Sympathy for the Devil — Tim Pratt

Sympathy for the Devil - Tim PrattLa saison des petits diablotins est le moment approprié pour une anthologie de nouvelles portant sur Lucifer en personne et toutes ses variantes se présentant sous d’autres noms. Les fruits du travail de Tom Pratt, Sympathy for the Devil rassemble 36 histoires dont les auteurs vont de China Miéville à Dante Aligheri, en passant par Elizabeth Bear et Theodore Sturgeon.

L’avantage du thème repose sur l’éventail de possibilités et d’aspects à explorer. Ce n’est pas pour rien que le Diable affirme s’appeler Légion. Il se présente sous différents noms et apparences, souvent pour proposer un marché, parfois pour jouer un rôle de trickster et de trouble-fête. Ailleurs, il reste prudemment en coulisses, ne faisant que discrètement sentir sa présence. Il lui arrive de parvenir à ses fins et d’avoir le dernier mot, mais pas toujours : il rencontre des individus plus retors que lui quand il ne tombe pas sur des âmes impossibles à tenter. Ici, il vit dans les détails; là, il pave l’Enfer de bonnes intentions.

Comme dans tout recueil de nouvelles, on trouve du bon comme du passable. L’éditeur a surtout essayé de réunir des idées variées et, de ce côté, c’est réussi : aucune histoire ne se ressemble ni par le propos ni par le style. Même Neil Gaiman, qui apparaît deux fois dans l’ouvrage, offre des récits distincts, l’un inquiétant et l’autre plus léger. L’un de mes titres préférés est « The God of Dark Laughter » de Michael Chabon qui raconte avec une admirable touche de satirisme une histoire de culte ancien impliquant des clowns de cirque.

Mais je vous laisse découvrir le reste par vous-mêmes. En attendant, assurez-vous de ne pas traîner au croisement de deux routes de campagnes à minuit. Qui sait ce qu’on vous fera signer?

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