Boréal 2006 – Conclusion

À tête reposée, que reste-t-il à dire sur Boréal 2006? Mission accomplie, auteurs choyés, plusieurs livres vendus et aucun blessé. En tant qu’organisateur, j’ai tendance à m’attarder à ce qui n’a pas fonctionné plutôt qu’aux succès. Hugues Morin parle d’un « bon congrès, mais pas un grand congrès » et cela rejoint à peu près ce que je pense: S’il n’y a pas eu de catastrophes, il y a eu suffisamment de désagréments mineurs pour ternir l’étoile dorée que je voulais m’assigner: Portes closes, absence de wi-fi, la rumeur d’une table ronde qui n’a pas très bien tourné, discussions qui divaguaient autour du sujet, manque de succès des lectures ou du discours d’honneur, etc.

Mais plutôt que de m’attarder sur les critiques, pourquoi ne pas mentionner brièvement quelques points saillant du congrès?

  • Tous les honneurs reviennent à notre invité d’honneur: En un peu plus de dix ans de fandom, j’ai rarement rencontré quelqu’un d’aussi gentil et généreux que Guy Gavriel Kay. Il faut comprendre que Kay est un auteur de classe mondiale et que Boréal est beaucoup plus petit que la plupart des conventions (même régionales) auquel il est habitué: De le voir passer une fin de semaine avec une foule d’un ordre de magnitude moindre qu’à l’accoutumé est un honneur rare. J’espère que les membres du congrès en ont profités! Boréal a toujours eu de la chance avec ses invités, mais Kay reste dans une catégorie à part.
  • Cela prend parfois quelques années avant qu’un « nouveau visage » fasse partie à part entière de la grande famille Boréal, mais Caroline-Isabelle Caron semble être passée de «nouvelle» à «habituée» en cinq minutes et demie: Vers la fin du congrès, il semblait difficile de croire qu’elle n’était pas là depuis des années. En tant que directeur de programmation, il ne me reste que onze mois pour concevoir une table ronde avec elle, Élisabeth Vonarburg et Sylvie Bérard…
  • Non pas que ces deux dernières personnes étaient les seules que je voudrais revoir à Boréal. Nos invités Candas Jane Dorsey, Claude Lalumière et Jo Walton ont été tout aussi généreux dans leurs présences et leurs interventions, tout comme Jacques Baudou et Arnaud Huftier. Tel qu’espéré, les « gros canons » de Boréal se sont révélés aussi intéressants que d’habitude: Trudel, Senécal, Vonarburg, Meynard, Champetier et Pelletier restent imbattables, bien que Côté, Gauthier et Beaulieu (N) sont tout à fait aussi fiables. (Norbert Spehner et Daniel Sernine sont également des quantités sûres, mais c’est qu’il faut les convaincre…) Parmi les nouveaux, j’espère être en mesure de convaincre Alain Ducharme, Denis Monière, Valérie Cools, Nicholas Serruys, Ollivier Dyens et Steve Laflamme de revenir nous parler plus souvent l’an prochain. Évidemment, une liste aussi longue laisse tout autant d’absents qui doivent se demander ce qu’ils m’ont faits pour que je ne les mentionne pas. Qu’ils se rassurent: Je suis tout simplement fatigué et je passe à travers la liste trop rapidement.
  • L’événement « Discussion par la bande annonce » semble être devenu, à ma stupeur grandissante, un must-see Boréalien. Originalement conçu comme une modeste alternative aux lectures de fin de soirée, l’événement semble avoir acquis sa propre force gravitationnelle: D’une quinzaine de spectateurs de par les années passées, l’édition 2006 a attiré trente, puis quarante personnes. Mais ce qui aurait dû être un succès de programmation est devenu un échec, puisque les lectures concurrentes étaient désertes…
  • Ce fut fort amusant de rencontrer quelques-uns de nos lecteurs (et partager quelques sucreries) durant notre « Rendez-vous Fractale Framboise ». Si vous y étiez, vous savez maintenant tout de nos plans de domination mondiale. Sinon, hé bien attendez et subissez…
  • Je m’en voudrais de ne pas faire remarquer le site web de la charmante Adeline Lamarre, qui était sur place pour nous faire connaître ses œuvres. (Les abonnés à Solaris auront peut-être remarqués sa griffe depuis le numéro 154.) Bien qu’il serait injuste de comparer son style unique avec celui d’autres artistes, j’ai trouvé une sensibilité macabre toute (Tim) Burtonesque dans ses œuvres. Allez jeter un coup d’œil sur son site, et particulièrement à la section Sépias. (et « La Dame aux tentacules »!)
  • Mes héroïnes du congrès sont les deux libraires de la Librairie André, qui ont bien voulu servir de libraire officiel du congrès Boréal 2006. Malgré des délais très serrés et des exigences abominables de notre part, elles sont parvenues à offrir leurs services pendant tout le congrès, bien au-delà de ce que l’on aurait pu s’attendre d’elles. Bravo! (…et j’espère que les ventes mériteront leur retour l’an prochain.)
  • Un moment amusant: J’ai montré la bande annonce du film fort bizarroïde « Drawing Restraint 9 » deux fois durant la fin de semaine. Les deux fois, il se trouvait quelqu’un dans la salle pour nous donner des détails sur le film —dont une personne qui l’avait vu à New York!
  • Autre moment amusant: Se rendre compte, durant « Is American Science Fiction Losing Its Edge?« , que Claude Lalumière et moi en étions arrivé à une même conclusion en partant de prémisses complètement différentes.
  • Note à moi-même en tant que directeur de la programmation: « Inévitablement, tous les tables rondes technoscientifiques de Boréal convergent vers la singularité. »
  • Autre note: « Tout ce que vous écrivez sur votre blog risque d’être lu par la personne discutée ». Le reste de ce billet faisant foi.
  • Finalement, je dois avouer m’être trompé: une fois passé le vendredi, le septième étage de Concordia s’est avéré beaucoup plus sympathique que prévu. Tout en restant un adepte convaincu de l’intimité du Days Hotel (qui se mérite mes nuits lorsque je suis de passage à Montréal), un Boréal 2007 au moins partiellement tenu au pavillon Hall ne serait pas une (trop) mauvaise idée. Nous verrons selon l’état des coffres: Étant donné l’état perpétuellement fauché de Boréal, que la meilleur offre gagne!

Sur ce, il est temps pour moi d’archiver mes documents relatifs à Boréal 2006 (mis à part un débreffage à l’intention de notre comité exécutif) et d’arrêter d’y penser pour quelques mois. Félicitations à nos participants, remerciements à notre public et rendez-vous l’an prochain! (Ou, peut-être, à Con*Cept…)

# Les commentaires sont fermés.

27 Commentaires

  1. Quelques autres mentions de Boréal dans la blogosphère:

  2. Jean-Louis

    Quelques notes:

    Le WiFi existe à Concordia, mais pour les étudiants, et il aurait fallu une « policy decision » pour nous donner un compte invité. On verra ce qu’on pourra patenter l’an prochain si on se retrouve à Boréal.

    On essaiera de faire aussi bien que Kay l’an prochain, mais en sf. Si on peut convaincre un certain auteur qui sera dans les Balkans…

    Dommage pour la TR avec Sabine et Tournevis, mais Sylvie Bérard sera sans doute à Nantes l’an prochain…

    Lectures: je propose deux choses — de minimiser le nombre de lectures obligatoires (exigées par les conseils subventionnaires) et d’envisager une série de lectures « historiques » de la sf (dans les langues d’origine!) Afin de créer un happening.

    La Singularité: si on prévoit une TR, ou mieux une
    conf sur le sujet l’an prochain, on évitera peut-être les dérives….

  3. Ailleurs sur le web, Tournevis nous enseigne comment écrire un rapport de congrès en trois parties: vendredi, samedi et dimanche.

    De son côté, Jean-Louis Trudel se remet du congrès en marchant sous Montréal.

  4. Ce fut un bon congrès. C’est bon de voir apparaître des nouveaux visages ces dernières années, et étonnant de constater le pourcentage de blogueurs parmi les inscrits au congrès.

    Jean-Louis: je suis plutôt d’accord avec toi pour ce qui est des lectures (généralement, ça attire plus l’attention s’il y a un thème). Je crois que ça pourrait aider aussi si elles étaient plus tôt dans la journée.

    Christian, quelle est donc cette conclusion atteinte lors de « Is American Science Fiction Losing Its Edge? », et quelles étaient vos prémisses?

  5. Tournevis

    Cela prend parfois quelques années avant qu’un “nouveau visage” fasse partie à part entière de la grande famille Boréal, mais Caroline-Isabelle Caron semble être passée de «nouvelle» à «habituée» en cinq minutes et demie: Vers la fin du congrès, il semblait difficile de croire qu’elle n’était pas là depuis des années. En tant que directeur de programmation, il ne me reste que onze mois pour concevoir une table ronde avec elle, Élisabeth Vonarburg et Sylvie Bérard…

    Organise et j’y serai!

  6. Bonjour !

    Pour avoir participé au congrès durant deux jours, le vendredi et le samedi, je peux dire que je suis en accord avec les critiques ci-haut mentionnées. Étant une écrivaine en herbe, je croyais m’y rendre pour apprendre et non pour écouter des palabres d’écrivains qui philosophent sur des sujets variés, rarement en relation avec les sujets mentionnés dans le plan des séances. J’ai bien aimé cotoyer des écrivains que j’ai lu, les attendre parler est bien plaisant, mais je suis quand même un peu déçue. Je trouve aussi qu’en une heure, ces derniers n’ont pas le temps de discuter en profondeur des sujets. Donc, les sujets ont été selon moi superficiellement abordés. J’ai particulièrement aimé la séance qui avait pour but de parler des classes sociales en littérature de l’imaginaire avec René Beaulieu, et je paris que c’est de cette séance que vous parlez en écrivant « rumeur d’une table ronde qui a mal tournée ». Enfin bref, j’ai été aussi très déçue de constater (sans aucun avertissements) que la table sur le comment lire, écrire et critiquer la fantasy n’a pas eu lieu. Je ne sais pas si c’est le bon endroit pour parler de ça, mais bon il me semble que c’est toujours intéressant de recevoir des opinions. Mais j’ai bien aimé la séance  » qu’est-ce qui vous agace en sci-fi? » et la présentation des bandes-annonces présentées par Christan Sauvé ;-)
    J’espère ne pas vous avoir ennuyé. Merci de m’avoir lu. Maja.

  7. Éric: La conclusion était que oui, la SF américaine est en perte de vitesse. Les prémisses différentes viennent du fait que Claude et moi considérons la SF selon des perspectives particulières, que l’on pourra résumer en disant qu’il est de la tradition H.G. Wells alors que je m’identifie à Jules Verne. Si je pense beaucoup de bien de la SF britannique ou canadienne, lui préfère dire que c’est tout le genre connu sous l’étiquette SF qui péréclite. Une appréciation commune pour des romans tels _Air_ prouve que nous ne sommes pas nécessairement en désaccord.

    Tournevis: Ce sera fait, si c’est possible.

    Maja: Merci des commentaires -et bienvenue sur Fractale Framboise! Ce que j’apprécie le plus des avis de ceux dont c’était le premier Boréal est qu’ils nous forcent à réévaluer le congrès d’un oeil nouveau. C’est une autre bonne façon d’éviter la complaisance…

  8. Ren Beaulieu

    Chere Maja,

    Merci de vos bons mots. Il est dommage que le sujet de la table ronde n’ait pas ete plus et mieux aborde, tres effectivement…

    Mais je suis content qwue vous l’ayez « apprecie » et je peux vous assure que vous ne futes pas la seule a m’exprimer cet avis.

    Salutations Bienveillantes.
    rene

  9. Joel Champetier

    Bonjour Maja,

    Je partage ta déception concernant le peu de place qu’on accorde aux techniques d’écriture dans un Boréal. Ce ne sont pas des sujets qui se prêtent bien à la discussion impromptue et aux considérations abstraites. Lorsqu’on ne parle pas de textes réels, avec des exemples concrets, on se perd dans les généralités. Ce qui suppose de la préparation que tous les participants à Boréal ne sont pas prêts à faire, ou n’auraient pas le temps de faire même s’ils en avaient la volonté. L’écrivaine en herbe bénéficiera beaucoup plus d’un atelier, surtout s’il dure longtemps. Ou à la rigueur, d’une conférence bien préparée. Mais… voir plus haut au sujet de la somme de travail qu’un participant est prêt à consacrer à la préparation d’une conférence.
    Un peu d’espoir: Christian Sauvé m’a « commandé » une présentation sur les dialogues pour le prochain Boréal. En ce moment, étant encore sur le *high* du congrès, je trouve que c’est une bonne idée, mais j’ai un an pour me dégonfler…
    Joël

  10. Caroline L. :-)

    Ne te dégonfle pas SVP !!! C’est super intéressant comme sujet !! :-)
    Pour l’atelier, je renchérie, ayant assisté à qqs ateliers ces dernières années, c’est très formateur.

  11. Bonjour,

    Je reviens répondre à Joël, qui je dois le dire est un écrivain que j’admire et que j’aime particulièrement lire («Au source de la magie» a été pour moi une révélation !). He oui une groupie dans la salle ;-) !

    Enfin bref je m’éloigne de mon sujet principal, c’est vrai que le Congrès Boréal n’est pas l’endroit pour apprendre des notions techniques sur l’écriture. Ça je suis d’accord à 100%, quand j’ai écris « apprendre » ça ne concernait pas les techniques d’écriture (même si j’aimerais bien aussi que des ateliers de ce type soient donné, ainsi peut-être aurait-il davantage d’apprentis écrivains au congrès), mais bien plutôt par exemple sur la manière d’aborder la religion dans un texte sur l’imaginaire. J’ai été à cette séance et puis les propos ont été du genre « la fantasy facile, c’est celle où il n’a pas de religion ». (Je me permets une autre parenthèse, à la séance de René Beaulieau, certains ont bien dit que la politique n’était pas du tout un aspect obligatoire à traiter dans leurs bouquins, mais à une autre séance on entend dire que la religion est obligatoire et puis après on dit de René qu’il est tatati et tatata). Ce que je veux dire, c’est qu’en l’espace d’une heure, j’ai davantage entendue des opinions, que des informations. Et c’est ça que je déplore. Vous allez dire que je me contredis en écrivant que j’ai aimé la séance de Beaulieu, alors que dans celle-ci ce sont aussi des opinions qui ont été échangées, mais dans cette séance, il y a bien une chose que j’ai appris, en très bref c’est qu’il faut savoir oser et traverser les chemins battus lorsqu’on écrit de l’imaginaire.

    Enfin, j’ai déjà pris beaucoup de votre temps. Je suis heureuse d’avoir été lue et comprise.

    PS. Ne te dégonfle pas Joël ;-) !

    Maja.

  12. En somme, il ne manquait que moi pour une touche de décadence. Mais qui sait si je ne me trouvais pas au fond d’un placard?

  13. Caroline L. :-)

    Ah Ha ! C’est là que tu te cachais. J’aurais dû m’en douter et ouvrir qqs portes… ;-p

  14. Maja, je crois que tu n’est pas au courant de l’atelier d’écriture donné par Elisabeth Vonarburg dans le cadre du congrès Boréal!

    Je suis en train de construire un site pour la diffusion de la chose, d’ailleurs….

  15. mathieu f

    Maya, il ne faut pas oublier que personne n’a la vérité absolue. Ce sont des opinions car il ne peut pas y avoir autre chose que des opinions, parfois partagées, parfois non.

    ;)

    M

  16. Jean-Louis

    Les commentaires de Maja sont très intéressants.

    Certes, Mathieu a raison, il n’existe pas une manière
    unique de traiter la religion en fantasy ou en
    science-fiction ou en fantastique ou en… Il n’y
    a pas de recettes en huit ingrédients et cinq
    manipulations comme en cuisine ou en chimie. Chaque
    auteur a souvent sa vision de la chose. Mais les
    animateurs pourraient sans doute forcer les auteurs
    à être plus concrets…

    Je suis moi-même devenu assez tiède à l’égard des
    tables rondes. Ce que dit Maja est une critique
    assez juste, et c’est pourquoi depuis deux ou trois
    ans, j’ai pris à coeur un commentaire entendu lors
    de Boréals précédents. On avait réclamé à l’époque
    des conférences par certains de nos invités, comme
    Serena Gentilhomme, etc. Nous avions donné suite
    et j’essaie depuis de préparer des conférences,
    mais sans chercher à déranger le reste du programme.
    Après tout, il faut se souvenir que les tables
    rondes retenues sont celles qui ont recueilli le
    plus d’appuis des personnes qui ont répondu au
    sondage de Christian.

    Cette année, le colloque a bouffé le gros du temps
    qui aurait été disponible pour des conférences.
    Mais l’an prochain, qui sait…

    En ce qui concerne les ateliers d’écriture, j’avoue
    avoir été chatouillé une fois ou deux ces dernières
    semaines par la tentation de proposer à Laurent
    McAllister de reprendre du service comme animateur
    d’atelier… Mais il faudrait que cela se passe,
    comme cette année avec Elisabeth, soit la fin de
    semaine avant le congrès soit la fin de semaine
    après.

  17. mathieu f

    Je crois que la gang de l’atelier est toujours partante!

    Mathieu

  18. Joel Champetier

    On s’entend bien: une conférence bien préparée sera plus mémorable que la table-ronde moyenne. Ainsi, j’ai beaucoup aimé les présentations de Valérie Cools et d’Amy Ransom, qui ont exposé des réflexions qui se seraient éparpillées dans une table-ronde. Même argument avec la conférence sur les petits hommes verts.

    La table-ronde sert plutôt de bougie d’allumage à la discussion, qui lèvera, ou ne lèvera pas, surtout le dimanche matin. J’ai assisté à une centaine de tables-rondes dans les congrès états-uniens. Le résultat dépend beaucoup moins du sujet que de la qualité des participants. Placez Gene Wolfe sur une table-ronde sur les pelles à neige, et je suis sûr qu’il sera fascinant. Même argument avec Terry Pratchett.

    Finalement, gardons toujours à l’esprit que, si nous les vieux on a l’impression de radoter, il y aura des nouveaux dans la salle pour qui ces « évidences » seront des révélations.

    Je retourne à la suite des Sources de la magie, puisque Maja me fait sentir coupable de ma paresse…

    Joël

  19. Caroline L. :-)

    Jean-Louis Trudel : ce serait vraiment, mais alors là vraiment intéressant si vous aviez envie de reprendre ces ateliers. Élisabeth en avait glissé un mot lors du dernier atelier et nous étions qquns à avoir envie de vous en parler au congrès, on ne l’a pas fait, mais l’intérêt y est, c’est certain !

    Ce serait effectivement intéressant si le congrès était un mélange de conférences et de tables-rondes. J’ai raté la portion colloque cette année, mais avais assisté à qqs conférences les deux années passées et le mélange était en effet intéressant. Ceci dit, j’aime bien les tables-rondes, même quand ça part ds tous les sens ;-) (mais bon, je n’assiste pas depuis bien longtemps), mais y ajouter des conférences plus structurées est certainement un plus.

  20. Pour l’atelier, je seconde. En fait, si plusieurs ateliers, sur des sujets différents, était en place, je suis persuadée que les jeunes comme les participants de l’atelier d’Élisabeth ou comme Maja, serait intéressés.

    Après mon expérience de l’atelier d’Élisabeth, c’est sûr à 100% que cette relation « maître/apprenti » est idéale pour l’apprentissage, bien plus que les disctutions de Boréal… quoiqu’elles ajoutent un petit quelque chose.

    Dernière chose, bien que les ateliers s’incrivent dans le cadre de Boréal, je crois personnellement qu’il n’est pas nécessaire qu’ils soient donnés autour des mêmes dates. Pour avoir compris le temps que demande la préparation d’un atelier (je parle sur le point de vue des participants, car malheureusement, je n’ai aucune idée de la charge de travail pour les organisateurs), si tout était en même temps ou presque, j’ai peur qu’il y ait moins de participation. Entre autre à cause de la préparation, aussi à cause que, étant jeunes, plusieurs travaillent normalement les fins de semaines… donc prendre « un mois de congé », pour aller dans des ateliers et à un congrès, ça fait mal quand vient le temps de payer le loyer ou le Faubourg…

    Maintenant, je ne sais pas si créer plusieurs atelier règlerait la question des tables rondes… je ne fais que partager mon désir, ma gourmandise, face à ce type d’enseignement =)

    Celle qui aime aveuglément Boréal:
    Démie =)

  21. Joël la suite de «Au source de la magie» ! Là c’est une révélation…. trop heureuse, je vais être l’une des premières à te lire :)
    Allez oust au travail ! ;-)

    Mehdi > Oui c’est vrai j’ai manqué cette conférence de Élisabeth Vonarburg… mais j’aurais pu manquer bien plus, car il y a deux mois je ne connaissais même pas le Congrès Boréal.

    mathieu f > D’accord avec toi ! Mais il y a des opinions plus constructives que « moi j’aime pas, parce que bien j’aime pas ». Tu comprends ? Je ne dis pas que tous ont argumenté ainsi au Congrès, mais j’aurais aimé plus de pourquoi et de réponses «aux pourquois». Je rejoins Caroline L. sur le fait que des conférences plus structurées seraient intéressantes.

    L’évidence que j’ai mentionné[il faut savoir oser et traverser les chemins battus lorsqu’on écrit de l’imaginaire]plus haut n’est que la pointe de l’iceberg, d’une pensée auquelle j’avais déjà réfléchie et que je ne veux pas étaller ici. Mais étant très en herbe, j’ai été contente de constater que des écrivains pensaient comme moi, alors que je me sentais seule à penser ainsi.

    Maja.

  22. Isabelle

    Je rajoute mon grain de sel au sujet des ateliers. Je n’étais pas au congrès pour cause d’obligations familiales mais j’ai participé aux trois derniers ateliers d’Élizabeth. Je dois avouer que je suis maintenant addict à ce genre de rencontres. C’est extrêmement enrichissant, pour quelqu’un qui aime s’exprimer par écrit, d’avoir ces échanges entre participants et ce feed-back direct sur ce que l’on écrit.
    Évidemment, les commentaires honnêtes, professionnels, parfois décapants mais toujours à propos et souvent très drôles d’Élizabeth y sont pour beaucoup dans la qualité de l’atelier. Bref, si un autre type d’atelier prenait forme, je serais définitivement partante!

    Isabelle

  23. Guillaume Marchand

    Je passe ici pour émettre quelques commentaires et suggestions sur la programmation de cette année. On a proposé plus de conférences structurée plus haut ? Je seconde la proposition. J’ai raté la journée colloque, alors je ne peux rien dire là-dessus. Ce que j’ai pu voir du programme était très bien, tous des sujets pertinents et intéressants.

    Lors de la TA sur les classes sociales et l’exploitation en SFF(un sujet que je trouvais hautement pertinent), la discussion à maladroitement et abusivement dévié du domaine littéraire à trois bonne reprises et ne serait revenue sur ses rails si Mme Vonarburg ne serait intervenue trois fois. C’est un sujet qui soulevait les passions des participants, ce qui explique les dérappages, et les rend compréhensibles, mais je m’adresse aux panelistes (sans toutefois dire que je ferais mieux à leur place): faites l’effort de ne pas trop vous écarter, c’est un peu agaçant à la longue. Faut dire que c,est aussi au public (dont je faisais partie) de ramener l’ordre.

    Les lectures: je suis peut-être le seul dans mon cas, mais entre 21h et 22h heures, mes neuronnes se mettent sur le break syndicales et ce n’est pas la meilleur heures pour moi pour écouter de longues lectures de plus de 5 ou 10 minutes, aussi intéressantes soit-elles. Serait-ce une bonne idée de les resituer en début ou en milieu de journée, ou encore comme suggéré par quelqu’un lors de l’AG si je ne me trompe, de els éparpiller sur le congrès, entre quelques TA par exemple ? Car pour beaucoup de gens comme moi, écouter une lecture de nouvelle demande beaucoup de concentration, car il faut se plonger dans l’histoire, et lorsqu’on est rendu à la troisième, même à le seconde, les fusibles des neuronnes brulent. Surtout lorsque lesdites lectures dépassent le temps fatidique de 10 minutes qui, par expérience personnelles des récitale de nouvelles et de poésie, est l’ultime limite au-delà de laquelle on perd le public.

    Bravo à Christian pour le programme, rôle névralgique et très difficle d’un tel événement.

  24. mathieu f
  25. Jonathan Reynolds

    J’ai vraiment aimé le Congrès Boréal 2006. Même si je n’ai été présent que le samedi, j’ai senti une bonne énergie, beaucoup de visages de la relève en SFFQ et les auteurs plus connus : tout un monde, tout un milieu réuni en un seul lieu! À chaque fois, c’est la chance de revoir le dynamique Mathieu Fortin avec son excellent fanzine Brins d’Éternité, les auteurs d’Alire, l’équipe de Solaris et tous les amateurs de la littérature de genre québécoise! Vivement 2007 et félicitations à tous les gagnants des prix!

  26. Deux autres rapports: Élisabeth Vonarburg nous présente des portraits, et Dominic Bellavance se demande où étaient les lecteurs.

  27. Benoit

    Je m’émerveille à la lecture des échanges sur ce billet! Quel dynamisme! Je retrouve ici toute la fougue et l’énergie qui caractérisait si bien les années Pour ta belle gueule d’ahuri. D’ailleurs, j’ai l’impression que les seuls noms qu’on retrouve des 5 ou 6 premiers Boréals qui sont toujours présents sont Élizabeth, René et Joël. Pas de Jahjah, Martineau, Normand, Giguère (oui, d’accord, Simard), mais des Mathieu, Isabelle, Maja, Caroline, Christian, et toute cette ribambelle de ce qui est, de mon point de vue, la relève. Bravo pour l’intérêt, l’énergie et l’implication de toutes et tous (c’est le syndicaliste qui parle ici)! J’ai donc de plus en plus hâte d’aller faire une petite injection de Ben l’an prochain. Et pourquoi ne pas tenter de ramener une bonne dose de G.A., tiens!

    Concernant la religion en fantasy, le sujet s’ouvre sur tellement vaste, une petite table ronde n’y suffirait pas. Ça va d’une absence complète de religion organisée dans Le Seigneur des Anneaux à une guerre sans merci entre les dieux, anciens et nouveaux, chez Steven Erikson. Mais je serais dans la première rangée.

    Guillaume: pour une lecture, prose comme poésie, l’intérêt engendre l’intérêt. Lors de ma 1è participation à une nuit de poésie, la salle murmurait plus fort que je ne parlais. Mais j’ai appris, et à ma 3è fois, j’ai obtenu un silence total pendant 15 minutes dans une salle comptant 400 personnes (U. Laval, 77 ou 78). Remarque que pour la poésie, j’avais remarqué une certaine tendance des auteurs à se lire à eux-mêmes (et donc à s’admirer) plutôt que de tenter de convaincre l’auditoire.

    Est-ce qu’il est déjà cette heure-là?

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