La moisson de la peur

kami-kiri

Mordus d’épouvante, enfants de la nuit, votre heure est venue. Tandis que tombent les feuilles, nous hissons bien haut notre citrouille génétiquement dénaturée. D’ici le début novembre, nous tenterons de vous régaler d’images troublantes, d’anecdotes horribles et autres friandises empoisonnées. (Si jamais les citrouilles n’apparaissent pas pour vous, videz votre cache et rafraîchissez la page en prononçant l’incantation de votre choix.)

Pour l’occasion, nous vous lançons le même défi que l’an passé à pareille date: écrivez-nous, dans les commentaires de ce billet, une histoire de peur qui fait exactement 31 mots. La dernière fois, la récolte s’est avérée variée et d’une belle qualité, alors pourquoi ne pas reprendre l’expérience?

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50 Commentaires

  1. Monsieur Poupart
    Un mardi soir
    Se rendit à la boucherie
    Malheureusement il tomba sur le couteau à lard
    Répandit ses intestins
    Semblables à de nombreux serpentins
    Et poussa son dernier cri

  2. S’étant éveillé couché dans la neige, il se leva, et jamais plus ne put stopper sa montée. Sous lui disparaissait un corps, visage boursouflé, l’écharpe prise dans une chenille de motoneige.

  3. Une seule goutte mélangée à son thé du soir avait suffit à la paralyser devant la télévision. Vieille charrue. Il s’empara de sa tronçonneuse. On lui avait assuré qu’elle sentirait tout.

  4. Il lui fallait entrer à tout prix. Il voulait sentir le sang qui se précipite dans la plaie, qui gicle en le frôlant, le caressant.

    Le couteau possédait une volonté… propre!

  5. Ding dong! Quatre petits elfes à la porte. Joyeuse Halloween, dit le monsieur en donnant des bonbons. Sale pédophile ! hurlent les elfes en lui enfonçant les ciseaux dans le ventre.

  6. Vends cause cessation d’activité collection de scalpels ayant servi et traité d’anatomie taché de sang. Faire offre à prison fédérale du Maine, cellule 314. Faites vite : tout doit disparaitre.

  7. Marie avala une gorgée de café tiède. Dehors, de nombreux éclairs déchiraient l’obscurité automnale. Elle poussa un soupir et replongea dans la correction des copies. « Den se travaille, je parlerez… »

  8. Il râtelle les feuilles chaque jour; non par souci d’entretien, mais pour ne pas entendre craquer sur un tapis de feuilles les pas du rôdeur invisible qui le guette chaque nuit.

  9. Elle fuit devant le lycanthrope, aboutit dans une ruelle fermée.
    La bête lui donne un coup de patte : « Tag! ».
    Elle hurle : « Bordel! Tu gagnes toujours! »

  10. (Je savais que ce n’était qu’une question de temps avant que Philippe-Aubert poste une histoire de Garou ;). Je vais m’y essayer aussi, tient.)

    La transformation s’achevait. Ses muscles, en gonflant, avaient déchiré sa chemise. Il poussa un hurlement bestial. « Coupé ! lança le réalisateur. Du poil, un museau? C’est pourtant clair : peau verte ! »

  11. (Ben, j’ai une réputation à maintenir et si je l’avais pas fait il y aurait des déçus :-) Tiens, bonne idée, je poursuis sur ta première histoire:)

    Merde!
    La fiche de la tronçonneuse est à trois brins et ici, que des prises à deux trous! Vite, sa boîte d’instruments!
    Il sort un rabot.
    Parfait pour une veille charrue!

    (Et à quand une histoire de zombie, Guillaume? :-p)

  12. (Là !)

    La première morsure du zombie lui provoqua une douleur intense. La seconde lui fit moins d’effet, comme un glaçon posé sur son bras. La troisième, étrangement, lui ouvrit l’appétit.

  13. Goude, goude!

    Rumeur gaillarde parcourant la contrée, poussière d’ange à tout vent saupoudrée. Guirlandes, clochettes, chants, lumières! Reflets de joie dans l’œil vitreux de l’homme qui pend à une corde, sous son sapin.

    (pardonnez-moi si elle fait plus Noël qu’Halloween, mais je vous ferai une histoire d’Halloween à Noël)

  14. Pays en guerre, économie dans le gouffre, constitution ignorée, ville inondée, minorités marginalisés, potentiel gaspillé, amis récompensés, écosystème surchauffé, réputation houspillée, idéologie réfuté, mandats complétés.

    « Mission accomplie » sourit W.

    [La réalité, c’est pire.]

  15. Gode blesse him.

  16. Michel Gingras

    Le zombie s’avance pour agripper sa victime. Elle se fait mordre, son macchabé perd son sang et tombe sur le sol. D’autres morts s’y joignent pour dévorer les intestins.

  17. Pascale Raud

    Elle affûte consciencieusement son sabre, dont la lame parfaite a été nettoyée du sang frais. Elle l’accroche à son flanc, et dit en souriant : « Parfait pour l’Halloween. En route ».

    (non, ce n’est pas une histoire avec un fouet)

  18. Pascale Raud

    (bon, finalement)

    Le fouet claque, brutal. L’homme se cabre, ligoté et impuissant, un sourire extatique sur ses lèvres bleuies. Il voudrait supplier « Encore », mais le souffle lui manque, la corde l’empêche de respirer.

  19. Michel Gingras

    Depuis plusieurs kilomètres déjà, elle est suivit par cet individu. Elle a peur. L’homme étrange, une hache à la main, la suit. Elle sera la prochaine à subir sa géhenne.

  20. Serena Gentilhomme

    Ses griffes enfoncées dans la gorge, le vampire boulimique régurgita sa pinte de mauvais sang.
    – Encore une vieille vierge qui s’est fait dérider au Botox, déplora-t-il entre deux spasmes.

  21. Pascale Raud

    (Troisième partie de l’histoire de Guillaume et Phil) :

    Elle ne peut plus bouger. Elle ne peut que l’entendre jurer, puis fouiller dans ses outils. Il ne perd rien pour attendre : le poison dans sa bière va bientôt faire effet.

  22. Battement d’ailes survolant la pénombre. Quelque part, furtif, un bruissement se déplace dans le feuillage indistinct. Émerge enfin, du couvert de la forêt, un homme au visage blanc comme la lune.

  23. «On va prendre une douche, Samuel, mon garçon. Après on sera propre. Viens avec papa et maman. Ça va prendre deux minutes.
    -Erreur, pense le SS. Ça va prendre 20 minutes.»

  24. Serena Gentilhomme

    – D’où qu’elles puent donc tant, se demanda Bérénice, humant les roses rouges éparpillées sur ses seins.
    Quand ses doigts se cognèrent à la latte boisée parallèle à son corps, Bérénice comprit.

  25. Norbert Spehner

    À genoux, les mains liées, la tête coincée dans la lucarne de la guillotine, l’acteur horrifié entendit soudain le metteur en scène qui criait « C’est mauvais…Coupez ! ».

  26. Shangaï, la grande ville chinoise brûle. Le sapeur Li Po baisse sa culotte et lâche un vent. Le feu s’éteint.
    Moralité : le sapeur Li Po pète, la ville est sauvée.

  27. Il arracha le dentier de sa victime et l’enfouit dans sa bouche. Comble de malheur, il ne leur manquait pas les mêmes dents. Il reprit sa ronde, couteau à la main.

  28. (Petite histoire de peur valide pour la fin de semaine du 17-19 octobre 2008…)

    Agenda de Nicholas Sarkozy :

    17 octobre 2008

    13h00: sommet de la francophonie, Québec
    19h00: visite W., camp David

    18 octobre 2008

    9h00-21h00: W. et moi, visite à Con*Cept 2008, Montréal

  29. Patrice L

    La lumière du babyphone s’allume et grimpe son échelle de diodes rouges. Instinctivement il se lève, la main sur le biberon mais s’arrête au son de ce rire, grinçant et atroce.

  30. Il avait toujours rêvé habiter une maison hantée. Malheureusement, en formulant son souhait à ce sale génie malveillant, peut-être aurait-il dû préciser qu’il ne voulait pas être le fantôme ? Grrrr…

  31. Son premier emploi: responsable des frites dans un resto ouvert 24 heures. Il a seize ans, des lunettes, des boutons… Il échappe ses lunettes. Tend les mains. Les perd à jamais.

  32. Richard Cœur d’Artichaut, à la pointe du pique, était le plus grand et possédait un caractère épineux. Il finit néanmoins mordu par l’ennemi car, tout au fond, il était un tendre.

  33. Serena Gentilhomme

    – Enfin en vacances, me dis-je, débarquant sur cette plage éblouissante qui s’étend à l’infini.
    Seule ombre au tableau: je ne vois plus mon ombre, nulle part.
    Malgré le soleil, je frissonne.

  34. Julie referme brutalement la porte. Elle les a semé, mais bientôt ils assiégeront la maison. « Maman! Faut partir, ils… » Elle s’interrompt. Sa mère, dans le couloir, sourit étrangement, le visage ensanglanté.

  35. L’enfant se retourna vivement. Rien. Il croyait avoir entendu des bruissements. Sûrement le vent dans les arbres. Il continua son chemin, rassuré. À nouveau, les branches se tendirent vers son cou…

  36. « Vite, vite, penche-toi. » Guillaume courba la tête et évita le couperet, mais fut incapable de fuir la maladie incurable qui le rattrapa dix ans après le massacre auquel il avait survécu.

    ;-)

  37. La moisson de la peur nourrissait mon âme pendant que, citrouille à la main, je marchais vers cette maison halloweenesque dont personne, selon la rumeur, n’était jamais revenu. La porte bougea.

  38. Quand Lady Maybelline empoigna la corne de sa licorne ce matin-là, un hennissement retentit par toute la contrée. Elle enfourcha la bête qui, tournant la tête afin de la lécher, l’encorna.

  39. Eh! on vient de battre le score de l’année dernière!

    Jouez hautbois, résonnez musettes, tintinnabulez clochettes! Fanfarons, festoyons frères et soeurs, car voici pété le score! Dzing dzing! boum boum! pouet pouet! Que rôtissent les cochons et que giclent les bouchons!

  40. (Je me sens interpellé. Tiens, un clin d’oeil à un certain marathon d’écriture)

    Mathieu, massicot en main, hachait à grands coups dans la masse de zombies. «Voyons, se dit-il en décapitant une femme à l’oeil pendant, ça va tu finir, cette histoire-là ?»

  41. Hum… Charmant de s’inclure dans nos histoires… J’essaie… Avec vous deux! Mwouhahaha…:-) )

    Phil avait oublié de leur préciser : « N’embarquez pas à deux dans ma machine à téléporter ».

    Maintenant, la revue Zinc doit inscrire « Mathieu Voisine » sur sa couverture…

    (Je crains que Guillaume ou Mathieu se venge en me mettant plus poilu que je ne le suis… :-p )

  42. Mathieu est déguisé en épouvantail pour halloween. Après s’être fait coudre les lèvres par les plus grands du collège, il est seul enfermé dans les wc, un balais dans les fesses!

  43. Jonathan Reynolds

    Non!!! Pitié êtres-citrouilles! Ne videz pas ma tête, ne vous en servez pas comme décoration sur votre balcon! Non!

  44. Son mari n’avait jamais aimé le téléphone. Il grognait quand l’appareil sonnait, pestait quand elle l’utilisait. Il remua, maintenant éveillé, tentant de se libérer du cordon. Elle serra encore plus fort.

  45. 13h14. Le dentiste perçait la dent cariée. 13h16. La patiente enfonça ses ongles dans les bras de la chaise. 13h19. « Voilà, terminé! » Soulagée, elle regarda à nouveau l’horloge. 13h14…

  46. Serena Gentilhomme

    La famille attablée n’attendait plus que lui.
    – Enfin, voilà papa, s’écria l’aînée, cherchant, en vain, à maîtriser la table qui tournait, roulait, tanguait, lancée dans une valse de tous les diables.

  47. Et pour mon hommage annuel à Robert Bloch:

    C’est en voyant son nez tout au fond du mouchoir que grand-père comprit qu’il était mort depuis plusieurs jours. Il retourna sur sa couche. Comme l’ail, le poivre possède des vertus.

  48. Free sex pictures….

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  49. Voilà ce qu’on appelle avoir le sexe ouvert!

  50. Last call! Vous avez jusqu’à minuit pour nous proposer quelques derniers frissons; puis la citrouille se changera en framboise.

Un blogue, trois auteurs, une multitude d'univers à explorer.
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