Freakangels [1] — Warren Ellis & Paul Duffield
par Laurine - mardi, 13 janvier 2009 - 19:58 (Arts visuels, Critiques, SF&F autre)
Parmi la masse de suggestions d’achats de lectures que m’envoie Amazon, la bande dessinée Freakangels a réussi à capter mon attention. Je ne connais pas grand-chose au sujet de Warren Ellis (scénario) ou de Paul Duffield (illustration), mais le résumé a quand même piqué ma curiosité. Il se trouve que le projet est un réalité un webcomic publié à raison de six pages chaque semaine. Comme l’aurait apparemment dit Ellis au moment d’annoncer le lancement: «I’ve written two hundred pages and I still have no idea what it’s about…it’s retro-punk, it’s near-future steampunk.»
L’histoire se passe à Whitechapel, un district londonien, après une sorte de petite apocalypse dont les circonstances exactes restent encore nébuleuses. Ce premier volume ne montre pas toute l’étendue des dégâts, mais il est déjà clair que le niveau de l’eau a considérablement monté avec les conséquences que l’on imagine. Les Freakangels sont au nombre de douze. Ce groupe d’hommes et de femmes sont nés le même jour vingt-trois ans plus tôt, avec une peau blanche et des yeux violets (dans le style Le Village des damnés). Ils ont réorganisé le secteur de Whitechapel de manière à permettre à la population de survivre dans une forme extrême de simplicité volontaire, tout en les protégeant des assauts des habitants des autres quartiers. Les Freakangels ont des particularités bizarroïdes, comme celle d’être télépathes, ce qui ne plaît pas à tout le monde. Le récit laisse aussi deviner qu’ils ont eu un rôle à jouer dans l’apocalypse six ans plus tôt, mais ça, personne ne le sait encore.
La suite me donnera sûrement tort, mais dans ce premier volume, on a l’impression que certains des Freakangels s’inspirent des sept Éternels de la série Sandman: Dream/Connor, Death/KK, Desire/Sirkka, Delirium/Arkady…
Ce premier volume sert surtout à faire une mise en situation rapide tout en peignant à grands traits quelques-uns des principaux protagonistes. En réalité, une fois que l’on a compris le contexte, on se rend compte que peu de choses se passent. Les Freakangels doivent protéger leurs petits secrets, se défendre contre l’un des leurs devenu sociopathe (et exilé) et essuyer l’assaut d’une gang d’un quartier rival. Ils se chamaillent souvent, complotent, discutent et tentent de refaire le monde. Malgré tout, l’ensemble reste encore statique. J’ignore si la formule du webcomic converti en recueil est une bonne idée. J’ai aussi un peu de mal avec le rendu des personnages (les décors, eux, sont vraiment très bien dessinés).
J’ignore encore si le suivrai le développement de près, cette amorce ne m’ayant pas tellement accrochée. Espérons que les choses décollent par la suite. Je verrai ça sur Internet.

#1 Arnaud (17 avril 2009 - 8:18)
Si tu ne connais pas Warren Ellis, je ne saurais trop te conseiller de lire ou decouvrir Transmetropolitan, son fer de lance, Global Frequency ou encore 100 Bullets. Des petits bijoux scénaristiques, et des dessinateurs de talent !!
Bonne lecture !!!
#2 Laurine (17 avril 2009 - 12:06)
Oui, j’ai commencé Transmetropolitan. C’est assez disjoncté! Le héros a une de ces gueules…