Archives: avril 2007
par Christian - dimanche, 29 avril 2007 - 22:17 (Congrès Boréal, SF&F francophone)
Avant le congrès, j’ai écrit…
Bref, Boréal sera tout plein de wow cette année.
Sans exagération, je crois que c’est une promesse tenue.
Quelques informations essentielles, à confirmer officiellement plus tard: Grand Prix de la Science-Fiction et du Fantastique Québécois à Claude Bolduc, Prix Solaris à Hugues Morin, Prix Boréal à Elisabeth Vonarburg (Roman: Reine de mémoire 4), René Beaulieu et Claude Bolduc (Nouvelles - les deux titres m’échappent pour l’instant), ainsi que Claude Janelle (Critique: L’Année-charnière), Guillaume Voisine (Fanzine: Brins d’éternité) et Simon Charles (écriture sur place). Le GPSFFQ fut/sera complètement remanié: restez à l’écoute pour une retranscription complète des changements.
[Ajout 1: Prix Boréal de la meilleure nouvelle décerné, ex-aequo, à René Beaulieu, («Un Fantôme d’amour», Solaris 159) et Claude Bolduc («Toujours plus bas», Histoire d'un soir et autres épouvantes). --Merci Joël!]
[Ajout 2: Les Prix Rosnys à Serge Lehman (Nouvelle: Origami, dans "Ciel et Espace", Juin 2006) et Jean-Marc Ligny (Roman: Aqua(TM)). De plus, le prix Cyrano a été décerné à Elisabeth Vonarburg pour l'ensemble de son oeuvre... --Merci Jean-Claude!]
En attendant que votre organisateur/blogueur puisse à nouveau fonctionner de manière cohérente après plusieurs, plusieurs heures de sommeil manquantes, je vous conseille la lecture du congrès Boréal de Hugues Morin, en trois billets (et demi).
Considérez ceci un micro ouvert à vos commentaires sur Boréal 2007.
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par Christian - mercredi, 25 avril 2007 - 20:21 (Congrès Boréal, SF&F autre)
Les lecteurs assidus de Fractale Framboise savent sans doute que le grand congrès annuel de la science-fiction et du fantastique canadien-français aura lieu à partir de vendredi. Boréal 2007 prendra place au septième étage du pavillon Hall de l’université Concordia à Montréal de 9h30 vendredi, le 27 avril à 18h00 le dimanche 29 avril. Les détails de la programmation sont disponibles sur le site web du congrès.
Boréal 2007 a une saveur unique cette année puisqu’il est tenu en conjonction avec la 34e convention nationale française de science-fiction. Oui, française comme franco-européenne: Près d’une vingtaine de fans francophones de France et de Belgique prendront l’avion pour venir passer quelques jours à Montréal pour visiter et échanger avec les lecteurs et écrivains d’ici.
De plus, Boréal 2007 accueillera une brochette incomparable d’invités anglophones. Laissez-moi vous en dresser la liste…
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par Eric - dimanche, 22 avril 2007 - 15:27 (Insolite, Société)
Bienvenue à Toronto
Bien emmitouflé dans mon lourd manteau Kanuk, je croise un homme qui promène son chien, vêtu d’un simple t-shirt. Je suis à peine arrivé à Toronto et déjà je me fais remarquer. Ma douce rit de mon choix vestimentaire. Il faisait pourtant frais ces derniers jours à Montréal et il fera frais d’ici la fin de la semaine, d’où ma prudence. Heureusement, j’ai dans mon sac un mince coupe-vent qui me servira mieux dans les prochains jours.
Je suis l’un des deux Québécois invités à la vingt-neuvième édition du festival de conte de Toronto. C’est une belle occasion pour pratiquer mes contes en anglais et visiter la ville.
Nous flânons toute la journée du lendemain. Toronto n’a pas trop changé. Les transports en commun ne sont pas chargés de publicité autant qu’à Montréal (où l’on collera bientôt des affiches jusque sur les passagers), mais on trouve plus d’affiches géantes dans les rues. Des affiches de Telus, surtout, qui prennent les consommateurs pour des singes (”les meilleures bananes sont chez nous”). Ça sent le désespoir. Nous n’avons pas de cellulaire, mais courons les points d’accès Internet sans fil.
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par Laurine - mardi, 10 avril 2007 - 16:00 (SF&F francophone, Écrire)
Pour souligner la sortie de la série «Arielle Queen» de Michel J. Lévesque, Fractale framboise vous propose une entrevue avec l’auteur.
1. Arielle Queen, est-ce une idée qui te trotte dans la tête depuis longtemps? De quoi t’es-tu inspiré pour élaborer ce personnage fantastique et son univers?
Le personnage d’Arielle Queen existe depuis plusieurs d’années dans ma tête, et sur quelques feuilles manuscrites. Mais c’est son histoire «future» qui occupait davantage mes pensées, jusqu’à ce que je me décide à lui inventer un passé — mais surtout, une enfance et une adolescence —, aux fins de cette nouvelle série jeunesse.
De quoi je m’inspire? Simple: Je suis friand de séries télé américaines, telles que Oz, Lost, 24, Prison Break et Battlestar Galactica. Pourquoi? Pour le rythme. J’aime les histoires intelligentes, mais aussi celles qui ont du jus et qui en jettent! Pour Arielle, je me suis surtout inspiré de séries pour adolescents, comme Roswell, par exemple, ainsi que Smallville, The O.C., Buffy The Vampire Slayer, Dark Angel, etc. Je n’ai pas la prétention de refaire le genre, mais plutôt de lui donner une saveur et une texture différente. La série met donc en vedette des ados qui sont aux prises non seulement avec les «Forces du Mal», mais aussi avec leurs propres démons. Ils connaîtront leurs premiers amours, ainsi que leurs premières déceptions. Ils devront apprendre à se côtoyer, à travailler en équipe, pour le bien commun. Ils formeront leur caractère, découvriront leurs valeurs, et devront, éventuellement, choisir entre le bien et le mal.
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par Eric - lundi, 9 avril 2007 - 18:47 (Plogues, SF&F francophone, Écrire)
Le moment est arrivé: ce moment que vous attendiez tous… bon, que moi j’attendais, à tout le moins. Une nouvelle signée Gauthier dans le nouveau numéro de la revue Solaris. Une nouvelle nouvelle, toute fraîche, qui n’attend que vos yeux. Elle commence ainsi:
Nadia, insomniaque depuis toujours, luttait maintenant contre le sommeil. D’ordinaire, elle détestait le trop-calme de la nuit, plus prononcé encore dans cette petite ville, si bien que la maison s’en trouvait encerclée. Depuis quelques jours, pourtant, elle y prêtait moins attention. Tout chaud contre elle dans le lit : Jean-Pierre. Elle l’observait à la dérobée, comme si un regard trop insistant avait pu le réveiller, lui qui dormait si profond. Elle lui reprochait en silence ces trésors de sommeil bienheureux qu’il étalait sans vergogne devant elle. Elle avait envie de le pincer, parfois. À cette idée, il lui vint un sourire dans le noir ; discrète et éphémère créature, aussitôt disparue.
Jean-Pierre tourna sa tête ébouriffée, esquissa en l’air un geste vague. Son bras retomba sans bruit. Ses lèvres remuèrent et Nadia retint son souffle : sa nouvelle émission favorite allait commencer.
De jour, Jean-Pierre anime une émission matinale à la radio. Depuis quelque temps, il anime aussi dans son sommeil une émission bien plus étrange…
Je me suis amusé à écrire cet histoire. L’un des personnages en particulier est vite devenu un de mes favoris: Dalgo le Pernicieux, conquérant des Monts inversés. Dalgo parle de lui-même à la troisième personne. Dalgo veut votre corps. Vous découvrirez bien pourquoi. Le numéro dans son ensemble promet: sur le thème de l’au-delà (au sens large), on y offre aussi des nouvelles de Cédric Chaillol, Raymond Dumoulin, Mathieu Fortin et Jean-Louis Trudel, sans compter le volet critique bien étoffé. N’oubliez pas que la revue comporte un volet en ligne (en bas de page) dans lequel on peut lire entre autres des critiques de films écrites par mon très distingué confrère.
J’en ai plus long à dire, mais je ne veux pas gâcher votre lecture en vous en révélant trop. N’allez pas plus loin tant que vous n’aurez pas lu la nouvelle, ça sera mieux ainsi.
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par Christian - dimanche, 8 avril 2007 - 21:06 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Conscient qu’une bonne partie des lecteurs de Fractale Framboise risquent de ne pas savoir qui était James Tiptree Jr., je ne sais pas trop par où commencer pour décrire l’extraordinaire biographie littéraire de Julie Phillips. Tenons-nous en donc aux faits, tels que perçus par les amateurs de SF au cours des années.
À la fin des années 1960, un nouvel écrivain explose sur la scène SF américaine: James Tiptree Jr. Cet écrivain, discret, semble faire partie de la nouvelle vague d’auteurs qui bouscule les conventions du genre à l’époque: sa fiction est pessimiste, bien écrite et percutante. Mais contrairement à plusieurs des contemporains, Tiptree semble avoir de l’expérience et une maturité peu commune aux nouveaux écrivains. Les prix s’accumulent, mais personne –y compris ses éditeurs- ne réussit à rencontrer Tiptree. L’écrivain refuse tout contact, laissant de vagues indications au sujet de son service militaire, de son temps à la CIA, de ses nombreux voyages en pleine nature. L’écrivain David Gerrold, alors fan, fait enquête et profite même d’un voyage pour cogner à une adresse prometteuse, mais il se rend compte qu’il s’est trompé d’endroit quand une femme d’âge mûr répond à la porte. Pourtant, Tiptree n’est pas aussi discret par courrier: Il entretient de longues correspondances avec plusieurs fans et écrivains de l’époque.
Entretenu par les éléments incongrus de la biographie de Tiptree, le mystère grandit. Tel Paul «Cordwainer Smith» Linebarger, on jure qu’il s’agit d’un haut-placé dans le gouvernement américain qui perdrait son emploi sans son pseudonyme. On accuse Harlan Ellison d’être Tiptree. On est convaincu que Tiptree rôde aux congrès de SF, ricanant dans sa barbe alors que le mystère s’épaissit. On trouve dans sa sensibilité macho des indices contradictoires. Puis, en 1976, Tiptree laisse filer un indice crucial en correspondance, mentionnant des bouleversements liés à la mort de sa mère, une écrivaine relativement célébrissime.
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par Christian - samedi, 7 avril 2007 - 21:20 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Il y a une ironie cruelle au coeur de la définition du zombie post-Romero: Voilà un monstre qui, après tout, est basé sur un vide de personnalité. Le vampire en sait trop sur la vie, le loup-garou se débarrasse temporairement de son intellect pour devenir pur id, mais le pauvre zombie n’est rien d’autre qu’un estomac et des dents. Un zombie seul ne présente pratiquement aucun danger: ça en prends beaucoup pour en révéler toute la menace.
Cela fait du zombie le monstre favori des sociologues. Mais ça implique aussi que son aboutissement est apocalyptique, un mode rarement bien traité par la fiction fantastique. On est réduit à suivre quelques personnages alors qu’ils se débrouillent devant des masses et des masses de morts-vivants —un choix souvent fructueux, mais qui ne permet pas de cerner toute l’ampleur de ce que serait une véritable épidémie de zombies.
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par Christian - vendredi, 6 avril 2007 - 20:55 (Critiques, Lectures, SF&F francophone)
Certains disent que sept est un chiffre chanceux, et ce n’est pas le succès monstre du roman Le Vide, de Patrick Senécal, qui les rendra plus sceptique. Grâce à son septième bouquin, Senécal est passé aux émissions télévisées les plus populaires de l’heure, a gravi les listes de best-sellers à un rythme épeurant et a envahi l’îlot-centre des librairies du Canada Français. Pour l’éditeur Alire, Le Vide est aussi un événement sans précédent. Première publication de roman original en grand format (après les rééditions cinématographique de La Peau Blanche et Sur le Seuil), Le Vide a également été imprimé à un tirage d’une magnitude supérieure à plusieurs oeuvres de la maison.
Mais Le Vide représente également un des romans les plus réussis de Senécal, et ça, ça n’a rien à voir avec la chance. Plus ambitieux que ses romans précédents, Le Vide traite de télé-réalité, d’ennui et de sensations fortes vides de sens. Se déroulant dans un Québec contemporain où les côtes d’écoute sont dominées par une émission où les concurrents peuvent se livrer aux excès les plus fous, Le Vide s’amorce pourtant par une sombre tuerie. L’inspecteur Pierre Sauvé enquête, mais il a plus à se soucier que simplement résoudre l’énigme, surtout que la coupable a déjà tout avoué. Des retournements encore plus violents l’amènent à soupçonner un complot inimaginable où la télé-réalité dépasse la fiction…
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par Laurine - mercredi, 4 avril 2007 - 19:46 (Arts visuels, Insolite, Lectures)
Voilà un petit bouquin d’art très étrange dont la couverture attise la curiosité, bien qu’elle soit trompeuse. Avec un titre qui se lit au long Hexen 2039: New Military Technologies for Psychological Warfare. A Rosalind Brodsky Research Programme, on pourrait s’attendre à ce que l’ouvrage soit plein de dessins montrant des appareils militaires bizarroïdes et inquiétants. Ce n’est pas tout à fait ça.
Rosalind Brodsky est un personnage fictif, une sorte d’alter ego de l’artiste Suzanne Treister. Cette femme aliénée s’imagine être une voyageuse temporelle travaillant à la solde de l’Institute of Militronics and Advanced Time Interventionality en Grande-Bretagne au XXIe siècle. Lors de ses excursions, elle parvient à établir des rapports étranges entre des gens, des événements et des lieux disparates. Elle relie le tout à des expériences militaires teintées d’occulte. Selon Brodsky, la frontière entre la neurologie et le paranormal devient de plus en plus floue.
Our programme involve the testing and analysis of existing occult-based research in connection with military histories, in order to develop accurate neurological-based technologies for the new British military-occult industries.
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par Laurine - dimanche, 1 avril 2007 - 11:56 (Congrès Boréal)
Juste une petite note pour vous signaler que la liste d’éligibilité des Prix Boréal 2007 est en ligne. Le vote se fera sur place, au congrès, pendant les 27, 28 et 29 avril. Vous aurez l’occasion de montrer votre appréciation envers vos favoris dans les catégories Nouvelles, Romans, Articles/essais et Publications faniques. Ce n’est pas le choix qui manque et cette liste a pour but de vous rafraîchir la mémoire.
Sur place, votez nombreux!
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