Archives: octobre 2006
par Laurine - dimanche, 29 octobre 2006 - 20:35 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Une jeune fille de seize ans, qui restera anonyme tout au long des 1000 pages du roman, découvre dans la bibliothèque de son père (un ambassadeur d’origine américaine qui réside à Amsterdam) un livre ancien des plus étranges. Toutes ses pages sont blanches, sauf la page centrale sur laquelle sont imprimés un dragon et un nom: Drakula. Elle trouve aussi de bien curieuses lettres qui débutent par la phrase «Cher et infortuné successeur». Peu à peu, elle mettra le pied dans une vaste enquête ayant débuté dans les années 1930 pour retracer la tombe de Vlad Tepes, le voïvode sanguinaire de Roumanie.
Le récit s’articule essentiellement autour de trois points de vue: l’héroïne anonyme en 1972, son père (Paul) dans les années 1950, et le directeur de thèse de ce dernier (Bartholomew Rossi) dans les années 1930. Le tout repose sur un échange épistolaire entre les protagonistes, ce qui nous amène d’une époque à l’autre, où se croisent moult historiens, archivistes et chercheurs en tout genre. Sur chacun plane une menace inquiétante, car quiconque s’intéresse de trop près à Dracula reçoit des avertissements on ne peut plus explicites… jusqu’à la disparition pure et simple du curieux. L’enquête mène le lecteur à Istanbul et aussi dans l’Europe de la Guerre froide. Sur cette époque passée — narrée au temps présent — se superpose une histoire encore plus ancienne et sanguinaire, celle de l’avancée inexorable des Ottomans que Vlad Tepes a si férocement combattus.
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par Laurine - vendredi, 27 octobre 2006 - 20:36 (Arts visuels, Insolite)
L’auto-stoppeuse de l’au-delà
Dans le style du Blair Witch Project, des jeunes se filment en train de discuter de tout et de rien. Les événements prennent une tournure étrange lorsqu’ils font monter une autostoppeuse. L’histoire est totalement fictive, bien sûr, mais ce court film est fort bien monté. La caméra «de nuit» donne même un éclat surnaturel aux yeux des protagonistes. Seul bémol, il ne se passe rien d’intéressant pendant les quatre premières minutes du vidéo.
Montage fantômatique
Une série de photos truquées montrent des fantômes en tout genre — photos que vous avez peut-être même vues dans les pseudos documentaires du Canal Z à une certaine époque. De plusieurs clichés se dégage une belle ambiance gothique, et d’autres surprennent. La photo la plus dérangeante est sans doute celle de la face démoniaque qui apparaît dans la fumée du World Trade Center (pas un trucage, apparemment). Nous l’avons tous vue à la une des journaux il n’y a pas si longtemps. Celui qui parviendra à identifier la musique qui sert de toile de fond gagne une framboise virtuelle et mon estime de mélomane du dimanche (un indice: ce n’est pas du Tomita).
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par Eric - mercredi, 25 octobre 2006 - 11:00 (Cinéma, Lectures, SF&F autre, SF&F francophone)
Pour ceux qui veulent célébrer l’Halloween chez eux, bien au chaud, la soirée de films d’horreur est une valeur sûre. Quelques suggestions:
- The Devil’s Backbone (El espinazo del diablo, en version originale) est un véritable bijou: une histoire de fantôme très bien tournée, située dans un orphelinat vers la fin de la guerre civile espagnole. Son ambiance subtile l’apparente à des films comme The Sixth Sense ou The Others (à voir aussi), mais les éléments d’horreur y sont légèrement plus musclés. Le film a sa saveur propre, due en partie à ses circonstances particulières (l’Espagne de 1939) et surtout à son réalisateur, l’excellent Guillermo Del Toro. En fait, une soirée Del Toro ne serait pas déplacée pour l’Halloween: Cronos approche le vampirisme de manière originale, Blade II et Hellboy donnent dans la bande dessinée d’horreur fort divertissante (le premier a plus d’action, le deuxième est meilleur et plus léger), et même Mimic a ses moments (le concept de base me donne la chair de poule). À ne pas manquer en décembre: Pan’s Labyrinth.
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par Laurine - mardi, 24 octobre 2006 - 18:54 (Arts visuels, Insolite)
Whack your boss
Un employé sans défense est harcelé par son patron de l’enfer. Coincé dans sa cellule, il ne peut fuir l’horreur qui s’abat sur lui. Mais ne craignez rien! Seize armes sont dissimulées autour de lui. Saurez-vous les trouver?
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par Eric - mardi, 24 octobre 2006 - 0:13 (Cinéma, Montréal et environs, SF&F autre, SF&F francophone)
Alors, que faire en cette sinistre saison?
Du 27 octobre au 5 novembre, les Montréalais auront droit à une nouvelle production du Théâtre Sans Fil, une compagnie québécoise de marionnettes géantes qui avait déjà adapté Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit. Cette fois-ci, il visiteront l’univers de Clive Barker avec Le Royaume des Devins, épisode 1 (inspiré de Weaveworld, pour ceux qui l’ont lu en anglais). Je ne sais pas encore si j’investirai les 35 à 52$ exigés, mais je suis plutôt curieux de voir comment les visions mémorables de Barker peuvent se concrétiser en marionnettes. Notez que le spectacle “vise un public averti en raison de la teneur de ses propos éminemment adultes”.
L’événement est lié à la Grande Mascarade, qui en est cette année à sa troisième édition. Le site web annonce un thème pour chaque jour: “insolite et épouvante” le vendredi 27, “science-fiction et anticipation” le samedi 28, et “fantastique et mythologie” le dimanche 29. Le deuxième thème en particulier me surprend: le lien entre SF et Halloween est ténu, le grand public n’est pas si friand de SF, et le mot “anticipation” doit être encore moins vendeur. J’ai l’impression que l’utilisation du thème sera surtout cosmétique; tant mieux si je me trompe. Les descriptions du programme sont curieusement brèves et cryptiques. J’irais peut-être voir “L’accident”, dont on dit que “La Mort y sera en attente de sa prochaine victime…”, mais s’agit-il d’un opéra, d’un rave, d’une projection de film en plein air, d’un ballet automobile?
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par Laurine - lundi, 23 octobre 2006 - 16:55 (Arts visuels, Plogues)
Le très estimé Claude Bolduc, des Éditions Vents d’ouest, m’a fait savoir que le roman Cauchemar aveugle de Fernande D. Lamy est en nomination pour le Prix du Gouverneur général. L’annonce des lauréats et la remise des prix aura lieu à Toronto le 21 décembre.
Par ailleurs, le jour suivant, les éditions Médiaspaul m’envoyaient un message m’annonçant que le roman Samuel de la Chasse-galerie de Michel J. Lévesque était en nomination, lui, pour le Prix Cécile-Gagnon. L’annonce des lauréats et la remise des prix aura lieu lors du Salon du livre de Montréal à la fin du mois de novembre.
Une saison très fructueuse, donc! Félicitations aux nominés, et bonne chance!
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par Eric - samedi, 21 octobre 2006 - 20:45 (Inclassé)
Vous savez ce qui s’en vient. Les feuilles mortes jonchent les trottoirs depuis des semaines. Le vent se charge de frissons. Darkness falls across the land, comme disait Vincent Price dans “Thriller”. La terre des vivants et celle des morts s’approchent et s’acoquinent avant que le fossé ne se creuse de nouveau.
Bientôt, oui, très bientôt, les commerçants sortiront leurs décorations de Noël. Juste avant, il nous reste cette fête à nulle autre pareille, cette célébration des morts et de l’au-delà, de la peur, du surnaturel, des apparences trompeuses et des bonbons: l’Halloween. Nous avons sorti les citrouilles pour l’occasion. Au cours des prochains jours, nous nous ferons un plaisir de traiter surtout de sujets de circonstance.
Pour débuter, nous vous ouvrons grand les portes (écoutez, écoutez leur grincement sépulcral!). Profitez de la section commentaires de ce billet pour nous parler de vos hantises. Quels auteurs arrivent réellement à vous faire peur? Qu’est-ce qui ne vous fait plus peur? Pourquoi consommez-vous (ou non) de l’horreur? Quel est votre souvenir d’Halloween le plus marquant? Faites-vous entendre…
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par Christian - samedi, 21 octobre 2006 - 12:42 (Critiques, Lectures, SF&F autre)
Le moins que l’on puisse dire, c’est que plusieurs attendaient ce roman. Vernor Vinge, n’est pas, après tout, qu’un simple auteur de science-fiction. En plus de ses qualifications comme mathématicien et informaticien, il est devenu l’authentique Pape de la Singularité –celui qui a chambardé tout un genre par une simple supposition. De plus, il a l’agaçante habitude de gagner des Prix Hugo pour ses œuvres majeures : Ses deux derniers romans, A Fire Upon the Deep (1992) et A Deepness in the Sky (2000) ont récolté des Hugos, tout comme ses novellas «Fast Times at Fairmont High» (2001) et «The Cookie Monster» (2004). Pas particulièrement prolifique, la sortie de chacune de ses œuvres est un événement.
Voici donc Rainbows End (pas d’apostrophe, pour de moins bonnes raisons que vous ne pouvez l’imaginer), un roman situé à peine vingt ans dans le futur, dans une Californie sur le précipice de la Singularité. L’Internet s’est emballé et a pris contrôle de la réalité, alors que de plus en plus de gens peuvent choisir de vivre dans un monde superposé sur «le réel», que tous peuvent se servir de techniques de manufacture impossible aujourd’hui, que le contrôle des réseaux est devenu essentiel aux forces militaires. Ce futur promet une cure pour l’Alzheimer, un système d’éducation radicalement différent, une connectivité réseau universelle et, dans un registre moins réjouissant, le potentiel de contrôler les pensées d’autrui.
Et c’est là que commence l’intrigue de Rainbows End, dans un premier chapitre à bout de souffle: Les services secrets européens veulent découvrir qui a développé la technologie YGBM (You Gotta Believe Me : Tu dois me croire) et retiennent les services d’un mystérieux «Rabbit» pour percer le voile. Sauf que, dans un de ces retournements abracadabrants compressés dans les quelques premières pages du roman, le chef des services secrets européens est celui derrière YGBM, et «Rabbit» est probablement beaucoup plus qu’un simple détective…
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par Laurine - vendredi, 20 octobre 2006 - 18:26 (Critiques, Société)
Malgré l’instauration d’une théocratie en bonne et due forme aux États-Unis, et vraisemblablement à cause d’elle, des auteurs américains n’hésitent pas à critiquer ouvertement l’omniprésence de la religion au pays. Si l’athéisme est parfaitement intégré de ce côté-ci de la frontière (et surtout au Québec où les gens ont développé une allergie notoire à la religion), il faut se rappeler qu’au Sud, il s’agit d’une position controversée. En 1999, d’après un sondage Gallup, 49 % des Américains auraient accepté d’élire un athée à la Présidence. En 2006, cette proportion a chuté à 14 %.
Dans Letter to a Christian Nation, Sam Harris fait part de ses inquiétudes face à la religiosité rampante de ses concitoyens. L’ouvrage est exactement cela, une lettre, rédigée au «je» et s’adressant surtout aux radicaux, bien que l’auteur érafle au passage les modérés en blâmant leur complaisance. L’ouvrage est petit, du même format qu’un livre de poche, et fait dans les 90 pages. C’est vite lu, certes, mais c’est bourré d’arguments. En ce qui me concerne, je suis déjà vendue d’avance à l’athéisme, mais je trouve rassurant d’entendre des États-Unis un autre son de cloche que celui des preachers.
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par Christian - jeudi, 19 octobre 2006 - 22:35 (Arts visuels, Ottawa)
Un des aspects les plus méconnus de la région de l’Outaouais/Gatineau est son influence dans le domaine de la bande dessinée canadienne française. En plus d’un programme universitaire en bande dessinée internationalement reconnu, la région se fait également l’hôte d’un festival annuel dédié à la BD: Le Rendez-vous international de la bande dessinée de Gatineau, maintenant à sa septième édition.
Je ne pourrais y être par manque de temps, mais il serait difficile de passer cet événement sous silence, surtout lorsqu’on considère qu’il est partiellement logé dans les somptueuses pénates du Musée canadien des civilisations: Pourquoi ne pas vous payer une journée d’histoire, de film IMAX et de BD? N’oubliez pas de dire bonjour au sympathique Paul Roux si vous le croisez, étant donné son rôle déterminant à faire de Gatineau une plaque tournante de la BD franco.
Ceci dit, j’ai quand même été y passer quelque minutes jeudi soir, question de dire bonjour à Michèle Laframboise, qui était sur place pour présenter deux nouveaux albums, Séances de signatures (fraîchement paru) et La Plume Japonaise (disponible depuis juillet). Dans les deux cas, on reconnaîtra l’humour sympathique de Laframboise et la façon dont elle sait livrer un bon divertissement. La Plume Japonaise, paru en juillet dernier pour le festival Fantasia, s’attaque gentiment aux clichés des Mangas. (Les habitués du fanzine MensuHell auront suivi la série du numéro 54 au numéro 77)
Mais La Plume Japonaise trouve également sa genèse dans une autre série de Laframboise, “Le fanzinat BD pour les nuls”, une série dans laquelle Laframboise décrit les mésaventures d’une dessinatrice pendant des séances de signatures. Réalisé en une série de planches inspirées de faits vécus, parions que cet album saura rejoindre les légions d’auteurs qui en voient de toutes les couleurs en attendant d’être riches et célèbres. Notons au passage le titre de quelques pages: “Le fan qui essaie d’être gentil”, “La journaliste culturelle”, “Le fan qui cruise pour obtenir un album gratuit”, “Le fan qui vient de sortir de prison”, “Les dévoreurs de signets”, “Le fan qui vous prends en pitié”, “Le palmarès des 12 phrases les plus surréalistes prononcés par des fans de bonne volonté” ainsi que ma planche favorite (parce que j’y était), “Le signal d’alarme fou”. Ceux qui étaient au congrès Boréal en 2006 ont déjà eu l’occasion de voir plusieurs de ces planches, mais ça ne se compare pas au format pratique de l’album.

Fidèle à la tradition des dédicaces illustrées, Michèle s’est même livrée à une caricature de votre humble reporter.
On comprendra que tous les auteurs qui fréquentent Fractale Framboise se reconnaîtront dans ces mésaventures. (On notera que Jean-Louis Trudel se trouve sur la couverture arrière de l’album, donnant le punch à un gag aussi photographique que drôle/déprimant.) Pour les purs lecteurs, ce sera plutôt un aperçu de ce qu’est la vie de l’autre côté de la table.
L’album est disponible pendant tout le Rendez-vous de la BD de Gatineau, et se vend (entre autres) à la librairie Fichtre! de Montréal.
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par Eric - mercredi, 18 octobre 2006 - 18:58 (Montréal et environs, SF&F autre, SF&F francophone)
Pour qui en a fréquenté quelques-uns, les congrès de science-fiction et de fantastique ont tous quelque chose de rassurant. On y retrouve chaque fois les mêmes types de gens, quand ce ne sont pas carrément les mêmes visages. On habite un petit univers clos: même lorsqu’on sort manger, on le fait en groupe en apportant le vocabulaire, l’attitude et les blagues d’initié propres à ce milieu. À chaque congrès, on se replonge dans cet univers comme si on n’en était jamais sorti.
J’ai donc passé à Con*Cept une fin de semaine agréable et faible en surprises. Une distinction cette fois-ci, tout de même: j’étais panéliste et maître de cérémonies francophone. Je précise la langue car, bien que Con*Cept soit surtout un congrès anglophone, on y trouvait encore cette année un volet francophone (merci à Christian pour son travail de programmation, d’ailleurs). En tant que MC, j’avais le plaisir de travailler de pair avec Larry Stewart, un vétéran du milieu. Stewart est un entertainer naturel; souvent, on lui donne une heure au programme où il improvise librement et se charge de faire mourir de rire son auditoire. Il ne tarit jamais d’anecdotes et d’imitations allant de Scotty au Docteur de Doctor Who (lequel? n’importe lequel, Stewart maîtrise la voix de chacun des acteurs qui ont tenu le rôle). C’est aussi un illustrateur, comme en témoigne son mystérieux cahier à la Léonard de Vinci, bourré d’esquisses et de notes cryptiques. D’instinct, je me suis fait le straight man de notre duo.
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par Christian - lundi, 16 octobre 2006 - 23:20 (Montréal et environs, SF&F francophone)
Feuilletant à travers mes compte-rendus précédents de congrès, vous constaterez rapidement que j’ai tendance à parler de conventions en termes écologiques: niches, écosystèmes, viabilité et le reste. Il y a de bonnes raisons pour cette métaphore: une convention apte à survivre longtemps sait se spécialiser, que ce soit en termes régionaux ou thématique. J’ai déjà comparé Readercon à Worldcon, par exemple, un duo qui illustre le paradigme des congrès ciblées à un public bien spécialisé vis-à-vis les conventions généralistes qui tentent d’attirer tout le monde à la fois. En termes qui risquent d’être plus familiers aux lecteurs de ce blog, Con*Cept est à Boréal ce que Worldcon est à Readercon.
Con*Cept tente d’être le grand rendez-vous de famille de tous les fandoms montréalais, avec des tentacules jusqu’à Québec d’un côté et Toronto de l’autre. Costumes de Star Wars dans les corridors, exposition d’œuvres d’art, grande salle des marchands dominés par des choses qui ne sont pas des livres, démonstration d’armes, anime et autres étaient au programme. Pour ceux qui savent être fan de SF mais ignorent encore quelle est leur spécialité, Con*Cept est un bon endroit pour intégrer son sous-groupe SF. C’est également une aubaine pour ceux qui ont un pied dans plus d’un fandom différent.
En revanche, ce type de convention demande une masse critique beaucoup plus importante que la convention spécialisée. La SF est une très grosse tente, mais chacun a tendance à s’asseoir à une table spécifique, et le nombre de tables sous la tente peut donner l’impression qu’on est presque isolé au milieu d’une foule. L’environnement fanique montréalais s’est considérablement compliqué depuis quelques années : s’il y a moins de clubs de SF, la métropole a vu l’éclosion de conventions spécialisées telles Otakuthon (anime) et Royalcon (jeux), en plus d’événements relativement bien établis comme Fantasia (média) à un bout du spectre de magnitude, et Boréal (lit.franco) à l’autre. Ajoutez des one-shots prometteurs tels farthingparty (lit.anglo), et Con*Cept peut avoir l’air de danser sur des chaises qui n’arrêtent pas de bouger.
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par Laurine - samedi, 14 octobre 2006 - 10:00 (Critiques, SF&F autre)
L’auteur Ed McBain a eu l’idée de réunir dans un volume une dizaine de novellas inédites écrites par autant d’auteurs connus. Avec ses dix mille à quarante mille mots, une novella se situe quelque part entre la nouvelle et le roman. Cette longueur est probablement une bénédiction pour certains et une malédiction pour d’autres, tout dépendant à qui vous posez la question. McBain, lui, a eu de la difficulté à trouver neuf auteurs établis dont l’horaire chargé ne constituait pas un obstacle pour participer au projet. Le résultat est publié chez Forge sous le titre de Transgressions et fait presque 800 pages.
Ce volume a ensuite été fractionné de manière à constituer des bouquins regroupant deux ou trois novellas chacun. Celui qui nous intéresse combine «The Things They Left Behind» de Stephen King et «The Ransome Women» de John Farris.
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par Laurine - mercredi, 11 octobre 2006 - 16:55 (Arts visuels, Critiques, SF&F autre, Société)
Jusqu’ici, c’est pari tenu: la deuxième saison de Lost s’avère à la hauteur de la première. La série n’hésite pas à aller de l’avant en explorant de nouvelles pistes et en variant ses intrigues. L’un de ses points forts consiste à résoudre certains mystères au bout de quelques épisodes. Le scénario évite ainsi de s’enliser, mais conserve toutefois son format: une intro accrocheuse, un récapitulatif des événements (parfois inutile, je l’avoue), des séquences sur l’île au temps présent entrecoupées de retours en arrière. Encore une fois, nous avons droit à un tissage ingénieux où les personnages se croisent, parfois sans se voir.
La première saison nous laissait devant une écoutille fermée. À la fin de la deuxième, le récit a beaucoup avancé en nous montrant une série de stations équipées de systèmes informatiques. Celles-ci forment un réseau sur l’île, un peu à l’image des jeux vidéo Myst. Peut-être est-ce là une des sources d’inspiration des scénaristes puisqu’à la base, le principe est le même: dans un monde inconnu aux frontières délimitées, il y a un certain nombre de puzzles à résoudre et ceux-ci mènent vers de nouvelles énigmes à élucider. Pour compliquer les choses, les indices sont éparpillés, parfois cachés. Moi qui me suis toujours demandé à quoi une transposition télévisuelle ou cinématographique de ces jeux vidéo pouvait ressembler, me voilà comblée.
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par Christian - lundi, 9 octobre 2006 - 21:53 (Montréal et environs, SF&F autre, SF&F francophone)

Pour ceux qui s’ennuieraient du congrès Boréal, ou qui n’auraient pas encore réalisé que l’événement se tient maintenant au printemps, j’ai de bonnes nouvelles : C’est en fin de semaine (13-15 octobre) que se tiendra Con*Cept 2006, «l’autre» convention montréalaise de science-fiction et de fantastique. Mieux encore : il y aura un bon fil de programmation francophone durant l’événement, qui comptera entre autre Élisabeth Vonarburg comme invitée d’honneur, Éric Gauthier comme animateur, et des participants tels Patrick Senécal, Yves Meynard et Jean-Louis Trudel…
Même si les buts communs de Boréal et de Con*Cept sont de promouvoir, explorer et célébrer les genres de l’imaginaire, il y a des différences assez importantes entre les deux événements: Boréal ne tente pas de déguiser ses racines littéraires, et la place qu’on y accorde aux manifestations non-écrites de la SF&F laisse parfois à désirer. Con*Cept, en revanche, tente de réunir toutes la manifestations du fandom sous un même hôtel en même temps. Il y aura des costumes, des spécialistes de la SF au petit écran (dont l’acteur Steve Bacic et le réalisateur David Winning), des démonstrations d’armes blanches, un encan, beaucoup de science, une bonne salle de vente et bien plus! Ouf! Avons-nous mentionné que l’auteur anglophone invité d’honneur est nul autre que Robert Charles Wilson, récipiendaire du prix Hugo 2006 pour son roman Spin?
La programmation comptera jusqu’à quatre courants simultanés, tournant autour de la lecture, l’écriture, la SF média, la science, le fandom, les genres et tout le reste. Je suis particulièrement fier de la programmation francophone, puisque (kof-kof) c’est moi qui l’ai mise en place. Ahem. (Laurine n’était pas la seule avec une bonne charge de travail depuis quelques semaines.) Mais les habitués de Boréal reconnaîtront sans doute l’esprit irrévérencieux des tables rondes prévues: Le barbecue des vaches sacrées, Savants fous et autres mythes scientifiques, Thérapie de groupe: Bibliomanes anonymes, Le cool est-il l’ennemi du mieux?, Discussion par la bande annonce, Comment éviter la singularité et ainsi de suite. De plus, Con*Cept offre l’opportunité de rencontrer des gens intéressants qui s’intentifient tous plus où moins à la grande famille de la SF&F. Il y aura des représentations de Contamination Magazine et d’Arion Anticipation, par exemple, en plus des communautés faniques montréalaises qui existent sans doute sous votre nez. (Et je n’ai encore rien dit au sujet des la programmation anglophone!)
Bref, c’est un rendez-vous pour les amateurs montréalais des genres de l’imaginaire. Si vous êtes en manque de temps, assurez-vous d’être là le samedi pour l’essentiel de la programmation. Si vous n’êtes pas trop certain d’aimer ça, venez faire un tour le vendredi après-midi/soir (prix d’entré : $10, comparable à un billet de cinéma) et venez rencontrer un groupe d’enthousiastes tout aussi convaincus que vous!
Fractale Framboise y sera, prête à discuter de SF&F à la moindre excuse. Venez nous dire bonjour –et tentez d’être gentil quand vous vous plaindrez du manque de mises à jour régulières du blog! Le Days Inn où se déroulera Con*Cept a habituellement un excellent service Internet sans fil: Si tout va bien, nous serons en mesure de vous offrir quelques images du congrès au fil de son déroulement.
Après la (suite…), un aperçu exclusif de la programmation francophone de Con*Cept 2006.
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