’étincelles. Lorsque nous retrouvons nos sens, le décor a changé pour faire place à Hunrath, une petite ville minière du 19e siècle située à l’origine dans le Sud-ouest américain avant d’être transportée inexplicablement ailleurs dans le cosmos. Hunrath jouxte des morceaux de territoires prélevés d’autres planètes par le même procédé. Mais où est passé tout le monde? À nous de la découvrir.

Le dernier bébé génial de Cyan, l’entreprise qui nous a donné la série Myst que j’adore, Obduction est un jeu vidéo reposant sur un concept semblable. Se jouant à la première personne, il présente un univers vaste, mystérieux et stupéfiant. La tâche nous revient de réactiver les différents appareils et mécanismes pour accéder aux endroits clés. Nous devons lire les documents trouvés au fil de nos explorations, car ceux-ci fournissent un contexte précieux pour comprendre ce qui se passe. Nous tombons aussi sur C.W., un homme un peu grognon, qui nous demande notre aide pour exécuter son plan de retour; ce sont ces indications qui nous lanceront sur notre quête, bien sûr.

Hunrath est hétéroclite, car les semences cosmiques ont prélevé des gens et des morceaux de terrain de différentes époques sur Terre. Outre la ville minière elle-même et ses nombreuses galeries, nous avons un bout de gare, une station d’essence des années 50, un bar Tiki et même un sous-marin russe. Nous y trouvons également, çà et là, des objets et des structures extraterrestres. Plus intéressants encore, des transporteurs sont répartis un peu partout pour nous laisser entrer dans les sphères voisines. Et celles-ci sont de toute beauté.

Kaptar, la sphère des Araï (une espèce insectoïde), impressionne par ses hauteurs vertigineuses. Elle comprend un temple en ruines construit à même la surface rocheuse d’une montagne, une cour ensoleillée, des souterrains difficiles d’accès et beaucoup, beaucoup d’escaliers et de passerelles. Heureusement que notre « moi » virtuel est infatigable! La machinerie à opérer en met vraiment plein la vue avec sa taille colossale.

Maray, la sphère des Villeins (une race d’humanoïdes imposants), présente des structures modernes et blanches au milieu d’une zone marécageuse bordée de verdure luxuriante. De toutes les sphères, c’est celle dont le caractère labyrinthique donne le plus de fil à retordre. Les puzzles sont à l’avenant : ils sollicitent sans pitié notre sens de la logique et de l’observation. Les résoudre devient d’autant plus satisfaisant!

Soria, enfin, la sphère des Mofangs (des petits individus rouges), a visiblement passé un mauvais quart d’heure. Il ne reste plus grand-chose comme terrain à parcourir, mais elle contient néanmoins de précieux indices sur les grandes lignes du récit.

Explorer toutes les facettes d’Obduction prend plusieurs heures. Notez qu’il faut être patient à plusieurs égards : si vous utilisez la version Mac du jeu, attendez-vous à des bogues et de longs délais alors que vous passez d’un monde à l’autre. Je crois que la version PC fonctionne très bien si je me fie aux séquences visionnées sur YouTube. Les problèmes techniques sont le principal point négatif à mes yeux. Je pourrais aussi ajouter que l’histoire générale manque un peu de clarté par moment.

Mais quel jeu! Quels paysages! Comme pour Myst, il y a plusieurs fins possibles selon la manière dont vous exercez votre jugement. Suivez votre instinct et les conseils prodigués. Et avant toute chose, amusez-vous!
 

HunrathLe centre communautaire de Hunrath

 

KaptarIntérieur du temple de Kaptar

 

MarayL’une des passerelles de Maray

 

SoriaPaysage désolé de Soria

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