Boréal 2006 - Vendredi
par Christian - samedi, 6 mai 2006 - 0:08 (Congrès Boréal, Montréal et environs, SF&F francophone)
La bonne nouvelle, c’est que l’édition 2006 du congrès Boréal roule déjà à un train d’enfer: la première journée s’est achevée après un éventail de communications d’un intérêt qui en a surpris quelques-uns, et quelques tables-rondes qui ont donné le ton à la fois substantiel et sympathique qui caractérise l’événement.
La mauvaise nouvelle, c’est que l’université Concordia, où se trouve le congrès cette année, ne permet pas aux visiteurs de se servir de son réseau Internet sans-fil. Il va sans dire que cette situation vous privera des reportages les plus directs que nous voulions faire, mais pas nécessairement d’une bonne idée du congrès… en autant que vous êtes prêts à attendre un peu plus longtemps. (Je n’ai pas encore tout à fait abandonné l’idée de craquer l’accès Internet sur place… Mais peut-être serait-il préférable de ne rien dire de plus sur ce sujet pour l’instant.)

La splendeur géométrique de l’édifice Henry F. Hall
L’édifice Hall où se déroule Boréal n’est pas un endroit particulièrement convivial pour les congrès: Le septième étage n’est pas évident à atteindre (et mon projet de vous présenter un guide-photo pour s’y rendre a été interrompu par un garde de sécurité qui m’a demandé d’effacer les photos que je venais de prendre au rez-de-chaussé, assorti de quelques questions froides visant à déterminer pourquoi je prenais des photos. Sans commentaires…) et Boréal a partagé les lieux avec au moins deux autres événements durant la journée. Les choses seront plus simples demain, avec une liberté d’opération accrue et quelques salles supplémentaires.
Mais bon. L’important, c’est le congrès. Cette première journée avait décidément une emphase académique, mais ne laissez pas l’expression vous donner l’idée d’un événement ennuyeux: le ton accessible du colloque a été donné dès l’introduction d’Olliver Dyens (co-organisateur du colloque à Concordia), bourrée de références à la SF classique.

Élisabeth Vonarburg scrute la présentation d’Ollivier Dyens
Le reste du colloque ne fut pas moins intéressant, allant des considérations au sujet de la lecture des mangas (Valérie Cools) à l’élaboration d’une école québécoise de la critique en SF (Nicholas Serruys). Occupé à gauche et à droite à contribuer à l’organisation du congrès, je suis loin d’avoir tout vu, mais j’ai pris un plaisir particulier à entendre Amy Ransom tenter de traiter avec L’Oiseau de Feu de Jacques Brossard, s’interrogeant en public sur la valeur de l’oeuvre sans atteindre de réponse définitive. Pour le reste, j’ai entendu des commentaires élogieux sur le reste des présentations, autant au niveau du contenu que de son accessibilité, ce qui n’est pas toujours simple lorsqu’on traite de sujets académiques. Notre propre historien de la SFQ, Jean-Louis Trudel, a réservé une double dose d’érudition à Boréal avec une présentation sur les origines de la SFQ, et une autre sur l’oeuvre de Guy Gavriel Kay.

Jean-Louis Trudel, prof, trouve audience à Boréal
Mais au-delà des communications, il y avait aussi des tables rondes, événements qui brouillent la distinction déjà floue entre le “colloque” et le “congrès” Boréal. Caroline-Isabelle Caron, Patrick Senécal et Valérie Cools se sont penchés sur “les autres médias”, établissant des liens entre la SF&F écrite, celle portée à l’écran, et la bande dessinée.

Patrick Senécal, Valérie Cools et Caroline-Isabelle Caron font vaciller notre point de vue sur les autres médias
Un peu plus tard, Joël Champetier, Patrick Senécal et moi-même nous sommes penchés sur le paradoxe de la libre expression à une ère où le lecteur d’un texte n’est pas toujours celui pour qui le texte a été écrit. Malgré une animation typiquement cabotine et un sujet qui n’a pas particulièrement collé au libellé (deux tares pour lesquelles je dois prendre pleine responsabilité), le tout s’est plutôt bien déroulé. Les choses se sont encore mieux passé lors de la dernière table ronde de la journée, une discussion sur la religion en SF&F avec une excellente participation de la salle.

Vendredi soir à Boréal
Parlant d’audience, Boréal peut habituellement compter sur des départs tranquilles –mais l’édition 2006 s’annonce déjà bondée: Aidé par l’unique salle de programmation, l’audience aux événements a rarement chuté en-dessous de trente personnes, atteignant un sommet dans la mi-quarantaine durant soirée, avec une douzaine d’autres personnes ailleurs dans les corridors. Samedi étant la grande journée du congrès, faudra voir si la tendance se poursuit…

Joël Champetier, Jacques Baudou, Candas Jane Dorsey, Jean-Louis Trudel et Guy Gavriel Kay à l’ouverture du congrès Boréal 2006
En attendant, le congrès est bel et bien lancé. D’autres détails demain!

#1 Christian (6 mai 2006 - 0:27)
Un recensement complet attendra le calme post-Boréal, mais on a déja commencé à blogger Boréal ailleurs sur le web: Tournevis, Eleonore H et Mireldar anticipent le congrès sur leurs blogs respectifs, alors que Hugues Morin me scoope avec le premier rapport post-ouverture. Gardez un oeil sur Technorati pour des mises à jour…