Fractale Framboise

Archives: janvier 2008

Laurine

20th Century Ghosts — Joe Hill

par Laurine - dimanche, 27 janvier 2008 - 17:21 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

20th Century GhostsAprès ma lecture de Heart-Shaped Box de Joe Hill, un roman d’horreur assez conventionnel, mais très efficace, j’ai poussé la curiosité plus loin en me procurant 20th Century Ghosts, son recueil de nouvelles. Celui-ci a été publié à l’origine en Angleterre et vient maintenant de paraître chez William Morrow en Amérique du Nord. Comme tout recueil de ce genre, 20th Century Ghosts est très inégal, autant par la qualité de ses histoires que par les genres abordés par l’auteur. Toutes les nouvelles ne versent pas dans l’horreur ou le fantastique. Certaines sont plutôt des exercices de style, des moments d’humeur, des instantanés sans début ni fin. Personnellement, je préfère toujours les histoires structurées.

Mais des bonnes nouvelles, il y en a — des très bonnes même, qui ont justifié à mes yeux l’achat du bouquin. Ma préférée est certainement «Voluntary Commital» où un garçon semi-autiste se passionne pour la construction dans son sous-sol de structures à partir de gobelets, de Lego, de papier mâché. Quand il se lance dans l’élaboration de labyrinthes, son grand frère se rend compte, non sans inquiétude, qu’ils sont plus grands et plus mystérieux à l’intérieur que ne laisse suggérer leur apparence externe. On peut même s’y perdre pour toujours.

Autres bonnes nouvelles, «20th Century Ghosts» et son cinéma hanté, «Pop Art» qui nous présente un protagoniste gonflable, «Abraham’s Boy» qui nous montre le sort de Van Helsing, «The Cape», «The Black Phone»… Il y a souvent une touche de surréalisme qui n’est pas déplaisante. L’auteur sait aussi parfaitement bien camper des personnages crédibles, pleins de défauts, et néanmoins attachants.

Je ne dirais pas que Joe Hill est «un auteur à surveiller», car je déteste cette expression, mais je vais quand même… le surveiller, justement. J’espère qu’il retournera vite au roman.

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Laurine

Heroes — Volume One

par Laurine - mercredi, 23 janvier 2008 - 18:31 (Arts visuels, Critiques, SF&F autre)

Heroes Volume OneDans un billet récent, j’ai parlé de la première saison de Heroes en omettant toutefois de mentionner que NBC fait paraître sur son site un feuilleton BD. Il s’agit de courtes histoires d’environ cinq pages qui permettent d’éclaircir certains points sur ce qu’on nous montre à la télé. On nous propose ainsi des scènes supplémentaires qui viennent étoffer le récit. Dans d’autres cas, la BD aborde des éléments biographiques qui ne sont pas du tout montrés dans la série télévisée.

Heroes: Volume One rassemble sous une couverture rigide les 34 premiers épisodes de cette série dessinée. Des couleurs au lettrage, en passant par le style rétro de la présentation des chapitres, l’aspect est très soigné. Nous retrouvons aussi les tableaux de Tim Sale. L’ouvrage commence avec une introduction signée par Masi Oka (Hiro Nakamura) et se termine par une entrevue avec Aron Eli Coleite et Joe Pokaski, les scénaristes.

Curieusement, dans ce premier volume l’accent est mis sur un personnage à peine entrevu dans la série télévisée. Hana Gitelman est cette femme qui peut «lire» l’information électronique passant d’une machine à l’autre. Nous apprenons qu’elle a autrefois travaillé pour l’armée israélienne avant de devenir un agent plus ou moins secret. Mais nous entrevoyons aussi Claire Bennet et son père, les frères Petrelli, la famille Sanders, Mohinder Suresh, Sylar et les autres, même s’ils ne font rien de bien révélateur.

L’intérêt de la bande dessinée est d’élargir les horizons de Heroes de telle sorte que cet univers ne se cantonne pas à la télé. La lecture du bouquin requiert, à mon avis, d’avoir vu la série, même si les auteurs prétendent le contraire. Les courts récits forment une mosaïque trop impressionniste pour permettre une immersion totale quand on ne connaît pas les personnages. Mais pour les fans de la série, la lecture pourrait s’avérer divertissante.

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Laurine

The Shock Doctrine — Naomi Klein

par Laurine - samedi, 19 janvier 2008 - 10:14 (Critiques, Lectures, Société)

The Shock DoctrineSi j’avais à voter pour l’essai le plus déprimant de 2007, mon choix se porterait tout de suite sur The Shock Doctrine de Naomi Klein. L’auteure du best-seller No Logo a le chic pour nous montrer sous son jour le plus sinistre la bête capitaliste. Quand nous pensons avoir enfin atteint le fond du baril en matière de cynisme, de cruauté, d’injustice et de violence, elle nous tend une pioche et une pelle.

Dans The Shock Doctrine, elle tisse des liens entre les expériences cruelles d’Ewen Cameron (notre Dr Mengele local), le petit guide de torture pratique de la CIA… et le capitalisme sauvage qui se développe dans la foulée de catastrophes majeures. Elle propose une analyse méthodique et impitoyable qui laisse songeur. Se pourrait-il que les anthropologues se soient trompés pendant tout ce temps, que nous ne sommes pas apparentés aux singes, mais plutôt aux requins?

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Christian

Blair Witch Gojira

par Christian - vendredi, 18 janvier 2008 - 19:49 (Cinéma, Critiques)

Dix-huit jours.

Alors que je n’ai même pas finalisé la liste de mes dix films préférés de 2007, voici que j’ai déjà un finaliste pour la liste de 2008: CLOVERFIELD.

Je n’en dis pas plus.

(En commentaires: zone ouverte pour discuter du film. Ne pas lire si vous n’avez pas vu.)

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Eric

Micro ouvert: votre vision de 2008

par Eric - vendredi, 11 janvier 2008 - 16:15 (Société)

microÀ vous la parole. Vous avez une nouvelle année devant vous et tout peut encore arriver. Quels événements marqueront l’année 2008, d’après vous? Quels seront les enjeux? Quelles modes abandonnées reviendront en force? (Nous constations justement un engouement pour les cycles du déjà vu dans les commentaires d’un autre billet.) Si vous ne voulez pas vous risquer à faire des prédictions, dites-nous plutôt ce que vous espérez pour 2008, que ce soit probable ou non.

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Eric

L’état de la machine

par Eric - lundi, 7 janvier 2008 - 19:20 (Plogues, Écrire)

Et ça continue. Les rouages de l’écriture sont de ces mécaniques qui se portent mieux quand on s’en sert souvent; l’oisiveté les rouille et les encrasse. J’ai peu écrit durant les Fêtes. De retour de mon expédition abitibienne du nouvel an, je remets la machine en marche. Il y a fort à faire. Pour ceux que ça intéresse, voici la vue d’ensemble.

Mon premier roman, c’est confirmé, paraîtra cet automne. Au plus tard, il sera prêt pour le Salon du livre de Montréal. Il s’intitule toujours Une fêlure au flanc du monde, mais ça peut changer si je trouve quelque chose de plus vendeur (Malick et la mystérieuse menace maléfique, ou The Harry Potter Code, ou Vos paupières sont lourdes et dès que vous aurez fini de lire ce titre vous vous sentirez obligé d’acheter ce livre). J’ai hâte de voir comment sera reçue cette drôle d’histoire et son protagoniste que je me suis tant amusé à écrire, ce curieux aventurier de l’occulte, ce Carnacki ou Constantine à cinq cennes, ce magicien autoproclamé qui a rarement le luxe de savoir s’il a raison. D’ici la publication, je dois entreprendre une autre phase de révision. Cette fois-ci, il s’agit surtout de corriger de petites invraisemblances, de retoucher les niveaux de langue, de voir à ce que certains passages coulent mieux, et ainsi de suite. Bon, et il y a un chapitre qui ne cadre pas. Rien de grave: en réglant ce problème de structure, je devrais aussi arriver à mieux justifier une décision de personnage qui manquait d’aplomb à mon goût.

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Christian

Plogues: Alibis 25 / Solaris 165

par Christian - dimanche, 6 janvier 2008 - 21:27 (Plogues)

Illustration: Alibis 25 et Solaris 1652008 commence en pleine autopromotion, alors que je vous invite à jeter un coup d’œil sur les plus récent numéros des revues Solaris et Alibis : Solaris 165 et Alibis 25 sont arrivées chez les abonnés depuis quelques jours (abonnez-vous!), et devraient être disponibles dans les meilleures librairies, tabagies et kiosques à journaux cette semaine.

Ceci n’est pas un encouragement désintéressé: Je tiens à vous faire remarquer ma chronique cinématographique Camera Oscura 25, ainsi que mes critiques de Beowulf et 30 Days of Night dans le cadre de Sci-Néma 165. Mais ce n’est pas tout! Solaris 165 (papier) comporte une table ronde sur les collectionneurs de livres à laquelle j’ai contribué quelques interventions. En attendant que je termine mon billet sur la numérisation de ma bibliothèque, c’est donc le meilleur endroit pour m’entendre parler de mes habitudes de lecteurs, des outils que j’utilise pour gérer ma collection et de mes genres/auteurs favoris. Les autres participant(e)s à cette table ronde menée par Mario Tessier sont Norbert Spehner, Jean Pettigrew, Guy Sirois et la très charmante Pascale Raud: vous savez que vous voulez lire cette table ronde, et le seul endroit pour le faire, c’est dans la revue!

Ailleurs au sommaire de Solaris 165, vous trouverez quatre nouvelles à saveur internationale (d’Alexandre Barbeau, James Alan Gardner, Éric Holstein et Isabelle Piette), une entrevue avec l’iconoclaste écrivain Christopher Moore, les chroniques habituelles, une recension de Si l’Oiseau meurt de Francine Pelletier et des critiques portant sur Maurice Dantec, Sergueï Loukianenko, Graham Joyce et John Scalzi. En supplément exclusif au site Internet, vous trouverez un article illustré fort divertissant sur les télécartes SF et fantastique. De plus, ais-je mentionné la table-ronde sur les grands lecteurs?

Du côté d’Alibis 25, c’est tout aussi alléchant : Quatre fictions (de Sébastien Aubry, Geneviève Blouin, Norbert Spehner et Peter Sellers), un article/éditorial de Jean-Jacques Pelletier intitulé « De pire empire! », un survol des polars écologiques, plus de vingt pages de critiques et les chroniques habituelles. Ais-je oublié quelque chose? Ah oui : une bonne entrevue avec Patrick Senécal, dont vous trouverez un extrait inédit sur le site de la revue.

Ayant complètement vaporisé ma crédibilité avec ce feu roulant de plogues, j’en profite pour déclarer ce billet une zone d’autopromotion. Votre autopromotion. Voulez-vous annoncer une publication récente? Voulez-vous nous inciter à visiter votre blogue? Voulez-vous tout nous dire sur votre BD, votre CD, votre émission-télé favorite? Laissez-nous un commentaire (notre gremlin semble être endormi) et faites-vous bon vendeur!

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Laurine

El Orfanato

par Laurine - jeudi, 3 janvier 2008 - 21:00 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

El OrfanatoOn le sait maintenant, Guillermo del Toro met de temps en temps son chapeau de producteur pour des films d’horreur originaux qui sortent des sentiers maintes fois battus menant au public adolescent — ce qui ne l’empêche pas de s’intéresser aux divers Blade et Hellboy qu’on lui propose.

El Orfanato (L’Orphelinat), qui intéressera un public de connaisseurs, fait beaucoup penser à The Others d’Alejandro Amenábar. On y trouve quelques thèmes communs et deux finales qui pourraient être apparentées.

Dans ce film dirigé par Juan Antonio Bayona, l’histoire focalise sur Laura, une femme de 37 ans qui garde de précieux souvenirs de l’orphelinat où elle a été élevée avant d’être adoptée. Elle retourne s’y installer dans l’espoir d’y accueillir des enfants retardés. Elle est accompagnée de son mari médecin et de son fils de sept ans, Simón. Celui-ci ignore qu’il a été adopté et qu’il est porteur du VIH. Comme bien des enfants de son âge, Simón a des amis imaginaires, ce qui amuse son père, mais inquiète sa mère. La situation empire quand, une fois installé dans l’orphelinat, il se fait de nouveaux amis invisibles qui l’entraînent dans des jeux assez spéciaux. Puis Simón disparaît. Sa mère est persuadée qu’il est toujours en vie, et elle commence à croire que les fantômes de l’orphelinat — qu’elle peut entendre la nuit — savent quelque chose.

(suite…)

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