L’automne arrive avec sa moisson de nouvelles publications. Quelques notes rapides à ce sujet:
Les écueils du temps, le volume final de La suite du temps de Daniel Sernine, vient tout juste de paraître. Hugues Morin vous propose une entrevue approfondie avec l’auteur (première partie, deuxième partie).
David Dorais, qu’on a pu lire à plusieurs reprises dans Solaris, a publié avec Marie-Ève Mathieu un roman de route et d’errance intitulé Plus loin, chez Boréal.
La revue Zinc propose un spécial science-fiction et fantastique qui devrait sortir en librairie à peu près maintenant. Voici une liste approximative des auteurs que vous pourrez y lire.
Dominic Bellavance nous fait miroiter Caressez-moi, une sorte de “romanréalité” où quatre participants doivent écrire chacun un texte par jour. Si je comprends bien, le premier volume est complété et en attente d’un éditeur. Les explications sur le site ne permettent pas encore d’établir exactement quelle est la part de réalité et de fiction dans ce projet.
Voilà à peu près ce que j’ai noté ces derniers temps. Tout occupé à ma propre publication, je n’ai pas eu le temps d’explorer en profondeur ce que l’automne nous réserve. Et vous? Avez-vous des incontournables à nous signaler?
Dommage que Michael Moore n’intervienne pas dans la campagne électorale canadienne, qui est d’un ennui mortel. On peut lui reprocher ses montages tendancieux et sa façon de tourner les coins ronds, mais il reste la meilleure réponse à Diebold. Slacker Uprising peut-être téléchargé et distribué gratuitement dès le 23 septembre.
Mon roman Une fêlure au flanc du monde est maintenant doté d’une couverture et d’une date de parution: le 23 octobre. Vous pouvez dès maintenant en lire quelques extraits.
J’en suis ravi, vous vous en douterez bien. Légèrement effaré, aussi. Je crois que c’est l’accélération qui me surprend. J’ai mis longtemps à rêvasser à ce roman, à rassembler mes idées, à faire des recherches, à écrire, puis ré-écrire, puis réviser encore et encore. C’était un processus ardu mais sans hâte: il s’agissait de bien faire, sans date de tombée. Depuis quelques semaines, par contre, tout se bouscule. Les dernières corrections, la relecture de la maquette finale, les préparatifs en vue de la promotion, tout semble de plus en plus pressant. Le rythme change du tout au tout: on passe de la randonnée au sprint.
Il y aura encore beaucoup à annoncer: lancement(s), présences au divers Salons du livre, entrevues, etc. Je ne viendrai pas tout signaler ici à chaque fois et encombrer ce blogue de contenu promotionnel. Si vous voulez suivre de près la sortie du livre et ses retombées, je vous invite à consulter le site du roman (pour vous tenir au courant de toutes mes activités, vous pouvez aussi vous abonner à ma liste d’envoi ou mon fil RSS). Peut-être mes aventures aux Salons du livre mériteront-elles d’être chroniquées ici pour votre amusement (Michèle Laframboise a bien su en tirer un livre).
Merci pour votre intérêt et votre appui jusqu’ici, et merci pour votre patience aussi; tout ce travail me laisse peu de temps pour bloguer, mais soyez certains que je ne vous oublie pas.
C’est la couverture du livre qui a attiré mon regard, comme ça arrive parfois. Je n’avais jamais entendu parler de l’auteur et pour cause, The Somnambulist est son premier roman. Je vais essayer d’éviter l’abominable cliché qui consiste à dire que c’est un début «prometteur». Disons plutôt que l’auteur nous propose une incursion dans un imaginaire à la fois bizarre et facétieux.
L’histoire se passe dans une Londres victorienne à la fin des années 1800. Le protagoniste principal, Edward Moon, est un magicien en fin de carrière. Il arrive encore à joindre les deux bouts en donnant des spectacles à des foules qui ne sont plus exactement la crème de la société comme c’était le cas autrefois. Son sidekick est un géant muet surnommé le Somnambule, qui manifeste une remarquable imperturbabilité quand on le transperce d’épées et de dagues sur scène. Même si son étoile ne brille plus autant qu’avant, Edward Moon est sollicité de temps en temps par la police pour résoudre des crimes insolubles. Habitué à trouver la solution grâce à son extraordinaire esprit de déduction, il se heurte maintenant à une affaire particulièrement mystérieuse qui s’avérera, de surcroît, dangereuse. Deux meurtres irrésolus sont à la base de l’affaire et son enquête le mènera à se frotter à de sinistres agents du gouvernement, à un homme qui semble remonter le temps et à un culte qui complote pour faire tomber Londres.
Je n’ai encore jamais essayé de poster une vidéo, mais cette invasion de Gremlins était l’occasion toute trouvée (avec une bordure framboise en plus). L’auteur de ce montage est Sacha Feiner, qui s’est amusé à insérer les bestioles ricanantes dans trois ou quatre films reconnaissables. Ça rappelle cette fameuse scène dans Gremlins II où les petites pestes envahissaient la salle de projection pour se faire chasser soit par Hulk Hogan ou par John Wayne (selon que l’on regardait le film au cinéma ou en VHS).
Ce n’est pas parce que l’athéisme gagne du terrain que la confiance en l’avancée scientifique est acquise pour autant. Mais au cas où vous n’étiez pas déjà au courant:
Christine Wicker est une journaliste qui s’intéresse aux sujets religieux et dont j’ai commenté l’ouvrage Not in Kansas Anymore, où elle explorait les pratiques spirituelles aux États-Unis qui n’avaient rien de bien chrétien. Dans The Fall of the Evangelical Nation: The Surprising Crisis Inside the Church, elle essaie de convaincre ses lecteurs que le mouvement religieux fondamentaliste est en perte de vitesse. Certains lèveront peut-être un sourcil sceptique en entendant cela. La voix tonitruante de l’extrême droite (indissociable de la religion dans la sphère publique) a tendance à accaparer le paysage politique. Mais tout est dans une question de chiffres, de définition de termes et d’impact médiatique.
La première partie de son ouvrage est un peu rebutante pour une lectrice comme moi qui n’aime pas tellement démêler les chiffres. Wicker essaie d’expliquer, en se basant sur la fréquentation de l’école du dimanche, que le pourcentage de fondamentalistes aux États-Unis est grandement exagéré. Des noms qui figurent sur plusieurs listes, un niveau de désaffection non comptabilisé, des dons allant en diminuant, des répondants qui ne racontent pas toute la vérité lors des sondages, plusieurs éléments sont pris en compte. S’ensuit une formule compliquée où la journaliste prend le pourcentage estimé de fondamentalistes aux États-Unis (25 %), le soumet aux données compilées, divise, multiplie et convertit le tout au taux de change (j’exagère) pour arriver à un petit 7 %… qui va en descendant.
À signaler, le recueil de nouvelles Corps-machines et rêves d’anges d’Alain Bergeron, initialement publié en 1997 aux Éditions Vents d’Ouest, vient d’être republié par l’éditeur lyonnais Les Moutons Électriques, dans la collection La Bibliothèque voltaïque. On y retrouve dix-sept nouvelles (quatre de plus que dans l’édition originale), dont «Le huitième registre» et «Les amis d’Agnel». La préface est signée par Élisabeth Vonarburg. On peut lire une longue critique (élogieuse!) sur le site du Cafard Cosmique.