Fractale Framboise

Archives: juillet 2006

Christian

Prix Hugo 2006: Hugomania!

par Christian - dimanche, 30 juillet 2006 - 1:33 (Critiques, Insolite, SF&F autre)

Illustration: Prix Hugo 2006Ou: Commentaires sur la course dans la catégorie du meilleur roman, tel que présenté sous forme de retranscription d’un tournoi de lutte télédiffusé.

(Ouverture à l’aide de logo numériques et d’une introduction musicale forte en cymbales: Ceci est une présentation de l’unité des sports de Fractale Framboise. Woosh! Woosh! Des couvertures de livres explosent à l’écran, représentant une succession des grands romans de science-fiction de 1951 à aujourd’hui. Les logos et la musique, une version à peine modifiée du thème de la Soirée du Hockey, cèdent progressivement la place à nos deux animateurs: Ron Fournier et Gilles Tremblay.)

Illustration: Hugomania 2006!Gilles: Bonjour mesdames et messiers et bienvenue à Hugomania 2006! Soirée excitante ici même à Anaheim alors que quatre des livres en lices pour le Hugo du meilleur roman vont se taper dessus pour décider lesquels méritent de rentrer à la maison avec la grosse fusée.

Ron: Rappelons tout de même, cher Gilles, que tout ceci se déroule exclusivement dans la tête de l’auteur de ce billet.

Gilles: Et donc que le résultat n’a aucune valeur en ce vrai monde, à part peut-être celle du divertissement.

Ron: Et encore là.

Gilles: Mais décrivons ce qui va se passer ce soir.

Ron: Il s’agit d’un tournoi d’élimination où les mérites des livres seront comparés l’un à l’autre en deux rondes, passant de quatre livres à deux, puis au grand gagnant.
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Christian

Prix Hugo 2006 : Les autres catégories

par Christian - samedi, 29 juillet 2006 - 19:15 (Critiques, SF&F autre)

Outre les fictions, les Prix Hugo 2006 sont remis dans pas moins de neuf autres catégories –ou dix, si on inclus le prix John W. «not a Hugo» Campbell. Ces catégories donnent une bonne excuse pour s’intéresser aux autres aspects de la SF d’aujourd’hui. Donc, dans un ordre approximatif…
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Christian

Prix Hugo 2006 : Les nouvelles

par Christian - vendredi, 28 juillet 2006 - 23:46 (Critiques, SF&F autre)

Illustration: Prix Hugo 2006Hé oui, nous y voici. La date limite du vote pour les Prix Hugo 2006 (à être remis à Anaheim durant L.A. Con IV du 23 au 27 août prochain) est pratiquement arrivée, et avec elle vient le moment durant lequel on s’interroge sur les œuvres en nomination. Pour l’instant, examinons les trois catégories de nouvelles pour voir ce qui se cote bien. Cette année, les 15 nouvelles en nomination ont toutes été mises en ligne, et ce sera à vous d’aller lire ce qui vous intéresse.

Mais avant d’aller plus loin, un jugement global et une recommandation.

Généralement parlant, j’ai été assez déçu par la qualité des œuvres en nomination. Les goûts varient et ne se défendent pas, bien sûr, mais il aurait été préférable d’avoir à voter sur les meilleures histoires de l’année, et non pas sur une sélection des auteurs que les fans tendent à nominer année après année. (Refrain connu!)

Couverture: Years Best SF 11, Ed. Hartwell et CramerL’excuse traditionnelle « Peut-être que 2005 était une mauvaise année? » ne tiens même pas en présence d’une alternative supérieure. Si vous voulez un coup d’œil sur une meilleure sélection de nouvelles de SF parues en 2005, vous n’avez qu’à vous procurer le Year’s Best SF 11 de Hartwell et Cramer, qui réussit à réunir pas mal plus de qualité en moins de 500 pages. Je suis désolé que les nominateurs aux Hugos n’aient pas jugé digne de choisir des œuvres telles «Second Person, Present Tense» (Daryl Gregory), «Beyond the Aquila Rift» (Alastair Reynolds), «Mason’s Rats» (Neal Asher) ou n’importe laquelle des short-shorts originalement publiées dans la revue Nature. En comparaison, les nouvelles en nomination pour les Hugos font bien piètre figure, surtout lorsqu’elles sont contaminées par quelques choix décidément inacceptables!

Mais bon. Pour reprendre les paroles du grand philosophe Rumsfeld, on vote sur les nominés que l’on a, pas les nominés que l’on veut…

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Eric

Fantasia 2006: The Call of Cthulhu et Monarch of the Moon

par Eric - vendredi, 28 juillet 2006 - 0:59 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Intro et liste de mes critiques de Fantasia 2006

À Fantasia, on trouve du neuf, du vieux, et parfois même du neuf qui se fait passer pour du vieux. C’est ainsi que j’ai pu voir, en programme double, un film muet lovecraftien et un feuilleton d’aventure à la Flash Gordon.

The Call of CthulhuLe premier, The Call of Cthulhu, se veut une adaptation fidèle d’une longue nouvelle de H.P. Lovecraft. Je ne m’en cache pas, je suis un fan: j’ai lu presque toute l’oeuvre de cet auteur, visité sa ville natale, et vu bon nombre de films inspirés de ses écrits. En quoi celui-ci se distingue-t-il des autres? Il a été produit par la H.P. Lovecraft Historical Society, un groupe qui se voue depuis longtemps à recréer l’univers de Lovecraft par le jeu, la musique et la facétie.

Dans “The Call of Cthulhu”, la nouvelle, un homme classe les papiers de son défunt grand-oncle et y découvre les échos d’une menace qui transcende la réalité telle que nous voulons bien l’accepter. Rêves récurrents, rituels païens, découvertes affreuses en haute mer, témoignages recueillis de par le globe, tout pointe vers une manifestation surnaturelle d’une ampleur effarante.

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Laurine

Lady in the Water

par Laurine - mercredi, 26 juillet 2006 - 20:43 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Lady in the WaterOui, je sais, il a beaucoup été question de cinéma ces derniers jours sur Fractale framboise. Le filon ne risque pas de se tarir avec ce billet! Cependant, soulignons que Lady in the Water est un film particulier, comme le sont tous ceux de M. Night Shyamalan. Deux précisions: un, son nom se prononce shâ-ma-lân; deux, ne confondez pas Lady in the Water et Lady of the Lake malgré la ressemblance. La masse aquatique dont il est question ici se résume à une piscine creusée dans la cour d’un immeuble à logements de Philadelphie.

L’immeuble est entretenu par Cleveland Heep, un concierge bègue au passé secret. Une nuit, il découvre une nymphe — une Narf — dénommée Story qui s’ébat dans l’eau. Celle-ci cherche un auteur très important à qui elle doit révéler son avenir. Pour compliquer les choses, une créature végétale et dentue rôde dans les parages et l’empêche de retourner chez elle. Cleveland mène une enquête discrète parmi les locataires pour découvrir l’identité de l’auteur. En même temps, il multiplie les tentatives auprès d’une Asiatique acariâtre et de sa fille délurée pour en apprendre plus au sujet de la mission des Narfs.

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Christian

L’été, les cinémas sont climatisés

par Christian - samedi, 22 juillet 2006 - 23:37 (Cinéma, SF&F autre)

Illustration: Grands succes estivaux de 2006Ne le dites pas à personne, mais l’été est essentiellement terminé. L’été hollywoodien, bien sûr, celui qui commence la première semaine de mai et qui se termine quand les films n’ont plus aucune chance de dépasser les cent millions de recettes au box-office. Comme ce moment est pratiquement arrivé (Lady in the Water était le dernier des blockbusters pressentis), il n’est peut-être pas trop tôt pour commencer à faire l’ébauche d’un bilan.

Cette fin de semaine-ci est certainement le grand dernier déploiement de films de genre : Trois nouveaux films d’intérêt imaginaire (Monster House, Lady In The Water et My Super Ex-Girlfriend) en plus de la sortie à plus grande échelle du film de SF A Scanner Darkly. Tellement de choix que vendredi dernier, je suis allé voir… Clerks II. (Un film qui n’est d’ailleurs pas tout à fait étranger à nos intérêts : Où ailleurs peut-on assister à une engueulade entre fans de Star Wars et de Lord Of The Rings, avec une recréation muette de la trilogie en moins de trente secondes? Où ailleurs, en effet, peut-on entendre un personnage en insulter un autre en le traitant de « gobot »?)

Mais pourquoi s’arrêter là? Revenons jusqu’au début mai et la sortie de Mission: Impossible III pour voir ce qui a bien fonctionné et ce qui a foiré.
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Christian

L’invasion des vaches bostoniennes

par Christian - vendredi, 21 juillet 2006 - 22:07 (Arts visuels, Insolite)

Impossible de passer au centre-ville de Boston à l’été 2006 sans les voir : un troupeau de vaches disposées ici et là près des attractions touristiques, nous invitant à sourire et prendre des photos.

Photo: Vaches a Faneuil HallMeuh!

Suivant l’exemple de plusieurs métropoles (y compris les orignaux de Toronto) Boston a désigné l’été 2006 comme étant celui de la « Cow Parade », un moment où 117 vaches en fibre de verre, décorées par des artistes locaux, sont exposées au climat et au tourisme bostonien. Destinés à la vente aux enchères pour profiter à une œuvre de charité, les vaches attendent leur sort en restant immobiles un peu partout à travers la ville. (Voir la carte officielle en format PDF)

Il a été impossible de résister à la tentation de prendre plusieurs photos durant mon passage à Boston. Je vous offre donc un collage bovin.

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Eric

Fantasia 2006: A Bittersweet Life

par Eric - vendredi, 21 juillet 2006 - 14:17 (Cinéma, Critiques)

A Bittersweet LifeIntro et liste de mes critiques de Fantasia 2006

Sun-woo (Lee Byung-hun) travaille pour un chef de la pègre coréenne. Son habit et son professionalisme sont impeccables. Hors du boulot, il n’est rien. On sent dès le début à quel point sa vie est solitaire et vide. Son seul hobby consiste à éteindre et allumer une lampe dans son appartement. On le croirait mort émotionnellement, et il suffira d’une erreur de jugement pour qu’un tas de gens le veuillent mort physiquement aussi.

C’est en surveillant la petite amie de son patron absent qu’il reprend enfin quelques couleurs, et c’est aussi ce qui causera sa perte. On le suit dans sa fuite alors qu’il se voit traqué par plusieurs factions et poussé à ses limites. Il reste un protagoniste très froid, et les tourments qu’on lui inflige arrivent à peine à nous le rendre plus sympathique. C’est le jeu subtil de Lee Byung-hun qui l’empêche de devenir carrément ennuyant.[1]

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Eric

Fantasia 2006: Tokyo Zombie

par Eric - jeudi, 20 juillet 2006 - 13:28 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Tokyo ZombieIntro et liste de mes critiques de Fantasia 2006

L’amitié, la vraie, ne meurt pas. Les gens meurent, mais parfois ils reviennent… Il en revient beaucoup dans Tokyo Zombie, un film japonais qui vient s’inscrire dans un genre spécialisé et pourtant déjà bien exploité, la comédie de zombis[1].

Fujio et Mitsuo travaillent dans une fabrique d’extincteurs où ils passent le plus clair de leur temps à pratiquer la lutte. À côté de la fabrique s’élève une pile de détritus si haute que son sommet est couronné de neiges éternelles; on la surnomme Black Fuji. Les gens viennent s’y débarrasser de tout ce qui ne leur sert plus: électroménagers, substances toxiques et illicites, belles-mères, cadavres en tous genres. Plantés dans ce terreau putride et fertile, les cadavres commencent à s’animer et envahir les environs. Nos deux “héros” réagissent avec un flegme qui leur est propre.

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Laurine

Fantastique, fantasy… fantaisie?

par Laurine - mercredi, 19 juillet 2006 - 20:58 (Cinéma, Critiques, Lectures, SF&F francophone)

Valeur narrativeAyant raté la sortie de Night Watch (Nochnoi Dozor) en salles l’an dernier, j’ai pu me rattraper récemment avec la sortie DVD du film. Comme le sujet a déjà été couvert sur Fractale framboise, il est inutile d’en refaire une critique détaillée. Pour rester brève, j’ai beaucoup aimé l’approche nerveuse de Timur Bekmambetov et le visuel imaginatif de l’ensemble. Par contre, j’ai l’impression que si je devais m’attaquer au roman de Sergei Lukyanenko sur lequel se base le scénario, je trouverais le temps long. C’est que Night Watch fusionne, sans complexe aucun, des éléments piqué à d’autres univers, dont celui des X-Men, de Constantine, de Blade, mais aussi à celui des jeux de rôles et peut-être de certains titres de fantasy. Techniquement parlant, il s’agit d’une histoire de vampires, mais le résultat est une macédoine d’idées prises à gauche et à droite qui donne une impression de n’importe quoi.

J’ai remarqué que certains résumés présentaient Night Watch comme un film fantastique, sans doute à cause des vampires. En réalité, c’est un film de fantasy urbaine patenté qui aborde — entre autres — le thème du vampirisme. La nuance me semble importante, parce que si le vampirisme est étroitement lié au fantastique depuis Dracula, il n’est pas subordonné à ce genre. Une floppée de films récents le prouvent, que l’on pense à Ultraviolet et Underworld pour la science-fiction, ou à Blade et Queen of the Damned pour la fantasy. (Comment départager un film fantastique d’un film de fantasy si les deux mettent en scène des vampires? Facile! Si l’histoire est racontée du point de vue du vampire, il s’agit de fantasy, puisque son existence est convenue d’avance avec le spectateur et n’est plus à prouver.)

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Eric

Fantasia 2006: Seven Swords

par Eric - mercredi, 19 juillet 2006 - 13:06 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Seven SwordsIntro et liste de mes critiques de Fantasia 2006

Le gouvernement, soucieux d’étouffer toute rébellion, a interdit les arts martiaux et mis à prix la tête de ceux qui les pratiquent. Un groupe d’hommes armés à la solde du redoutable Fire-Wind profite à fond de cet état de choses, chevauchant de village en village et tuant sans retenue. Ils sont menés par une femme et tous ont un petit air de famille avec KISS, ce qui semble un peu étrange dans ce décor chinois du 17e siècle. Peu importe, les épées magiques introduites plus loin ne sont pas plus authentiques, et le film présente quand même une vision cohérente. Seven Swords est un film chinois dans la tradition du wuxia, ces histoires d’arts martiaux et de chevalerie que le public occidental a (re-)découvertes il y a quelques années. Aux commandes: nul autre que Tsui Hark, un des grands noms du genre, qui adapte ici un roman de Liang Yusheng.

Après un début austère, le film s’allège un peu avec l’arrivée desdites épées. Pour sauver le prochain village sur l’ittinéraire des mercenaires, un étranger guide deux des villageois vers une montagne mythique où ils trouveront quelques combattants sympathiques à leur cause et un sage qui les fournira en épées légendaires. On voit se former ainsi une bande hétéroclite mêlant aventuriers débutants et héros au passé mystérieux. Ces derniers ont du panache et c’est un plaisir de les voir effectuer des sauvetages de dernière minute. Ce plaisir est mitigé par la manière dont les scènes d’action sont tournées. Les coups manquent d’impact viscéral, surtout lors du massacre initial, et l’utilisation occasionnelle du ralenti sert bêtement… eh bien, à ralentir l’action. Le combat final contre Fire-Wind est beaucoup mieux, mais c’est un peu tard.

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Eric

Fantasia 2006: The Descent

par Eric - mardi, 18 juillet 2006 - 18:29 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

The DescentIntro et liste de mes critiques de Fantasia 2006

The Descent, un film britannique sorti en 2005, suit six femmes qui partent en quête d’émotions fortes et en trouvent bien plus qu’elles ne l’auraient voulu. Le spectateur qui, lui aussi, recherche les émotions fortes, en trouvera ici une dose de choix.

Sur les six femmes, trois sont des amies de longue date et ont une tragédie en commun. Elles se retrouvent pour une expédition spéléologique qui semble d’abord plutôt routinière: un prétexte, surtout, pour entretenir leur amitié et chasser leurs idées noires. Presque tout le film se passe sous terre, après un début tranquille mais non dénué de chocs. L’expédition en soi est déjà effrayante pour quiconque est un peu claustrophobe. Puis, les aventurières réalisent qu’elles ne sont pas seules…

On pourrait tirer de cette prémisse un film tout à fait banal (et il semble qu’on l’ait fait, si j’en juge par les critiques de The Cave, sorti la même année). Or, Neil Marshall (réalisateur et scénariste du film) sait ce qu’il fait. Il exploite à fond l’environnement souterrain où sont pris ses personnages. En utilisant diverses sources de lumière (fusées éclairantes, lampes montées sur les casques, caméra vidéo dotée de vision de nuit), il révèle et obscurcit tour à tour des détails des plus inquiétants. Il calcule ses effets et fait monter la tension à mesure que ses héroïnes descendent dans ce monde hostile. Ce faisant, il fait preuve de subtilité, mais n’hésite pas à créer plus loin des scènes très intenses et brutales.

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Laurine

Pirates of the Caribbean: Dead Man’s Chest

par Laurine - samedi, 15 juillet 2006 - 18:13 (Cinéma, Critiques)

Dead Man\'s Chest poster Dead Man’s Chest (Le coffre du mort) reprend l’histoire peu de temps après la fin du volet précédent, The Curse of the Black Pearl. Le mariage d’Elizabeth Swann et de Will Turner est interrompu par l’arrivée impromptue de Lord Cutler Beckett, qui vient les arrêter pour avoir aidé l’impayable Jack Sparrow à s’enfuir. Ce qu’il souhaite surtout, c’est de mettre la main sur la boussole magique de Sparrow, celle qui pointe vers ce que l’utilisateur désire vraiment. Will part donc à la recherche de Sparrow, dans l’espoir d’éviter la corde à sa fiancée. Celle-ci réussit à se faire la malle, et part à la recherche de Will dans l’espoir de lui éviter… eh bien, la corde aussi. Pendant ce temps, Jack Sparrow reçoit une visite de Bootstrap Turner qui lui annonce que le marché qu’il a conclu avec Davey Jones — 12 ans à la tête du Black Pearl — arrive à son terme. Comme le Davey Jones en question est un capitaine immortel qui commande le Flying Dutchman (le Hollandais volant), Sparrow ne pourra pas l’embobiner aussi facilement. S’ensuit une longue série de retournements rocambolesques (au sens propre et au figuré) dans lesquels tous les personnages se cherchent, se trouvent et se tapent dessus. On veut désespérément mettre la main sur une clé mystérieuse qui ouvrira un coffre non moins mystérieux, mais on ne sait pas où se trouvent les deux objets.

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Christian

Readercon 17

par Christian - mardi, 11 juillet 2006 - 19:12 (SF&F autre)

Illustration: Badge Readercon 2006Dans l’écosystème des congrès de science-fiction, Readercon s’est taillé une niche bien spécifique: Il s’agit d’un congrès dédié à la forme littéraire du genre. Pas de Klingons, de mascarade, d’animé, de jeux de rôle ou de filking à l’horizon: La salle de vente est carrément appelée une librairie et la SF media est reléguée à une ou deux table rondes bien spécifiques.

Bref, ça ressemble beaucoup à un congrès Boréal. Sauf que Readercon s’adresse au public anglophone du nord-est américain, ce qui veut dire une audience de 400-500 personnes, une centaine d’auteurs, des invités d’honneur tels James Morrow et China Miéville, des participants tels John Clute, David G. Hartwell et Thomas M. Disch ainsi que des auteurs invités tels Barry N. Malzberg, Kelly Link et John Scalzi. Quarante-huit heures intenses de discussions sur l’état des genres, le fonctionnement de l’industrie et la relation entre l’œuvre et le lecteur. Bref, du rêve pour les amateurs purs et durs des genres de l’imaginaire.

Readercon 17 s’est paisiblement déroulé du 7 au 9 juillet 2006. Voici mon rapport fragmentaire de ce qui s’y est passé.
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Laurine

Ralph McQuarrie

par Laurine - samedi, 8 juillet 2006 - 8:10 (Arts visuels, SF&F autre)

Ralph McQuarrie WebsiteLes fans de la première trilogie de Star Wars devraient jeter un coup d’œil au site de Ralph McQuarrie, cet illustrateur qui a ébauché l’univers de George Lucas. Le site est encore partiellement en construction, et certains liens ne fonctionnent peut-être pas. La visite vaut toutefois le détour. Si je disais qu’il s’agit d’illustrations «à l’ancienne», est-ce que ça paraîtrait condescendant? Ce n’est pas mon intention. McQuarrie travaillait avant l’époque des illos faites à l’ordinateur, ce qui donne une toute autre atmosphère à son œuvre. (Pas étonnant que lorsqu’on lui a offert de travailler sur la deuxième trilogie hyper-CGIsée de Star Wars, il a poliment refusé.) Plusieurs artistes actuels lui disent que son travail les a influencés quand ils étaient petits, et les a convaincus de se lancer dans une carrière d’artistes.

(Via le blogue Drawn!)

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