Mon nouveau livre sort cette semaine. Demain, en théorie. Voilà, c’est dit. Il s’agit d’un deuxième recueil de contes intitulé Feu blanc. Le livre, accompagné d’un CD audio, est nommé d’après mon spectacle du même nom, mais on y trouve en bonus deux contes qui ne font pas partie du spectacle. Vous pouvez dès maintenant en écouter un extrait (voir plus bas).
J’avoue que l’événement m’occasionne une certaine excitation. Il y a déjà quelque temps que j’ai mes exemplaires d’auteur, et je ne peux m’empêcher, de temps à autre, de prendre celui qui traîne sur le coin de mon bureau et de le soupeser, de le feuilleter. De l’admirer, non sans une certaine inquiétude: je n’y ai pas encore trouvé la faute, celle qui passe inaperçue même à la dernière révision mais qui vous saute aux yeux une fois que le livre est imprimé et qu’il est trop tard pour la corriger. Si vous apercevez le livre en librairie, laissez-moi un mot dans les commentaires de ce billet, pour que je sache qu’il est bien sur les tablettes, en liberté. Si vous trouvez la faute… signalez-la-moi en privé (via le formulaire au bas de ma page d’auteur).
Si je suis fier de ce livre, c’est qu’il représente plusieurs petits aboutissements. En m’installant à Montréal, j’avais remarqué près de chez moi deux décorations publicitaires un peu extravagantes, et je m’étais bientôt mis en tête d’écrire des fables à leur sujet: on en trouve deux dans Feu blanc. J’avais longtemps voulu écrire un conte de programmeur: mission accomplie. Plus généralement, dans ma pratique du conte, j’ai cherché depuis le tout début à raconter le quotidien tout en y trouvant une dimension un peu mythique. J’ai commencé à le faire dans Terre des pigeons, mon premier recueil, mais on y trouvait aussi un vieux mythe hindou; les contes de Feu blanc sont tous des créations originales, et ils forment un tout plus cohérent.
Cette fois encore, Tom Fowler a contribué une couverture riche en atmosphère, ainsi que de superbes illustrations en noir et blanc qui vont droit à l’essence de chaque conte. Pour le CD, j’ai essayé quelque chose de nouveau. Je suis allé raconter mes histoires en studio, chez Etienne Loranger, un excellent musicien qui a créé des ambiances sonores pour appuyer les contes. Ceux-ci prennent ainsi de nouvelles couleurs…
Pour vous mettre en appétit, je vous propose un conte complet tiré du CD: « Mauvais numéro ». Je vous encourage à l’écouter, mais aussi à le distribuer, et à passer le mot.
Je pars bientôt pour le Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, premier arrêt dans la tournée promotionnelle de Feu blanc. Je serai aussi au Rendez-vous international de la BD de Gatineau, puis au Salon du livre de l’Estrie… Pour savoir si je passerai dans votre coin, gardez un oeil sur mon calendrier. Au plaisir de vous voir, et peut-être de vous en conter une…
![Feu blanc [Feu blanc]](http://www.fractale-framboise.com/wp-content/eg_feublanc.jpg)
13 commentaires
Mes félicitations pour ton nouveau livre, Éric!
Est-ce que le livre sera disponible en format numérique sur jelis.ca (ou ailleurs) ?
Le livre en tant que tel, non, pas à ce que je sache. Par contre, il sera possible d’acheter la partie audio en fichiers MP3 sur le site de Planète rebelle.
Je l’ai! Je suis passé à la Librairie Citation de Beloeil la semaine passé et ils m’ont dit que Feu Blanc était à l’entrepôt. Je l’ai réservé. Le lendemain, au retour du travail, j’avais un message sur le répondeur me disant que ma copie était arrivée. Quelques heures plus tard, je l’avais en main.
J’en parle un peu sur mon blog: Inspiration réciproque
Merci Éric pour ces contes modernes qui me fortifie dans ma propre création et merci aussi pour la visite au Dépanneur (Lucien y sera toujours le bienvenu):p
Merci, je suis content de savoir que tu as pu obtenir le livre sans trop de difficultés. J’étais heureux de pouvoir ajouter la vignette de dépanneur au conte de Lucien: il me semble que le conte est plus complet ainsi, puisque ça rappelle que la vie de Lucien n’est pas facile, qu’il ne mange pas toujours à sa faim. Notre duo est tombé à point.
Que ceux qui sont à la recherche du livre en librairie l’apprennent: Chez Chapters sur Sainte-Catherine, on a classé Feu Blanc en littérature québécoise –rien de moins! Et vous qui pensiez lire un blogue de para-littérature…
Des nouvelles du moine vert:
Ceux qui connaissent mon conte « La pieuvre, la fourmi et la Lune » (inclus dans Feu blanc) savent qu’il y est question d’un moine vert ornant le mur d’un restaurant à Montréal. On peut le voir sur Google Street View… où l’on a brouillé son visage. Cherche-t-on à préserver son anonymat?
Je vais aller voir si Feu blanc a débarqué en terre outaouaise.
Éric, Google emploie sûrement un logiciel de reconnaissance de visages — les visages des passants ne pouvant être rendus flous l’un après l’autre sur des millions de clichés par des opérateurs humains.
Mais comme il ne s’agit pas d’intelligence artificielle, la notion d’échelle n’est pas tenue en compte. Un visage peint sur un mur est… un visage. Qu’en est-il de ceux sur les panneaux publicitaires?
Ce serait intéressant de voir si Google Street View brouille aussi la figure des statues, ou encore celle des mannequins dans les vitrines?
Et un logiciel semblable étant sûrement utilisé pour embrouiller les numéros des plaques minéralogiques, est-ce qu’il brouille également les caractères des plaques humoristiques posées à l’avant des autos…?
Claude: excellent, tu m’en redonneras des nouvelles. Passes-tu au Rendez-vous de la BD de Gatineau? J’y serai durant la fin de semaine, alors je garderai l’oeil ouvert pour La Machine du Bonhomme Sept-Heures (je doute de pouvoir être au lancement, malheureusement).
Daniel: oui, j’imagine qu’il s’agit d’un processus automatique. À bien y regarder, les plaques des voitures (devant et derrière) sont souvent brouillées… ainsi que certains enjoliveurs, qui évoquent peut-être des visages pour le logiciel de brouillage. Et oui, certains visages sur des affiches sont brouillés.
Une autre petite trouvaille: si on va voir le Zaphod Beeblebrox (un bar d’Ottawa, nommé d’après un certain personnage de Douglas Adams, bicéphale et doté de trois bras), on peut apercevoir sur le trottoir opposé un homme à deux têtes et trois jambes. Le cousin de Zaphod?
Il y a une grève des employés du musée où se tient le Rendez-vous de la BD. Le Studio Premières Lignes respectera les piquets de grève et transportera ses pénates à quelques centaines de mètres du musée, soit à la Maison des auteurs, parc Jacques-Cartier (où devait avoir lieu le lancement de toute façon). J’y serai en après-midi samedi, dimanche et lundi.
Infoman a confirmé mon hypothèse cette semaine: la poupoune aux seins nus sur la façade du Café Cléopatra a le visage rendu flou (mais pas les seins!) tandis que la Mado géante de Chez Mado, dans le Village, a aussi le visage brouillé dans StreetView.
Fascinant. :O/
Eric,
la couverture est tellement cuuuuuuute! ^_^
Je t’ai entendu raconter deux des contes du recueil. J’ai reconnu l’araignée et la pieuvre, et la lune du programmeur bien alignée… Vraiment une belle conception.
Bravo !
Michèle
Merci! Si jamais tu veux en savoir un peu plus sur la pieuvre et la fourmi, tu trouveras sur mon site un texte où je parle de l’origine des contes de ce recueil: « En coulisses ».