Fractale Framboise

Laurine

Galerie virtuelle

par Laurine - dimanche, 18 juin 2006 - 20:39 (Arts visuels, Plogues)

Alibis 18Comme ma série de contrats d’illustrations tire à sa fin (je planche là-dessus depuis le mois de mars), j’ai pu faire une mise à jour consistante de mon site Web. Du côté des illustrations, j’ai créé une rubrique Vents d’Ouest et, d’ici peu, je pourrai sans doute ajouter une rubrique Québec Amérique — ce sera encore du polar, un peu dans la veine de ce que je fais pour Alire et Alibis, mais pour jeunes.

Cela dit, si je conserve généralement mes fichiers-sources (quand je ne les efface pas par mégarde), je ne conserve pas nécessairement toutes les illustrations intermédiaires. La couverture d’Alibis 18 est une exception, et j’ai pensé que ça pourrait être rigolo de montrer les étapes de sa conception.

Cette couverture ne représente pas exactement l’ensemble de ma production pour les publications «adultes» (à l’opposé de «jeunesse», on s’entend). J’ai souvent recours au photomontage pour respecter des échéanciers parfois serrés, et pour obtenir des proportions et un mouvement harmonieux. Dans le cas d’Alibis 18, il s’agit d’un dessin exécuté au crayon, numérisé, puis colorisé dans deux logiciels. En gros, voici ce que ça donne.

Etape 1
1. Le crayonné de base.

Etape 2
2. Numérisation et importation dans Photoshop. Plutôt que de conserver le dégradé en gris, je l’ai colorisé en brun pour réchauffer l’ensemble. J’ai ensuite ajouté des couleurs par transparence sur un calque séparé, puis j’ai «brûlé» et «blanchi» certaines zones pour créer un effet d’ombre et lumière supplémentaire (notamment aux mains et dans le cuir).

Etape 3
3. Importation dans Painter. Ce logiciel de Corel est génial quand on veut de la texture. Il permet à l’utilisateur de mimer des effets de médiums en tous genres (types de peintures, crayons, canevas, etc.). Dans le cas qui nous intéresse, j’ai opté pour un effet d’huile.

Etape 4
4. Les cheveux ne me plaisaient pas. Ils me semblaient trop longs, et puis ils risquaient de nuire à la netteté du texte qui allait apparaître autour de l’illustration finale. J’ai tout coupé, puis j’ai commencé à détailler le fond du dessin.

Etape 5
5. La finition du pistolet, avec une nouvelle photo comme modèle. Et voilà!

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  10 commentaires

10 commentaires:    (ajoutez-en un)

  1. #1  Joël Champetier   (18 juin 2006 - 21:52)

    Toujours fascinant de suivre ce genre d’évolution. Comme c’est souvent le cas dans ce genre de démonstration, j’ai presque toujours tendance à préférer la liberté du crayonné initial, à la version couleur et “travaillée”.

    Joël

  2. #2  Carfy   (22 juin 2006 - 4:37)

    C’est marrant ce genre de procédé. Je l’ai fait quelques fois avec certains de mes dessins en noir & blanc (voir ici: http://lacroixrium.tripod.com/chronoreg.html) et une fois que c’est terminé, j’ai réalisé qu’en réalité le dessin n’existe pas, que si je décide un jour d’exposer cette mise en couleur en public, je devrai passer par l’imprimante. Donc, impossible un jour de vendre l’original en couleurs puisque le fichier n’existe qu’en format bitmap.

    Personnellement, je trouve que le temps passé à travailler une mise en couleur avec Photoshop, Illustrator, Painter ou autres logiciels est plus long que de le faire à la main. Par contre, l’avantage, c’est qu’on peut revenir en arrière si on n’aime pas le résultat.

    Moi aussi ça me fascine de voir l’évolution d’une illustration et, comme pour Joël, j’ai tendance à préférer le crayonné — surtout quand ce dernier est très détaillé.

    Et ton modèele, Laurine, c’est Natasha Beaulieu ? J’rigole.

    Bisous.

  3. Laurine

    #3  Laurine   (22 juin 2006 - 6:36)

    Presque toutes mes illustrations sont numériques, que je les commence avec un dessin au crayon ou non. Il ne me viendrait pas à l’idée de me séparer d’une illustration originale, même si je les faisais sur un canevas solide! Tant qu’à faire, je préférerais peindre des tableaux (pas des illos) exprès pour la vente.

  4. #4  Dominic Bellavance   (22 juin 2006 - 9:50)

    Tant qu’à être dans les galeries virtuelles, en voici une autre. (On peut cliquer sur la bague en relief pour voir l’image complète en couleur)

    C’est l’une des rares fois où j’ai utilisé des modèles vivant. Ça arrive surtout quand Flickr n’arrive pas à me fournir les images que je veux.

    J’avoue que depuis que je suis rendu au digital, je travaille beaucoup moins mes originaux. C’est plate un peu pour le portfolio, par contre. Une image imprimée, c’est toujours moins impressionnant qu’un “vrai” dessin.

  5. #5  Carfy   (22 juin 2006 - 13:00)

    Citation: Une image imprimée, c’est toujours moins impressionnant qu’un “vrai” dessin
    ______________________________________________

    Alors là, je suis totalement en accord avec toi. Personnellement, j’ai toujours été déçu à la vue de mes couvertures de livres. Comme si l’imprimeur ne savait pas rendre à la perfection les couleurs de l’original. Quand je travaillais pour les Éditions Tisseyre, je pensais que leur imprimeur n’était pas pro, il gâchait continuellement mon travail, mais j’ai constaté que cela se produisait aussi avec d’autres éditeurs. Pour la collection “Chacal”, Sylvain Bellemare et moi avions demandé à l’éditeur pour que l’imprimeur nous montre les “bleus” avant l’impression. Jamais on a eu droit à cela. Manque de professionalisme de la part de l’éditeur? Sais pas. Mais maintenant je m’en fous un peu car je suis loin de tout cela. A l’époque, cependant, cela m’enrageait. Bref, l’original est toujours mieux que l’imprimé.

  6. Laurine

    #6  Laurine   (22 juin 2006 - 20:04)

    Je ne parlerais pas d’un manque de professionnalisme de la part de Tisseyre. Je n’ai encore jamais croisé d’éditeur qui faisait approuver par son illustrateur une épreuve de presse de son œuvre. Peut-être que ça ne se fait pas?

    La seule exception à laquelle je peux penser est le répertoire d’Illustration Québec, pour lequel on nous demande d’approuver l’épreuve de presse — ce qui est normal puisque le répertoire sert à publiciser notre travail. Sauf que, aha, si l’on n’est pas satisfait du résultat, il faut payer un surplus pour les modifications. Vu le prix qu’une page couleur coûte dans le répertoire (oui, oui, c’est moins cher qu’ailleurs, mais 1000$ c’est cher quand même), on n’a pas nécessairement envie de gonfler la facture parce qu’une illo est un peu trop jaune.

  7. #7  Carfy   (23 juin 2006 - 3:49)

    Citation: Vu le prix qu’une page couleur coûte dans le répertoire (oui, oui, c’est moins cher qu’ailleurs, mais 1000$ c’est cher quand même) …

    ______________________________

    Ouais.
    On pense que les artistes roulent sur l’or.
    On pense que les artistes roulent sur l’art.
    On pense que les artistes roulent sur lard.
    Au choix.

  8. #8  Claude   (23 juin 2006 - 18:30)

    Ça arrive qu’un éditeur montre les épreuves d’imprimerie à l’illustrateur. Certains artistes ne s’en font pas trop avec le rendu exact des couleurs, mais pour d’autres c’est très important. J’ai un exemple à l’esprit: Paul Roux est un bédéiste et, pour lui, les couleurs doivent être exactes. Quand il fait une couverture pour Vents d’Ouest, par exemple, il vient toujours vérifier les épreuves des couvertures.

    Évidemment, c’est plus pratique si l’éditeur et l’illustrateur sont dans la même ville!

    Quant à Laurine, c’est remarquable de voir comment sa palette s’est élargie avec les années. Même il y a plusieurs années, je lui trouvais un talent tout à fait particulier pour rendre des choses inanimées. Parfois de simples petits dessins dans Horrifique, des décors gothiques, des vieilles pierres, des gargouilles, c’était vraiment bon.

    Au fait, j’espère que tu en fais encore!

  9. Laurine

    #9  Laurine   (23 juin 2006 - 19:19)

    On ne m’en demande plus! Et je n’ai pas vraiment le temps pour des projets personnels de dessin. C’est un peu malheureux, mais c’est comme ça.

  10. #10  Claude   (24 juin 2006 - 11:49)

    S’il le faut, je relancerai un jour «La Feuille de SHOO» !

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