Fractale Framboise

Archives: mai 2009

Laurine

Drood — Dan Simmons

par Laurine - dimanche, 17 mai 2009 - 9:11 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

DroodComme j’avais été impressionnée par le roman The Terror de Dan Simmons, j’ai sauté sur Drood, qui se passe à Londres à la même époque, dans l’entourage de Charles Dickens. Le narrateur est William Wilkie Collins, qui est à la fois un des proches amis de Dickens et un écrivain concurrent. Le roman est en fait une sorte de journal fictif que Collins a écrit et laissé à la postérité, ce qui lui permet de temps à autre de s’adresser à son «cher lecteur du futur».

Le récit commence avec l’accident de train de Staplehurst, où Dickens a failli perdre la vie. En portant secours aux mourants, il assure avoir croisé un être mutilé nommé Drood, qui pourrait avoir été l’incarnation de la mort elle-même. Drood devient une obsession chez Dickens, qui se pique de retracer l’abomination jusque dans les tréfonds — voire les catacombes — de Londres, entraînant son ami Wilkie avec lui. Surgit alors l’inspecteur Fields, un ancien policier également obsédé par Drood, qu’il accuse d’avoir assassiné 300 personnes à Londres. S’ensuit un jeu de chat et de souris entre différents protagonistes, où chacun espionne pour le compte de chacun dans l’espoir de mettre la main au collet de ce mystérieux personnage. Puis les choses se corsent lorsque Wilkie se met à soupçonner Dickens d’avoir assassiné un jeune homme sous l’influence néfaste du sinistre Drood. Le lecteur plonge progressivement dans le fantastique où se mêlent des notions de mesmérisme, de cultes anciens, d’assasinats rituels et de possession.

Mais le possédé n’est peut-être pas celui que l’on pense.

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Christian

Invaders Must Die — The Prodigy

par Christian - lundi, 11 mai 2009 - 21:45 (Critiques, Musique, SF&F autre)

Invaders Must Die, The ProdigyJe discute rarement de musique sur Fractale Framboise, et pourtant ce n’est pas par manque d’intérêt pour la chose. Je ne me considère pas un mélomane, mais à contempler les ~4000 MP3 de ma collection et ma bibliothèque pleine de CDs, il est un peu tard pour jouer à l’innocent.

Ceci dit, il est vrai qu’une bonne partie des subtilités de la forme m’échappent toujours : Je reste encore incertain des différences entre les styles qui m’intéressent (seulement en musique électronique, les subtilités qui distinguent un sous-sous-sous genre d’un autre font paraître les débats sur la définition de la SF comme un jeu d’enfant) et je suis remarquablement mal informé de l’actualité du milieu, même au sujet de mes artistes préférés : Étant donné la rapidité de l’évolution du monde musical, j’ai parfois l’impression de ramer cinq ans en arrière du courant. De plus, ma tendance à convertir mes CDs en MP3s et pratiquer un élagage féroce des pièces qui ne me disent rien ne laisse pas beaucoup de place à l’appréciation d’une œuvre particulière. Et c’est sans compter que les liens entre musique et l’imaginaire-thème-de-ce-blog sont parfois très ténus.

Mais parfois, les étoiles s’alignent. C’est à ma lecture du Métro il y a quelques semaines que je me suis rendu compte que The Prodigy venaient de lancer leur cinquième effort. Inhabituellement, je me suis procuré l’album le jour de sa sortie, et celui-ci n’a pas longtemps quitté mes oreilles depuis. Invaders Must Die trouve facilement sa place comme le deuxième meilleur album du groupe, mais il y a mieux encore : Par hasard, The Prodigy ont réalisés un album concept accidentel… la bande sonore d’un film d’invasion extraterrestre. (suite…)

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Éric

La vie de salon

par Éric - mardi, 5 mai 2009 - 19:00 (Écrire)

Il y avait longtemps que je n’avais pas passé huit heures dans un aéroport.  Cette fois-ci, c’était à l’aéroport de Québec, tout neuf et propre. La musique laissait à désirer, mais c’est la norme dans les aéroports. Je vivais l’entre-deux-salons-du-livre: celui de Québec était terminé, mon vol matinal pour Sept-Îles était annulé pour cause de pluie et de brouillard et j’attendais dans l’espoir que celui de l’après-midi parte comme prévu. Je me suis assis à table dans la zone restaurant avec mon fidèle cahier d’écriture, au cas où une idée géniale daignerait me visiter. Pas sûr si elle était au rendez-vous. J’ai noté une ou deux idées, mais il faudra du temps avant de savoir ce qu’elles valent vraiment.

Je ne me plains pas: j’ai pu écrire. Il en va des salons du livre comme des congrès de science-fiction: on passe des jours à célébrer le livre et l’écriture, et on n’écrit pas une ligne. Enfin, c’est mon cas. Un confrère me disait qu’il écrit tôt le matin et que ça lui réussit bien. Peut-être y arriverai-je la prochaine fois…

Québec

Le salon à Québec était bien: assez vaste et aéré, achalandé mais pas aussi effarant que celui de Montréal. C’était juste un peu effrayant de voir comment l’allée devant notre stand se vidait par moments — le samedi soir surtout, à cause du temps splendide et du match des Canadiens. J’ai trouvé le temps de flâner un peu: entre autres rencontres, j’ai eu l’occasion de discuter édition avec Mathieu Fortin; d’être attaqué sauvagement par derrière par la progéniture de Pierre-Luc Lafrance; de rencontrer Frédérick Durand dont j’attendais le prochain livre et qui a fini par en publier vingt-cinq en même temps; de remercier Jacques Lamontagne pour la couverture de mon roman. Dany Laferrière a pris le temps de s’arrêter à ma table de signature pour discuter un brin, et j’ai trouvé une foule de choses intéressantes à lui dire… après qu’il soit reparti.

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