Into the Badlands — Saison 1


 
J’avais vu la bande-annonce de cette série il y a plusieurs mois en me faisant la réflexion que l’effet général était des plus colorés. Je ne croyais pas si bien dire! Une grosse bande dessinée pour adolescents amateurs d’arts martiaux, Into the Badlands présente un monde dystopique inventif comme on n’en voit pas souvent à la télé.

Dans un avenir indéterminé, la civilisation américaine a fini par sombrer dans le chaos. Quelque part au sud, un système féodal est mis sur pied par des mercenaires pour ramener un semblant d’ordre, même s’il doit être implacable. Chacune des sept baronnies a une couleur, un totem, un uniforme et un type de production distinctifs (par exemple, la baronnie de l’impitoyable Quinn cultive le coquelicot pour faire de l’opium). Les barons ont leur propre armée de soldats entraînés aux arts martiaux. Oubliez les fusils et les munitions. Dans les Badlands, on se bat à l’épée, à la dague, aux shurikens, aux nunchakus — tout l’arsenal ninja y passe. Ce système de classes a aussi ses serfs, les « cogs », qui triment aux champs s’ils n’ont pas de talent pour autre chose.

Ce monde violent repose sur une paix fragile qui est sur le point d’éclater. L’une des baronnies est maintenant dirigée par la flamboyante Veuve qui a pour ambition de défaire Quinn et possiblement d’instaurer un système moins oppressif pour les femmes (ce qu’elle dit). C’est le seul personnage que vous verrez se battre en talons aiguilles et avec une tonne de fixatif dans les cheveux, mais elle casse la baraque en compagnie d’une petite escouade de jeunes tueuses surnommées les Papillons. Arrive dans le décor un adolescent en apparence ordinaire, M.K., qui cache une dangereuse noirceur. Celle-ci peut faire de lui un redoutable combattant si les circonstances s’y prêtent. À la recherche de sa mère, il se met sous la protection de Sunny, le régent de Quinn. Les deux fomentent un plan pour quitter le domaine et tenter leur chance dans les territoires inconnus. Mais les manigances politiques entre Quinn, la Veuve et les autres barons deviennent de plus en plus meurtrières et le temps presse.

Cela dit, il est surtout intéressant d’observer les jeux de pouvoir au sein même de la baronnie de Quinn : l’homme est entouré de son fils, de sa première épouse et de sa jeune concubine, chacun essayant avec plus ou moins de discrétion de tirer la couverture de son côté. Comme dans tout bon scénario, tous les personnages ont de multiples facettes, et les « méchants » ont un certain bagage qui les rend un peu plus sympathiques. Les scènes de bagarre sont légion et ne cherchent pas à être réalistes, mais plutôt artistiques et finement chorégraphiées. Les combattants défient la gravité pendant que les lames hachent et tranchent à qui mieux mieux. Je dois dire que le travail des doublures et des cascadeurs est réussi! Les costumes et les décors sont superbes, on voit tout de suite qu’un grand soin a été apporté aux détails. Les plans et les jeux de lumière accentuent l’effet de bande dessinée, et donnent une touche très particulière à cette série.

Into the Badlands est d’abord sorti sur la chaîne AMC, mais on peut maintenant regarder la première saison sur Netflix.
 
Into the Badlands – Saison 1
 
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Into the Badlands – Saison 1

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