Fractale Framboise

Archives: mai 2006

Christian

The Draco Tavern, Larry Niven

par Christian - dimanche, 28 mai 2006 - 19:36 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Couverture: The Draco Tavern, Larry NivenLorsqu’on discute de Larry Niven, cela fait longtemps que le wunderkind des années 60-70 a cédé la place au has-been des 90-00. Si les deux premières décennies de sa carrière ont été à la fois prolifiques et enviables, on ne peut pas en dire autant de ce qui a suivi. Dès The Ringworld Engineers, les lecteurs de Niven ont pu remarquer une baisse perceptible de la qualité de ses textes. Non pas seulement en style d’écriture (où Niven a toujours été de l’école utilitaire), mais surtout au niveau de la construction des intrigues et de l’intérêt de lecture. Les fans anglophones utilisent parfois l’expression brain-eater pour désigner les tics irrationnels qui semblent accompagner un écrivain dans la pente descendante de la fin de leur carrière, et Niven est (avec Heinlein post-1973) l’exemple typique d’un vétéran qui a perdu les pédales.

Ce qui est d’autant plus dommage avec Niven, c’est que sa déchéance est constamment illustrée à l’aide de collections thématiques contenant à la fois du bon vieux et du mauvais nouveau matériel. Crashlander, Flatlander, Rainbow Mars et maintenant The Draco Tavern: des livres assemblés à coup de pelle en dévalisant les archives de l’auteur, malheureusement affligées de nouvelles histoires fraîchement écrites.
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Christian

Prix Aurora Awards 2006: Oeuvres en nominations

par Christian - samedi, 27 mai 2006 - 23:23 (SF&F francophone)

Logo: Prix Aurora Awards 2006Voila, c’est fait: La liste complète des oeuvres en nomination aux Prix Aurora Awards 2006 vient d’être affichée sur le site officiel du Prix. Des dix catégories, retenons pour l’instant les trois catégories francophones…

Meilleur livre en français

  • Alégracia et le Serpent d’Argent, Dominic Bellavance (Les Six Brumes)
  • Aurélie et l’île de Zachary, Véronique Drouin (La courte échelle)
  • Le Dragon de l’Alliance, Michèle Laframboise (Médiaspaul)
  • Les Archipels du temps (La Suite du temps - 2), Daniel Sernine (Alire)
  • Reine de Mémoire 1. La Maison d’Oubli, Élisabeth Vonarburg (Alire)
  • Reine de Mémoire 2. Le Dragon de Feu, Élisabeth Vonarburg (Alire)

Meilleure nouvelle en français

  • «Montréal: trois uchronies», Alain Ducharme (Solaris 155)
  • «La Danse de la mer», Mathieu Fortin (Le Bilboquet août)
  • «Au jardin comme à la guerre», Éric Gauthier (Solaris 155)
  • «Équilibre», Patrick Senécal (Solaris 156)

Meilleur ouvrage en français (Autre)

  • L’Année de la Science-Fiction et du Fantastique Québécois 2000, dir. Claude Janelle (Alire)
  • Jean Pettigrew, critiques (Solaris 153-156)
  • Solaris, réd. Joël Champetier
  • «Les enfants de Jules Verne au Canada: la génération étouffée», Jean-Louis Trudel (Solaris 156)

…ainsi qu’une catégorie bien bilingue:

Fan Achievement / Accomplissement fanique (Publication)

Il y finalement peu de choses à dire sur ces oeuvres en nomination, surtout parce qu’elles représentent un bon portrait de la SF canadienne-française en 2005. Qui plus est, la liste comprend (à une malheureuse exception près) les lauréats des Prix Solaris, Boréal et le GPSFFQ, en plus des deux finalistes à ce même GPSFFQ. Tout un contraste avec la sélection anémique (et parfois franchement bizarre: Suzanne, ouvre-toi?) des années passées. Bravo à tous ceux qui ont envoyé leurs nominations!

On me permettra un moment de partialité éhontée à féliciter tout particulièrement mon co-fractaliste Éric Gauthier de sa nomination pour «Au jardin comme à la guerre».

Voter au Prix Aurora est un peu plus compliqué que de soumettre les nominations: Pour financer les tracasseries administratives du Prix (ce qui veut surtout dire payer pour les trophés), il faut être membre de la convention hôte des Prix Aurora Awards (cette année, Toronto Trek), ou bien s’inscrire comme membre de soutien à la Canvention pour pouvoir voter, ce qui implique habituellement une cotisation de 5 à 10 dollars. J’amenderai ce billet avec les détails lorsqu’ils seront disponibles. Tous les votes doivent être mis à la poste d’ici le 26 juin; les prix seront remis durant la fin de semaine du 7 au 9 juillet, à Toronto Trek.

Nous auront amplement le temps de revenir à la liste complète des oeuvres en nominations d’ici la fin de la période de vote. En attendant, lisez et votez!

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Christian

Dix raisons pour décoder Dan Brown

par Christian - mercredi, 24 mai 2006 - 23:02 (Cinéma, Lectures, Société)

Je suis fasciné par The Da Vinci Code, mais peut-être pas pour les mêmes raisons que tout le monde.

Bien que le lancer de l’insulte à Dan Brown soit devenu un sport favori du plusieurs critiques littéraires allant de la Bookslut au Bookninja, il me semble plus intéressant d’examiner son œuvre, y compris l’adaptation cinématographique du Da Vinci Code, comme une clé nous permettant de décoder plusieurs des facettes du divertissement populaire contemporain. Quand vous en aurez assez de taper sur Dan Brown, considérez les dix hypothèses suivantes:

1. Un livre mal écrit peut être bien écrit: En tant que lecteur, je ne suis normalement pas très sensible au style, alors imaginez ma surprise quand je me suis retrouvé à grincer des dents devant l’écriture des quelques premières pages du livre de Dan Brown. Mêmes les lecteurs les moins exigeants finissent par rechigner devant certaines phrases, certain qu’il doit y avoir une meilleure façon d’écrire tout cela. Et pourtant, il y a une réelle charge narrative à l’écriture de Dan Brown, une astuce primitive qui nous propulse sans cesse vers l’avant malgré l’écriture maladroite. Si Dan Brown est devenu la cible favorite des soi-disant fines plumes, il est désolant de voir comment peu de critiques sont disposés à lui reconnaître une redoutable efficacité lorsque vient le moment de faire embarquer le lecteur. Qu’il s’agisse des courts chapitres, du rythme racoleur ou de l’illusion d’érudition pédagogique, Brown sait exploiter l’instinct primitif du raconteur qui réussit à capter l’attention de ses lecteurs. Quitte à hérisser la fierté de plus d’un(e) collègue, je suis convaincu que plusieurs auteurs ont des leçons à apprendre de Brown.
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Christian

Learning the World, Ken MacLeod

par Christian - lundi, 22 mai 2006 - 21:59 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Illustration: Prix Hugo 2006Je voulais être enthousiaste au sujet de ce livre.

Il faut comprendre que Ken Macleod fait partie de la grande vague des auteurs de SF à être issu de la Grande Bretagne des années 1990. Ayant fait sa marque à l’aide de romans surchargés en idées techno-sociales, MacLeod est un auteur qui devrait naturellement m’intéresser: Il connaît bien sa science, possède un vif intérêt pour les facteurs sociologiques et explore souvent des enjeux politiques inusités. Tout comme Iain M. Banks, c’est un romancier astucieux, vif d’esprit et toujours prêt à explorer de nouveaux concepts. (Un des ses livres, par exemple, est une réalité parallèle à un de ses autres romans.)

Pourtant, j’ai toujours eu une certaine difficulté à lire ce qu’il écrit. Difficulté de style, d’entrain narratif, ou peut-être même de références culturelles? Peu importe: Je suis resté sous l’impression que la densité de son écriture laissait peu de place aux considérations plus pédestres d’une narration accessible. Toujours est-il que ses premiers trois livres ne m’ont laissé aucun souvenir impérissable, à part une note de tenter ma change à nouveau un peu plus tard. En attendant, je n’étais pas nécessairement réfractaire à l’idée de lire un autre de ces livres… mais je préférais attendre une bonne raison.

Couverture: Learning the World, Ken MacLeodÀ plusieurs égards, Learning the World est une bonne raison. Nominé aux Prix Hugo 2006, son neuvième roman publié ce côté-ci de l’Atlantique était également un singleton, c’est-à-dire un livre tout à fait indépendant de ses autres œuvres. À guère plus de 300 pages, comment se tromper? Tout comme j’ai appris à apprécier Iain M. Banks avec The Algebraist, peut-être qu’il me serait donné de retomber dans la marmite MacLeod avec Learning the World.

Ou peut-être pas.

N’anticipez pas ma conclusion: Learning the World n’est pas un mauvais livre. Il y a trop d’idées pour que ça ne soit pas intéressant, et la narration est d’une sophistication qui échappe toujours à d’autres auteurs vétérans. Mais en matière de plaisir de lecture, disons seulement que MacLeod remonte dans mon estime sans toutefois modifier mes intention futures de lecture.
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Éric

Boréal 2006 dans le rétroviseur

par Éric - lundi, 22 mai 2006 - 19:14 (Congrès Boréal, Montréal et environs, SF&F francophone, Écrire)

Pour ne pas être en reste, je vous donne ces quelques impressions du congrès Boréal avant de passer à d’autres sujets plus récents.

Nouvelle bat-heure, nouvelle bat-chaîne: Le congrès changeait de lieu et de date cette année, ce qui n’a point ému les nouveaux visiteurs, mais pouvait surprendre un peu les habitués. La nouvelle date coincidait malheureusement avec le Salon du livre de Sudbury, ce qui nous a privés de quelques auteurs intéressants (dont Sylvie Bérard, lauréate du GPSFFQ 2005 et du prix des lecteurs Radio-Canada). Il y avait tout de même moins d’événements concurrents qu’en octobre, où le festival Spasm, la Grande Mascarade et autres événements d’Halloween venaient tenter le public boréalien. C’est au septième étage du pavillon Hall de l’Université Concordia qu’avait lieu cette nouvelle édition printanière, et le changement s’est avéré positif en ce qui me concerne. J’avoue que le café gratuit offert chaque matin a peut-être une influence exagérée sur mon opinion. Tout de même, la disposition des pièces et de la table d’accueil était pratique, et la grande salle commune permettait de s’asseoir pour discuter plutôt que de rester debout dans les couloirs. Pour accéder aux locaux, on pouvait emprunter une série d’escaliers roulants qui grinçaient tous plus fort les uns que les autres, produisant une atmosphère métal-sur-métal digne d’un film d’horreur (les ascenseurs étaient plus tranquilles). Seul bémol: la salle de vente n’était pas assez en évidence.

L’empire du gars des vues: À chacun de ces congrès, quelques idées me restent et me poussent à réfléchir plus avant. Parmi celles que j’ai retenues cette année, un problème bien cerné par Yves Meynard et Joël Champetier: le cinéma devient notre réalité consensuelle. L’imaginaire du public est formé avant tout par la télé et le cinéma et l’auteur doit donc s’efforcer de détruire certaines idées préconçues pour pouvoir mettre en place l’atmosphère désirée. L’auteur doit être conscient qu’un certain pourcentage de ses lecteurs croit qu’il y a du son dans l’espace, qu’on peut courir plus vite qu’une explosion, et que l’on peut tirer du pistolet avec une grande précision tout en faisant des acrobaties en moto. Bien sûr, il n’y a pas que les lecteurs qui soient affectés: on peut souvent voir des auteurs novices cadrer leurs scènes et décrire leurs ambiances comme s’ils tentaient de faire un film sur papier.

L’attaque des clones: Guy Gavriel Kay, invité d’honneur du congrès, expliquait que la popularité actuelle de la fantasy est directement liée au succès de Harry Potter et des films du Seigneur des anneaux. Il ne voit pas là un engouement pour toute la fantasy, mais plutôt une demande pour des clones de ces deux séries. Nombreux sont les lecteurs qui, ayant été exposés à une oeuvre marquante, continueront de réclamer la même chose sans s’intéresser à ce qui peut se faire d’original et innovateur dans le domaine. Un auteur fera souvent plus d’argent en se répétant avec un minimum de variation. Candas Jane Dorsey apportait un peu d’espoir sur ce point en soulignant que certains lecteurs veulent voir répétée, non pas l’histoire qui les a marqués, mais la catharsis que leur a apportée cette histoire. Ils veulent revivre une expérience semblable, mais accepteront une certaine variété dans les moyens utilisés pour leur fournir cette expérience.

“Les cinq mauvaises habitudes des écrivains novices”: Joël Champetier, Yves Meynard, Francine Pelletier et Daniel Sernine savent tous ce que c’est de traiter les textes d’auteurs débutants, et ce panel leur permettait d’instruire et de se défouler tout à la fois. Quelques-unes des mauvais habitudes mentionnées:

  • Soumettre un texte à une revue en admettant qu’on ne la connaît pas, ou en la dénigrant (ça arrive); aussi, envoyer un manuscrit là où il ne cadre pas du tout (c’est une pure perte de temps que de soumettre un livre de recettes aux éditions Alire). On a même mentionné le cas d’un auteur qui avait apporté son manuscrit à un libraire… En résumé, on gagne toujours à être renseigné.
  • Vouloir reproduire la télé ou le cinéma (voir ci-haut; une forme d’analphabétisme, selon l’un des panélistes)
  • L’impatience: ne pas accepter ou même comprendre qu’un écrivain doit passer par une période d’apprentisage; vouloir publier tout de suite
  • Écrire des personnages secondaires qui ne sont que des outils et n’ont aucune vie propre (alors que chacun, au fond, doit se voir comme le héros de sa propre histoire). Elisabeth Vonarburg, dans l’assistance, dénonçait les motivations simplistes que certains donnent à leurs personnages (”on a toujours plusieurs raisons de faire quelque chose”).
  • Parler de soi-même (Yves Meynard: si l’auteur vend des armes aux Talibans tout en faisant la traite des blanches, d’accord; sinon, il n’est pas intéressant et on ne veut pas entendre parler de lui.)

Les panélistes offraient aussi un portrait du marché. La revue Solaris reçoit de 200 à 250 nouvelles par année et en publie 10%. Les éditions Alire reçoivent beaucoup de manuscrits, n’en publient pas plus que 10 par année, et ont une vingtaine d’auteurs bien établis, ce qui ne laisse que peu de place pour de nouveaux noms.

Sang neuf: On remarquait encore cette année plusieurs nouveaux visages. C’était épatant de constater le pourcentage de blogueurs dans l’assistance. Plusieurs d’entre eux ont été cités dans nos billets précédents sur le sujet (dans le texte ou dans les commentaires). J’ai pris plaisir à retrouver au congrès plusieurs commentateurs assidus de Fractale Framboise, plusieurs des participants rencontrés à l’atelier d’écriture qui se donnait la fin de semaine précédente, ainsi que d’autres gens que je connaissais d’abord par Internet, comme Guillaume Marchand de la revue Le Bilboquet, qui m’avait interviewé par courriel. Merci à tous ceux qui sont venus nous voir à la rencontre Fractale Framboise. Peut-être bien qu’on remettra ça…

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Laurine

Illos, photos, dodo

par Laurine - mardi, 9 mai 2006 - 9:30 (Congrès Boréal, Plogues)

Framboise a lunettesPfiou! Je viens de passer à travers la plus longue série de contrats d’illustrations de ma petite carrière. Elles ne tombent pas toutes dans le domaine de la SFQ, mais je pourrai quand même en afficher quelques-unes au moment de la parution des bouquins. Ceci combiné à une période de travail à temps plein, je ne me suis pas souvent manifestée ces derniers jours. J’ai fait une apparition éclair à Boréal, le temps de discuter lors de la table ronde la petite réunion avec l’équipe et les lecteurs de Fractale framboise. C’est toujours plaisant de parler aux gens en chair et en os (oui, ils existent!). J’ai aussi eu l’occasion d’assister à une table ronde avec l’invité d’honneur, Guy Gavriel Kay, sur la façon d’aborder la fantasy. Je crois que c’est toujours une excellente idée d’avoir à la même table Guy Gavriel Kay et Élisabeth Vonarburg, on va fatalement apprendre quelque chose, même si on est high sur les jujubes aux framboises.

Cela dit, je m’éclipse pendant trois semaines. Je pars en Europe pour faire la tournée de la famille et vraisemblablement un petit saut à Venise. Je ne posterai donc pas de billets sur Fractale framboise pendant cette période, et je ne ferai pas non plus de mise à jour sur le site du Congrès Boréal avant le début du mois de juin. Si vous avez pris des photos lors de l’événement et que vous souhaiteriez que je les mette en ligne sur le site, nous pourrons nous arranger à mon retour.

On se revoit en été…

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Laurine

Silent Hill

par Laurine - mardi, 9 mai 2006 - 9:26 (Arts visuels, Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Silent Hill 1Je ne savais pas à quoi m’attendre en allant voir Silent Hill. Je n’avais pas vu de bande-annonce, je ne savais pas non plus qui avait écrit et réalisé le film. Tout ce que je connaissais, c’était la distribution principale (Rhada Mitchell, Sean Bean, Laurie Holden) et l’histoire dans les grandes lignes. Dans une petite ville paumée, une mère cherche sa fille Sharon, qui a disparu. Jusqu’ici, rien de bien original, sauf que la ville en question est plutôt spéciale. En fait, Silent Hill est une ville minière que les autorités ont déclarée inhabitable à la suite des incendies qui l’ont ravagée, car le feu couve toujours dans le sol. Ce que les autorités ne savent pas, c’est qu’il y a deux Silent Hill, dans deux dimensions différentes — selon l’interprétation du spectateur. N’y entre pas qui veut. Ni n’en sort. C’est ce que découvre Rose (Rhada Mitchell de Pitch Black) et l’agent Bennett (Laurie Holden, la Marita Covarrubias des X-Files) qui sont littéralement prisonnières d’une ville où il neige constamment de la cendre. De façon ponctuelle, la lumière cesse d’exister et les ténèbres sortent de partout. C’est là que les ennuis commencent.

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Laurine

The Dark

par Laurine - mardi, 9 mai 2006 - 9:24 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

The DarkNe cherchez pas The Dark en salles. Ce petit film du Canadien John Facett (Ginger Snaps, yeah!) est très librement basé sur le roman Sheep du Britannique Simon Maginn (1997). L’histoire se passe au pays de Galles, ce qui nous donne droit à de magnifiques paysages verdoyants au bord de la mer. James et Adèle (Maria Bello et Sean Bean) son atterrés par la disparition de leur fille Sarah, que l’on présume noyée lorsque les recherches s’avèrent vaines. Surgit alors Ebrill (prononcez Ebreth), une gamine qui semble en savoir long sur le passé mystérieux de la maison où réside James. Sarah est-elle vraiment morte où est-elle retenue dans l’au-delà gallois, l’Annuyn? Or, selon la règle, il faut échanger un vivant contre un mort.

Si je me fie au résumé du roman de Maginn, le scénariste a pris des libertés certaines avec les personnages et les grandes lignes de l’histoire. Le résultat ressemble à une version britannique de ces fameux films japonais dont les Américains raffolaient il n’y a pas si longtemps. Les rapport entre The Dark et The Ring, ou même Dark Water, sont évidents. (On pourrait faire un méga succès underground intitulé The Dark Watering avec un champ de fillettes aux cheveux longs qu’il faudrait toujours arroser, sinon…) On nous refait le coup de la gamine de l’au-delà, dont les cheveux longs et sales en font tout de suite une suspecte. Celle-ci est blonde, par contre, et a un accent charmant.

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Christian

Boréal 2006 - Conclusion

par Christian - lundi, 8 mai 2006 - 22:44 (Congrès Boréal, Montréal et environs, SF&F francophone)

À tête reposée, que reste-t-il à dire sur Boréal 2006? Mission accomplie, auteurs choyés, plusieurs livres vendus et aucun blessé. En tant qu’organisateur, j’ai tendance à m’attarder à ce qui n’a pas fonctionné plutôt qu’aux succès. Hugues Morin parle d’un “bon congrès, mais pas un grand congrès” et cela rejoint à peu près ce que je pense: S’il n’y a pas eu de catastrophes, il y a eu suffisamment de désagréments mineurs pour ternir l’étoile dorée que je voulais m’assigner: Portes closes, absence de wi-fi, la rumeur d’une table ronde qui n’a pas très bien tourné, discussions qui divaguaient autour du sujet, manque de succès des lectures ou du discours d’honneur, etc.

Mais plutôt que de m’attarder sur les critiques, pourquoi ne pas mentionner brièvement quelques points saillant du congrès?
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Christian

Boréal 2006 - Dimanche

par Christian - dimanche, 7 mai 2006 - 22:01 (Congrès Boréal, Montréal et environs, SF&F francophone)

Et voilà, c’est tout: Un autre congrès Boréal de terminé, prochain rendez-vous en avril 2007. Que faire d’autre que de signaler ma satisfaction exténuée? Comme directeur de la programmation, je suis incapable d’évaluer le congrès selon ses propres mérites: Je pense surtout aux erreurs, aux critiques et aux choses à améliorer l’an prochain.

Je reviendrai sans doute sur le congrès demain (quand j’aurai accumulé quelques heures de sommeil) mais c’était un bon Boréal. Les finances de l’événement demeurent précaires, surtout sans subventions, mais le congrès semble avoir attiré le plus grand nombre d’inscrits depuis 1988, un record également atteint par le nombre de votants aux prix Boréal. Il y avait aussi beaucoup de nouveaux visages, signe visible d’une vague qui, étant donné quelques années et un peu plus d’expérience, va changer les choses en SFQ.

Après plusieurs doutes initiaux, les locaux offert par l’université Concordia se sont avérés fort adéquats, surtout lorsque nous avons pu profiter des salles H-763, 765 et 767: Doté d’un accueil et d’un axe central, Boréal a rapidement retrouvé l’atmosphère qui caractérise un bon congrès: le bourdonnement crée par des douzaines de conversations ayant lieu en même temps. Je ne pardonne pas encore le manque d’accès Wi-Fi, mais ce sera une autre chose à améliorer pour l’an prochain.

Autrement, je vais garder mes commentaires courts ce soir: plutôt que d’oublier quinze choses importantes, je vais dormir là-dessus et conclure de manière un peu plus cohérente demain.

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Christian

Boréal 2006 - Les prix!

par Christian - dimanche, 7 mai 2006 - 20:14 (Congrès Boréal, SF&F francophone)

Liste des prix décernés à Boréal 2006: (non-officiel)

Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois 2006:

  • Élisabeth Vonarburg, pour Reine de Mémoire 1 et 2.

Prix Boréal:

  • Écriture sur place: Hugues Morin
  • Fanéditeur: Mathieu Fortin, Brins d’éternité
  • Critique: Mario Tessier (Les Carnets du futurible, Solaris)
  • Nouvelle: Éric Gauthier, pour «Au jardin comme à la guerre» (Solaris 155)
  • Roman: Élisabeth Vonarburg, Reine de Mémoire 1 et 2

De plus, on apprends avec plaisir qu’à Sudbury, loin de Boréal, Sylvie Bérard a remporté le “Prix des lecteurs de Radio-Canada” pour le roman Terre des Autres.

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Christian

Boréal 2006 - Samedi

par Christian - dimanche, 7 mai 2006 - 8:42 (Congrès Boréal, Montréal et environs, SF&F francophone)

L’absence d’accès Wi-Fi à l’université Concordia n’aura finalement eu que très peu d’effet: Il se déroule habituellement tellement de choses le samedi que de rester immobile pendant cinq minutes est un exploit –alors oubliez le live-blogging.
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Christian

Boréal 2006 - Vendredi

par Christian - samedi, 6 mai 2006 - 0:08 (Congrès Boréal, Montréal et environs, SF&F francophone)

Boréal 2006La bonne nouvelle,‭ ‬c’est que l’édition‭ ‬2006‭ ‬du congrès Boréal roule déjà à un train d’enfer:‭ ‬la première journée s’est achevée après un éventail de communications d’un intérêt qui en a surpris quelques-uns,‭ ‬et quelques tables-rondes qui ont donné le ton à la fois substantiel et sympathique qui caractérise l’événement.‭

La mauvaise nouvelle,‭ ‬c’est que l’université Concordia,‭ ‬où se trouve le congrès cette année,‭ ‬ne permet pas aux visiteurs de se servir de son réseau Internet sans-fil. Il va sans dire que cette situation vous privera des reportages les plus directs que nous voulions faire,‭ ‬mais pas nécessairement d’une bonne‭ ‬idée du congrès…‭ ‬en autant que vous êtes prêts à attendre un peu plus longtemps.‭ (‬Je n’ai pas encore tout à fait abandonné l’idée de craquer l’accès Internet sur place…‭ ‬Mais peut-être serait-il préférable de ne rien dire de plus sur ce sujet pour l’instant.‭)
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Christian

Ce que vous réserve Boréal 2006

par Christian - mercredi, 3 mai 2006 - 22:06 (Congrès Boréal, Plogues, SF&F francophone)

Boréal 2006À première vue, c’est un paradoxe: comment ce fait-il qu’à l’approche du congrès Boréal, le blog soit si calme alors qu’il s’agit du moment idéal pour convaincre son auditoire de la nécessité d’aller à un congrès de science-fiction et de fantastique? C’est que les trois co-fondateurs du site sont tous impliqués, à un degré ou un autre, dans l’organisation du congrès. Tout cela en plus d’une vie, d’un travail et de projets d’écriture: il ne faut peut-être pas s’étonner si le blog arrive alors bon trentième dans une liste de quarante priorités. Le paradoxe devient conséquence logique.

Ceci dit, n’ayez crainte: Fractale Framboise rebondira, et beaucoup plus rapidement que vous pouvez l’espérer. Les lecteurs européens du blog (et ceux qui vivent trop loin de la région montréalaise) pourront bientôt tout savoir de Boréal alors que nous serons sur place pour vous rapporter les faits saillants du congrès. (Gardez un oeil sur notre catégorie Congrès Boréal) Mais en attendant, voici un aperçu de l’horaire de Boréal 2006 et à qui il s’adresse…
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