Ad Astra 2010

Alors, chers lecteurs… où ais-je passé une partie de la fin de semaine?

Toronto!

Mais encore…?

Ad Astra!

Hé oui: Véritable saut de puce global après un périple européen, je suis effectivement passé faire un tour au congrès torontois Ad Astra.  Ce fut une courte visite: j’avais d’autres choses à faire à Toronto (aussi hilarant soit-il de me lire écrire ces mots, il y a autre chose que des congrès dans la vie) et c’est donc pourquoi ma présence à Ad Astra se limita au seul samedi après-midi.

J’en reviens tout de même avec de bonnes nouvelles.  Après des années de périclitation et des signes avant-coureurs peu prometteurs (admirez cet horaire avec panélistes et descriptions séparées!), Ad Astra a semblé reprendre du poil de la bête cette année: Il semblait y avoir plus de congressistes, plus d’auteurs, plus de fans et certainement plus de costumes.  Au menu artistique: Beaucoup de zombies; énormément de steampunk.  (Si vous écrivez rapidement, je vous prédit la grande vague de 2010: zombies steampunk.  Et c’est pourquoi Cherie Priest a de bonnes chances d’obtenir le Prix Hugo du meilleur roman pour Boneshaker… mais nous nous éloignons du sujet.)

Pour faire changement, je n’ai pas assisté à un seul panel durant ma brève incursion en territoire adastresque: Même en me limitant aux corridors, à la salle de vente, au bar de l’hôtel, à la salle de lancement ou bien au salon transformé en séance de signature de masse, j’ai passé presque six heures en conversations diverses.  J’ai salué Claude Lalumière et Murray Moore pour une troisième fois en autant de villes et de fins de semaines (ce sera étrange de ne pas les voir la semaine prochaine); discuté de romance-zombie avec David Nickle et Peter Watts dans un sombre recoin du bar; me suis peut-être fait embarqué dans l’organisation d’un mini-congrès cet automne; ai dis bonjour à quelques vétérans d’Anticipation –dont René Walling, maintenant pleinement transformé en nano-éditeur; me suis inscrit à Con*Cept 2010; ai renoué des liens avec divers éditeurs et auteurs rencontrés au fil des ans… bref, n’ai pas vraiment eu le temps de m’ennuyer.

J’en ai même appris pas mal sur ce qui se trame dans la région d’Ottawa de ces temps-ci.  La grande nouvelle, c’est que le vénérable congrès Can-Con reprends du poil de la bête cette année, avec un événement prévu les 20-22 août prochain.  (Hmmm: je prévois une autre trilogie de congrès consécutifs et pas nécessairement sur le même continent…)  De plus, on m’a introduit à des auteurs locaux que je ne connaissait pas encore.  Hayden Trenholm m’a présenté à Matthew Johnson, alors que Robert J. Sawyer a eu la gentillesse de me faire rencontrer Marie Bilodeau, qui lancera bientôt (à Ottawa!) le troisième volet de sa séries de fantasy Heirs of a Broken Land.  Comme quoi je voyage tellement que les nouvelles de la maison doivent me rattraper ailleurs.

Le seul aspect d’Ad Astra qui continue d’empirer d’année en année est l’infâme « Toronto Don Valley Hotel & Suites ».  Non pas que je le considère particulièrement débile après avoir subi l’Edwardian Radisson d’Eastercon, mais plutôt les environs: Toujours situé au milieu de nulle part, l’hôtel est maintenant entouré de condos huppés fraîchement construits qui ont aussi eu l’effet de faire disparaître les places de stationnement gratuites qui entouraient jadis l’hôtel: Les automobilistes qui voulaient assister au congrès pour trois jours ont, en théorie, dépensé plus d’argent pour stationner leur véhicule que pour s’inscrire à l’événement.  Heureusement, le nouveau congrès littéraire torontois SFContario (19-21 novembre; pensez-y!) aura lieu au centre-ville, à distance de marche du métro.

Mais pour en revenir à Ad Astra, ce que j’ai vu avait de quoi plaire: Les costumes ont ajouté de l’atmosphère; la salle de vente occupait deux pièces; le lancement de l’anthologie Evolve était bien fréquenté; la galerie artistique était située dans une salle vitrée qui mettait en valeur des oeuvres d’art; beaucoup de professionnels torontois s’y trouvaient (ce qui n’était pas toujours le cas durant les année précédentes) et le tout semblait bien rouler.  J’y a presque regretté ne pas y avoir passé plus de temps –non seulement parce que je n’ai pas réussi à rencontrer tous ceux qui s’y trouvaient (J’ai manqué Guy Gavriel Kay et Leah Bobet de peu), mais surtout parce que ça semblait un bon congrès.

Mais bon; pour l’instant, je vais devoir revenir à la vie normale après trois semaines de pérégrinations parfois rocambolesques.  Ne pleurez pas trop au sujet des quelques fins de semaines sédentaires qui m’attendent d’ici Boréal 2010: J’ai une énorme pile de livres à lire, des nominés Hugo à critiquer, et des notes de voyage à mettre en ordre.  De plus, il y a autre chose que des congrès dans la vie.

Un commentaire

  1. Ce n’est pas une mauvais chose de prendre une petite pause. Tu sais ce qui est arrivé à ce marathonien qui ne s’est pas arrêté…

    *Arghl*

    BONG!

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