Fractale Framboise

Archives: mars 2010

Christian

Salon du Livre de Paris 2010

par Christian - mardi, 30 mars 2010 - 18:12 (SF&F francophone)

Alors, chers lecteurs, devinez où j’étais aujourd’hui?

Eiffel!

Oui, mais encore, plus précisément?

Billet

Hé oui: Je suis passé faire un tour au Salon du Livre de Paris. Ma présence là-bas était accidentelle à plus d’un égard.

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Christian

World Horror Convention 2010

par Christian - dimanche, 28 mars 2010 - 5:46 (SF&F autre)

Jouez au détective, chers lecteurs: Où me trouve-je présentement? Un indice:

Quai de Brighton

Ah, mais vous êtes forts à ce jeu. Effectivement, je suis en plein centre-ville de Brighton, United Kingdom. Ville balnéaire par excellence pour tous les Londoniens, c’est un terrain de jeu par excellence pour bonne quantité d’Anglais, et ce depuis très longtemps: Jane Austen en parlait dans certains de ses romans, mods et rockers se sont affrontés ici durant les années 1960s et plus récemment, c’est sur la plage que s’est tenu certains des raves les plus gigantesques de l’histoire britannique, mené par nul autre que Fatboy Slim.

Mais vous vous doutez sans doute que je ne suis pas ici pour parler Austen, émeutes ou musique techno. Pourquoi donc suis-je ici? Un autre indice pour ceux qui auraient déjà oublié le titre de ce billet:

Affiches a la World Horror Convention

Extraordinaire! Vous êtes imbattables au jeu des devinettes!

Car c’est à Brighton que c’est tenu la World Horror Convention de 2010. Pour la première fois, l’événement a quitté l’Amérique du Nord et est venu hanter le Royaume-Uni. 600 personnes (on en a refusé) se sont rencontrés dans le vénérable hôtel Royal Albion pour discuter, réseauter, boire et dormir en pure horreur.

Ce fut un bien bon congrès. Mais pour apprécier pourquoi, il est nécessaire de remonter un an dans le temps, pour s’intéresser au désastre que fut la World Horror Convention 2009 de Winnipeg…

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Laurine

The Magicians — Lev Grossman

par Laurine - vendredi, 26 mars 2010 - 12:30 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

The MagiciansVoilà un roman de fantasy que je serais tentée de suggérer aux lecteurs qui se sont lassés du genre à cause des grands succès qui ont fait des petits jusqu’à saturation. Il est vrai qu’on ne compte plus les romans où un protagoniste ordinaire devient un héros instantané au contact de la magie. The Magicians, justement, déconstruit cette recette.

Je recommanderais aussi le bouquin aux lecteurs qui ont grandi en dévorant de la fantasy au point de souhaiter se retrouver physiquement dans ces mondes enchanteurs où les quêtes héroïques se cueillent comme des fruits mûrs. Vous vous reconnaîtrez probablement dans la quête du personnage principal. Les références aux œuvres littéraires fourmillent: que votre tasse de thé soit Harry Potter, Narnia, Le Seigneur des anneaux, voire Donjons et Dragons, Lev Grossman multiplie les clins d’œil pour les aficionados.

Quentin Coldwater est jeune, aux études, intelligent et peu motivé. Parce qu’il n’arrive pas à combler un vide existentiel, il se réfugie dans la relecture compulsive d’une série de fantasy se déroulant dans le monde de Fillory. Quentin éprouve un choc en découvrant que la magie existe et qu’il peut l’étudier au collège de Brakebills, la version new-yorkaise de Poudlard. Il s’y fait vite des amis excentriques qui explorent une branche de la magie moins connue. Ils boivent, sacrent, couchent ensemble et triment très, très dur pour maîtriser leurs pouvoirs. Une fois leurs études terminées, ils se retrouvent désœuvrés et plus alcoolos que jamais. Mais un de leurs anciens camarades de classe découvre un accès au monde de Fillory où de sombres choses se trament. Se pourrait-il qu’une quête donne enfin une direction à leur vie?

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Laurine

Under the Dome — Stephen King

par Laurine - vendredi, 19 mars 2010 - 12:30 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Under the DomeChester’s Mill est une ville typique du Maine jusqu’au jour où un gigantesque dôme apparaît de nulle part et la coupe du reste du monde. L’artefact massif ne cause au début que quelques morts: avions et voitures s’y écrasent, un pacemaker explose et un bras est tranché. On soupçonne une expérience de l’armée américaine, mais il devient vite clair que celle-ci est dépassée par l’événement, surtout que le dôme résiste à l’impact des missiles. À l’intérieur, les choses se corsent. Big Jim Rennie, un politicien véreux et extrêmement influent, se crée une force policière personnelle «pour le bien de la ville». Il accapare les denrées, le propane, les armes et transforme Chester’s Mill en dictature locale. S’opposant à Rennie, Dale Barbara, un vétéran de la guerre d’Irak devenu cuistot, rassemble autour de lui une poignée de citoyens inquiets de la tournure des événements. L’antagonisme entre les deux groupes s’envenime à mesure que croît la folie mégalomane de Big Jim.

Chester’s Mill devient un microcosme de laideur, où la paranoïa ambiante mine complètement le jugement des gens ordinaires. Le lecteur voit par quels mécanismes de contrôle la masse se transforme en troupeau facile à subjuguer et prêt à abandonner ses libertés en échange d’un sentiment de sécurité. Big Jim exploite le sentiment d’appartenance à la localité, le nous contre eux. «C’est un petit patelin et tout le monde soutient l’équipe.» En moins d’une semaine, le vernis civilisé craque, l’anarchie s’installe et les suicides se multiplient.

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Laurine

Fringe — Saison 1

par Laurine - vendredi, 12 mars 2010 - 11:30 (Critiques, SF&F autre)

Fringe - Saison 1Coécrite par J. J. Abrams, Alex Kurtzman et Roberto Orci, Fringe est une série de science-fiction ayant pour thème les sciences marginales, ou fringe science. Dans une Amérique post-9/11, des citoyens ordinaires servent de cobayes à des expériences horrifiantes faisant partie d’une vaste conspiration surnommée The Pattern (le Projet). Ces expériences sont menées par le groupe bioterroriste ZFT qui se prépare à l’avènement de la singularité. Fringe, une division spéciale du FBI supervisée par le Département de la sécurité intérieure (DHS) à Boston, enquête sur ces manifestations. Elle embauche l’agent Olivia Dunham, le savant fou William Bishop et le fils de ce dernier, Peter. Fringe reçoit l’appui de Massive Dynamic, une puissante multinationale spécialisée dans la science et la technologie de pointe et dirigée par le mystérieux William Bell, un homme aussi brillant qu’introuvable.

Il est clair que Fringe s’inspire de la série défunte The X-Files dont elle reprend la formule, notamment celle de l’arc mythologique et l’implication personnelle des personnages dans les cas investigués. Une différence fondamentale se trouve dans le contexte politique. Ceux qui essaient de protéger les citoyens américains ne sont pas des agents solitaires s’opposant à la machine gouvernementale devenue corrompue, mais bien la trinité maudite des conspirationnistes: les agences de ce même gouvernement, un savant fou qui n’a qu’une considération limitée pour ses sujets et une multinationale qui soutient le complexe militaro-industriel en plus de posséder une branche pharmaceutique. Il y a une pointe de nihilisme dans Fringe que je trouve rafraîchissante.

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Éric

Pendant ce temps, sur le web…

par Éric - lundi, 1 mars 2010 - 23:01 (Arts visuels, Insolite, SF&F autre, SF&F francophone)

Quelques liens pour vous en attendant que je trouve le temps de pondre un billet plus étoffé:

  • Commençons par le plus “pressant”: une histoire se déroule en ce moment sur Twitter, celle de @tyme2waste, adolescente accablée par l’ennui et par sa mère. On a attiré mon attention sur ce compte hier, dès sa création. Je me suis vite douté qu’il s’agissait d’une fiction: la voix est bonne, mais il n’y a pas assez de fautes et de raccourcis grammaticaux, pas assez de liens et d’interaction avec divers amis pour qu’il s’agisse d’une véritable adolescente. J’ai vite trouvé exactement de quoi il s’agissait et, sachant qui est l’auteur, je crois que ça vaudra la peine de suivre l’histoire jusqu’à la fin. Pas besoin d’avoir un compte Twitter pour la lire: vous n’avez qu’à visiter la page de “Blake Teller” et cliquer quelques fois sur “more” en bas de page pour commencer par le début. Vous pouvez revenir ensuite de temps à autre pour voir s’il y a du nouveau au haut de la page. Je ne sais pas si c’est censé être narré en temps réel, mais j’imagine que ça sera terminé d’ici la fin de la semaine. (Si vous tenez à tout savoir sur cette histoire, googlez “tyme2waste” et vous trouverez bien.)
  • Trouvé sur le blogue de Kevin Church: les merveilles de l’écran vert (clip de 4 minutes). On y voit à quel point les séries télévisées ont recours à des effets spéciaux “invisibles” pour placer les acteurs dans divers décors sans quitter le studio, ou pour placer les personnages au coeur du danger sans risquer les acteurs.
  • Je suis tombé par hasard sur cet épisode du webcomic Space Avalanche, inspiré de Star Trek: Voyager. Rien d’épatant à première vue, mais le punch en vaut la peine.
  • Depuis un an ou deux, divers graphistes se sont amusés à créer des couvertures rétro pour des oeuvres connues. Je dois bien avoir déjà signalé cette série de novellisations de films bien connus, dans un style épuré qui rappelle les années ’60. Il y a eu aussi Logan Walters, qui s’est amusé à refaire les couvertures des albums du Wu-Tang Clan dans le style de la maison Blue Note (vous y trouverez aussi, en haut de page, sa couverture pour un album récent de mash-ups entre Wu-Tang et les Beatles). Voici une nouvelle série dans ce genre: des couvertures de jeux vidéo à la Atari 2600, tous inspirés de films et séries télé. Mes favoris: Cloverfield et Lost (je ne regarde pas Lost, mais j’ai bien connu ce type de jeux).
  • Un concept artistique un peu plus corsé: l’oeuvre qui se met en vente elle-même. Celle-ci porte le nom charmant et inexplicable de A Tool to Deceive and Slaughter et elle est conçue pour être en contact constant avec eBay. Si vous êtes curieux, suivez le lien vers l’enchère (à la fin de l’article) pour lire la FAQ et les termes que chaque acheteur doit accepter. À quand l’oeuvre qui écrit sa propre critique?
  • Axe CopAjout: Ah! Je savais que j’allais en oublier un… Mesdames et messieurs, chers amateurs de fiction déjantée et ridicule, voici (si vous ne connaissez pas déjà) Axe Cop: une bande dessinée écrite par un enfant de cinq ans et illustrée par un dessinateur professionnel. De l’action, des rebondissements, des super-pouvoirs, un Père Noël maléfique, des vampires lunaires et même un face-à-face avec Chuck Norris. La bédé se lit très mal sur la page d’accueil, mais vous n’avez qu’à passer par la section Episodes pour obtenir un affichage satisfaisant de l’épisode de votre choix.

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