Archives: novembre 2009
par Christian - lundi, 23 novembre 2009 - 21:23 (Montréal et environs, SF&F francophone)
L’expression serait de Stanley Péan, mais c’est l’ami Jean-Louis Trudel qui nous a familiarisé avec le terme “Bouquinville” pour décrire la cohue, l’importance et l’intensité du Salon du Livre de Montréal. C’est un événement qui partage des avantages avec n’importe quel Salon du Livre de bonne taille: Pour les lecteurs, c’est un endroit qui célèbre le livre sous toutes ses formes. Pour les auteurs, c’est un des rares endroits où ils peuvent quitter leur écran de travail pour y rencontrer d’authentiques lecteurs. Pour les éditeurs, c’est une occasion de vendre directement à leur audience. Comme dans les autres Salons, on y achète des livres, on y demande des signatures, on regarde ce qui se fait.

Samedi après-midi au SLM: Jouez du coude, c’est essentiel!
Mais le Salon du Livre de Montréal a des dimensions et une importance qui font pâlir les autres événements du même type. Les gens de Québec ou Gatineau auront beau être fier de leurs propres Salons, ceux-ci ne sont pas la grande rencontre du milieu de l’édition francophone d’Amérique. Le SLM, ce n’est pas qu’une méga-librairie; c’est aussi un congrès pour les éditeurs et professionnels du milieu.

La file du soir pour la griffe Senécal
Même à l’échelle risible d’un blog infréquent portant sur les genres imaginaires, il est difficile d’aller au Salon en humble et parfait lecteur anonyme. Avant même de rentrer au salon, voilà des boréaliens qui disent bonjour. Au fil des rencontres imprévues avec les amis, voilà des discussions sur les films de SF du moment, des mentions de nos billets les plus récents, des potins du milieu de l’édition et des techniques d’écriture. Un arrêt au stand des éditions Alire ou Six Brumes s’avère toujours une bonne façon de rencontrer plusieurs auteurs, critiques et fans des genres d’ici.

Aperçu de la caverne d’Ali-Biblio
Et ça explique pourquoi, année après année, il semble essentiel de conduire deux heures, braver la signalisation et la circulation montréalaise, naviguer les dédales du centre-ville souterrain, tolérer les bambins mal élevées, ne pas crouler sous la chaleur et ne pas fendre un chemin à travers la foule à coup de machette pour passer quelques heures à Bouquinville. L’alternative de rester chez-soi et laisser les autres avoir tout se plaisir serait insupportable. (suite…)
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par Laurine - dimanche, 22 novembre 2009 - 10:27 (Arts visuels, SF&F autre)
Comme à chaque automne, les amateurs d’illustrations SF et fantasy peuvent se procurer l’anthologie annuelle Spectrum, une initiative d’Arnie et de Cathy Fenner. Peut-être à cause du numérique, l’antho ne cesse de prendre de l’expansion au fil des ans. Ainsi, Spectrum 16, qui regroupe ce qui s’est fait de mieux en 2008, a plus de 260 pages, le tout présenté sous une fort belle couverture de Mélanie Delon. Cette année, le Grand Master Award a été remis à Richard V. Corben. Avis aux collectionneurs, on annonce aussi la réédition prochaine de Spectrum 5 qui couvre la production de 1997.
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par Laurine - jeudi, 12 novembre 2009 - 9:00 (Critiques, SF&F autre)
Après avoir éreinté les romans de Charlaine Harris, je suis contente de pouvoir dire du bien de l’adaptation du cycle «The Southern Vampire Mysteries» en série télévisée. True Blood est une création d’Alan Ball, dont la feuille de route inclut aussi Six Feet Under. Parce que le travail d’adaptation a été fait par des gens qui savent écrire avec compétence, le résultat est une série divertissante, bien rythmée, irrévérencieuse et teintée d’humour noir. Même si plusieurs scènes ont été tournées à Los Angeles, l’ambiance rurale louisianaise est bien mise en valeur. Il n’y a pas de scène dans les bayous à proprement parler (du moins, pas en première saison), mais les vieilles demeures sudistes et le bar de Merlotte perdu dans les bois sont des choix esthétiques judicieux. Le tout est agrémenté d’une trame sonore pittoresque et d’une intro aussi inquiétante que celle de Dexter. Les scènes de jour, torrides et lumineuses, offrent des contrastes saisissants avec les scènes de nuit où le sang coule.
Contrairement à ce qui se passe dans les romans où tout est raconté du point de vue de l’héroïne, True Blood offre des perspectives multiples, des histoires parallèles qui finissent par se rejoindre. L’ensemble de la distribution a donc une certaine marge de manœuvre pour développer une galerie de personnages attachants et parfois très complexes malgré une première impression un peu caricaturale. Le rôle de Sookie Stackhouse est tenu par Anna Paquin, qui réussit à rendre crédible une femme-enfant pleine de contradictions; par exemple, elle est pieuse et collet monté, mais porte toujours des tenues légères. L’actrice doit s’exprimer avec un accent du Sud prononcé, ce qui ne doit pas être aisé. La première saison développe beaucoup l’entourage immédiat de Sookie, dont Bill Compton (Stephen Moyer), Sam Merlotte (Sam Trammel) et l’excellente Tara Thornton (Rutina Wesley). Mon préféré reste Lafayette Reynolds (Nelsan Ellis), le meilleur personnage gai de l’univers. Le seul que je n’aime pas du tout est Jason Stackhouse (Ryan Kwanten), qui est aussi creux dans les romans qu’à la télé. Il paraît que les choses s’améliorent en deuxième saison.
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par Laurine - dimanche, 8 novembre 2009 - 9:37 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Le deuxième recueil de nouvelles de Martin suit le même principe que le premier avec de nouvelles sections thématiques. Il y a un détail que j’aurais dû préciser plus tôt. Dans ses avant-propos, l’auteur mentionne plus d’une fois que telle ou telle nouvelle devait à l’origine faire partie d’une série. Plus souvent qu’autre chose, les projets ont avorté et ses séries s’en tiennent aujourd’hui à une ou deux nouvelles.
A Taste of Tuf regroupe deux récits d’une de ces fameuses séries — celle-ci ayant réussi à se transformer en ouvrage complet, malgré tout (Tuf Voyaging). Haviland Tuf est un ingénieur en biogénétique qui traverse l’espace dans un immense vaisseau baptisé The Ark où se trouve stockée l’ADN de milliers de créatures provenant de multiples planètes. Il se charge de régler des problèmes écologiques majeurs qui frappent des mondes et, chaque fois, les événements prennent une tournure comico-tragique. La raison principale de l’inévitable désastre est que les problèmes écologiques sont provoqués par la cupidité, la religion ou l’ignorance des habitants. L’ingénieur se voit obligé de régler des problèmes majeurs en un tournemain, et ses mesures hâtives ont des conséquences désastreuses. Dans «A Beast for Norn», les Grandes Maisons de Lyronica font s’affronter dans l’arène des créatures féroces de leur propre région. Un représentant d’une maison particulièrement défavorisée demande à Tuf de lui cloner un prédateur qui saura venir à bout de ses opposants. Le succès est tel que bientôt, des représentants de toutes les maisons viennent chez Tuf avec la même requête. L’ingénieur leur fournit chaque fois une créature à des prix de plus en plus outranciers et finalement, la planète est envahie par… les espèces pacifiques fournies gratuitement par Tuf comme «nourriture» pour chaque prédateur vendu. La morale n’est pas claire, mais on rigole quand même de l’effronterie et de l’opportunisme éhonté de l’ingénieur. «Gardians» s’inspire du conte Le joueur de flûte de Hamelin. Tuf se rend sur Namor, une planète aquatique dont les colonies de pêcheurs se font décimer par des monstres marins de plus en plus évolués. L’ingénieur essaie de mener son enquête en paix, mais les dirigeants veulent une action concrète et rapide — celle-ci aura des conséquences onéreuses pour leur petite société. Inutile de préciser que ces nouvelles à saveur environnementale sont toujours d’actualité vingt ou trente ans après leur publication.
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par Laurine - mardi, 3 novembre 2009 - 15:01 (Arts visuels, Insolite)
Wow!
En temps normal, je ne raffole pas des bestioles. Mais prises en gros plan par un photographe de talent, elles font de magnifiques sujets.
Ces couleurs! Ces textures!
À part Alien, un cas d’exception, je n’arrive pas à penser à une seule créature fictive dont l’apparence provoque ce même mélange de fascination et d’inquiétude.
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