Fractale Framboise

Archives: juillet 2009

Christian

Deux congrès, une mise à jour

par Christian - mercredi, 29 juillet 2009 - 21:15 (Congrès Boréal, Montréal et environs)

Espérons que vous n’avez rien à faire du 6 au 10 août, car si vous pouvez vous rendre à Montréal pendant cette fin de semaine allongée, pas moins de deux célébrations de l’imaginaire s’offrent à vous : La Worldcon Anticipation, et le Congrès Boréal.  Pour ceux qui auraient manqué une ou plusieurs des dernières mises à jour au sujet de ces congrès, voici ce que vous devez savoir :

Les informations essentielles : Anticipation sera le 67e congrès mondial de science-fiction, et réunira plus de 3000 personnes provenant d’un peu partout autour du monde.  C’est un congrès de classe mondiale, avec des taux d’inscriptions, des pénates (Palais des Congrès; Hôtel Delta) mais aussi des événements conséquents : remise des Prix Hugos, tables-rondes avec plusieurs des meilleurs écrivains d’imaginaire du moment (Neil Gaiman, Charles Stross, John Scalzi, Connie Willis, eeeetc), et un carnaval pratiquement ininterrompu d’activités du jeudi 6 août au lundi 10 août.  Boréal 2009 sera le 26e congrès de l’imaginaire francophone d’Amérique et aura lieu à nouveau au Days Hotel de la rue Guy le samedi et dimanche 8-9 août.  Vous n’avez même pas à choisir entre les deux événements : Les inscrits à Anticipation peuvent entrer gratuitement à Boréal, alors que les Boréaliens peuvent déduire une partie du coût de leur inscription Boréal à l’achat d’une inscription Anticipation.

La programmation : Les deux congrès viennent de publier leur programmation.  Celle d’Anticipation pèse 7.2 Mo en PDF et compte près de mille items de programmation.  Oui, vos choix seront déchirants alors qu’il peut y avoir jusqu’à vingt-deux courants simultanés de programmation.  Du côté de Boréal, la nouvelle équipe du congrès a préparé un assortiment de seize morceaux choisis (mais uniques, quel soulagement!) s’étalant sur deux jours.  Plusieurs panélistes dont Élisabeth Vonarburg, Michel J. Lévesque et Julie Martel participeront même à la programmation des deux congrès!

Les Prix : Les Prix Hugos seront décernés le dimanche, 9 août à 20h, mais c’est sans compter que la fin de semaine verra également la remise des Prix Auroras, Chesleys, Sidewise, Prometheus et… Prix Boréal.  Pour ces derniers, il n’est d’ailleurs pas trop tard pour participer à la présélection des titres qui seront imprimés sur le bulletin de vote final. (Vous avez jusqu’à lundi, 3 août.) Le vote pour les Prix Boréal aura lieu, bien sûr, au congrès Boréal… mais la remise se fera à Anticipation, quelques heures avant celle des Prix Hugos.

Derniers détails : Ceux qui n’ont pas le temps ou l’argent d’assister à tout Anticipation peuvent s’abonner pour seule la fin de semaine, ou bien profiter d’une inscription d’essai qui (moyennant quelques détails), vous permet « d’essayer » jusqu’à trois heures du congrès pour $20.  Du côté de Boréal, c’est une nouvelle et jeune équipe qui se charge de l’événement cette année, alors quel meilleur temps pour joindre la tradition?

Pour le reste… vous avez des questions? Profitez des commentaires pour les poser.

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Laurine

Héros et dragons, façon John Howe

par Laurine - vendredi, 24 juillet 2009 - 15:30 (Arts visuels, Critiques, Lectures, SF&F autre)

John Howe WorkshopJohn Howe est l’un de ces artistes qui se passent de présentation. Déjà reconnu dans le domaine de la fantasy bien avant la trilogie cinématsunamique Lord of the Rings, il a mis en image l’univers de plusieurs auteurs — Tolkien, bien sûr, mais aussi Robin Hobb et George R. R. Martin. Dans la collection Impact de F+W Publications, Howe a commencé à publier des guides pratiques d’illustration dans lesquels il met en lumière certaines de ses techniques. Deux bouquins sont déjà disponibles, Fantasy Art Workshop et Forging Dragons. Un troisième est prévu pour cet automne. En plus de montrer les techniques de l’artiste et ses sources d’inspiration, ces livres d’art contiennent suffisamment d’illustrations pour être en soi une raison de se les procurer.

Le mot «workshop» (atelier) devrait donner au lecteur une bonne idée du contenu de Fantasy Art Workshop. Howe prend le temps d’expliquer pourquoi il croit que la fantasy est toujours aussi pertinente dans un monde où les phénomènes sont expliqués par la science. Il décrit dans les grandes lignes sa manière de dessiner en évitant toutefois les règles rigides comme les proportions idéales. Il encourage les illustrateurs à explorer les avenues qui les attirent et à développer un style personnel. Lui-même fait de l’illustration traditionnelle, donc des croquis au crayon et une œuvre finale peinte à la main et non à l’ordinateur. On passe d’ailleurs en revue le matériel qu’il utilise, avec une préférence pour l’aquarelle. Il amasse des centaines d’images classées dans des tiroirs thématiques qui lui servent de référence visuelle. En utilisant ses propres illustrations comme exemple, il aborde tous les thèmes nécessaires à la création d’une œuvre qui fonctionne: la narration dans l’image, les personnages (mouvement, expressions, vêtements), les décors, les créatures fantastiques, l’architecture. L’éventail des sujets est vaste et chacun pourra y trouver son compte.

John Howe & DragonsForging Dragons exploite l’une des spécialités de l’artiste. L’ouvrage est une petite encyclopédie des dragons dans laquelle l’illustrateur fait un survol des spécimens les plus connus dans la mythologie mésopotamienne, asiatique et européenne (curieusement, le Quetzalcoatl n’apparaît nulle part). Il procède aussi par thèmes: dragons cosmiques, dragons volcaniques, héros tueurs de dragons, dragons d’auteurs de fantasy. Howe examine au passage la structure des dragons et explique comment en détailler l’anatomie de sorte que la créature acquiert un réalisme nécessaire sans ressembler à un dinosaure. Il montre aussi comment utiliser des photos de référence et où trouver des sources d’inspiration; il y a quantité de dragons à admirer dans les détails architecturaux et en histoire de l’art. Le bouquin propose un visuel pour chaque sujet abordé. Dans certains cas, Howe montre un exemple qui «ne marche pas» selon lui, mais qui ferait sans doute l’affaire de bien des éditeurs!

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Laurine

The Strain — Del Toro & Hogan

par Laurine - vendredi, 17 juillet 2009 - 17:10 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

The StrainLa population vampirique est en pleine expansion dans les librairies, ciblant des publics de plus en plus variés. Au milieu de cette foule de morts-vivants, une nouvelle série d’horreur essaie de se tailler une place. Il s’agit d’une trilogie signée Guillermo del Toro et Chuck Hogan, dont le premier volume, The Strain (La Lignée en français), est sorti récemment. Le nom de del Toro (Pan’s Labyrinth) est assuré d’attirer l’attention sur la publication, d’autant plus qu’il est déjà un habitué des vampires: on se souvient qu’il a tourné Blade II. Les deux volumes suivants, The Fall et Night Eternal, sortiront d’ici les deux prochaines années.

La mise en situation s’inspire directement de Dracula de Bram Stoker, sauf que le Demeter est ici remplacé par un Boeing 777 en provenance d’Allemagne, qui atterrit à l’aéroport JFK. Les premières pages happent le lecteur en quelques mots: l’avion se pose et, en moins de dix minutes, s’éteint complètement. Les passagers sont tous morts et, dans la soute, on découvre un grand cercueil rempli de terre. Eph Goodweather et sa collègue Nora Martinez, deux employés de la CDC, enquêtent sur ce qu’ils pensent être la propagation d’un mystérieux virus. Ils n’ont pas entièrement tort, mais Abraham Setrakian (à la fois ancien professeur, prêteur sur gages, survivant de l’Holocauste et le Van Helsing de circonstance) vient leur apporter des précisions inattendues. Le virus est propagé par un vampire. Il en existe sept, les «Maîtres»: trois sont en Europe et trois en Amérique, chacun gardant le profil bas et préservant leur écosystème. Le septième, Sardu, est une tête brûlée qui a décidé de conquérir le monde avec l’aide d’un milliardaire humain.

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Laurine

Treachery

par Laurine - vendredi, 10 juillet 2009 - 15:10 (Arts visuels, Critiques, SF&F autre)

TreacheryJ’ai dû y regarder à deux fois en voyant la couverture du troisième volume de la série The Dark Tower. Cette fille longiligne et légèrement vêtue sur un fond sorbet, est-ce bien le même univers? Elle n’a pas le visage noyé dans l’ombre, le regard tragique, le geste lent. Il s’agit d’Abigail Ritter, la nièce de Cort — l’instructeur massif et colérique des jeunes pistoleros. J’y reviendrai.

Revenus (presque) sains et saufs de leur mission, Roland, Cuthbert et Alain ont officiellement acquis leur statut de pistoleros malgré leur très jeune âge. Ce n’est pas sans provoquer la jalousie d’autres garçons qui pensent que le trio a gagné ses galons facilement. L’événement doit être souligné par un festin, ce qui donnera l’occasion au sorcier Marten de déployer ses plans en utilisant comme pion principal la mère de Roland.

L’introduction d’une aspirante pistolero dans le cercle des garçons n’est pas si étonnante, en fin de compte. Jusqu’ici, les personnages féminins n’ont pas eu la partie belle. Les dames de ce monde sont des manipulatrices sans cœur, ou des sorcières patentées, ou des victimes qui finissent sur le bûcher (les plus chanceuses d’entre elles, du moins). Il était tout naturel qu’une adolescente se rende compte qu’une femme n’assure pas sa sécurité en épousant un pistolero, mais en s’entraînant pour en devenir un. Et qui de mieux que la nièce de Cort, le maître d’armes, pour remplir ce rôle? D’une certaine façon, Abigail Ritter, qui n’apparaît pas dans les romans, préfigure déjà Susannah Dean et les tireuses d’assiettes de Wolves of the Calla. Je suppose qu’à l’instar de tous les personnages qui s’attachent trop aux pas de Roland, elle ne connaîtra pas une vie longue et heureuse.

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Laurine

The Stress of Her Regard — Tim Powers

par Laurine - samedi, 4 juillet 2009 - 8:30 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

The Stress of Her RegardThe Stress of Her Regard (1990) est une autre incursion de Tim Powers dans l’époque victorienne avec, en guise de protagonistes, des personnages historiques. Sans être une suite, l’histoire se déroule quelques années après The Anubis Gates, mais à part la présence de poètes maudits, la ressemblance s’arrête là. Alors que The Anubis Gates déboulait à toute vitesse («Taxi, suivez ce paragraphe!»), The Stress of Her Regard suit le rythme lent des voyages à travers l’Europe au 19e siècle.

Michael Crawford, un médecin sans histoire, s’apprête à se marier. Pendant une soirée bien arrosée, il glisse la bague de mariage au doigt d’une statue. Bague et statue disparaissent au petit matin. Le lendemain de ses noces, il se réveille aux côtés du cadavre mutilé de son épouse. Soupçonné de meurtre, Crawford prend la fuite, mais une sorte de vampire semble le suivre partout. À travers ses pérégrinations en Europe, il se lie d’amitié avec des poètes célèbres, John Keats, Lord Byron et Percy Shelley, tous trois victimes de ces créatures, qui sont à la fois des vampires et des muses. Ils uniront leurs efforts pour se débarrasser de cette peste qui menace la vie de leur famille et de leurs amis.

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Éric

Les visages de Paris

par Éric - mercredi, 1 juillet 2009 - 18:38 (Arts visuels, Insolite)

De retour de vacances. Je vous ai rapporté quelques photos (cliquez pour un peu de contexte):

tête d'ours

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