L’Abominable sort en octobre

The Abominable – Dan Simmons Après The Terror, un roman que je recommande chaudement malgré son ambiance glaciale, Dan Simmons récidive avec un autre titre à double sens, The Abominable, dont la sortie est prévue pour le mois d’octobre (j’ignore encore la date de parution de la version française). Ce roman que j’attends avec impatience – et un peu d’inquiétude – présente plusieurs similarités avec The Terror, à commencer par une toile évocatrice en couverture. Encore une fois, une histoire d’aventure se déroule dans un environnement hostile et froid, cette fois l’Everest, et une équipe affronte les éléments tout en étant traquée par une créature.

Je m’attends donc à une redite, mais si celle-ci est aussi prenante que The Terror, je ne m’en plaindrai pas. J’espère que Simmons plongera le lecteur dans la même ambiance angoissante.

Il faut avouer que Simmons est un auteur très inégal, ses romans allant de l’excellent à l’exécrable. Black Hills était d’une platitude consommée, alors que l’amalgame de sujets – le colonel Custer, les Sioux et la construction des visages monumentaux du mont Rushmore – se prêtait à un récit beaucoup plus passionnant. Et Flashback était, à mon avis, une catastrophe. Simmons s’y montre sous son jour le plus paranoïaque et réactionnaire. J’ai décroché très vite devant l’accumulation de racisme, de chauvinisme, d’intolérance et j’en passe. Ça, une vision de l’avenir des États-Unis? Il faut être gâteux.

Alors je me croise les doigts en souhaitant que Simmons laisse tomber ses opinions politiques pour se concentrer sur ce qu’il sait le mieux faire, c’est-à-dire narrer une aventure épique.

# Les commentaires sont fermés.

4 Commentaires

  1. Daniel Sernine

    Merci pour l’avertissement concernant Black Hills. Il était sur ma pile de livres à lire, mais il vient de descendre de plusieurs crans.
    Aveu public: contrairement à bien des gens, j’ai adoré Drood et je me propose même de le relire, non sans avoir d’abord fait la connaissance de deux romans de Wilkie Collins et du Mystery of Edwin Drood.

    • Drood avait une belle ambiance, mais souffrait de réelles longueurs. L’avantage de l’avoir lu, c’est que j’ai l’impression de connaître tout Dickens.

  2. Abby

    J’adore D Simmons. Terror m’a faite trembler de terreur..et de froid. Par contre Drood, j’ai laché. Long, long, long. J’attends the Abominable en VF avec impatience

    • C’est malheureusement Abominable que j’ai trouvé très long (et sans rebondissements captivants). Je réessaierai peut-être un jour, mais dans l’immédiat, ma lecture reste inachevée.

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