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	<title>Comments on: Écrivez-vous en français ou en francophone?</title>
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	<description>Un blogue, trois auteurs, une multitude d&#039;univers à explorer.</description>
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		<title>By: Serena</title>
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		<dc:creator>Serena</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Mar 2006 12:38:09 +0000</pubDate>
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		<description>Il faut dire que mon cas est atypique: pendant un séjour à Courmayeur (Val d&#039;Aoste) avec mes parents, je fus si agréablement frappée par les sonorités de la langue française (nous étions les seuls italophones, à l&#039;hôtel), que je ne tardai pas à communiquer ma décision ferme et définitive à ma mère, le soir de son anniversaire: je serais prof d&#039;italien dans une université française et écrirai des bouquins en français. 

C&#039;était le 22 août 1957. J&#039;avais huit ans. Depuis, j&#039;ai tout mis en œuvre pour réaliser mon rêve et, ma foi, ça a assez bien marché.

En tout cas, si c&#039;était à refaire, je le referais.

Par la suite, si ça vous intéresse, je vous parlerai de la légère schizophrénie inhérente à ma condition d&#039;écrivaine vocationnelle d&#039;expression française…</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut dire que mon cas est atypique: pendant un séjour à Courmayeur (Val d&#8217;Aoste) avec mes parents, je fus si agréablement frappée par les sonorités de la langue française (nous étions les seuls italophones, à l&#8217;hôtel), que je ne tardai pas à communiquer ma décision ferme et définitive à ma mère, le soir de son anniversaire: je serais prof d&#8217;italien dans une université française et écrirai des bouquins en français. </p>
<p>C&#8217;était le 22 août 1957. J&#8217;avais huit ans. Depuis, j&#8217;ai tout mis en œuvre pour réaliser mon rêve et, ma foi, ça a assez bien marché.</p>
<p>En tout cas, si c&#8217;était à refaire, je le referais.</p>
<p>Par la suite, si ça vous intéresse, je vous parlerai de la légère schizophrénie inhérente à ma condition d&#8217;écrivaine vocationnelle d&#8217;expression française…</p>
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		<title>By: Hugues</title>
		<link>http://www.fractale-framboise.com/2006/03/ecrivez-vous-en-francais-ou-en-francophone/comment-page-1/#comment-1345</link>
		<dc:creator>Hugues</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Mar 2006 23:28:37 +0000</pubDate>
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		<description>Je suis d&#039;accord avec Jean-Louis, ici. Les tentatives (en espagnol dans ton exemple), te montrent tes limites et peuvent engendrer deux types de réactions. Dans mon cas à moi, ça me donne le goût de faire reculer ces limites encore plus. de là à pouvoir poursuivre une telle traduction, il y a un pas, et un autre si on désire écrire directement de la fiction en espagnol, par exemple, mais pas un pas impossible à franchir si on en fait le choix.
J&#039;ai apprécié ta note sur les auteurs d&#039;autres langues qui décident d&#039;écrire en français.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis d&#8217;accord avec Jean-Louis, ici. Les tentatives (en espagnol dans ton exemple), te montrent tes limites et peuvent engendrer deux types de réactions. Dans mon cas à moi, ça me donne le goût de faire reculer ces limites encore plus. de là à pouvoir poursuivre une telle traduction, il y a un pas, et un autre si on désire écrire directement de la fiction en espagnol, par exemple, mais pas un pas impossible à franchir si on en fait le choix.<br />
J&#8217;ai apprécié ta note sur les auteurs d&#8217;autres langues qui décident d&#8217;écrire en français.</p>
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		<title>By: Jean-Louis</title>
		<link>http://www.fractale-framboise.com/2006/03/ecrivez-vous-en-francais-ou-en-francophone/comment-page-1/#comment-1340</link>
		<dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Mar 2006 19:12:17 +0000</pubDate>
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		<description>J&#039;avais bien noté que la question était un peu mal ciblée.  Mais les Belges et les Suisses francophones vivent aussi dans des pays multilingues, qu&#039;ils le soient eux-mêmes ou non, et il faudrait voir comment ils ont réagi à cette question.  

Inversement, il y a des auteurs de pays totalement non francophones qui écrivent en français.  Il faut croire qu&#039;ils n&#039;ont pas trouvé absurde la question de changer de langue même s&#039;ils étaient initialement dans le même cas de figure.  Bref, oui, je maintiens que Proulx a manqué une belle occasion de montrer un minimum de largeur de vues ou de sérénité.  (Je rappelle en passant que je considère que l&#039;incapacité hexagonale à gérer les autres variétés du français est aussi une marque d&#039;inculture.)

Cela dit, je ne suis pas sûr qu&#039;Yves et Claude soient confrontés à l&#039;anglais depuis le biberon.  (Yves est né à Québec, qui n&#039;est pas très anglophone, et il a fréquenté le Collège français avant d&#039;étudier à l&#039;Université de Montréal...  Je leur poserai la question ce soir si j&#039;y pense.)  Ou du moins, pas plus que les autres Québécois francophones de leur génération.  S&#039;ils ont fait un certain choix, cela signifie que les autres auteurs québécois ont fait un choix différent, même si c&#039;était sans s&#039;en rendre compte.

En revanche, je crois que le cas de Yann Martel, comme celui de nombreux autres auteurs hybrides, est différent.  Là, je crois qu&#039;on peut parler d&#039;une enfance véritablement partagée.  (Mais quid de Serena?)

Cela me rappelle qu&#039;au S.L.O., j&#039;avais trouvé un recueil de poésie d&#039;Émile Martel en espagnol et que je l&#039;avais examiné en me demandant si ce grand traducteur écrivait aussi directement en espagnol.  Mais non, c&#039;était une traduction...  Moi-même, quand j&#039;étais plus hispanophone qu&#039;aujourd&#039;hui, j&#039;avais entamé la traduction en espagnol de ma nouvelle « Enfants du soleil »...  mais j&#039;avais vite renoncé en constatant mes limites.  Toutefois, j&#039;aurais pu faire, qui sait, le choix de persévérer et d&#039;acquérir une capacité d&#039;écriture en espagnol...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;avais bien noté que la question était un peu mal ciblée.  Mais les Belges et les Suisses francophones vivent aussi dans des pays multilingues, qu&#8217;ils le soient eux-mêmes ou non, et il faudrait voir comment ils ont réagi à cette question.  </p>
<p>Inversement, il y a des auteurs de pays totalement non francophones qui écrivent en français.  Il faut croire qu&#8217;ils n&#8217;ont pas trouvé absurde la question de changer de langue même s&#8217;ils étaient initialement dans le même cas de figure.  Bref, oui, je maintiens que Proulx a manqué une belle occasion de montrer un minimum de largeur de vues ou de sérénité.  (Je rappelle en passant que je considère que l&#8217;incapacité hexagonale à gérer les autres variétés du français est aussi une marque d&#8217;inculture.)</p>
<p>Cela dit, je ne suis pas sûr qu&#8217;Yves et Claude soient confrontés à l&#8217;anglais depuis le biberon.  (Yves est né à Québec, qui n&#8217;est pas très anglophone, et il a fréquenté le Collège français avant d&#8217;étudier à l&#8217;Université de Montréal&#8230;  Je leur poserai la question ce soir si j&#8217;y pense.)  Ou du moins, pas plus que les autres Québécois francophones de leur génération.  S&#8217;ils ont fait un certain choix, cela signifie que les autres auteurs québécois ont fait un choix différent, même si c&#8217;était sans s&#8217;en rendre compte.</p>
<p>En revanche, je crois que le cas de Yann Martel, comme celui de nombreux autres auteurs hybrides, est différent.  Là, je crois qu&#8217;on peut parler d&#8217;une enfance véritablement partagée.  (Mais quid de Serena?)</p>
<p>Cela me rappelle qu&#8217;au S.L.O., j&#8217;avais trouvé un recueil de poésie d&#8217;Émile Martel en espagnol et que je l&#8217;avais examiné en me demandant si ce grand traducteur écrivait aussi directement en espagnol.  Mais non, c&#8217;était une traduction&#8230;  Moi-même, quand j&#8217;étais plus hispanophone qu&#8217;aujourd&#8217;hui, j&#8217;avais entamé la traduction en espagnol de ma nouvelle « Enfants du soleil »&#8230;  mais j&#8217;avais vite renoncé en constatant mes limites.  Toutefois, j&#8217;aurais pu faire, qui sait, le choix de persévérer et d&#8217;acquérir une capacité d&#8217;écriture en espagnol&#8230;</p>
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		<title>By: Joel Champetier</title>
		<link>http://www.fractale-framboise.com/2006/03/ecrivez-vous-en-francais-ou-en-francophone/comment-page-1/#comment-1339</link>
		<dc:creator>Joel Champetier</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Mar 2006 17:39:31 +0000</pubDate>
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		<description>Précision: Par &quot;confrères écrivains bilingues&quot;, je parlais de mes confrères écrivains du Québec capable d&#039;écrire en français et en anglais. Révélateur, et signifian, que l&#039;imprécision ne me soit pas apparue en rédigeant mon billet.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Précision: Par &#8220;confrères écrivains bilingues&#8221;, je parlais de mes confrères écrivains du Québec capable d&#8217;écrire en français et en anglais. Révélateur, et signifian, que l&#8217;imprécision ne me soit pas apparue en rédigeant mon billet.</p>
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		<title>By: Joel Champetier</title>
		<link>http://www.fractale-framboise.com/2006/03/ecrivez-vous-en-francais-ou-en-francophone/comment-page-1/#comment-1338</link>
		<dc:creator>Joel Champetier</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Mar 2006 15:44:31 +0000</pubDate>
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		<description>Je vois sa réponse comme un mouvement d&#039;impatience épidermique, certes, mais compréhensible face à une question qui n&#039;est pas posée aux écrivains qui habitent l&#039;Hexagone. J&#039;ai lu quelques entrevues avec François Weyergans (orthographe?), et je ne me souviens pas qu&#039;on lui ait demandé pourquoi il écrivait en français. Lui a-t-on demandé s&#039;il envisageait d&#039;écrire dans une autre langue? Serait-il aussi cul-terreux que Monique Proulx? La question, à la limite, est niaiseuse: un écrivain écrit dans une langue qu&#039;il maîtrise -- lapalissade -- et on maîtrise une langue quand les circonstances de la vie ont fait qu&#039;on y trouve, quelque part, son intérêt. L&#039;admiration et l&#039;envie que je porte à mes confrères écrivains bilingues sont tout de même atténuées par le fait que cette langue qu&#039;ils maîtrisent, ils y sont confrontés depuis le biberon. Simple coïncidence? Yann Martel, Yves Meynard ou Claude Lalumière seraient-ils capables d&#039;écrire des textes publiables dans une *autre langue autre* que l&#039;anglais?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je vois sa réponse comme un mouvement d&#8217;impatience épidermique, certes, mais compréhensible face à une question qui n&#8217;est pas posée aux écrivains qui habitent l&#8217;Hexagone. J&#8217;ai lu quelques entrevues avec François Weyergans (orthographe?), et je ne me souviens pas qu&#8217;on lui ait demandé pourquoi il écrivait en français. Lui a-t-on demandé s&#8217;il envisageait d&#8217;écrire dans une autre langue? Serait-il aussi cul-terreux que Monique Proulx? La question, à la limite, est niaiseuse: un écrivain écrit dans une langue qu&#8217;il maîtrise &#8212; lapalissade &#8212; et on maîtrise une langue quand les circonstances de la vie ont fait qu&#8217;on y trouve, quelque part, son intérêt. L&#8217;admiration et l&#8217;envie que je porte à mes confrères écrivains bilingues sont tout de même atténuées par le fait que cette langue qu&#8217;ils maîtrisent, ils y sont confrontés depuis le biberon. Simple coïncidence? Yann Martel, Yves Meynard ou Claude Lalumière seraient-ils capables d&#8217;écrire des textes publiables dans une *autre langue autre* que l&#8217;anglais?</p>
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		<title>By: Jean-Louis</title>
		<link>http://www.fractale-framboise.com/2006/03/ecrivez-vous-en-francais-ou-en-francophone/comment-page-1/#comment-1336</link>
		<dc:creator>Jean-Louis</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Mar 2006 08:46:38 +0000</pubDate>
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		<description>La question de la langue est peut-être absurde pour une unilingue francophone québécoise, mais elle n&#039;est pas absurde pour tout le monde.  Disons que la question manquait de nuances (elle a un sens dans de nombreuses parties de la « Francophonie », mais pas partout), mais que la réaction de Proulx a aussi quelque chose d&#039;assez épidermique.  À la limite, j&#039;ai presque tendance à lui décerner un certificat d&#039;inculture puisque c&#039;est une sorte d&#039;aveu d&#039;ignorance de ne pas pouvoir même envisager d&#039;écrire dans une autre langue, pour quelque raison que ce soit.  

Évidemment, il aurait été intéressant de juger à cette aune des réactions d&#039;auteurs français à la même question...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La question de la langue est peut-être absurde pour une unilingue francophone québécoise, mais elle n&#8217;est pas absurde pour tout le monde.  Disons que la question manquait de nuances (elle a un sens dans de nombreuses parties de la « Francophonie », mais pas partout), mais que la réaction de Proulx a aussi quelque chose d&#8217;assez épidermique.  À la limite, j&#8217;ai presque tendance à lui décerner un certificat d&#8217;inculture puisque c&#8217;est une sorte d&#8217;aveu d&#8217;ignorance de ne pas pouvoir même envisager d&#8217;écrire dans une autre langue, pour quelque raison que ce soit.  </p>
<p>Évidemment, il aurait été intéressant de juger à cette aune des réactions d&#8217;auteurs français à la même question&#8230;</p>
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