Cette année, j’aurai raté Boréal pour cause de vacances et non de surmenage. Un bon point.
Comme d’habitude, lorsque je suis revenue de vacances, rien n’avait changé en mon absence, ou presque. Les fanions du Canadien ont disparu (ouf), les feuilles ont poussé et les arbres projettent maintenant de l’ombre, mais les immenses tas de neige empilés au cours de l’hiver sont toujours là, rendus noirs par le passage incessant des voitures à proximité. J’ai eu de la chance, la température a été ensoleillée et douce pendant tout mon séjour en France et en Espagne. Paraît-il que le mois d’avril avait été pourri.
Le voyage lui-même s’est encore une fois très bien passé. On nous casse toujours les pieds avec les liquides, mais j’ai l’impression que les gens se sont habitués — à part cette jeune fille qui, devant l’ahurissement des voyageurs qui attendaient au contrôle, a consacré un bon cinq minutes a extraire de son sac de voyage tous les produits offensants. Encouragée par les douaniers qui voyaient toujours quelque chose de louche aux rayons X, elle a sorti une petite bouteille d’eau, un gros litre d’eau pas encore ouvert, une grande bouteille de parfum et un paquet de quatre yogourts Activia. Tout est parti à la poubelle (sauf le parfum entamé). Ça devait être son premier voyage. Également, les limites de poids imposées par les compagnies aériennes (les grosses comme KLM et les petites comme RyanAir) compliquent un peu la vie des voyageurs, qui peuvent prendre beaucoup de temps à ouvrir leurs bagages pour répartir à nouveau leur contenu. Et la surveillance devient un peu plus hi tech à chaque fois. À Schipol, à l’aller, j’ai dû passer dans une espèce de cage en plexiglas qui m’a scannée de la tête aux pieds. Pas trouvé ça drôle. Enfin quoi, ce n’est plus suffisant d’enlever son gilet, sa montre et parfois ses souliers? (Cela dit, un moment donné, j’ai aussi dû ouvrir mon bagage à main parce que je transportait un lapin de Pâques en chocolat qui paraissait suspect à l’écran. Ça a fait rigoler la douanière.)
Mes premiers jours se sont passés à Barcelone. Par un coup de chance, j’avais trouvé un hôtel confortable et fort bien situé par rapport à ce que nous souhaitions visiter. Ma première difficulté a été de m’adapter à l’horaire-bouffe des Espagnols, qui dînent à 2:00 et soupent à 8:30, si ce n’est pas plus tard: j’avais tout le temps l’estomac dans les talons! Ensuite, j’ai eu un petit dix minutes de perplexité devant les panneaux et les affiches, mes quelques rudiments d’espagnol ne suffisant pas à les déchiffrer… jusqu’à ce que je me souvienne qu’en Catalogne, on parle le catalan. ¡D’oh!
En trois jours, nous avons eu le temps de visiter les Ramblas, la Casa Batlló, la Sagrada Familia, la Casa Milà, le Parc Güell et le Palais de la musique (de l’architecte Lluís Domènech i Montaner). L’intérêt principal de la visite était bien sûr le travail d’Antoni Gaudí, mais dans la zone plus touristique, il y a plein de belles choses à voir. Barcelone est une ville très propre. Les façades des bâtiments sont luxueuses et magnifiques, même qu’on dirait que la ville a débloqué un important budget pour les nettoyer à la brosse à dents. Le pavé des trottoirs est aussi une curiosité, car il reproduit, je crois, les céramiques utilisées par Gaudí dans une chambre d’enfant de la Casa Batlló. Si un jour vous avez l’occasion de visiter le Parc Güell, pensez y consacrer une demi-journée. L’endroit est immense et l’on se perd dans les circonvolutions aménagées par Gaudí. Il y a de quoi faire de très belles photos à l’extérieur.
De retour en France, outre la tournée de la famille en Lorraine, j’ai fait une visite éclair à Besançon dont j’ai pu admirer le centre et la citadelle (ouf, ça grimpe!). Le Jura est incroyablement vert et le sommet des vallées donne une vue spectaculaire sur les environs. Nous avons aussi vu une petite expo de céramistes à Baume-les-Messieurs, ce qui nous a permis de voir un village très pittoresque.
Cela dit, voici quelques photos.

Porte de la Casa Batlló. L’intérieur est superbe, mais difficile à prendre en photo à cause du manque de recul, du peu de lumière et des nombreux touristes.

Escalier de la Casa Batlló, vue du dessous. À part la jonction entre les murs et le sol, il n’y a pas d’angle droit dans cette maison. Tout a des formes organiques.

Détail de la terrasse de la Casa Batlló.

Cheminée de la Casa Batlló. Il a fait un peu grisounet cette matinée, mais ça s’est dégagé par la suite.

La Sagrada Familia, aussi belle qu’inachevée. J’ai repéré, à l’accent, un trio de Québécoises qui s’apprêtaient aussi à visiter le monument. Le monde est petit.

Détail de la Sagrada Familia. Joseph y perdrait son âne.

Terrasse de la Casa Milà. Une surface immense où l’on circule en montant et descendant constamment des escaliers, dans un mouvement de vague. Ci-dessus, les fameux stormtroopers de Gaudí. Il y en a plein le toit.

Détail de la terrasse de la Casa Milà. Je ne vous montre pas de vue d’ensemble, car c’est noir de monde.

Le trottoir à Barcelone. Hein, qu’il est joli?

Vue du Parc Güell.

Besançon.

Vue de la Citadelle de Besançon.

Baume-les-Messieurs.
2 commentaires
Mais la fameuse cathédrale inachevée, est-ce qu’ils y travaillent quand même un peu?
On a visité l’intérieur de la cathédrale qui est un immense chantier de colonnes blanches, de grillages et de poussière. Les constructeurs y travaillent tant et aussi longtemps que le budget le leur permet.