Fractale Framboise

Archives: février 2008

Laurine

Et le gagnant est…

par Laurine - jeudi, 28 février 2008 - 20:34 (Ottawa, Plogues, SF&F francophone)

Claude Bolduc Le Droit

Oubliez un instant les froufrous des Oscars® pour penser aux choses sérieuses. Claude Bolduc vient de remporter le prix littéraire Le Droit dans la catégorie jeunesse. L’honneur lui revient pour son roman d’épouvante Là-haut sur la colline, publié chez Vents d’Ouest. Pour plus de détails, vous pouvez consulter la page À l’honneur de la revue Lurelu.

Félicitations, Claude!

[Nota: Photos piquées sur le site de VO sans permission.]

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Christian

Films de 2007

par Christian - dimanche, 24 février 2008 - 19:54 (Cinéma, Critiques)

Les Oscars! Non seulement s’agit-il du Superbowl pour les cinéphiles, c’est également une excellente occasion pour examiner ce qui s’est fait au cinéma en 2007. Tendances, réussites, innovations –que faut-il retenir de l’année dernière au cinéplex?

L’univers du film est vaste. Hollywood (c’est à dire “le mécanisme qui achemine les œuvres les plus susceptibles d’être vues par plus d’une centaine de personnes”) produit à peu près 200 films en salles par année. Incluant les films sur le “circuit artistique” des plus petites salles, les sorties vidéo, les films étrangers les plus populaires et les films à micro-budget ayant connu un certain succès dans les festivals, le nombre monte à un peu plus de 500 titres plus ou moins généralement disponibles. Et encore là, c’est une fraction du total: L’industrie du film pornographique et celle du film indien ajouteraient chacun des centaines de films à ce sous-total… et c’est sans parler du reste des films produits ailleurs dans le monde.

Bref, les douzaines de films nominés et célébrés à la cérémonie des Oscars sont au sommet d’une pyramide composé de milliers de pierres. Il serait impossible à quiconque de voir tout ce qui se fait annuellement. Mais il n’est pas impossible de voir l’essentiel de ce qui mérite d’être vu, surtout si on est particulièrement intéressé en un genre précis.

Parfois, le tour d’horizon est court.

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Laurine

Duma Key — Stephen King

par Laurine - dimanche, 24 février 2008 - 14:25 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Duma Key (cover) Toujours aussi prolifique malgré sa santé chancelante qui lui a déjà fait dire plus d’une fois qu’il n’écrirait plus autant, Stephen King récidive en 2008 avec Duma Key, un roman bien noir de 600 pages. Sans prétendre qu’il y a des ressemblances frappantes avec Lisey’s Story, je trouve que Duma Key reste dans la même veine, déjà parce que son protagoniste principal est un artiste maudit, et aussi parce que les personnes avec qui il se lie d’amitié sont capables de partager ses visions.

Le héros est un entrepreneur en construction dans la cinquantaine nommé Edgar Freemantle. Au cours d’une inspection de routine, il se fait écraser dans sa voiture par une grue. Edgar perd son bras droit et subit des dommages au cerveau: il devient partiellement amnésique et aphasique. Les crises de rage qu’il pique lors de sa convalescence terrorisent sa femme tant et si bien qu’elle le quitte. Edgar pense au suicide, mais son psychiatre lui suggère de changer de décor et de reprendre une activité qui l’a déjà intéressé autrefois, la peinture. Edgar s’installe donc à Duma Key, une île floridienne presque déserte, où il se lie d’amitié avec un ancien avocat (Wireman) et la dame âgée atteinte d’Alzheimer dont il s’occupe (Elizabeth Eastlake). Edgar se met à dessiner et à peindre avec une passion dévorante. Ses scènes sont de plus en plus inquiétantes et ont des répercussions dans le monde réel. La maison rose qu’il a louée pourrait amplifier cette connexion avec le paranormal. Plus étrange encore, l’enfance terrifiante de Mme Eastlake émerge et vient le hanter. Puis l’histoire sombre dans l’horreur quand la dame rouge se réveille et amène son navire des morts près de l’île.

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Laurine

Fables [2]

par Laurine - lundi, 18 février 2008 - 20:01 (Arts visuels, Critiques, Lectures, SF&F autre)

Fables: Animal FarmFables: Legends in Exile brossait à grands traits les principaux protagonistes de la série par l’entremise d’un whodunit des plus traditionnels. Ce numéro relié plantait aussi le décor de Fabletown, une extension de New York que les humains ordinaires (les mundanes) ne perçoivent pas. Mais Animal Farm propose déjà un récit plus disjoncté alors que le lecteur est amené à explorer l’autre moitié de la société des Fables, la Ferme, qui est sise sur un bout de terre éloigné et protégé par des enchantements. À cet endroit vivent les autres Fables, celles qui ne peuvent prendre une apparence humaine: les animaux, les lutins, les Liliputiens, etc.

Lors d’un voyage d’inspection à la Ferme, Blanche Neige et sa sœur Rose Rouge apprennent à leurs dépends que la révolte gronde. Un groupe de dissidents a décidé que le temps était venu de conquérir Fabletown avant de retourner dans leur monde d’origine pour abattre l’Adversaire, tout cela grâce à des armes humaines adaptées à leur physique. Quand je dis que le récit est disjoncté, vous devriez voir le pistolet automatique monté sur une coque: il est conçu pour être fixé sur le dos de la tortue et actionné par le lièvre!

La rébellion est menée par Boucles d’Or, maintenant devenue une adulte révolutionnaire armée jusqu’aux dents. Elle rappelle irrésistiblement les activistes devenus violents après avoir piqueté sans succès: les immenses lunettes d’intellectuelle allumée, les vêtements trop larges, les slogans appris par cœur. Elle qualifie ses camarades de «prolétaires» alors qu’ils ne travaillent pas (ce sont des animaux pour la plupart). Aucun sacrifice n’est trop grand pour la Cause, surtout celui des créatures qui se mettent en travers de son chemin. Même les Trois Ours s’inquiètent de sa santé mentale. Dans le fond, elle se fiche de la cause qu’elle épouse pourvu qu’elle puisse mettre en application tout le savoir qu’elle a accumulé à partir de ses lectures qu’elle a clairement mal comprises. S’il n’y a pas d’opprimés à défendre par les armes, elle va s’en inventer de toutes pièces. Le personnage est génial.

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Laurine

Illustrations 2008 — Vents d’Ouest

par Laurine - vendredi, 15 février 2008 - 19:09 (Arts visuels, Plogues)

Je viens de recevoir mes premiers exemplaires d’illustratrice de l’année, et ce sont deux titres de Vents d’Ouest. Double croche sur fausse note de Nadya Larouche est un petit roman à suspense où deux adolescents se transforment en enquêteurs en herbe quand un chanteur populaire se fait enlever. Nuits d’épouvante est un collectif de nouvelles d’horreur dont les douze auteurs sont membres de l’AEQJ. En réalité, les nouvelles sont un mélange de genres, car j’y ai vu de la fantasy et de la science-fiction.

Vents d'Ouest 2008

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Laurine

Harry Potter et les Reliques de la Mort

par Laurine - dimanche, 10 février 2008 - 17:07 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Harry Potter et les Reliques de la Mort Je suis certaine que ce n’est pas sans regret que les lecteurs ont refermé le dernier volume de cette série qui a marqué la littérature jeunesse (que cela vous plaise ou non). Pour une histoire conforme à tous les canons du genre et qui s’adresse de surcroît à un jeune public, elle aura procuré des heures de divertissement aux adultes par ricochet. Et ceux qui froncent les sourcils à l’idée que des gens de mon âge ne devraient pas perdre leur temps avec des contes pour enfants, je leur dis «Pah!».

Dois-je préciser que ceux qui n’ont pas lu le dernier tome devraient s’abstenir de lire la suite de ce billet?

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Laurine

Lost, troisième saison

par Laurine - mercredi, 6 février 2008 - 20:04 (Critiques, SF&F autre)

Lost 3J’avais entendu des gens râler qu’il ne se passait pas grand-chose pendant la troisième saison de la série Lost. Après avoir visionné le coffret DVD, j’ai d’abord été surprise de ce jugement qui m’a paru un peu injuste. C’est vrai que nous assistons à moins de va-et-vient dans la jungle, mais le scénario reste très touffu. En rétrospective toutefois, je peux concevoir que des spectateurs qui attendaient toute une semaine (sans compter une longue pause en mi-saison) pour connaître la suite des événements, pouvaient se sentir frustrés de voir que des personnages principaux moisissaient dans une cage sans l’ombre d’un espoir d’être secourus.

La troisième saison gagne donc à être vue en DVD, avec le moins d’interruptions possible. Les longs épisodes d’incarcération se transforment à ce moment en manipulations psychologiques sans fin. La construction des personnages rappelle celle d’un oignon qu’on épluche, révélant chaque fois une autre couche. Dès qu’on pense avoir cerné quelqu’un, une réaction nous surprend et nous oblige à réviser notre jugement. Trop appuyé, le stratagème aurait paru superficiel et prévisible, mais dans cette série, l’écriture est magnifiquement maîtrisée et l’on finit par éprouver sans même s’en rendre compte un mélange d’admiration et de haine pour certains d’entre eux.

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Laurine

The Gunslinger Born

par Laurine - samedi, 2 février 2008 - 20:13 (Arts visuels, Critiques, Lectures, SF&F autre)

The Gunslinger BornQuand j’ai appris que le cycle de la Tour sombre de Stephen King a été adapté en bande dessinée, ma première réaction a été de dire: «Chouette!» L’univers dépeint dans cette série est des plus particuliers avec sa superposition du style médiéval et western, où les chevaliers manient le pistolet et où l’électronique fait partie des sciences inventées, puis oubliées. La Tour sombre est riche en rebondissements, en décors et en personnages. Il y a largement de quoi dessiner des scènes percutantes ou évocatrices. Toutefois, mon enthousiasme s’est teinté d’inquiétude. La bande dessinée est publiée par Marvel dans le format qu’on imagine: un numéro par mois réalisé avec un échéancier serré. L’adaptation des romans dans le format Marvel allait demander beaucoup de sacrifices et l’utilisation impitoyable de la tronçonneuse éditoriale.

Comme de fait, la bande dessinée ne suit pas le format des romans, loin de là. The Gunslinger Born condense en 7 numéros (réunis sous une couverture rigide) les flash-back du quatrième volume, Wizard and Glass. On se souviendra que Roland poursuivait sa quête avec son ka-tet et en profitait pour raconter sa jeunesse mouvementée. Dans The Gunslinger Born, le lecteur voit se dérouler en images l’accession de Roland au statut de pistolero dans des conditions dramatiques, sa mission secrète à Hambry en compagnie d’Alan et Cuthbert, et sa rencontre tragique avec Susan Delgado.

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