La bibliothèque de la fin du monde

Vieux livresTout le monde a sans doute entendu parler de survivalisme. Il s’agit du mode de vie d’individus qui se préparent à une catastrophe d’ampleur en emmagasinant des provisions et des munitions, en construisant des bunkers ou des abris autosuffisants, en apprenant la survie en plein air, etc. Outre les scénarios de type guerre totale, pandémie ou désastre environnemental, il y a celui de la tempête solaire ou d’une cyberattaque et de leurs effets sur le réseau électrique, dont la société occidentale est devenue absolument dépendante. Si ce réseau devait cesser de fonctionner, l’infrastructure servant à répondre aux besoins essentiels, comme la nourriture et les soins médicaux, ne fonctionnerait plus. L’activité humaine s’en trouverait si perturbée que peu de gens surviviraient aux premiers mois, et les citoyens qui s’attendent à voir les secours arriver déchanteraient vite. Les livres sur le survivalisme, c’est bien beau, mais ils n’expliquent pas comment redémarrer une société.

Les survivants devront apprendre les techniques utilisées avant l’avènement de l’électricité, sauf que ces techniques ne sont plus enseignées. C’est là que la Survivor Library entre en jeu. Son administrateur a collectionné au fil des ans des centaines d’ouvrages traitant de tous les sujets utiles, allant de l’agriculture à la construction de barrages, en passant par l’exploitation du charbon, la dentisterie, la couture et la navigation. Sur ce site, vous trouverez l’ensemble des connaissances des 19e et 18e siècles — connaissances perdues par notre adoption enthousiaste d’une vie industrielle et technologique. Ces traités sont accessibles tant et aussi longtemps que l’informatique se porte bien, avis aux intéressés…

P.-S. Pas besoin d’être alarmiste pour profiter de la bibliothèque de l’Apocalypse. Les auteurs qui font dans l’historique ou le steampunk pourront également tirer parti des mégaoctets d’informations qu’elle contient.

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4 Commentaires

  1. Gen

    Zut, moi qui m’étais toujours dit qu’en cas d’apocalypse technologique, ma survie était assurée puisque mes connaissances historiques sur « comment on faisait les choses avant l’électricité » deviendraient précieuses… voilà qu’une bibliothèque virtuelle me met en danger! :p

  2. Bonjour Laurine,
    Les grands esprits se rencontrent ! J’ai justement préparé pour un numéro de Solaris à venir un article sur ce genre de bibliothèques, où les manuels d’hier et la rétro-technologie sont la clé de la survie dans un monde où le wi-fi et les téléphones sans fil ont disparu.

    P.S. : Gen, dans un monde sans électricité, il n’y aura pas de bibliothèque virtuelle, seulement de bons vieux livres en papier, et les gens comme toi, qui préservent « comment on faisait les choses avant l’électricité ».

    Comme disait le Terminator, « on peut être vieux sans être obsolète » !

    • J’ai hâte de lire ça! Sauf que tout ce papier est peut-être à l’abri d’un EMP géant, mais pas du feu. Donc, il faut penser à isoler sa super bibliothèque contre les incendies provoqués par les futures lampes à huile!

Un blogue, trois auteurs, une multitude d'univers à explorer.
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