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	<title>Commentaires sur : Quelques notes sur les Hugos 2007</title>
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	<description>Un blogue, trois auteurs, une multitude d&#039;univers à explorer.</description>
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		<title>Par : Christian</title>
		<link>http://www.fractale-framboise.com/2007/08/quelques-notes-sur-les-hugos-2007/#comment-6843</link>
		<dc:creator>Christian</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Sep 2007 13:02:55 +0000</pubDate>
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		<description>[Ceci fut écrit et oublié avant l&#039;annonce des résultats, qui ont d&#039;ailleurs confirmé ce que je suppose ci-bas.]

Pour ceux qui veulent prédire l&#039;avenir de la science-fiction et de la fantasy, il est essentiel de s&#039;intéresser aux auteurs qui montent.  Un événement, en particulier, tente de récompenser les meilleurs nouveaux écrivains: Le &lt;a href=&quot;http://www.writertopia.com/awards/campbell&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Prix Campbell&lt;/a&gt; décerné à chaque remise de Prix Hugo (et ce même si ce n&#039;est &quot;pas un Hugo&quot;).  Généralement parlant, le Campbell a une bonne réputation pour &lt;a href=&quot;http://www.locusmag.com/SFAwards/Db/CnewNomList.html&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;choisir des nouveaux écrivains qui laissent leur marque&lt;/a&gt;.  Si certains auteurs sont retombés dans l&#039;oubli depuis la création du prix en 1973, d&#039;autres sont passés à l&#039;histoire tels C.J. Cherryh (1977), Orson Scott Card (1978) ou Stephen R. Donaldson (1979)...  Il est un peu trop tôt pour tout connaître du destin de Jay Lake (2004), Elizabeth Bear (2005) et John Scalzi (2006), mais on commence à avoir une bonne idée de ce que sont capables Nalo Hopkinson (1999), Cory Doctorow (2000) et Jo Walton (2002).  

À en juger par les cinq finalistes de cette année, on doit s&#039;attendre à beaucoup plus de fantasy sur les rayons, souvent en longues séries.  Nos finalistes savent être originaux sans nécessairement être innovateurs, et semblent avoir compris que la meilleure façon de connaître un départ canon, c’est de submerger le lecteur de choses à lire.  Terminé l’époque où une poignée de nouvelles suffisaient pour se qualifier pour le Campbell : la bonne majorité des écrivains en lice pour le prix 2007 ont au moins un roman majeur à la ceinture.

À première vue, la seule exception du groupe est &lt;a href=&quot;http://www.writertopia.com/profiles/KlingonGuy&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Lawrence M. Schoen&lt;/a&gt;, un nouvelliste avec une douzaine de nouvelles à son actif durant la période d’éligibilité 2005-2006.  Mais &quot;KlingonGuy&quot; (Schoen a contribué à la fondation du Klingon Language Institute) a une feuille de route qui remonte aux années 1990 dans des plus petits marchés, ainsi que de solides connections faniques.  Hélas, étant un lecteur de romans, je n’ai toujours rien lu de lui.  Mais il a tout à fait sa place comme nominé… ce dont il devra se contenter étant donné la férocité de la compétition.

Je ne commenterai pas non plus l’œuvre de &lt;a href=&quot;http://www.writertopia.com/profiles/SarahMonette&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Sarah Monette&lt;/a&gt;, que j’avoue (avec embarras) ne pas avoir beaucoup lu.  (Pire encore : c’est la seule des cinq que j’ai actuellement rencontré, à Wiscon, mais en oubliant complètement de lui souhaiter bonne chance.)  Ceci dit, Monette a un LiveJournal assez fréquenté, une bibliographie déjà impressionnante, des collaborations avec Elisabeth Bear, et l&#039;érudition nécessaire pour bien critiquer John Clute.  En matière d’habileté littéraire, elle est peut-être la plus compétente des cinq nominés : À long terme, je ne serait pas surpris de la voir devenir une Grande Dame de la fantasy.  N’importe quelle autre année, je lui aurais donné d’excellentes chances de remporter le prix…

Mais cette année, hélas, elle doit composer avec trois autres nominés qui ont eu l’occasion de publier un, deux ou trois romans assez populaires.  Le Campbell, comme la plupart des autres prix Hugo, est avant tout un concours de popularité et de disponibilité.  Les noms disponibles sur les tablettes de votre libraire ont un avantage certain.  C’est donc ainsi que j’ai pu me procurer, sans tracas, &lt;em&gt;Elantris&lt;/em&gt; de Brandon Sanderson, &lt;em&gt;The Lies of Locke Lamora&lt;/em&gt; de Scott Lynch, et la trilogie &lt;em&gt;Téméraire &lt;/em&gt;de Naomi Novik.

De mes lectures, j&#039;ai préféré &lt;em&gt;Elantris&lt;/em&gt;, un roman de fantasy pure tellement satisfaisant  qu’il m’a temporairement réconcilié avec le genre.  Il est approprié d’avoir déjà parlé de &lt;a href=&quot;http://www.writertopia.com/profiles/BrandonSanderson&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Brandon Sanderson&lt;/a&gt; sur Fractale Framboise &lt;a href=&quot;http://www.fractale-framboise.com/2006/09/lacon-iv-cinquieme-journee/&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;en mentionnant sa prestation sur une table ronde au sujet du divertissement en littératures de genre&lt;/a&gt;, parce qu’&lt;em&gt;Elantris&lt;/em&gt; est à la fois plutôt bien écrit et remarquablement prenant.  Si la description du livre promet une fantasy atypique, ne vous y méprenez pas : il y a ici des princes, des royaumes, de la magie faiblissante et des concepts qui sont logiques sans être naturels.  J’ai pris un malin plaisir à calquer l’intrigue sur le schéma traditionnel de la fantasy tel qu’énoncé par John Clute (&lt;em&gt;Wrongness, Thinning, Recognition, Healing&lt;/em&gt;).  Mieux encore : c’est une histoire de fantasy classique tenant en un seul volume, sans montée évidente en trilogie.  Le style est agréable à lire, les personnages sont bien campés (Ah, Sarene…) et l’intrigue a de quoi retenir l’attention.  Bref, un bon livre tout court: de savoir qu’il s’agit là d’une première publication a de quoi surprendre.  Sanderson a déjà plusieurs autres livres en librairies, et je ne serais pas surpris de le voir se tailler une belle niche en fantasy de genre.

Je regrette ne pas être aussi enthousiaste au sujet de &lt;em&gt;The Lies of Locke Lamora&lt;/em&gt; de &lt;a href=&quot;http://www.writertopia.com/profiles/ScottLynch&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Scott Lynch&lt;/a&gt;.  Malgré une belle intention conceptuelle (&quot;Des escrocs en pleine fantasy New Weird&quot;), une solide intrigue, des détails astucieux et des personnages relativement intrigants, le roman finit par patauger dans une succession interminable de retours en arrière pour nous expliquer chaque trait de personnage, chaque haussement de sourcils subtils.  Je soupçonne que mon manque d’affection pour la fantasy ne m’a pas aidé à y voir là autre chose que de l’indulgence superflue.  À 300 pages indépendantes, j’aurais coté &lt;em&gt;The Lies of Locke Lamora&lt;/em&gt; comme étant une de mes lectures favorites de l’année.  À 600 pages d’un premier volume d’une longue série, hélas, c’est un roman qui pousse les limites de ma patience.  Mais heureusement, je ne fus pas le seul lecteur du roman, qui a récolté une bordée critique élogieuse depuis sa sortie tôt en 2006.  Lynch bénéficie d’une publication transatlantique, de nombreux fans, d’un blog bien fréquenté et de la sortie d’un deuxième volume.  Lui aussi semble en voie de se tailler une belle place en fantasy de genre.  

Tout cela nous amène à la cinquième personne en lice pour le Campbell, soit &lt;a href=&quot;http://www.writertopia.com/profiles/NaomiNovik&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Naomi Novik&lt;/a&gt;.  Autant Scott Lynch a percé le brouillard de l’apathie critique avec son roman, autant Novik a réussi l’exploit du succès populaire avec sa trilogie &lt;em&gt;Téméraire&lt;/em&gt;.  Mélange high-concept de guerre Napoléonienne et de dragons, Téméraire a bien vendu, obtenu de bonnes critiques et se trouve maintenant sous option pour adaptation cinématographique par nul autre que Peter Jackson.  Quel autre nominé Campbell peut en dire autant?  Les trois livres, tous publiés en 2006, ont assuré à Novik une visibilité telle que le premier tome de la série, &lt;em&gt;His Majesty’s Dragon&lt;/em&gt;, se retrouve également en lice pour le Hugo du meilleur roman.  Même moi n’ai pas grand-chose de trop méchant à dire au sujet de la série : c’est écrit de façon sympathique, et si les courtes boucles dramatiques sapent parfois la tension des livres (pour ne rien dire du long intermède qu’est le deuxième livre), je soupçonne que le &quot;gène de régence&quot; si propre au fan anglo-saxon aura tôt fait de biffer toute impression négative laissé par le livre ou la série.

N’importe quelle autre année, Monette, Lynch et Sanderson se seraient livrée une bataille à trois.  En 2007, hélas, ils devront prendre en compte la locomotive Novik.  Échec et mat: Je serai extrêmement surpris si Novik ne va pas rejoindre Lake, Bear et Scalzi au panthéon Campbell.  

Mais ce qui est important, c’est la qualité des auteurs en lice, n’est-ce pas?  Ici, au moins, les nouvelles sont bonnes: si Sanderson et Lynch oeuvrent dans le moule de la fantasy générique (un moule consciemment modifié, mais tout de même reconnaissable comme tel), Monette montre des signes de vouloir s’attaquer à un style beaucoup moins orthodoxe.  Si vous avez à engranger des premières éditions à fin d’investissement, je parierais sur un de ces trois auteurs.  Le cas de Novik est intéressant, parce qu’il laisse présager une carrière en danger d’être trop fortement associée à Téméraire.  Ceci dit, elle semble consciente de la situation, et je ne serais pas surpris de la voir adopter une approche binaire où chaque roman au sujet de l&#039;univers Téméraire serait suivi d&#039;une œuvre plus originale.

Quel qu&#039;il en soit, voilà les cinq meilleurs nouveaux écrivains tels que sélectionné par le Prix Campbell.  Maintenant, où se trouve la relève SF…?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[Ceci fut écrit et oublié avant l'annonce des résultats, qui ont d'ailleurs confirmé ce que je suppose ci-bas.]</p>
<p>Pour ceux qui veulent prédire l&#8217;avenir de la science-fiction et de la fantasy, il est essentiel de s&#8217;intéresser aux auteurs qui montent.  Un événement, en particulier, tente de récompenser les meilleurs nouveaux écrivains: Le <a href="http://www.writertopia.com/awards/campbell" rel="nofollow">Prix Campbell</a> décerné à chaque remise de Prix Hugo (et ce même si ce n&#8217;est &laquo;&nbsp;pas un Hugo&nbsp;&raquo;).  Généralement parlant, le Campbell a une bonne réputation pour <a href="http://www.locusmag.com/SFAwards/Db/CnewNomList.html" rel="nofollow">choisir des nouveaux écrivains qui laissent leur marque</a>.  Si certains auteurs sont retombés dans l&#8217;oubli depuis la création du prix en 1973, d&#8217;autres sont passés à l&#8217;histoire tels C.J. Cherryh (1977), Orson Scott Card (1978) ou Stephen R. Donaldson (1979)&#8230;  Il est un peu trop tôt pour tout connaître du destin de Jay Lake (2004), Elizabeth Bear (2005) et John Scalzi (2006), mais on commence à avoir une bonne idée de ce que sont capables Nalo Hopkinson (1999), Cory Doctorow (2000) et Jo Walton (2002).  </p>
<p>À en juger par les cinq finalistes de cette année, on doit s&#8217;attendre à beaucoup plus de fantasy sur les rayons, souvent en longues séries.  Nos finalistes savent être originaux sans nécessairement être innovateurs, et semblent avoir compris que la meilleure façon de connaître un départ canon, c’est de submerger le lecteur de choses à lire.  Terminé l’époque où une poignée de nouvelles suffisaient pour se qualifier pour le Campbell : la bonne majorité des écrivains en lice pour le prix 2007 ont au moins un roman majeur à la ceinture.</p>
<p>À première vue, la seule exception du groupe est <a href="http://www.writertopia.com/profiles/KlingonGuy" rel="nofollow">Lawrence M. Schoen</a>, un nouvelliste avec une douzaine de nouvelles à son actif durant la période d’éligibilité 2005-2006.  Mais &laquo;&nbsp;KlingonGuy&nbsp;&raquo; (Schoen a contribué à la fondation du Klingon Language Institute) a une feuille de route qui remonte aux années 1990 dans des plus petits marchés, ainsi que de solides connections faniques.  Hélas, étant un lecteur de romans, je n’ai toujours rien lu de lui.  Mais il a tout à fait sa place comme nominé… ce dont il devra se contenter étant donné la férocité de la compétition.</p>
<p>Je ne commenterai pas non plus l’œuvre de <a href="http://www.writertopia.com/profiles/SarahMonette" rel="nofollow">Sarah Monette</a>, que j’avoue (avec embarras) ne pas avoir beaucoup lu.  (Pire encore : c’est la seule des cinq que j’ai actuellement rencontré, à Wiscon, mais en oubliant complètement de lui souhaiter bonne chance.)  Ceci dit, Monette a un LiveJournal assez fréquenté, une bibliographie déjà impressionnante, des collaborations avec Elisabeth Bear, et l&#8217;érudition nécessaire pour bien critiquer John Clute.  En matière d’habileté littéraire, elle est peut-être la plus compétente des cinq nominés : À long terme, je ne serait pas surpris de la voir devenir une Grande Dame de la fantasy.  N’importe quelle autre année, je lui aurais donné d’excellentes chances de remporter le prix…</p>
<p>Mais cette année, hélas, elle doit composer avec trois autres nominés qui ont eu l’occasion de publier un, deux ou trois romans assez populaires.  Le Campbell, comme la plupart des autres prix Hugo, est avant tout un concours de popularité et de disponibilité.  Les noms disponibles sur les tablettes de votre libraire ont un avantage certain.  C’est donc ainsi que j’ai pu me procurer, sans tracas, <em>Elantris</em> de Brandon Sanderson, <em>The Lies of Locke Lamora</em> de Scott Lynch, et la trilogie <em>Téméraire </em>de Naomi Novik.</p>
<p>De mes lectures, j&#8217;ai préféré <em>Elantris</em>, un roman de fantasy pure tellement satisfaisant  qu’il m’a temporairement réconcilié avec le genre.  Il est approprié d’avoir déjà parlé de <a href="http://www.writertopia.com/profiles/BrandonSanderson" rel="nofollow">Brandon Sanderson</a> sur Fractale Framboise <a href="http://www.fractale-framboise.com/2006/09/lacon-iv-cinquieme-journee/" rel="nofollow">en mentionnant sa prestation sur une table ronde au sujet du divertissement en littératures de genre</a>, parce qu’<em>Elantris</em> est à la fois plutôt bien écrit et remarquablement prenant.  Si la description du livre promet une fantasy atypique, ne vous y méprenez pas : il y a ici des princes, des royaumes, de la magie faiblissante et des concepts qui sont logiques sans être naturels.  J’ai pris un malin plaisir à calquer l’intrigue sur le schéma traditionnel de la fantasy tel qu’énoncé par John Clute (<em>Wrongness, Thinning, Recognition, Healing</em>).  Mieux encore : c’est une histoire de fantasy classique tenant en un seul volume, sans montée évidente en trilogie.  Le style est agréable à lire, les personnages sont bien campés (Ah, Sarene…) et l’intrigue a de quoi retenir l’attention.  Bref, un bon livre tout court: de savoir qu’il s’agit là d’une première publication a de quoi surprendre.  Sanderson a déjà plusieurs autres livres en librairies, et je ne serais pas surpris de le voir se tailler une belle niche en fantasy de genre.</p>
<p>Je regrette ne pas être aussi enthousiaste au sujet de <em>The Lies of Locke Lamora</em> de <a href="http://www.writertopia.com/profiles/ScottLynch" rel="nofollow">Scott Lynch</a>.  Malgré une belle intention conceptuelle (&laquo;&nbsp;Des escrocs en pleine fantasy New Weird&nbsp;&raquo;), une solide intrigue, des détails astucieux et des personnages relativement intrigants, le roman finit par patauger dans une succession interminable de retours en arrière pour nous expliquer chaque trait de personnage, chaque haussement de sourcils subtils.  Je soupçonne que mon manque d’affection pour la fantasy ne m’a pas aidé à y voir là autre chose que de l’indulgence superflue.  À 300 pages indépendantes, j’aurais coté <em>The Lies of Locke Lamora</em> comme étant une de mes lectures favorites de l’année.  À 600 pages d’un premier volume d’une longue série, hélas, c’est un roman qui pousse les limites de ma patience.  Mais heureusement, je ne fus pas le seul lecteur du roman, qui a récolté une bordée critique élogieuse depuis sa sortie tôt en 2006.  Lynch bénéficie d’une publication transatlantique, de nombreux fans, d’un blog bien fréquenté et de la sortie d’un deuxième volume.  Lui aussi semble en voie de se tailler une belle place en fantasy de genre.  </p>
<p>Tout cela nous amène à la cinquième personne en lice pour le Campbell, soit <a href="http://www.writertopia.com/profiles/NaomiNovik" rel="nofollow">Naomi Novik</a>.  Autant Scott Lynch a percé le brouillard de l’apathie critique avec son roman, autant Novik a réussi l’exploit du succès populaire avec sa trilogie <em>Téméraire</em>.  Mélange high-concept de guerre Napoléonienne et de dragons, Téméraire a bien vendu, obtenu de bonnes critiques et se trouve maintenant sous option pour adaptation cinématographique par nul autre que Peter Jackson.  Quel autre nominé Campbell peut en dire autant?  Les trois livres, tous publiés en 2006, ont assuré à Novik une visibilité telle que le premier tome de la série, <em>His Majesty’s Dragon</em>, se retrouve également en lice pour le Hugo du meilleur roman.  Même moi n’ai pas grand-chose de trop méchant à dire au sujet de la série : c’est écrit de façon sympathique, et si les courtes boucles dramatiques sapent parfois la tension des livres (pour ne rien dire du long intermède qu’est le deuxième livre), je soupçonne que le &laquo;&nbsp;gène de régence&nbsp;&raquo; si propre au fan anglo-saxon aura tôt fait de biffer toute impression négative laissé par le livre ou la série.</p>
<p>N’importe quelle autre année, Monette, Lynch et Sanderson se seraient livrée une bataille à trois.  En 2007, hélas, ils devront prendre en compte la locomotive Novik.  Échec et mat: Je serai extrêmement surpris si Novik ne va pas rejoindre Lake, Bear et Scalzi au panthéon Campbell.  </p>
<p>Mais ce qui est important, c’est la qualité des auteurs en lice, n’est-ce pas?  Ici, au moins, les nouvelles sont bonnes: si Sanderson et Lynch oeuvrent dans le moule de la fantasy générique (un moule consciemment modifié, mais tout de même reconnaissable comme tel), Monette montre des signes de vouloir s’attaquer à un style beaucoup moins orthodoxe.  Si vous avez à engranger des premières éditions à fin d’investissement, je parierais sur un de ces trois auteurs.  Le cas de Novik est intéressant, parce qu’il laisse présager une carrière en danger d’être trop fortement associée à Téméraire.  Ceci dit, elle semble consciente de la situation, et je ne serais pas surpris de la voir adopter une approche binaire où chaque roman au sujet de l&#8217;univers Téméraire serait suivi d&#8217;une œuvre plus originale.</p>
<p>Quel qu&#8217;il en soit, voilà les cinq meilleurs nouveaux écrivains tels que sélectionné par le Prix Campbell.  Maintenant, où se trouve la relève SF…?</p>
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