Fractale Framboise

Archives: novembre 2006

Laurine

Fragile Things — Neil Gaiman

par Laurine - mardi, 28 novembre 2006 - 20:45 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Fragile ThingsÀ ma connaissance, le recueil de nouvelles Fragile Things est la publication la plus récente de Neil Gaiman. Vous excuserez ce moment d’incertitude, c’est que l’auteur est un tel touche-à-tout qu’il sort souvent des trucs que je découvre plus tard seulement. Entre ses romans illustrés, ses nouvelles, ses scénarios de films, il y a l’embarras du choix!

Ce que le scan ne laisse peut-être pas deviner, c’est que la couverture rigide est ornée de motifs très vifs. Par-dessus s’enroule un papier citron sur lequel sont imprimés le texte et une autre image. Cela donne un bel effet de superposition. De plus, la fragilité du matériau combinée au choix d’images évoque habilement le titre. Tout cela est fort bien vu.

Pourquoi Fragile Things? «It seemed like a fine title for a book of short stories. There are so many fragile things, after all. People break so easily, and so do dreams and hearts.» Le sous-titre, lui, dit plutôt «Short Fictions and Wonders». Les wonders en question sont des poèmes, ce qui ne déclenche pas exactement un délire enthousiaste chez moi. S’il y a une forme d’écriture qui m’est presque totalement hermétique, c’est bien la poésie. Je ne sais comment la lire ni la comprendre, on ne m’a jamais donné le mode d’emploi. Alors, j’ai sauté les poèmes.

Restent les nouvelles.

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Laurine

The Bermuda Triangle

par Laurine - mardi, 21 novembre 2006 - 19:06 (Arts visuels, Musique)

The Bermuda Triangle (CD)Depuis quelques semaines j’ai renoué avec les albums d’Isao Tomita. J’ai découvert avec plaisir que les vieux disques que j’écoutais quand j’étais plus jeune avaient été enregistrés en CD depuis le temps. J’ai un peu hésité avant d’acheter The Bermuda Triangle à cause du prix, mais je me le suis finalement procuré sur Amazon. J’avoue que je n’ai pas tellement prêté attention aux spécifications techniques lors de la commande, d’où ma surprise (et mon ravissement) en recevant un album presque entièrement en japonais! Pas moyen de lire le texte de présentation, mais peu importe — un album en japonais, c’est cool. Par contre, une traduction est fournie pour chaque plage, ce qui est à l’origine d’une autre surprise: j’avais complètement oublié le côté surréaliste des titres des morceaux!

  • The Round Space Ship Landing on the Earth While Emitting Silvery Lights
  • Strong Electro-Magnetic Waves
  • The World of the Different Dimensions
  • The Giant Pyramid Sitting at the Bottom of the Sea of Bermuda and the Ancient People
  • The Venus Wearing the Space Uniform Shining in Florescent Light Color
  • The Children Playing in Agharta, the Deep Underground Kingdom
  • The Hollow Vessel Called the Earth
  • The Song of Venus
  • The Dawn at Bermuda
  • The Mysterious Electric Waves
  • The Dazzling Bright Cylindrical Object Which Had Crashed in Tunguska, Siberia
  • The Harp Being Played by the Ancient People and the Venus and Her Space Children Singing the Song of Future
  • The Visionary Flight to the 1448 Nebular Group of the Bootes

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Laurine

Les Druides — 2. Is la Blanche

par Laurine - dimanche, 19 novembre 2006 - 16:25 (Arts visuels, Critiques, Lectures, SF&F francophone)

Les Druides 2 Ma brève incursion au Salon du livre de Montréal m’aura permis de faire quelques emplettes, dont le deuxième tome de la série Les Druides. Le titre Is la Blanche fait référence à une ville éblouissante (mais qui prend un peu l’eau selon la légende) sur laquelle règne la princesse Dahud. La jeune femme est une adepte des rites anciens, au grand dam des moines qui tentent sans succès de christianiser le périmètre. C’est en ces lieux que se rendent le druide Gwenc’hlan, son élève Taran et le frère Budog afin de poursuivre leur enquête sur les meurtres de moines. Un nouvel indice leur est tombé entre les mains, une sorte de petite croix appartenant à l’Imperium Dei, une secte oubliée de fanatiques. Nous voyons bien des cavaliers encapuchonnés sévir en Armorique, mais font-ils partie de l’Imperium Dei ou est-ce une fausse piste?

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Christian

Science, SF et fiction à Ottawa

par Christian - mardi, 14 novembre 2006 - 18:36 (Ottawa, Plogues)

Décidément, j’ai mal choisi mon mois d’ermitage : Les quelques prochains jours seront chargés pour l’amateur de SF&F à Ottawa.

Jeudi, Jean-Louis Trudel nous rappelle que l’Alliance Française d’Ottawa tiens sa soirée science-fiction, en compagnie des redoutables Jean-Louis Trudel, Michèle Laframboise, Caroline-Isabelle Caron et moi-même (puisqu’il fallait bien quelqu’un pour charrier les boîtes). Au programme: une conférence sur Jules Verne, une table ronde sur la SF et des rencontres avec les fans francophiles de la région d’Ottawa. Avec un peu de chance, je vous ferai un résumé des événements, mais ce serait mieux de vous y voir en personne: C’est gratuit et ça se déroule à 18h au centre-ville (352 MacLaren)… quoi de plus accessible?

Mais ce n’est pas tout! Les amateurs de SF hard seront ravis d’apprendre que c’est samedi et dimanche prochain, 18 et 19 novembre, que se tiendra le Canadian Space Summit 2006. Tel le titre l’indique, il s’agit d’une conférence de niveau semi professionnel au sujet de l’exploration spatiale made in Canada. Les connaisseurs sauront apprécier la présence du formidable astronaute Chris Hadfield, de l’ingénieur/écrivain Eric Choi et de la charmante Sumitra Rajagopalan, que l’on a déjà vu au congrès Boréal. Hélas, le site web de l’événement n’indique pas si les lambins de mon espèce peuvent s’inscrire sur place, faute de s’être déjà enregistré.

Finalement, si vous voulez faire un tour du côté plus coloré du fandom, Ottawa accueillera également en fin de semaine AC-Cubed 2006, la (troisième!) convention d’anime annuelle de la région d’Ottawa. Les amateurs de SF&F traditionnelle seront verts d’envie de voir que l’édition 2005 du congrès avait attiré pas moins de 850 personnes! Honteux, j’avoue que j’ai seulement appris l’existence de cette convention il y a deux jours, ce qui témoigne mieux que toute autre chose que le fandom est parfois bien plus grand qu’on l’imagine. Les francophones seront contents d’apprendre que l’événement fait un excellent effort pour se présenter de façon bilingue, bien qu’il est impossible de juger de l’horaire à ce moment-ci. Si des lecteurs de Fractale Framboise s’y trouvent, laissez-nous vos impressions de l’événement dans les commentaires!

Mais que nos lecteurs montréalais arrêtent de râler : Ils ont le Salon du Livre de jeudi jusqu’à lundi, alors…

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Christian

Blindsight, Peter Watts

par Christian - lundi, 13 novembre 2006 - 18:47 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Couverture: Blindsight, Peter WattsPour un genre supposément en voie d’extinction, la pure science-fiction connaît une année du tonnerre en 2006. Après Glasshouse (Stross) et Rainbows End (Vinge) et en attendant la lecture de Sun of Suns (Schroeder) et Infoquake (Edelman), voici Blindsight de Peter Watts, un roman de très hard-SF qui n’hésite pas à s’attaquer à des questions telles la nature même de la conscience, ou la place de l’intelligence en évolution.

Peter Watts ne devrait pas être inconnu aux lecteurs de Fractale Framboise: En plus d’être l’auteur de la «trilogie» Rifters (Starfish, Maelstrom et le duo Behemoth), Watts a produit une suite d’excellent nouvelles publiées dans Ten Monkeys, Ten Minutes, a figuré au sommaire de Solaris 143 (avec « Nimbus ») et fut l’invité anglophone du congrès Boréal 2003. Sa fiction se démarque par un pessimisme époustouflant (qu’il nie, préférant l’expression «réalisme»), mais ceux qui l’ont déjà rencontré savent que c’est un homme éminemment sympathique. Malgré ma réaction mitigée à la lecture de ses deux premiers romans, je suis progressivement devenu un de ses grands fans suite à Boréal 2003, puis à la lecture de son recueil et de Behemoth. Mais c’est par Blindsight que Watts passe dans les grandes ligues de la SF contemporaine, avec un roman aussi facile à lire que dense d’idées et aux implications impitoyables.
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Laurine

The GOD Delusion — Richard Dawkins

par Laurine - vendredi, 10 novembre 2006 - 21:14 (Critiques, Lectures, Société)

The God DelusionEn me fiant à la triste réalité qui prévaut dans le monde depuis cinq ans, j’oserais avancer que les actions boursières du Dieu Unique doivent monter en flèche dans l’au-delà. Pareille marque de commerce s’est toujours vendue avec succès auprès de milliards de gens, mais ces temps-ci, on se l’arrache.

Fatiguée par toutes les singeries fondamentalistes dont nous abreuvent les médias d’un côté du désert comme de l’autre, je me suis récemment lancée dans la lecture d’ouvrages prêchant prônant l’athéisme comme solution miracle logique. Il a déjà été question dans ce blogue de Letter to a Christian Nation de Sam Harris, un athée américain convaincu (il a aussi écrit The End of Faith qui est sur ma liste de lecture). Dans l’immédiat, je viens de terminer The GOD Delusion de Richard Dawkins, une autre charge mémorable contre la religion sous toutes ses formes. Éthologue de formation, Dawkins a de nombreux titres à son actif. Il est, paraît-il, celui qui a mis le terme «mème» (comme dans «mémétisme») sur la carte.

Sur Wikipedia, on mentionne qu’il a déjà été qualifié de «premier athée professionnel». Mais je me demande si «fondamentaliste athée» ne s’appliquerait pas mieux à son cas: il martèle ses arguments avec une conviction inébranlable et une ferveur à faire pâlir un prêcheur américain. Et pourquoi s’en priverait-il? Il a la science de son côté, et ce n’est pas rien.

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Christian

Illusions et prestige

par Christian - dimanche, 5 novembre 2006 - 12:33 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Couverture: The Prestige, Christopher PriestLes films arrivent souvent par paires similaires: Deep Impact et Armageddon; Red Planet et Mission to Mars; Madagascar et The Wild. 2006 a préféré nous offrir deux doses de magiciens victoriens avec The Illusionist et The Prestige. Mais n’allez pas croire qu’il s’agit de deux films interchangeables. La magie d’un d’entre eux cache un polar; la magie de l’autre camoufle un film de science-fiction. L’un est une adaptation réaliste d’une nouvelle ambigue; l’autre d’un roman de Christopher Priest. L’un d’entre eux est un divertissement oubliable; l’autre est destiné aux listes des meilleurs films de l’année.

Ce n’est pas que The Illusionist est un mauvais film. La recréation historique est somptueuse, Edward Norton et Paul Giamatti livrent de bonnes performances et le tout coule assez bien. Mais c’est un film qui trompe quand il ne faut pas tricher, et qui ne triche pas quand il est temps de tromper. Des effets spéciaux numériques viennent remplacer la véritable prestidigitation, minant notre confiance en ce que le film nous montre. Hélas, la véritable intrigue du film n’est que trop évidente étant donné les rappels constants qu’il ne faut pas croire ce que l’on voit à l’écran. Des indices gros comme des madriers font en sorte que lorsque le film se décide finalement à tout révéler, les spectateurs haussent les épaules et se disent «c’est tout?» Ultimement, l’œuvre laisse sur sa faim: Depuis 1999 et The Sixth Sense, les films à retournements sont devenus monnaie courante et The Illusionist n’en est qu’un autre de plus.

Mais The Prestige (suite…)

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Laurine

Histoires filantes

par Laurine - samedi, 4 novembre 2006 - 10:54 (Lectures, SF&F francophone)

Azura tome 4Gaëtan Picard nous signale qu’il a un blogue. Celui-ci s’appelle Histoires filantes et on y trouve pour l’instant un feuilleton en ligne. Il s’agit de l’auteur de la série de fantasy Azura et le Double Pays, dont on parle entre autres dans les commentaires de ce billet de Christian.

Je n’ai pas hésité à recommander cette série jeunesse dans les revues Lurelu et Solaris. Par ailleurs, vous pouvez aussi lire une critique de Mîreldar au sujet de son plus récent roman.

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Éric

Niveau d’alerte: framboise

par Éric - samedi, 4 novembre 2006 - 0:42 (Inclassé)

citrouilleVoilà, c’est terminé. Nous avons remisé la citrouille; peut-être la ressortirons-nous l’an prochain, qui sait? Les commentaires sont ouverts si vous voulez nous faire part de vos trouvailles ou expériences d’Halloween cette année. Libre à vous, aussi, de nous suggérer de nouveaux thèmes (et libre à nous de les ignorer, les remixer ou les pervertir). Merci d’avoir passé l’Halloween avec nous.

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Éric

Quand le ridicule tue (suite et fin)

par Éric - jeudi, 2 novembre 2006 - 18:27 (Cinéma, Insolite, Lectures, SF&F autre)

The Gingerdead Man(première partie)

Continuons notre exploration. Vous remarquerez qu’on y parle surtout de films et peu de littérature. Si je privilégie le cinéma, c’est parce que le ridicule y est plus évident: aux concepts douteux s’ajoutent souvent la maladresse des effets spéciaux et le mauvais jeu des acteurs. Dans certains cas, une oeuvre écrite plutôt solide devient risible lorsque portée à l’écran. Notez aussi que je ne cherche pas à ridiculiser toutes les oeuvres discutées, mais simplement à recenser certaines des horreurs les plus improbables, certaines réussies, d’autres non.

Protégez-nous des poupées: Quand on cherche la terreur parmi les objets inanimés, les poupées font de bons suspects. Elles ont nos traits; pourquoi n’auraient-elles pas notre capacité pour le mal? De nos jours, la plus connue est sans doute Chucky, poupée possédée par l’esprit d’un tueur en série dans le film Child’s Play (et ses quatre suites). On lui trouve plusieurs prédécesseurs. Dolls, paru un an plus tôt, comporte une variété de poupées maléfiques fabriquées par un vieux couple dans leur sinistre manoir. Le producteur exécutif du film, Charles Band, allait ensuite s’acharner à produire d’innombrables films du genre, dont la série Puppet Master (neuf films jusqu’ici). D’autres se sont essayés et ont manqué leur coup, comme en témoigne Pinocchio’s Revenge (Chucky avec un long nez et moins de personnalité, à première vue). Charles Band a varié son approche et produit The Gingerdead Man, où l’âme d’un tueur en série possède un bonhomme en pain d’épice. Eh oui.

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Éric

La citrouille roule toujours

par Éric - jeudi, 2 novembre 2006 - 0:10 (Arts visuels, Lectures, Musique, SF&F autre, SF&F francophone)

L’Halloween est passée, mais notre citrouille ne se change pas en carosse – en framboise, plutôt – pour autant. Nous résisterons au moins tant que les célébrations du Jour des morts ne seront pas terminées. Rona m’a envoyé sa brochure de Noël pour que je la reçoive le jour même de l’Halloween, mais il n’est pas question que je cède.

Je vous refile donc ces quelques liens pour continuer les célébrations:

Petites musiques de nuit: Pour de nouveaux sons angoissants, essayez la compilation Calling All Fiends. Ce sont apparemment toutes des pièces originales produites pour répondre au défi lancé par Oddio Overplay qui réclamait de la musique effrayante et dérangeante.

Do it yourself: Toddlerpedes (infantipèdes?) et citrouille-cylon (cytrouille?).

Statistiquement parlant: La National Retail Federation énumère les costumes les plus populaires et publie son rapport sur les pratiques des consommateurs pour l’Halloween l’an passé.

La quête de la peur: Everything2 est un site communautaire où chacun peut poster faits, fiction, poésie, humour, tranches de vie… presque n’importe quoi, en fait. Un système de votes et une équipe d’éditeurs assure la qualité du contenu. Cette année encore pour l’Halloween, on y lançait une quête visant à récompenser ceux qui contribueraient au site des histoires effrayantes. Vous trouverez les résultats sous l’annonce de cette “Quest for Fear“. Les quêtes précédentes avaient suscité quelques histoires mémorables, dont “Revelation of the Lamb in Four Parts“. Pour ne pas être en reste, j’ai ajouté quelques courts textes sur mon site personnel. Si vous voulez connaître le sort des thylacines ou savoir pourquoi le tueur porte un masque, jetez un coup d’oeil à ma page de “p’tites vites“.

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Éric

Quand le ridicule tue

par Éric - mercredi, 1 novembre 2006 - 1:38 (Cinéma, Insolite, Lectures, SF&F autre)

KilldozerDepuis qu’il existe un marché pour l’horreur, écrivains et cinéastes sont à la recherche de ce qui vous fait peur. Souvent, ils se contentent des valeurs sûres: la mort, la maladie, la folie et autres fléaux. Parfois, ils mettent le doigt sur des craintes moins évidentes: la technologie, les petites filles aux longs cheveux noirs. À force de chercher, certains deviennent désespérés ou cessent de prendre la quête au sérieux, et c’est alors qu’on plonge jusqu’aux tréfonds du ridicule… ce que je compte faire avec entrain au cours de ce billet.

Menaces animales et végétales: L’horreur la plus marquante est souvent celle perpétrée par des êtres humains. Norman Bates, Michael Myers, Hannibal Lecter et leurs confrères se feront un plaisir d’en témoigner, démonstration à l’appui. Ça reste vrai quand on pousse dans le surnaturel. Fantômes, vampires et zombies ont tous été humains, ce qui constitue une grande part de leur attrait. Même une fraction d’humain peut inspirer la frayeur.

Il n’en reste pas moins que, pour la simple frayeur physique, les animaux font très bien l’affaire. Côté dentition, Dracula pâlit en comparaison avec Jaws. Ce requin à lui seul est la cause d’innombrables atrocités, certaines commises en son nom (Jaws: The Revenge, avec sa fin re-filmée pour 75$) et d’autres produites par des imitateurs souvent médiocres. On a fait plus petit, on a fait plus gros, et on compte le faire encore avec un meilleur budget. Tous les prédateurs évidents y ont passé (serpents, alligators, grizzlys, dinosaures) ainsi que d’autres plus modestes et diverses sortes de vermine (araignées, rats, chauves-souris, plusieurs variétés de coquerelles). Chiens et chats n’ont pas été épargnés. Trop ordinaire? Sangliers vengeurs, grenouilles envahissantes, maringouins mutants (format large ou extra-large) et sangsues bourrées de stéroïdes vous attendent au club vidéo. On a aussi tenté l’approche fourre-tout. Aussi ridicules que puissent être certains de ces films, ils ont leurs lettres de noblesse: avant même Jaws, il y avait The Birds de Hitchcock. Agressions animales fait un recensement assez conscientieux de ce filon cinématographique et illustre bien comment, si ce sont surtout les films qui frappent notre imagination, nombre d’entre eux ont débuté sur papier.

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