Archives: mars 2009
par Christian - mardi, 24 mars 2009 - 19:39 (Ottawa, SF&F francophone)
Signe immanquable du printemps à Ottawa/Gatineau, voici qu’arrive le Salon du Livre de l’Outaouais, rendez-vous essentiel des bibliophiles de la région. L’édition 2009 aura lieu du jeudi 26 au dimanche 29 mars, quatre jours d’exposants, de rencontres avec les auteurs, d’animation et de cultuuure.
Je ne pourrais y être cette année dû à un conflit d’horaire avec le congrès Ad Astra à Toronto, mais voyez quelques-unes des présences d’auteurs que je vais manquer: (suite…)
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par Christian - dimanche, 22 mars 2009 - 22:19 (Congrès Boréal, Montréal et environs)
La nouvelle se chuchotait depuis quelque temps, est parue en primeur dans le numéro le plus récent de Brins d’éternité et est maintenant accessible aux yeux de tous au nouveau site (woo!) du Congrès Boréal: Il y aura un Boréal 2009 cet été!
Pour rendre les choses encore plus pratique pour vous qui serez à la Worldcon Anticipation du 6 au 10 août au Palais des Congrès, Boréal 2009 aura lieu le 8 et 9 août au Days Hôtel habituel des Boréal et Con*Cepts passés. Les dates ne sont pas une coïncidence: Boréal 2009 fournira un complément un peu plus relax et certainement plus abordable au cirque toutes-étoiles de la Worldcon. En ce qui me concerne, je compte bien faire la navette entre les deux congrès aussi souvent que me le permettra mon emploi du temps.
Pour le reste, vous pourrez voir à Boréal des auteurs que vous aimez bien (Invité d’honneur: Claude Bolduc. Auteurs invités: Esther Rochon, Dominic Bellavance, Jonathan Reynolds), assister à des tables rondes, discuter du thème “Zones d’ombre : aux frontières de l’inconnu”, rencontrer d’anciens et de nouveaux amis, et généralement vous plaire dans un congrès aux dimensions familières. Saluons la nouvelle équipe qui a pris en charge l’édition 2009 du congrès… et qui le fera évoluer vers l’avant.
Consultez le site du congrès pour les détails qui sont disponibles à ce moment-ci, envoyez votre inscription dès que possible, et restez à l’affût des détails à venir!
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par Laurine - dimanche, 15 mars 2009 - 13:11 (Critiques, Société)
Wikipédia m’apprend que la série Dexter pourrait compter jusqu’à cinq saisons. Si elles réussissent toutes à maintenir ce niveau d’intérêt, la recette est gagnante. La première saison plaît par son innovation; la deuxième consolide le style et pousse plus loin l’absurdité macabre. On sent les acteurs plus à l’aise dans la peau de leurs personnages. L’écriture garde tout son mordant, comme le montrent les réflexions de Dexter en voix hors champ. Si ce dernier reste l’un des psychopathes les plus invraisemblables depuis Hannibal Lecter et ses clones, il réussit à soulever des questions éthiques intéressantes. Rappelons aussi que la série propose une esthétique très différente — ensoleillée, colorée et musicale — qui diverge complètement de l’approche glauque des Millennium et autres Profiler.
En gros, la deuxième saison propose un format assez semblable à la première. Des plongeurs découvrent par hasard l’endroit où Dexter largue ses morceaux de cadavres qu’il transporte dans son bateau Slice of Life. Une vaste enquête est alors lancée pour appréhender The Bay Harbor Butcher — le pire tueur en série depuis The Ice Truck Killer de la première saison. Dexter n’aime ni son nouveau surnom ni le fait que le FBI se soit exprès déplacé pour lui mettre la main au collet. Les choses vont de mal en pis. Sa copine, Rita Bennett, est convaincue qu’il est héroïnomane et l’oblige à suivre un programme de désintox. Là, Dexter rencontre Lila Tournay, une superbe Londonienne qui attise les flammes. Consumé à petit feu par la vampiresse, le pauvre homme se fait déconstruire en un tournemain. Il perd ses repères, oublie son code et multiplie les gaffes. Pour ne rien arranger, James Doakes, son collègue violent et parano, le suit partout, persuadé qu’il cache quelque chose.
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par Laurine - dimanche, 8 mars 2009 - 14:46 (Critiques, Lectures, Techno/sciences)
Ayant suivi la suggestion de Philippe-Aubert, je viens de terminer Mind Wars: Brain Research and National Defense de Jonathan D. Moreno. L’auteur a une impressionnante feuille de route en tant que bioéthicien, domaine dans lequel il a publié plusieurs essais. Dans Mind Wars, Moreno note que les recherches en neuroscience et en neuropharmacologie, deux disciplines qui se démarquent par leurs progrès rapides, sont souvent financées par des agences de sécurité, comme le Pentagone ou la CIA pour ne nommer que celles-là. Il s’étonne que personne, à commencer par les scientifiques concernés, ne s’interroge beaucoup sur ce qui motive l’octroi de ces subventions.
Il est évident que les découvertes en neuroscience ont de quoi intéresser la sécurité nationale et l’armée — et pas seulement celles des États-Unis. Malgré tout, il n’y a présentement pas de débat éthique concernant l’application des découvertes neurologiques dans les domaines de la guerre et de la sécurité. La relation entre la science et l’armée, relation qui remonte à la Deuxième Guerre mondiale, commence à devenir malsaine. La méthode scientifique requiert normalement la dissémination des connaissances et de l’information, ce qui est tout le contraire des objectifs de ses nouveaux subventionneurs. Les agences de sécurité manquent de plus en plus de transparence concernant l’utilisation qu’elles font des recherches qu’elles financent. Les ratés, les abus et les sources d’embarras sont plus faciles à camoufler. Et le nouveau mantra, «au nom de la sécurité nationale», dissuade les gens de poser trop de questions.
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par Christian - vendredi, 6 mars 2009 - 22:26 (Cinéma, SF&F autre)
Après des décennies d’attente, WATCHMEN est finalement à l’affiche dans un cinéma près de chez vous. Qu’est-ce que vous en avez pensé?
(Avertissement: ne lisez pas les commentaires avant d’avoir vu le film.)
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par Christian - mercredi, 4 mars 2009 - 20:58 (Arts visuels, Plogues, SF&F autre)
On dit souvent que l’on peut trouver de tout sur l’Internet, et c’est habituellement une affirmation qui laisse présager le pire : Peu importe votre perversité fétiche, l’internet a un site à vous offrir. Mais ça veux également dire qu’il existe plein de choses merveilleuses à découvrir, pour le prix d’une connexion internet à haute vitesse.
Et l’exemple récent le plus frappant de cette manne disponible à nous est sans aucun doute Sita Sings the Blues, un film d’animation délicieux de 82 minutes maintenant disponible légalement et gratuitement sur Internet. Voici ce qui est arrivé : Quand l’animatrice Nina Paley a conçu Sita Sings the Blues, elle a voulu marier la légende indienne du Râmâyana avec des chansons jazz des années 1920 étrangement appropriées. Malheureusement, grâce aux lois de droits d’auteurs, ces enregistrements se retrouvent en territoire juridique confus : officiellement dans le domaine public, ils sont en revanche basés sur des textes et mélodies toujours protégés par droit d’auteur, 90 ans plus tard. Il était possible pour Paley de payer des droits de reproduction pour les enregistrements, mais pas pour fins de redistribution. Ergo, nous dit-on, il est possible de distribuer le film sur Internet pour fins promotionnelles, mais pas de le montrer à grande échelle.
Mais oubliez les basses questions de droits d’auteur : parlons plutôt de qualités artistiques. Car Sita Sings the Blues est une rareté : Un bon film. (suite…)
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par Éric - dimanche, 1 mars 2009 - 10:00 (Inclassé)
Ma première expérience de Vancouver, en 2002: une demi-heure passée à l’aéroport, en route pour Whitehorse, à manger un mauvais sandwich trop coûteux et à regarder un championnat télévisé où l’on forçait des jeunes à épeler des mots tels “marcescent” et “periphyton”. J’avoue que ça m’avait laissé sur ma faim.
C’est sur un coup de tête que ma douce et moi avons décidé d’y aller cette année, à la fin janvier, pour deux semaines. Nous avions du temps, les billets d’avion n’étaient pas trop chers, et si nous ne prenions pas de vacances tout de suite, nous n’aurions peut-être pas le temps plus tard.
Premier contact
Étant arrivés tard par une soirée nuageuse, nous n’avons rien vu avant de quitter l’aéroport en taxi, direction centre-ville. Première impression: des maisons cossues dormant derrière des haies massives et des arbres encore plus grands, d’espèces que je n’aurais su identifier. Des arbres choyés par le climat, surplombant des rues à peine enneigées. Puis le pont au-dessus de Granville Island, et les immeubles du centre-ville, beaucoup de verre et de métal et de rondeurs, d’un style un peu futuriste, pas froid mais très propre. Et beaucoup de construction.
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