Archives: mai 2007
par Christian - lundi, 21 mai 2007 - 22:51 (SF&F autre)
[Dans la grande tradition des rapports de congrès en retard, voici quelque notes sur la World Horror Convention 2007, qui a eu lieu du 30 mars au 2 avril dernier. Vous aurez deviné que Boréal est venu bouffer le temps qui aurait dû aller à la réécriture du texte.]

Se rendre à un congrès littéraire demande intérêt et opportunité. Dans le cas de la World Horror Convention 2007, l’opportunité était équivalente à l’intérêt: l’événement, après tout, prenait exceptionnellement place à Toronto. Peu importe mon intérêt secondaire pour le fantastique, une occasion pareille ne se présenterait pas de sitôt. De plus, quelle meilleure occasion que la WHC pour en apprendre plus sur le sujet?
C’est donc ainsi que je me suis retrouvé à la gare d’Ottawa, jeudi matin le 29 mars, à prendre le train pour Toronto. Destination: Le Marriott Eaton Center, tout près de l’hôtel de ville de Toronto. Un endroit approprié pour une World Horror Convention, étant donné que l’avant-dernière fois que l’on a vu le voisinage au grand écran, c’était dans le rôle des quartiers généraux d’Umbrella Corporation à la fin de Resident Evil: Apocalypse.

Où est Milla Jovovich quand on en a besoin?
Mais il ne fallait pas s’attendre à comparer Toronto et Raccoon City durant la convention. La World Horror Convention, après tout, est un événement majoritairement littéraire et dédié aux professionnels du milieu plutôt qu’aux fans. La WHC occupe un rôle beaucoup plus près de la World Fantasy Convention (800 inscrits, surtout des professionnels) que de la World Science Fiction Convention (5000 inscrits, surtout des fans). Le fantastique étant un genre beaucoup plus raréfié que ses deux comparses en littérature de l’imagination, la WHC parvient rarement à dépasser les 600 inscrits: l’événement donne parfois l’impression d’une grande réunion de famille. Une famille qui a vu des jours meilleurs.
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par Christian - samedi, 19 mai 2007 - 21:14 (Critiques, SF&F autre, SF&F francophone)
Cela fait déjà quelques lunes que je veux parler de la vénérable New York Review of Science-Fiction (NYRSF), sans doute la meilleure revue critique de SF au monde. Ne la cherchez pas longtemps sur Internet : Mis à part un site web bien maigre, la revue bourlingue depuis près de vingt ans en bon vieux format papier. La présentation est sans prétention : 24 pages 11×17 brochées, avec un minimum de graphisme en noir et blanc. Clairement, c’est le contenu qui compte. (D’où les nominations annuelle de la revue aux Prix Hugo!) Et l’édition de Mai 2007 a beaucoup de bon matériel à offrir aux lecteurs canadien-français.
Ce n’est pas pour rien si ce 225ieme numéro de la revue a été désigné «Special Boreal Issue». Oui, comme «Congrès Boréal» : Mené par David Hartwell, Kathryn Cramer et compagnie, NYRSF a longtemps été sympathique au milieu de la SFQ. Fouillez dans leur index, et vous verrez des noms tels Yves Meynard, Jean-Louis Trudel, Élisabeth Vonarburg et Joël Champetier, comme auteur ou sujet d’étude. (D’affreuses rumeurs chuchotent que ma photo est accidentellement parue dans leurs pages en août 2005, mais il ne s’agit là que d’histoires à vous faire peur.) Dans ce numéro en particulier, un long essai sur «Horror in Quebec», écrit par Amy Ransom, partage la vedette avec le texte-introduction du SFWA European Hall of Fame par James Morrow.
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par Laurine - mercredi, 16 mai 2007 - 19:36 (Insolite, Société, Techno/sciences)
Jeudi, je pars pendant deux semaines en Europe. L’avion décollera de Dorval et se posera à Amsterdam, où je prendrai un autre vol en direction du Luxembourg. Dans l’effervescence du ménage, du lavage et des bagages, je tombe sur ce petit article dans le journal La Presse intitulé «Un détecteur à l’aéroport de Schiphol dévoile les contours du corps». Pardon?
L’aéroport d’Amsterdam vient juste de se doter d’un tout nouveau scanner qui dévoile le contour du corps des passagers, une étape de plus dans la chasse effrénée aux terroristes et dans l’effritement de notre vie privée. L’écran lui-même se trouve dans une pièce séparée et le visage des passagers est miséricordieusement brouillé. Ce système est censé faciliter la détection d’armes.
Fichtre.
Il viendra un moment où les terroristes en puissance se diront que faire sauter un avion est trop compliqué et qu’il vaut mieux exploser directement dans l’aéroport bondé. Je me demande ce qu’on inventera pour se rassurer après ça.
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par Eric - lundi, 7 mai 2007 - 20:03 (Congrès Boréal, SF&F autre, SF&F francophone, Écrire)
Le congrès Boréal, cette année encore, a passé trop vite. J’ai manqué certains des meilleurs événements au programme, semble-t-il, et je n’ai eu que la moitié des conversations que j’aurais aimé avoir. J’aurai somme toute peu profité de la Convention nationale française qui s’ajoutait cette année au congrès. J’ai bien attrapé quelques anecdotes savoureuses et écouté les Français sur quelques panels, mais j’ai eu peu de temps pour découvrir les nouveaux visages. Difficile de bien socialiser tout en profitant à fond du programme bien étoffé. Cela dit, l’espace consacré à la Convention se prêtait bien aux rencontres et discussions (l’approche française étant plus sociale, semble-t-il) et ce serait intéressant d’encourager cet aspect l’an prochain.
Vite fait, bien fait, ou les deux?: Le samedi matin, je me suis précipité pour attraper la discussion sur la vitesse d’écriture. C’est un sujet qui me tracasse depuis quelque temps: comment maintenir un bon rythme de production sans sacrifier la qualité? J’en suis ressorti avec une réponse toute prévisible: il n’y a pas de secret, pas de formule magique, et la vitesse dépend de chacun. Certains sont naturellement doués, à commencer par l’un des participants, Alain Le Bussy, auteur d’une quarantaine de romans, “l’homme qui écrit plus vite que son ombre”. Quelle place accorde-t-il à la préparation de chaque roman? Très peu: c’est tout juste s’il se donne vingt-quatre heures de répit entre un roman et l’autre, et il profite de ce temps pour écrire une nouvelle. Il se relit peu, car c’est l’énergie du moment qui lui réussit. Ainsi qu’il a pu le constater, les romans qu’il retravaille vendent moins que ses romans “spontanés”.
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par Christian - dimanche, 6 mai 2007 - 22:44 (Congrès Boréal, SF&F francophone)
Boréal 2007 commençant à s’évanouir dans le rétroviseur de quelques dizaines d’heures de sommeil bien méritées, qu’est-ce qu’il reste à dire sur un des meilleurs congrès Boréal depuis longtemps?
C’est un paradoxe: Alors que je deviens de plus en plus impliqué dans l’organisation de Boréal, j’ai moins de choses à écrire dans mes rapports de congrès. Il est vrai qu’à courir en arrière des scènes et tenter d’évaluer la performance des participants au programme, j’assiste à moins de tables rondes d’un bout à l’autre: ça sabre dans la qualité des rapports que je peux donner. Durant Boréal 2007, j’étais occupé à… accueillir les participants; surveiller l’horaire; signaler la fin des événements; faire déverrouiller les salles par la sécurité; tenir la permanence durant l’heure du midi (une fois); répondre aux questions de tout le monde; faire du support technique; animer deux événements; shusher les conversations trop fortes en face des salles; et j’en passe. (Ce rapport manque de photos pour une raison…) Et pourtant, j’étais un des organisateurs les moins occupés!
Pourtant, il y en a des choses à dire au sujet de ce Boréal 2007 combiné à la 34e Convention Nationale Française de Science Fiction. Si rien d’autre, ce fut une conjonction unique de SF canadienne-française, franco-européene et anglo-saxone. Ce fut un feu roulant de 53.5 heures d’activités et 64 participants. Ce fut un des Boréal les plus achalandés de mémoire récente, avec plus de 150 «corps chauds» sur place, dont 120 inscrits payants. Ce fut une occasion de revoir certains visages retombés dans l’oubli, de raffermir des amitiés grandissantes et de faire de nouveaux amis.
Mais justement, qu’en est-il de l’organisation? Que puis-je vous dire que vous n’êtes pas censé savoir?
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par Laurine - vendredi, 4 mai 2007 - 18:47 (Arts visuels, SF&F autre)
À signaler, une petite curiosité datant de 2006. Dans un précédent billet, j’avais parlé de ce bouquin de Fantasy Flight Games portant sur l’univers de George R.R. Martin (The Art of George R. R. Martin’s A Song of Ice and Fire). Cette collection propose aussi un ouvrage en tout point similaire consacré à l’univers de Lovecraft sous le titre The Art of H.P. Lovecraft’s Cthulhu Mythos. S’y trouvent réunies des dizaines d’images créées par une variété d’artistes pour illustrer des jeux de planchette, des jeux de rôles et des jeux de cartes. L’ensemble se divise aussi par thèmes. On y retrouve les incontournables créatures tentaculaires, bien sûr, dont Cthulhu, que l’on qualifie toujours «d’innommable» alors que son nom est surtout difficile à épeler. Il y a aussi les personnalités détraquées qui leur vouent un culte, l’agence de détectives Blackwood, des scènes d’exploration, des scènes de bibliothèques lugubres, etc. La qualité des illustrations varie énormément d’une page à l’autre, mais certaines d’entre elles rendent une belle ambiance. Un échantillon de ces illustrations est justement en ligne.
Il y a trop longtemps que j’ai lu les ouvrages de cet auteur. Très peu de souvenirs me sont revenus à l’esprit en parcourant ces images. Du coup, je me dis qu’il faudrait peut-être me replonger là-dedans…
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