Fractale Framboise

Archives: avril 2006

Christian

Le Français pour l’avenir – Destination (science-)fiction

par Christian - mardi, 25 avril 2006 - 22:26 (Ottawa, Plogues, Société)

Il n’y a pas à dire, la vie est bizarre: Lors de la fondation de Fractale Framboise, j’étais loin de me douter que le blog allait me permettre de retourner à mon alma mater pour corrompre des douzaines de jeunes esprits impressionnables à coup d’histoires de pieuvres parlantes dans l’espace. Et d’obtenir un lunch gratuit pour ma peine.

Laissez-moi vous expliquer.
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Laurine

Au programme en 2006

par Laurine - samedi, 22 avril 2006 - 15:21 (Congrès Boréal)

Boréal 2006Après quelques problèmes techniques dont je vous épargnerai les détails, le programme du Congrès Boréal 2006 est enfin en ligne. Il ne s’agit pas d’un produit final puisque l’événement a lieu du 5 au 7 mai, ce qui laisse amplement le temps à des changements de dernière minute (c’est qu’on n’a pas encore trouvé le moyen de prévoir l’imprévu). Mais dans les grandes lignes, c’est ça qui est ça.

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Laurine

Not in Kansas Anymore — Christine Wicker

par Laurine - lundi, 17 avril 2006 - 21:10 (Critiques, Insolite, Lectures, Société)

Not in Kansas AnymoreAh, ces petites merveilles que l’on dégotte en farfouillant sur le site d’Amazon! Je crois que c’est la couverture qui a attiré mon attention, avec sa photo pseudo-ancienne et la mise en page imitant une planchette de Ouija. Le sous-titre, A Curious Tale of How Magic Is Transforming America, a fini de me convaincre. Si je ne suis pas tellement du genre à joindre un coven ou à m’essayer à la magie de salon, le sujet m’intéresse depuis longtemps. Je parle bien de magie populaire telle qu’elle se pratique de nos jours en ville, en banlieue, chez soi. Apparemment, je ne suis pas la seule à manifester pareil intérêt. Christine Wicker s’est carrément lancée dans une enquête sociologique sur l’influence de la magie dans le quotidien des Américains.

Surtout connue pour un best-seller intitulé Lily Dale: The True Story of the Town That Talks to the Dead, Wicker n’entre pas dans la catégorie des adeptes de la pensée magique. Élevée dans la foi baptiste, elle est devenue une athée (presque) convaincue. Par bien des aspects, elle rappelle Mary Roach, la formation scientifique en moins. En fait, Wicker est journaliste. Le rabat de la couverture explique qu’elle a couvert des thèmes religieux pour le Dallas Morning News, et qu’elle a gagné une belle collection de prix journalistiques.

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Christian

Counting Heads, David Marusek

par Christian - lundi, 17 avril 2006 - 12:59 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Couverture: Counting Heads, David MarusekJ’attendais ce livre avec impatience. David Marusek avait, jusqu’en 2005, surtout fait sa marque en tant que nouvelliste au style à la fois dense et abordable. Des nouvelles telles “We Were Out of Our Minds with Joy” (1995), avec leur emphase sur un futur radicalement différents du nôtre via la nanotechnologie et les technologies de l’information, présageaient l’arrivée d’écrivains tels Charles Stross et Cory Doctorow. Figure énigmatique de pionnier, Marusek faisait attendre son arrivée en tant que romancier. Avec Counting Heads, il satisfait partiellement aux attentes initiales… et en crée une série d’autres.

Directement basée sur “We Were Out of Our Minds With Joy” (qui est d’ailleurs réimprimé, avec de légères révisions stylistiques, en première partie du livre), Counting Heads est moins une histoire qu’une première visite au parc d’attraction dans lequel se tiendront les prochains romans de Marusek. Original et amusant, Marusek démontre une telle aisance à nous en mettre plein la vue qu’il devient parfois possible d’oublier que ceci est le premier volume (discret) d’une série, et que les tangentes sont beaucoup plus importantes que l’intrigue.
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Christian

Un bar des science sur la science-fiction

par Christian - dimanche, 16 avril 2006 - 22:00 (Société)

Que les amateurs de baladodiffusion SF se réjouissent: La SRC leur fait un cadeau avec la dernière émission “Les Années Lumières”, Un bar des science sur la science-fiction qui débat du sujet “La science-fiction fait-elle du tort à la science?” Le sujet est provocateur, mais le débat est bien gentil avec des invités majoritairement bien connus au monde de la SFQ: Joël Champetier (rédac’chef de Solaris), Mario Tessier (Le “futurible” de Solaris) et Norman Molhant (“conseiller scientifique de plusieurs auteurs de science-fiction.”) sont joint par Roland Lehoucq (astrophysicien) pour nous dire que, non, la SF ne nuit pas à la science. ( «Pas plus que le roman policier fait du tort à la police» dit Molhant dans les quelques premières minutes). Thibaud Sallé, bien connu du congrès Boréal, a une brève apparition comme membre de l’audience. Les amateurs de SF et de science seront comblés par la discussion. Écoutez et régalez-vous!

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Éric

Origine secrète

par Éric - samedi, 15 avril 2006 - 14:03 (Plogues)

En ce premier anniversaire de Fractale Framboise, laissez-moi tout vous expliquer: c’est la faute à Christian. C’est lui qui a lancé l’idée, au début 2004, de créer un blogue collectif. Il voulait que ce soit un blogue de tricot: c’était sa grande passion à l’époque (après, bien sûr, la SF et les écureuils). L’idée m’intriguait: je cherche toujours de nouvelles manières d’exposer un large public à mes divagations. Étant peu doué avec les aiguilles (je préfère les lames, les tournevis et les crayons), j’ai suggéré de bâtir le projet autour de nos intérêts communs.

Nous n’étions alors qu’un duo, une paire, rien d’extraordinaire. Nous savions qu’à trois, nous pourrions devenir un trio, une trilogie, une trinité (sainte ou profane, voire même blasphématoire). Nous avons lancé un appel par quelques canaux soigneusement choisis: par courriel à quelques connaissances, par bouteilles à la mer, par pigeons et aussi par radio, encodé dans l’indicatif des nouvelles de Radio-Canada. À toutes les heures, notre appel était donc diffusé pour quiconque avait assez d’astuce pour le déchiffrer.

Laurine s’est vite déclarée comme étant la candidate la plus prometteuse: drôle, douée pour le visuel, et redoutable aux arts martiaux. Elle serait à la fois notre collaboratrice et garde du corps.

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Christian

Un an plus tard

par Christian - samedi, 15 avril 2006 - 13:52 (Plogues)

Illustration: Anniversaire Fractale FramboiseC’est il y a un an qu’était lancé Fractale Framboise. Après des mois de discussions préliminaires et quelques semaines de tests confidentiels, le blog fut officiellement lancé le 15 avril 2005. Rien de magique au sujet de la date: Bien qu’il s’agit d’une journée maudite pour les Américains (qui doivent remettre leur rapport d’impôt aujourd’hui), c’est rien de moins qu’une erreur de retransmission sur la liste électronique sf-boreal qui nous avait forcé la main. (Ainsi vogue la petite histoire!)

Il s’en est écrit des mots à notre adresse depuis un an. Selon notre base de données, Fractale Framboise a déjà publié pas moins de 135,000 mots en 237 billets et 131,000 mots en 1,370 commentaire divers. Pour comparer, dites-vous que la plupart des romans en vente font près de 100,000 mots et qu’un numéro de Solaris pèse maintenant près de 65,000 mots en 160 pages.
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Christian

The Ghost Brigades, John Scalzi

par Christian - vendredi, 14 avril 2006 - 23:19 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Couvertures: The Ghost Brigades, John ScalziSuite attendue au premier roman Old Man’s War du blogueur John Scalzi, The Ghost Brigades est un retour au même univers qui prouve que le succès initial de Scalzi (depuis nominé au Prix Hugo et au Prix Campbell) n’est pas un accident. Familier sans être répétitif, accessible sans être condescendant, The Ghost Brigades est un excellent exemple de SF commerciale qui sait à la fois divertir et faire réfléchir.

Ne cherchez pas John Perry: Le héros de Old Man’s War est à nouveau à la retraite, et c’est à Jane Sagan, la mystérieuse agente spéciale entraperçue dans le premier volume, que revient l’honneur d’ancrer ce roman. C’est elle qui amorce l’intrigue dans un premier chapitre au retournement amusant, mais ce n’est pas elle qui devient la protagoniste du roman. Cet honneur revient plutôt à Jared Dirac, un tout jeune clone créé dans des buts sinistres, puis recyclé comme soldat d’élite. La tension dramatique aux racines de ses origines deviendra de plus en plus importante au fur qu’avancera l’histoire, donnant à The Ghost Brigades une saveur fort différente que celle du livre précédent: plus sombre, plus nuancées et aux enjeux émotionnels complètement différents.

En fait, c’est tout l’univers de la série qui est exploité de manière plus subtile dans ce deuxième volume. L’univers où se trouve la race humaine est tout aussi impitoyable que dans le premier livre, mais cette suite nous donne également des indications vis-à-vis la nature quasi-fasciste du gouvernement terrestre, et de la minceur des atouts humains dans une galaxie remplie de compétiteurs. Scalzi n’est pas un militariste, et ce point de vue centriste lui permet de livrer un roman de SF militaire considérablement plus intéressant que la norme.

Cet intérêt s’applique également à la manière dont The Ghost Brigades est rédigé: Vif, rythmé et percutant, ce roman solidifie la place de Scalzi comme un stylistes naturel qui se démarque par la clarté de son écriture plutôt que par l’étendue de son vocabulaire. Pas moyen de s’ennuyer longtemps au fil des pages de ce livre, une poussée vers l’avant qui s’applique également à la densité prodigieuse des idées et des gadgets que Scalzi soulève et dispose avec une efficacité redoutable. The Ghost Brigades est une œuvre de SF éminemment accessible, qui saura plaire à ceux qui ne sont pas nécessairement familiers avec la SF d’aujourd’hui.

Bref, que du bon pour un jeune écrivain des plus prometteurs. À un moment où la SF américaine se cherche un peu, Scalzi se taille une place de choix dans les rangs de la relève. Reste à voir, bien sûr, ce dont il est capable à l’extérieur de l’univers créé pour ses deux premiers romans…

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Éric

Des livres qu’on dévore

par Éric - mercredi, 12 avril 2006 - 16:47 (Insolite, Lectures, Montréal et environs)

Comment faire sortir un auteur de chez lui? Il suffit de le prendre par la curiosité, par l’estomac, ou, dans ce cas-ci, les deux. J’avais bien entendu parler du Festival international du livre mangeable, et je songeais à passer y faire un tour. Quand on m’a annoncé que mon livre y serait représenté, j’ai su que je devais voir ça.

Lancé en 2000 à New York, le festival se déroule maintenant en simultané dans une multitude de pays. Chaque 1er avril, des cuisiniers en tous genres sont appelés à créer des oeuvres comestibles inspirés de livres précis ou de la littérature en général. (Jetez un coup d’oeil aux oeuvres des années précédentes, ça vaut la peine.) Cette première édition montréalaise de l’événement faisait appel aux talents d’une quarantaine d’étudiants en pâtisserie et chocolaterie de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), ainsi que de leurs professeurs Yves Petit et Gaston Sylvain.

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Christian

Prix Aurora Awards 2006: Vos nominations?

par Christian - samedi, 8 avril 2006 - 22:53 (SF&F autre, SF&F francophone)

Logo: Prix Aurora Awards 2006Les Prix Aurora Awards sont l’équivalent canadien des Prix Hugos, avec la particularité supplémentaire qu’ils récompensent des œuvres SF&F dans les deux langues officielles. Tout comme pour les Hugos, les Auroras sont donnés annuellement dans le cadre d’une convention itinérante. (En 2004, par exemple, la Canvention a eu lieu à Boréal.) Cette année, les Prix Aurora Awards seront remis à Toronto Trek 20 (7-9 juillet, la même fin de semaine que Readercon…).

Mais il reste quelques étapes avant d’en arriver aux prix. Comme pour les Hugos, les Auroras sont des prix populaires à deux étapes: Dans un premier temps, n’importe quel citoyen canadien peut soumettre ses nominations. Durant la deuxième étape, les membres de la convention hôte votent sur la liste des œuvres en nomination. Le vote sera réservé aux membres de la Canvention (les frais minimes d’inscription paient pour les trophés) mais tous peuvent nominer leurs œuvres et personnes favorites. Jusqu’au 17 avril, il est possible d’utiliser le formulaire en ligne de Toronto Trek pour soumettre votre liste. (Oui, la traduction française sur le site de TTrek n’est pas parfaite: Je leur ai déjà envoyé des corrections il y a plus d’une semaine. Donnons leur tout de même des points pour l’effort.)

Pour les francophones, il est d’autant plus crucial de nominer que de par les années passées, certaines catégories francophones ont été rayées par manque de nominations. Nominer ne vous coûte rien et ne prends que quelques instants: Plus il y aura de nominants, plus les résultats de cette étape seront respectables… et mèneront à un gagnant plus représentatif du milieu.

Le problème, évidemment, c’est qu’il faut savoir quoi nominer. Les règles des Prix Aurora Awards sont sévères mais simples: Les nominés doivent être canadiens; la nomination doit être liée à l’année du prix (2005) et le travail dans les catégories non-faniques doit avoir été livré dans un cadre de publication professionnel. Pour vous aider à remplir votre bulletin de mise en nomination, voici une description des catégories et un échantillonnage d’œuvres éligibles. (Remarquez que nous avons respecté le choix de ceux qui préfèrent utiliser un pseudonyme.)
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Laurine

Vente de garage au bord de l’eau

par Laurine - vendredi, 7 avril 2006 - 19:32 (Insolite, Société)

Fleuve00Le bric-à-brac que l’on trouve sur les berges du Saint-Laurent a de quoi surprendre. De l’aménagement improvisé autour d’un feu de camp aux détritus à proximité de la marina de Longueuil, c’est difficile de ne pas hausser les sourcils… ou prendre des photos. Il faut seulement faire attention où l’on met les pieds et ne pas trébucher sur, disons, un siège de voiture.

Il ne s’agit pas toujours de déchets à proprement parler, sauf évidemment le cas des bidons vides. Les gens improvisent un feu de camp près de l’eau en apportant tout le matériel nécessaire, dont du combustible inflammable à barbecue, de la boustifaille et autres bricoles. La promeneuse que je suis pourrais de passer des reliquats hautement ethnologiques de ces soirées arrosées. (Si vous vous dites qu’il ne manque plus qu’un poste de télévision, sachez que j’en ai trouvé un tout défoncé. J’ai juste perdu la photo.)

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Christian

Ad-Astra 2006 (troisième journée)

par Christian - lundi, 3 avril 2006 - 21:42 (SF&F autre)

Le dimanche matin est toujours morose à n’importe quelle convention de fin de semaine. Après la tornade du samedi et les partys divers de la nuit, tous se lèvent (souvent avec un mal de tête) en sachant que c’est déjà presque fini. La journée en sera une de bilan, de voyage, de retour à la normale.

Pour Ad Astra 2006, ce fut encore pire que d’habitude: Puisqu’il s’agissait de la fin de semaine où l’on devait avancer notre horloge d’une heure, les gens ont du composer avec encore plus de sommeil en moins. L’effet était évident: il manquait des participants à toutes les tables rondes, et ceux qui restaient était plus prompts à critiquer l’énoncé du programme et se demander ce qu’ils faisaient là. (À l’énoncé de table ronde “1900 to 2000 to 2100: How did we get here? Where are we going? What will 2100 look like?“, Glenn Grant a facilement répondu “By car down the 401 highway; back to Montréal; and why don’t you ask me again at nine o’clock?“)

J’ai moi-même déchanté dès que je me suis aperçu que les thèmes commençaient à se répéter. Une table-ronde sur des conseils d’écriture ne m’ayant pas beaucoup appris à part quelques anecdotes amusantes et une nouvelle blague sur les écrivains, j’ai décidé de partir tôt pour me rendre à la maison à une heure raisonnable. C’est donc durant les quelques heures passées sur ladite autoroute 401 que j’ai fait mon bilan d’Ad-Astra 2006.
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Christian

Ad-Astra 2006 (deuxième journée)

par Christian - dimanche, 2 avril 2006 - 19:14 (SF&F autre)

Je vous avais promis des photos. Je ne vous avais pas promis de belles photos…
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Laurine

Cell — Stephen King

par Laurine - dimanche, 2 avril 2006 - 13:49 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Cell, Stephen KingEst-ce moi qui ai la berlue, ou est-ce que Stephen King a juré (plus d’une fois) qu’il n’écrirait plus? Pourtant, son fameux cycle de La Tour sombre terminé, le voilà qui récidive avec Cell — entre autres projets — en renouant avec la bonne vieille épouvante qu’il avait commencé à délaisser, si l’on exclut From a Buick 8.

Le propos de Cell est simple. Sans crier gare, une onde retransmise à travers les téléphones cellulaires renvoie leurs utilisateurs à un état primitif de bêtes. Sur le coup, c’est le massacre alors que les phoners attaquent tout ce qui bouge. Mais rapidement, ces êtres évoluent et leur comportement, quoique moins meurtrier, devient de plus en plus inquiétant. On soupçonne que le mal s’est propagé à travers le monde, là où les téléphones cellulaires sévissent. À son habitude, King campe ses personnages en Nouvelle-Angleterre, et dans ce cas-ci, nous suivons trois personnages principaux. Clay, un bédéiste, vient de décrocher son premier vrai contrat à Boston. Dans le tumulte qui s’ensuit, il est rejoint par Tom, un homosexuel anticlérical qui cite la Bible, et Alice, une adolescente qui vient de perdre ses parents. Se cachant le jour et se déplaçant la nuit, ils découvrent des graffitis leur indiquant de se rendre à Kashwak. Commence alors l’exode des normies (les Normaux) vers une zone qu’ils espèrent sécuritaire.

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Christian

Ad-Astra‭ 2006 (‬Première journée‭)

par Christian - samedi, 1 avril 2006 - 10:06 (SF&F autre)

Désolé,‭ ‬pas de photos.‭ ‬En attendant,‭ ‬quelques notes au sujet de la convention Ad Astra,‭ ‬du voyage Ottawa-Toronto et du reste de la journée…

  • Malgré ce que l’on peut dire sur l’avilissement de l’humanité par notre civilisation moderne,‭ ‬il faut croire qu’au fond,‭ ‬l’humain reste un explorateur.‭ Comment‬ expliquer,‭ ‬autrement,‭ ‬qu’un fonctionnaire pantouflard puisse trouver un réel plaisir existentiel à parcourir quelques‭ ‬500‭ ‬kilomètres pour aller dans une ville peu familière et voir ce qui s’y passe‭?
  • L’hypnose des autoroutes et l’illusion de la liberté offerte par un long périple automobile.‭ ‬Discutez.
  • J’ai coutume de dire que la civilisation se définit par ses excès‭ (‬ou,‭ ‬pour retourner la question,‭ ‬que la civilisation n’est rendu possible que par ce qui excède le simple niveau de la survie‭) ‬mais il est tout aussi vrai qu’elle se définit par ce qui passe inaperçu.‭ ‬La présence d’un long ruban d’asphalte reliant un point à l’autre n’est pas naturelle:‭ ‬Et pourtant,‭ ‬ledit ruban‭ (‬et la conséquence d’un transport relativement sûr et efficace entre ces deux points‭) ‬est pris pour acquis.‭ ‬En ce qui me concerne,‭ ‬je suis rarement aussi membre de ma civilisation que lorsque je peut arrêter à une station-service,‭ ‬faire le plein,‭ régler‬ la facture par carte de crédit et repartir en quelques minutes sans aucune autre intervention humaine.
  • Peu importe comment de fois je visite une métropole comme Montréal et Toronto,‭ ‬je reste incapable de saisir la différence de magnitude qui sépare ces villes d’Ottawa.
  • Décrire l’agencement intérieur et extérieur du Crowne Plaza Don Valley où se déroule Ad Astra est un exercice en frustration.‭ ‬Imaginez une forteresse,‭ ‬une pieuvre,‭ ‬un tas d’hexagones et une fourchette à deux dents.‭ ‬Maintenant que vous avez exercé votre esprit à retenir ces objets différents,‭ ‬vous êtes peut-être capable de comprendre quelque chose à cet hôtel.‭ ‬Maintenant,‭ ‬imaginez essayer d’y parvenir.
  • En revanche,‭ ‬l’accès wi-fi est gratuit et fiable au lobby.‭ ‬C’est toujours ça‭!
  • Cela faisait depuis la huitième année que je n’avais pas été faire un tour au Centre des sciences de l’Ontario.‭ ‬Peut-être aurais-je dû en rester là:‭ ‬Malgré quelques éléments spectaculaires‭ (‬la forêt amazonienne recréée de toute pièce,‭ ‬l’écosystème de corail,‭ ‬quelques éléments d’un‭ “‬cabinet de curiosités‭”)‬,‭ ‬le Centre vise un peu trop jeune.‭ ‬Peut-être est-ce la journée qui n’aidait pas: les tout-petits semblaient être cinq fois plus nombreux que les adultes.‭ ‬Par moment,‭ ‬le Centre à l’air vieux:‭ ‬usé,‭ ‬maltraité,‭ ‬jauni.‭ ‬Pourquoi la science ne doit-elle être intéressante qu’aux enfants‭?
  • Je ne‭ m’‬attendais pas à voir un total de trois heures de film aujourd’hui,‭ ‬mais les circonstances ont dicté autrement.‭ ‬Quelques critiques rapides:‭ Mysteries of the Nile‭ (‬IMAX‭)‬:‭ ‬Spectaculaire,‭ ‬bien sûr:‭ ‬Une authentique aventure, de la source du Nil jusqu’au Caire.‭ ‬Fighter Pilots (‬IMAX‭)‬:‭ ‬Ouh,‭ ‬oui‭! ‬Essentiel‭ ‬pour les férus d’aviation militaire.‭ ‬Des scènes dignes d’un film d’action:‭ ‬Avez vous déja entendu un A-10‭ ‬en Surround‭? ‬The Lost World (‬version‭ ‬1920s‭)‬:‭ ‬Muet,‭ ‬monochrome,‭ ‬Mise en scène vieillote et des acteurs à faire rire,‭ ‬mais il y a un certain réconfort à savoir que,‭ ‬des décennies avant Godzilla,‭ ‬il y a toujours eu cette fascination pour les films de grosses bêtes.
  • Si vous cherchez dans le dictionnaire pour la définition de‭ “‬convention de SF‭”‬,‭ ‬c’est Ad Astra qui devrait s’y trouver.‭ ‬Moyennement grosse‭ (‬on parle de centaines de participants‭)‬,‭ ‬Ad Astra essaie au moins de répondre à une bonne partie des intérêts disparates qui composent le fandom anglophone actuel.‭ ‬Anime,‭ ‬comics,‭ ‬science,‭ ‬écriture,‭ ‬costumes,‭ ‬etc:‭ ‬Peu importe votre intérêt,‭ ‬il y a une mini-convention complète pour vous ici.‭ ‬La forte composante locale d’Ad Astra fait en sorte que c’est une convention beaucoup plus cohésive que les Worldcons et Westercons.
  • Je suis surpris du nombre de personnes que je reconnais.‭ ‬Je suis rassuré par l’idée qu’ils ne me connaissent pas.
  • Si j’assiste sans aucune hésitation à des tables-rondes sur des sujets scientifiques,‭ ‬c’est parce que c’est toujours intéressant,‭ ‬on y apprends toujours quelque chose et qui sait ce qui peut s’avérer utile dans le futur‭? ‬Une seule table-ronde sur la vie dans l’espace vient de me donner des douzaines d’anecdotes et de pistes de recherche sur les problèmes médicaux à affliger les astronautes,‭ ‬des études sur les groupes isolés,‭ ‬de façons exotiques de mourir‭ (‬ou de ne pas mourir,‭ ‬contre toute attente‭) ‬et sur l’impossibilité de vivre longtemps dans l’espace.
  • Ed Greenwood joint ma liste d’auteurs qui peuvent de convaincre d’aller à une table-ronde plutot qu’une autre.

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