Voyage dans le sud et le sublime
par Christian - lundi, 31 mars 2008 - 22:13 (SF&F autre, Société)
Devinez où j’étais il y a deux semaines? Bon, d’accord, je vous donne trois indices :



par Christian - lundi, 31 mars 2008 - 22:13 (SF&F autre, Société)
Devinez où j’étais il y a deux semaines? Bon, d’accord, je vous donne trois indices :



par Laurine - dimanche, 30 mars 2008 - 17:49 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Une petite curiosité dans l’univers de Kay, Ysabel se déroule à notre époque. À l’inverse de La Tapisserie de Fionavar, c’est le passé qui arrive dans le décor comme un touriste et chamboule le quotidien des protagonistes. Autre particularité, le héros est Ned Marriner, un jeune Montréalais de quinze ans, débrouillard avec l’électronique et jogger invétéré.
Ned vient passer quelques jours à Aix-en-Provence avec son père, qui est un photographe montréalais (coucou!) connu, et l’équipe hyperactive de celui-ci. Sur place, il fait la connaissance de Kate Wenger, une Américaine de son âge férue d’histoire. Les deux adolescents se trouvent par hasard mêlés à une histoire très ancienne impliquant — entre autres — des personnages de La Tapisserie de Fionavar. Ainsi, un trio de quasi-immortels s’incarnent de façon cyclique dans la région; les deux hommes doivent concourir pour la main de la belle, mais l’épreuve n’a rien d’un jeu, même qu’elle provoque le plus souvent des guerres et des tueries. Ned apprend peu à peu que le hasard n’a pas grand-chose à voir avec son implication dans cette vieille dispute, et que sa famille est directement concernée, à commencer par sa mère (qui est au Soudan avec Médecins sans frontières) et sa tante qu’il n’a jamais rencontrée.
par Laurine - mardi, 25 mars 2008 - 20:07 (Critiques, SF&F autre)
Lorsque cette série a été diffusée sur le réseau FOX en 1995-1996, elle est complètement passée sous mon radar. À cause de la faiblesse de ses cotes d’écoute, elle n’a duré qu’un an même si cinq saisons étaient prévues au départ. Cette série de science-fiction a quelques points communs avec Starship Troopers, car elle met en scène des space-marines en guerre contre une race extraterrestre vaguement insectoïde.
L’histoire se déroule en 2063-64. La race humaine vient tout juste de mettre fin à une guerre contre une de ses propres créations, les Silicates. Ces humanoïdes dotés d’une intelligence artificielle servaient d’esclaves jusqu’à ce qu’un virus leur donne le goût du risque. Pour combattre cette force supérieure, l’humanité a dû créer une race de soldats mutants, plus spécifiquement des humains conçus en laboratoire et laissés dans des aquariums jusqu’à l’âge de dix-huit ans, avant qu’on leur lessive le cerveau avec des notions de guerre. Mais une fois le conflit terminé, ces In Vitro n’ont pu s’intégrer dans la société qui les considère comme des freaks.
par Éric - samedi, 22 mars 2008 - 15:38 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Rant est un de ces ovnis littéraires auxquels j’aurais difficilement pu résister: un roman de science-fiction écrit par Chuck Palahniuk sous la forme d’une biographie orale. Comme tout le monde, j’ai découvert Palahniuk avec la version cinématographique de Fight Club. Depuis, j’ai dévoré Lullaby, Invisible Monsters, son recueil d’essais Stranger Than Fiction, ainsi que ses essais sur l’art d’écrire, publiés sur chuckpalahniuk.net dans le cadre d’un atelier d’écriture en ligne (je crois qu’il faut s’inscrire au site pour y accéder maintenant).
Le format. Qu’entend-on par “biographie orale”? Tout le texte de Rant est constitué d’extraits d’entrevues avec une variété de personnages liés de près ou de loin à feu Buster “Rant” Casey, noctambule amateur d’accidents véhiculaires, point d’origine d’une vaste épidémie de rage. On saute sans cesse d’un témoignage à l’autre, d’une voix à l’autre, en alternant discours de cinq pages et déclarations d’une phrase. Le format donne du rythme à l’ensemble et stimule le lecteur en offrant tout un casse-tête à assembler. Il n’y a pas de narrateur, ou il y en a cinquante-six, plutôt, chacun identifié par son lien avec Rant (anthropologue, ami d’enfance de Rant, pompier…).
par Laurine - mardi, 18 mars 2008 - 16:04 (Arts visuels, Critiques, Lectures, SF&F autre, Techno/sciences)
L’illustration est une discipline un peu particulière de l’art. Son caractère ambigu vient peut-être du fait qu’on ne sait pas s’il faut la juger d’après sa fonction ou sa méthode de réalisation. Longtemps associée aux publications populaires (et donc commerciales), ce n’est que depuis récemment qu’on la considère comme une discipline artistique à part entière. Mais à peine a-t-elle gagné ses lettres de noblesse que l’illustration voit l’informatique chambouler la situation. Il semble que dans l’esprit de certains, l’utilisation de logiciels tels que Photoshop ou Painter menace l’aspect artistique de l’illustration.
Le recueil d’essais Paint or Pixel: The Digital Divide in Illustration Art, édité par Jane Frank, oppose les tenants des méthodes traditionnelles à ceux du numérique. Les arguments avancés révèlent d’une part l’ampleur d’un fossé générationel, mais ils mettent aussi en évidence l’inquiétude des artistes traditionnels qui voient le nombre de leurs contrats diminuer au profit d’artistes du numérique capables de répondre à une plus grande demande et en moins de temps. Selon Jane Frank dans son introduction, cette cassure serait plus évidente dans le domaine de la science-fiction et de la fantasy, ce qui est assez ironique quand on y pense. L’illustration a longtemps été snobée pour son approche résolument commerciale et populaire avant qu’on ne l’accepte en tant que discipline des beaux-arts. Aujourd’hui, le numérique remet encore une fois sa nature artistique en question, et ce, dans un domaine littéraire qui est justement snobé… parce que considéré comme une forme d’expression commerciale et populaire!
Je pourrais suggérer que cette perception négative envers la littérature SFF renforce le conservatisme du milieu des illustrateurs dans ce domaine (aux États-Unis peut-être), mais c’est une hypothèse de ma part.
par Christian - dimanche, 16 mars 2008 - 10:14 (Congrès Boréal, Montréal et environs)
De un: Le congrès Boréal 2008 avance à grands pas. Du 9 au 11 mai à l’université Concordia de Montréal, Boréal réunira une bonne fraction des intervenants de la science-fiction et du fantastique d’ici (dont Patrick Senécal, Joël Champetier, Élisabeth Vonarburg, Jean-Louis Trudel, etc.), avec quelques invités venus d’ailleurs (Catherine Dufour, Karl Schroeder, David G. Hartwell, James Morrow, Michael Swanwick, etc.) pour une série de rencontres, de discussions, de jeux et de présentations au sujet des genres de l’imaginaire. Le thème du congrès de cette année est “Pour une science-fiction citoyenne!”, à l’intersection entre les genres, la société, la science et le citoyen engagé. L’équipe de Fractale Framboise y sera, et il s’agit d’une des rares chances de nous rencontrer tous les trois.
De deux: vous pouvez contribuer au congrès Boréal. Les Boréaliens savent qu’une partie de la programmation est déterminée par sondage, et le questionnaire est maintenant en ligne: Si Boréal vous intéresse, vous pouvez donner votre avis ce qui vous intéresse, nous suggérer de nouvelles idées et même vous porter volontaire pour participer à une discussion qui rejoint vos intérêts ou votre expertise. Ne vous gênez pas, passez au site officiel du congrès pour en apprendre plus sur l’évènement et jetez un coup d’œil au sondage.
On vous y reverra!
par Éric - lundi, 10 mars 2008 - 21:58 (Lectures, Musique, SF&F autre, Techno/sciences)
Ce n’est plus une nouveauté quand un artiste décide de distribuer une oeuvre gratuitement par Internet. Il me semble tout de même remarquer une concentration inhabituelle de telles offres depuis quelques mois. Si vous cherchez de quoi lire (ou écouter):
par Éric - jeudi, 6 mars 2008 - 14:32 (Lectures, Société)
Ma douce et moi voulons vendre son condo pour acheter une demeure plus spacieuse: une villa, un manoir, un petit château, nous ne sommes pas tout à fait décidés. Je scrute les annonces en cherchant des mots-clés comme “dépendances” ou “cachots” ou “cyclopéen” ou “unifamiliale accroupie sur la colline tel un roi dépravé, la tête couronnée de lourds nuages crachant la foudre”. Un petit nid d’amour sympathique, quoi.
Nous en sommes à l’étape d’embellir le condo pour le bénéfice d’acheteurs potentiels. Certaines revues appellent ceci du home staging et recommandent aux vendeurs de dépenser des milliers de dollars en rénovations dont ils n’auront pas le temps de savourer le résultat. Ma technique personnelle de home staging consiste surtout à dépaqueter les boîtes de livres que je n’avais pas encore ouvertes en emménageant ici. Les murs pleins de livres feront meilleure impression que des planchers pleins de boîtes.
Le processus n’est pas désagréable: j’ai l’impression de retrouver de vieux amis. Mes livres de contes, dont celui contenant l’histoire des têtes volantes que j’espérais adapter un jour. Mon exemplaire de A Dreamer’s Tales de Lord Dunsany, édition des années ‘20, qu’un antiquaire m’avait offert gratis parce qu’il avait oublié d’y écrire le prix. Mes ouvrages de référence ésotérique, dont The History of Hell et La sorcellerie au Québec du XVIIe au XIXe siècle, où l’on reproduit un article de la Gazette de Québec mettant en garde les lecteurs contre un loup-garou sévissant le long du fleuve. Un bel assortiment d’ouvrages de SFFCF auquel je tente d’ajouter des titres plus anciens ou obscurs. Je dois me retenir de tout feuilleter à mesure que je range.
par Laurine - mercredi, 5 mars 2008 - 19:06 (Cinéma, SF&F autre)

Depuis quelques jours déjà, il est possible de visionner la première bande-annonce du prochain Indiana Jones, notamment sur le site officiel du film. Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull (ouf) sera à l’affiche le 22 mai. Il a été le sujet de bien des rumeurs sur Internet, entre autres à cause de l’information véhiculée par les produits dérivés. Ces rumeurs ont été entretenues par un article dans le numéro de février du magazine Variety. Ainsi, le prochain Indiana Jones s’inspirera des films de science-fiction des années 1950 plutôt que des films d’aventures des années 1930.

Pour ma part, ce n’est que récemment que j’ai vu cette bande-annonce. Les grandes lignes de l’histoire ne sont pas encore expliquées, mais il y a largement de quoi alimenter les spéculations des fans. Une image d’une nanoseconde nous montre en toutes lettres l’inscription Roswell New Mexico 1947 — la date et le lieu de l’écrasement présumé d’un OVNI. Le gros des séquences dans la BA se déroule dans un endroit qui ressemble à s’y méprendre au fameux entrepôt mystère où le gouvernement va ranger l’Arche de l’Alliance à la fin du premier film. Ce serait drôle s’il s’avérait que cet entrepôt est le fameux Hangar 51, où sont stockés des morceaux de l’OVNI (présumé) de Roswell.
Chris Carter, le créateur des X-Files, s’était inspiré de cette séquence de Raiders of the Lost Ark pour inclure dans sa série un entrepôt en tout point semblable. Mais lui l’avait placé… dans le sous-sol du Pentagone.
Tout le monde fait confiance au gouvernement.
par Laurine - lundi, 3 mars 2008 - 18:54 (Arts visuels, Plogues, SF&F francophone)
Chez Médiaspaul viennent de paraître les deux premiers tomes d’une nouvelle série jeunesse de Julie Martel. Le récit a pour prémisses les aventures de deux filles qui sont enlevées par un dragon pour être emmenées au Labyrinthe, une sorte de ville au plan tortueux. Pour créer son univers, l’auteure s’est inspirée du monde mésoaméricain. Voilà les deux couvertures dont j’avais publié un petit aperçu il n’y pas si longtemps. Je ne raffole toujours pas de la (*grmbl*) de maquette qui coupe le tiers du décor, mais il faudra faire avec.
