SLO 2006: Entrevue avec Serena Gentilhomme

(Quatrième dans une série d’entrevues réalisées au Salon du Livre de l’Outaouais 2006)

Native de Florence et habitante de Besançon, Serena Gentilhomme est pratiquement une membre à part entière de la SFQ étant donné ses nombreuses présences au congrès Boréal et ses fréquentes contributions aux revues d’ici. Nouvelliste, anthologiste (Âmes Sœur), critique (Québec Français 139), enseignante experte en cinéma d’horreur italien (entre autres), elle partage peut-être également quelques liens de parenté avec la mystérieuse « Serena » qui commente parfois sur Fractale Framboise. Ses deux derniers romans sont Villa Bini et Les Nuits Étrusques.

Photo: Serena Gentilhomme au SLO 2006

Pourquoi les lecteurs devraient-ils se procurer vos livres plutôt que ceux d’un autre auteur?

Mais c’est ce que je me demande! Il vaudrait mieux qu’ils achètent, peut-être, les livres d’autres personnes. Ou alors les miens, parce ce qu’ils veulent lire de l’horreur qui a des décors un peu différents, comme Florence, ou bien des allusions à des auteurs, à des mondes qui ne se retrouvent pas souvent en cette littérature, comme la Divine Comédie.

Est-ce que vos livres ont des qualités sociales ou médicinales?

Médicinale, je ne sais pas, sinon que ça peut empoisonner à long terme. Mais sociale, oui: le texte « Onction Extrême » parus dans Petites danses de Macabré est d’un engagement social certain.

Quelle place vos livres occupent-il dans vos plans de domination mondiale?

Tellement infime que je ne saurais l’identifier.

Quel traumatisme tentez-vous d’infliger à toute la population canadienne avec votre fiction?

Ce n’est pas possible: Avec son tirage très limité, je crois même épuisé, je ne crois pas que ça sera un fléau.

Puisque ceci est une entrevue avec Fractale-Framboise, nous devons demander: Pourquoi n’y a-t-il pas plus de framboises dans votre fiction?

Mais c’est ce que je vais m’empresser de corriger dans le prochain. J’y mettrai des fractales, des framboises, des framboise et des fractales et… quelques myrtilles.

Si un groupe quelconque doit condamner vos histoires et vous désigner comme hérétique, lequel préfériez-vous?

Le gouvernement de Berlusconi.

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Un commentaire

  1. Le grand danger dans tout ça, c’est que l’oncle Silvio, qui est dans le jus ces temps-ci, disparaisse avant de te déclarer hérétique.

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