Fractale Framboise

Éric

Auditions pour le choeur des damnés

par Éric - samedi, 21 octobre 2006 - 20:45 (Inclassé)

Vous savez ce qui s’en vient. Les feuilles mortes jonchent les trottoirs depuis des semaines. Le vent se charge de frissons. Darkness falls across the land, comme disait Vincent Price dans “Thriller”. La terre des vivants et celle des morts s’approchent et s’acoquinent avant que le fossé ne se creuse de nouveau.

Bientôt, oui, très bientôt, les commerçants sortiront leurs décorations de Noël. Juste avant, il nous reste cette fête à nulle autre pareille, cette célébration des morts et de l’au-delà, de la peur, du surnaturel, des apparences trompeuses et des bonbons: l’Halloween. Nous avons sorti les citrouilles pour l’occasion. Au cours des prochains jours, nous nous ferons un plaisir de traiter surtout de sujets de circonstance.

Pour débuter, nous vous ouvrons grand les portes (écoutez, écoutez leur grincement sépulcral!). Profitez de la section commentaires de ce billet pour nous parler de vos hantises. Quels auteurs arrivent réellement à vous faire peur? Qu’est-ce qui ne vous fait plus peur? Pourquoi consommez-vous (ou non) de l’horreur? Quel est votre souvenir d’Halloween le plus marquant? Faites-vous entendre…

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  19 commentaires

19 commentaires:    (ajoutez-en un)

  1. Laurine

    #1  Laurine   (21 octobre 2006 - 22:02)

    Et pour apprécier tout l’impact du déguisement de circonstances… videz votre cache et rafraîchissez votre page!

  2. #2  Daniel Sernine   (21 octobre 2006 - 22:54)

    Dans mon cas ce pourrait être intéressant de découvrir pourquoi je ne vais plus voir d’horreur – plus de “gore”, en tout cas. Je n’ai vu aucun Saw, je n’irai pas voir les débuts de Texas Chainsaw Massacre, et il y a plusieurs autres films de la même eau (si je puis dire) que j’ai évités ces dernières années. Dans les commerces, je lève même le nez sur bien des décorations d’Halloween, les trouvant… de mauvais goût, oui. Un peu comme l’iconographie mortuaire mexicaine, tiens.
    Le fantastique continue toutefois de m’intéresser, ainsi qu’en témoignent mes critiques dans le volet Internet de Solaris. Pourquoi cette dichotomie? À un certain âge, je gobais tout cela indifféremment. Se peut-il que le “gore” exerce un attrait spécifiquement juvénile, et que j’aurais passé l’âge? Que vous qui faites la file à Fant-Asia chaque été malgré vos 30 ou 40 ans, soyez des adolescents attardés? Hum, vite un souriard! :o) Les dernières fois que j’ai vu/entendu le programmateur de Fant-Asia, comment s’appelle-t-il, Mitch quelque chose, celui avec les cheveux très longs, j’étais embarrassé pour lui tellement il faisait, quitte à me répéter, et faut de meilleurs termes, «adolescent attardé». Vite, d’autres souriards :O) :0)

    Par ailleurs, ils sont cools, vos nouveaux avatars de circonstance (ou quelque soit le terme propre au Web que vous employez pour désigner ces icones).

  3. #3  Daniel Sernine   (21 octobre 2006 - 22:56)

    C’était faute de meilleurs termes.

  4. #4  Hugues   (22 octobre 2006 - 0:02)

    Je dois aller dans le sens de Daniel ici; sont-ce mes 40 printemps (ou automnes, by the way)? Mais moi non plus, je ne peux plus dilapider mes $$ pour voir des films comme Saw ou autres moyens (pour ne pas dire pire, mais je me retiens, je ne les ai pas vu après tout). Ce n’est pas vraiment une question d’$$, juste qu’après 20 minutes dans un film gore, je m’ennuie réellement.
    Bref, et toujours en accord avec Daniel, malgré tout, je suis moi aussi toujours amateur de fantastique.

    J’assume toutefois cette (apparente) dichotomie, puisque je me dis que dans le fantastique, il y a une histoire, et que si cette histoire justifie quelques scène horrifiques, soit, mais l’horreur pour l’horreur (lire: le gore), sans histoire qui en vaut la peine, bof, bof et rebof.
    Je dois vieillir aussi, j’imagine??

  5. #5  Hugues   (22 octobre 2006 - 0:04)

    p.s. ah, moi aussi je trouve que fractale-citrouille, c’est ben cool :)))
    À quand le blog anglosaxon Fractal-Pumpkin.com?
    ;-)

  6. Laurine

    #6  Laurine   (22 octobre 2006 - 8:15)

    Fractale Citrouille, c’est juste pour l’Halloween, parce que le nom n’a plus son caractère hypnotique (le son FR-FR) qui suggère subtilement aux lecteurs de revenir. Pour que l’effet fonctionne, ça nous prendrait un blogue Citrate citrouille, ou quelque chose du genre (Pompous Pumpkin?).

    P.S.: Moi j’ADORE le macabre mexicain. Et aussi le macabre breton du XVIe-XVIIe siècle, le sujet d’un de mes exposés à l’université. Mais comme plusieurs, je n’aime pas le gore plus qu’il faut. De telles scènes ont bien plus d’impact lorsqu’elles sont utilisées avec parcimonie dans un scénario glauque ou ironique.

  7. #7  Karl Bergeron   (22 octobre 2006 - 10:30)

    Belle présentation! Très jolie. Aura t’on droit à un maquillage du même genre pour Noël et toutes les autres fêtes qui vont suivre?

    Pour ma part, ce n’est pas l’horreur, la peur ou le gore que je recherche dans mes lectures et visionnements, c’est plutôt le malaise ou le dérangeant qui peut s’en dégager. Je cite en exemple les films: “Silent Hill” et “Thir13en Ghosts” où les images m’ont dérangées, fascinées mais où l’histoire m’a profondémment ennuyé. Le dernier livre qui m’a quelque peu dérangé est celui de P.Sénécal, “Les septs jours du Talion”, non pas pour ses scènes “gore” mais plutôt sur le concept de se faire justice soi-même.

    Quant à l’horreur elle-même, lorsque j’étais ado, j’étais un avide dévoreur de Stéphen King et j’ai lu tout son répertoire jusqu’à “Ça/It” et depuis je ne suis plus capable. Je tends donc à rejoindre l’opinion qui se dégage ci-haut et comme toute chose, ça passe avec le temps, ou pas…

  8. #8  Jonathan Reynolds   (22 octobre 2006 - 11:12)

    J’ai toujours aimé la fête d’Halloween.
    Lorsque j’étais enfant, ma mère me fabriquait elle-même de très beaux costumes : Squeletor(Masters of the Universe), Gizmo(Gremlins), Batman, et j’en passe. La dernière fois où j’ai parcouru les rues de mon petit village d’enfance, Bromptonville, j’avais quatorze ans et j’étais déguisé en Jason (Friday the 13th). Il y avait une maison hantée organisée par les scouts du coin, et j’avais eu vraiment peur! L’un d’eux s’était caché sous l’apparence d’un cadavre – je pensais que c’était un mannequin – et s’est levé d’un coup pour me saisir la jambe. Je peux vous jurer que mon cri s’est rendu jusqu’à Windsor – petite ville près de là…
    Je me souviens que mon grand-frère Francis regardait plein de films d’horreur avec ses amis, dans le sous-sol de nos parents. J’ai fait de même avec ma gang. C’était vraiment plaisant! :-)
    C’est ça qui m’a donné le goût de la peur. Ce sentiment qui, en même temps d’être dérangeant, est empreint de souvenirs. Bon, trève de nostalgie, retour à la réalité. :-/

  9. #9  Bermytal   (22 octobre 2006 - 11:55)

    J’déteste noël, c’est pas d’adon’
    La neige de mon pécule fond
    Halloween aussi vient à grands pas
    J’préfère l’orange à rouge coca.

  10. #10  Joel Champetier   (22 octobre 2006 - 13:31)

    Ce qui m’a impressionné dans le premier _Saw_, c’est la maîtrise de la réalisation. Fait par un ti-cul qui n’avait presque pas de budget, c’est un film intéressant visuellement, qui dégage beaucoup d’énergie. J’irais jusqu’à le recommander, au moins pour voir ce qui est possible de faire avec très peu de sous.

    Ce n’est pas le gore qui m’a dérangé — qui plutôt aimé la brutalité sans concession — c’est la totale invraisemblance de l’intrigue. Je le rangerais donc avec les deux films mentionnés par Karl, eux aussi intéressants visuellement, mais qui n’ont pas marché pour moi non plus.

    C’est peut-être une question de génération, comme certains le proposent ici. Ou simplement qu’on ne suspend pas tous notre incrédulité à la même hauteur.

  11. #11  Mathieu F   (22 octobre 2006 - 14:23)

    Serait-ce une question de vivre le film avec ses tripes plutôt qu’avec un esprit d’analyse?

    J’aime le concept dans Décadence, car Jigsaw ne tue pas par pur plaisir; il permet aux victimes, si elles osent et pensent, de s’en sortir. Cependant, moi aussi j’ai protesté lors des révélations improbables du premier film. Cependant, j’ai quand même apprécié le second et j’irai voir le troisième avec plaisir.

    Mathieu

  12. Eric

    #12  Eric   (22 octobre 2006 - 21:32)

    Hugues, Laurine: Pompous Pumpkin… j’aime bien. Ça pourrait donner un logo ou une mascotte intéressante, et ça nous donnerait l’occasion d’écrire de longues critiques au style ampoulé et dédaigneux. “Funky Pumpkin” serait bien aussi, dans un autre genre.

    Karl: Nous n’avons pas de plans pour d’autres looks thématiques, mais on ne sait jamais. Fractale Marmotte, peut-être, pour le 2 février? Fractale Kippour?

    Bon point pour ce qui est du malaise et du dérangement. Le gore a sa place, mais le cinéma l’exploite trop souvent aux dépens de l’intrigue. C’est une épice, disons: ça donne du piquant mais ce n’est pas nourrissant.

    J’apprécie surtout l’horreur surnaturelle: ce que je recherche, c’est le frisson qui provient du contact avec l’étrange, l’anormal, l’impossible. Le sentiment de désorientation aussi, quand tous nos repères deviennent suspects, quand on ne peut plus se fier à nos propres sens, quand on doit réviser notre conception du monde. Un de mes auteurs favoris du genre, Clive Barker, fait dans le très sanglant par moments mais arrive toujours à jumeler ça avec des idées mémorables. Il fait de moins en moins d’horreur, par contre…

    Oui, c’est peut-être une question de génération, en partie. Au panel “Peut-on encore choquer” au dernier congrès Con*Cept, on faisait remarquer que les adolescents sont particulièrement friands de gore, et que les femmes en général le sont sans doute moins. Qu’en disent nos lectrices?

    Ça peut être une question de vivre l’oeuvre avec ses tripes, comme le dit Mathieu. C’est en partie à ce niveau que j’ai apprécié The Descent, mais ça ne m’empêche pas de décrocher quand ça devient trop invraisemblable. Je ne saurais me prononcer sur Saw, par contre, puisque je ne l’ai pas vu.

  13. #13  Matthieu G.   (23 octobre 2006 - 0:02)

    Mi-Saoul et incapable de dormir, ma plus grande peur est de rentré au bureau demain !

    Je déteste l’halloween. S’habillé en noir perd tellement de son charme. Jonnhy Cash partageais surment mes sentiments.

    Le gore n’est pas plus adolescent que le rouge ou les patins. C’est dans la manière de l’utiliser que l’adolescent attardé se fait sentir. Hostel était nul à chier, les films de Park Chan-wook sont génials. Des tripes ne remplacent pas une bonne intrigue, sauf peut-être pour un Haruspices.

    J’ai peur des politiciens, des mantes religieuses (surment freudien), de la bouche de Julia Roberts (surment PAS freudien), de l’engagement et du célibat.

    Sur ce…je retoune à mon repaire du mal !

    P.S. : Si mon commentaire ne fait aucun sens, blâmez la logique, maitresse bornée qui jamais ne s’adapte à ma réalité !

  14. #14  Pascale Raud   (23 octobre 2006 - 10:28)

    En ce qui me concerne, l’horreur ne me fascine pas pour elle-même. Je préfère les films angoissants : pour Saw, j’ai aimé le 1, à cause de l’angoisse, de l’attente, parce qu’on ne savait pas. Le 2 m’a déçu, car les réalisateurs avaient cette fois-là ciblé sur le visuel gore, plutôt que sur l’angoisse. Mais ça ne m’a pas terrifié.

    Un film que j’ai beaucoup aimé, à cause justement de ce côté angoissant et psychologique (et auquel Saw a pas mal emprunté : vous vous en apercevrez si vous le voyez), c’est Cube. Je n’ai pas vu ni le 2, ni le 3, ayant peur d’être déçue qu’une suite où le gore prend le pas sur le reste.
    J’ai aussi pas mal flippé devant Blairwitch Project, bien que je l’ai regardé, par précaution un dimanche après-midi. Et aussi un film qui s’appelle Mr. Frost, avec Jeff Globlum, vu alors que j’avais 12 ans (si vous le voyez, vous saurez pourquoi j’ai eu des angoisses pendant des semaines dans le noir.
    Et… Alien : je me souviens avoir vu le 2 un dimanche après-midi (encore un) avec ma grande soeur. Il pleuvait, il y avait de l’orage. On arrive à la scène où la petite fille s’endort tranquillement : c’est une scène calme, mais l’angoisse est là, car on sent qu’il va se passer quelquechose. D’un seul coup, il y a du bruit et… panne de courant généralisée dans la maison. La télé s’éteint, la lumière, et l’orage se déchaîne. J’ai mis plusieurs années avant de vouloir revoir Alien 2.

    Ce qui me fait peur : la folie ordinaire, qui fait basculer soudainement la réalité / les légendes urbaines, qui représente bien l’amplification des angoisses modernes / les légendes bretonnes et leurs histoires de korrigans (ce sont mes racines directes) : conduire la nuit sur les petites routes sinueuses de Bretagne sans éclairage aucun après avoir lu la légende de la Dame blanche… tomber sur un rituel celtique païen alors qu’on se promène sur la falaise près du moulin… (Conseil lecture : La Légende de la Mort de Anatole Le Braz)/ les films et les romans de terreur japonais, si chirurgicalement précis dans la montée de la terreur, que l’expression “Avoir les cheveux dressés sur la tête” n’est pas juste une métaphore.

    Éric dit : “le frisson qui provient du contact avec l’étrange, l’anormal, l’impossible” “quand on doit réviser notre conception du monde”. Je crois que c’est une définition qui me convient assez bien : quand le danger le plus grand n’est pas à l’extérieur de nous, mais bien à l’intérieur, alors nous risquons de nous détruire bien plus, car il ne s’agit d’un ennemi que nous pouvons combattre physiquement. C’est de la terreur pure, car elle n’a pas de nom.

  15. #15  claude   (23 octobre 2006 - 11:09)

    Moi aussi je partage l’avis d’Éric. C’est le frisson, le vertige qui détermine l’efficacité d’un film ou d’une histoire. Un peu de sang et de tripes, c’est un assaisonnement, mais il en faut vraiment très peu. Quand il y en a trop, on devient blasé et ça n’a plus aucun effet.

    Il y a effectivement du bon dans cette vague récente de films d’horreur crue comme le premier Saw. Le deuxième était de trop puisque ça roule sur la même chose.

    Dans la même veine, j’ai aimé Hostel, surtout parce que certains aspects de la vie dans les pays de l’Est sont terriblement réalistes. Ces bandes d’enfants errants qui terrrorisent les villes, c’est très réel et c’est loin d’être nouveau. Même chose pour cette façon de piéger les touristes.

    Quant aux films purement et classiquement hollywoodiens, avouons-le, il s’agit pour la plupart de misérables navets qu’on voit venir de loin. Plus il y a de «gros noms» au sommaire, plus c’est dérisoire. Mais on le sait, les Américains n’ont plus d’idées depuis longtemps. Non seulement reprennent-ils à leur manière sirupeuse ce que font les autres, mais ils se resucent eux-mêmes.

    Par ailleurs, j’aime la vague de films japonais comme Ringu, Ju-On et Marebito (si comme moi un thème aussi éculé et galvaudé que le film de vampire vous donne envie de vomir juste à voir le mot, vous prendrez un plaisir immense à voir ce film). Comme je ne suis pas un expert en cinéma et que je n’ai pas une bonne connaissance de ce qui se fait ici et là, ces films ont été pour moi comme une bouffée de fraîcheur.

    En littérature, nous sommes aussi dans une période de surenchère «d’effets spéciaux». Quoique la maladie soit nettement moins grave dans la nouvelle. Vous allez rire, mais ce que je trouve le plus efficace, ce sont ces vieux croûtons d’il y a un siècle qui arrivaient à tisser une atmosphère terrible et à nous jeter en bas de notre chaise avec, bien souvent, une toute petite chose de rien du tout mais amenée avec grand art. J’ai retrouvé un peu de cet art, voici quelques années, dans le film «Les Autres».

    Sinon, j’ai l’impression que ça ne se fait à peu près plus. Remarquez, j’ai toujours des années et des années de retard dans mes lectures.

  16. #16  Caroline L.   (23 octobre 2006 - 18:34)

    Bravo pour le “fractale citrouille”!

    J’adore l’halloween, mais (étant fille et “vieille” ;-p) je n’aime pas vraiment les films de gore. Comme Éric et Claude font remarquer c’est une épice. Malheureusement souvent mal utilisée. J’en profite pour déplorer le fait que la majorité des films de SF et d’horreur ne sont souvent une piètre excuse pour nous filer un mauvais film d’action. :-(

    Ceci dit, malgré ma mi-trentaine bien sonnée, je fais la file pour voir qqs film “Fantasiesque” chaque année. Règle générale, la moitié de ceux que je vois me déçoivent. Mais bon. L’ambiance est imbattable et j’ai vu des films lors de ce festival que je n’aurais jamais pu voir ailleurs. Et Mitch à lui seul vaut le déplacement. ;-)

  17. #17  Hugues   (25 octobre 2006 - 22:03)

    Mathieu; malheureusement, il m’est totalement impossible de pouvoir vivre un film avec mes trippes s’il est tellement mal foutu que même pas besoin d’un gramme d’esprit d’analyse pour s’en rendre compte.
    je suis généralement un bon public, j’ai une bonne capacité d’adapter ma suspension d’incrédulité, mais je refuse de me faire prendre pour un imbécile, et quand un scénariste fait ça, eh ben, il a beau verser du sang, avoir le meilleur éclairage et les meilleurs FX, tout ça malgré un budget incroyablement bas mais qui ne transparaît pas à l’écran, je ne me rendrai jamais au niveau nécessaire pour même juger de ces choses, j’aurai décroché avant. En fait, quand je peux écrire le trois-quart du scènario sur un napkin dans les 15 premières minutes, c’est en général mal parti.

    Joel: Te souviens-tu d’une projection que nous avons vus ensemble en Abitibi et où tu t’es penché vers moi à un moment pour me dire: «À sa place, je n’irais pas avec les figurants» :). Exemple patent de prévisibilité idiote, mais au moins pas incohérente.

    Ceci dit, mon plus impressionnant souvenir d’Halloween récent remonte déjà à une couple d’années; et c’est la projection privée de The Others, avant sa sortie, un soir à minuit et mon retour à pied vers mon appartement (puisqu’il n’y avait plus de bus à 2h30 du matin à Vancouver), dans les rues désertes et noires… Désertes, sauf certains mouvements dans les boutiques fermées, que je ne pouvais voir que du coin de l’oeil, et le vent sifflant qui emportait les déchets sur les trottoirs et en faisait des petits objets aux apparences vivantes et inquiétantes, se déplaçant silencieusement aux abords de mon champs de vision angoissé.

  18. #18  Benoit   (11 janvier 2007 - 23:03)

    Ça n’a aucun rapport avec le sujet, mais une étrange coïncidence : je lis ces commentaires en écoutant Adore des Smashing Pumpkins.

    Qui a dit que la synchronie n’existe pas ?

  19. #19  Naomi Mercier Pariseau   (16 octobre 2007 - 16:49)

    Bonjours !

    Je m`appelle Naomi et j`ai 12 ans.
    J`aimerais pouvoirs faire partie d`un film !
    Je danse depuis l`age de 4 ans et j`ai pris des cours
    de téhatre a lage de 6 ans et j`ai arraité a lage de 11 ans.
    Si vous avez une place pour moi dans un film de danse ou autre moi cela me ferais un grand plésirs.

    Merci !

    Naomi Mercier Pariseau

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