Après Grande Ourse, Radio-Canada nous propose une nouvelle série télévisée à saveur fantastique. Cette série, « bâtie comme un recueil de nouvelles », sera composée de dix épisodes semi-indépendants, mais tous reliés par une mystérieuse chambre d’hôtel. Parmi la multitude de réalisateurs et d’auteurs annoncés, les amateurs du genre noteront Patrick Senécal, Éric Tessier (réalisateur de Sur le seuil), Frédéric Ouellet (auteur de Grande Ourse) et Kim Nguyen (Le Marais).
On trouve encore peu d’informations sur le site de Radio-Canada: aucune mention sur la page d’entrée de la zone télé ni dans l’index des émissions. Il faut savoir quand sera diffusé le premier épisode (lundi 3 avril à 19h30) pour trouver une mention sur la grille horaire, ce qui mène enfin à cette description. Les curieux, heureusement, trouveront quelques articles ailleurs sur le web. Et pour ceux qui veulent tout maintenant, le Festival de cinéma des 3 Amériques propose une projection de l’intégrale de la série, ce samedi 1er avril, à l’Impérial de Québec (voir leur communiqué en PDF).
Ça vous intéresse? Regardez ça lundi et revenez-nous avec vos commentaires…
29 commentaires
Avec un titre pareil, faut-il y voir un hommage à M. R. James?
Quelqu’un sait-il d’avance si ça sortira en DVD? Mon téléviseur ne capte aucun poste, même si je lui tire l’oreille (de lapin).
Je peux te dire que oui, ça sortira en DVD, parce que maintenant à peu près toutes les miniséries sortent en DVD.
Radio-Canada a ajouté la description des deux premiers épisodes dans le guide horaire :
http://www.radio-canada.ca/television/guide_horaire/TVG/index.asp?numerodiff=9154019®iongh=1&numero=1157&date=2006-4-3&dateDuGh=2006-4-3
J’ai vu la série et elle est vraiment mervaillieuse. Un vrai chef d’oeuvre!!! Je ne vous ments pas, vous aller avoir du plaisir à regarder ça. Mais surtout, attender vous à l’inatendu!!!!!
Attends un peu…
Comment peut-on « s’attendre » à « l’inattendu »?
Ça risque de créer des attentes, non? …
Comme Laurine (mais par manque de discipline et non par manque de signal), je vais peut-être… attendre le DVD.
;-o
Le problème avec ces séries télévisées, c’est qu’elles passent toujours dans les moments où j’écrivaillonne (où je ré-écrivaillonne plutôt, ces temps-ci). Je suis donc aussi un fervent de la doctrine du DVD.
J’ai programmé mon ordinateur pour tout enregistrer. Je les écouterai probablement en bloc quand la série sera terminée.
Est-ce qu’on indique pour chaque épisode qui est le réalisateur et l’auteur? Je ne voudrais pas manquer celles auxquelles Patrick a contribué. Mais la question qui brûle les lèvres: est-ce que Patrick jouera un rôle dans l’émission à laquelle il aura participé?
J’ai vraiment hâte de voir l’épisode de Kim Kguyen. Si ça ressemble seulement un petit brin au « Marais »…wow!, et en plus de ça, l’acteur qui prend le rôle dans cette épisode est l’excellent Steve Banner qui incarnait l’horrible Tétreault dans Fortier.
La sortie en DVD est pour quand?
En plus la télésérie a été tourné dans un hôtel de la ville de Québec!!
Bon eh bien certains d’entre nous auront vu le premier épisode.
Pas mauvais, plutôt bien réalisé en fait (très belles images, belles prises de vues)…
Mais c’est très mince, comme accroche… en fait, c’est bien trop court!
Si je comprends bien le concept, nous ne verrons plus ce photographe, puisque son histoire est racontée… Somme tout, il y avait bien peu d’éléments dans cet épisode.
(Quelqu’un sait pourquoi on n’a pas fait des épisodes d’une heure? – bon, ok, le budget, j’imagine)…
Je pardonne toutefois la minceur de la chose, puisque l’auteur (qui est l’initiateur du projet) devait à la fois raconter sa petite histoire tout en plaçant le décor et les personnages principaux.
Trop tôt pour juger donc, et trop tôt pour savoir si Raymond Cloutier fera un bon travail (il était correct hier soir), mais Pierre Lebeau ne m’a pas paru aussi convaincant. Avec quelques phrases à e mettre en bouche, le reste du casting n’avait pas beaucoup à leur disposition pour nous accrocher…
Alexandre: la rumeur court que Patrick joue en effet dan l’épisode réalisé par Éric Tessier, il tiendrait le rôle du fils trisomique de l’aubergiste. Mais ça reste à confirmer.
Bien d’accord avec toi Hugues, le premier épisode semble être uniquement une entrée en matière. Je suis sûre que les autres épisodes seront plus consistants. À confirmer lors de la prochaine diffusion….
Je me joins aux commentaires généraux. J’ai assez aimé pour regardé le 2e épisode, mais ce 1er épisode manquait de viande. Je me suis posée la même question que Hugues, pourquoi pas des épisodes d’une heure ? Mais bon, c’est vrai qu’on n’a probablement pas les budgets. :-(
Reste que esthétiquement c’était beau, mais j’ai hâte de voir la suite.
Je crois (si ma mémoire est bonne) que l’épisode de Patick S. est le 7e (un autre abonné de SF-Boréal a plus de mémoire que moi ?)
Permettez que je m’exerce à la critique…
« Le premier n’est pas le meilleur [...] » écrivait mercredi dernier Richard Therrien
dans le Soleil en parlant du tout premier épisode de la série La chambre No 13. Le Hasard n’existe pas, à défaut de sacrer instantanément la série culte, avait tout de même quelques belles tranches de fantastique à nous offrir.
Richard Angers, coproducteur avec Geneviève Lavoie et aussi réalisateur de l’épisode d’hier soir, nous a servi quelques thèmes chers au genre exploité (insectes mystérieux, vieille femme aux allures de sorcières, enfant aux comportements étranges, flashbacks qui exposent la vérité graduellement, etc.). Après avoir avalé quelques clichés donc, des idées pas spécialement originales, on a quand même commencer à humer cette étrange mixtion, narrée par la voix caverneuse de Pierre Lebeau, en hotelier énigmatique, et aux côtés de Raymond Cloutier, un inspecteur au ton pas vraiment plus mielleux.
Les plans et les mouvements de caméra étaient eux aussi assez fidèles au genre. Caméra à hauteur d’enfant dans le cadre de porte, ou qui suit en contre-plongée les pas du personnage, simultanément enfant et adulte (la magie du montage!), alors qu’il grimpe les marches d’un grand escalier inquiétant. En fait, il n’y a rien de bien menaçant dans le fait de regarder une personne gravir des marches pas à pas, mais un bon plan de caméra, un éclairage sombre et le tour est joué! Le fantastique est mis en scène. C’est ça le cinéma. Sûrement l’un des points forts de ce premier épisode; une caméra qui participe à l’action et qui ajoute à l’émotion, à l’intensité.
Le Hasard n’existe pas, peut-être pas le meilleur de la série, mais ça ouvre quand même l’appétit. Et puis le concept d’avoir un réalisateur différent pour chacun des épisodes, avec le thème central de la chambre numéro 13, est assez audacieux et intéressant. Intéressant, pour peu que l’on sache que les Louis Choquette, Louis Bélanger, Ricardo Trogi, Patrick Sénécal, Kim Nguyen, etc. ont mis la main à la pâte. Enfin, le plus regrettable, c’est que chaque épisode ne dure que 30 minutes. À peine le temps de s’asseoir à table, de regarder le menu du jour défiler et de comprendre trop tard qu’il n’y aura pas de dessert. Un régime forcé, lié assurément aux risques que peut comporter une telle série; risques s’entend pour les prêteurs d’argent et les diffuseurs.
Vivement lundi prochain où nous saurons si le deuxième épisode est vraiment meilleur que le premier. Pour l’instant, je vous laisse, je vais manger un morceau.
Suis-je la seule à ne pas avoir été convaincue par le deuxième épisode aussi?
Mon verdict: bien fait, jeunes acteurs sympathiques, bons dialogues, mais sujet parfaitement convenu. Pas évident de faire un court-métrage de 22 minutes, surtout en « perdant » une partie de ce temps avec le duo Lebeau-Cloutier.
Pas convaincue non plus, mais je vais quand même continuer à regarder. Il y a des éléments intéressants, malheureusement pas assez jusqu’à maintenant.
Et j’ignore pourquoi, mais Pierre Lebeau ds ce rôle ne me plaît pas du tout. Sa voix doucereuse m’agace.
Ce n’est pas que la voix doucereuse, mais le ton doucereux de l’émission elle-même à certains moments. Ça m’a frappé à la fin du deuxième épisode, qui faisait trop « tout est bien qui finit bien » alors que le sort du jeune homme n’est pas nécessairement enviable (on peut y voir une ironie, mais si oui, elle était mal amenée).
D’accord avec Joel au sujet du temps « perdu ». Pour placer des histoires intéressantes en si peu de temps, tout devrait bouger un peu plus vite. Le deuxième épisode était une amélioration sur ce point: le couple apportait un naturel et une intensité qui manquaient au premier épisode.
Pas sûr si le format va réussir, le concept de base étant encore flou pour l’instant. La chambre #13 a une influence sur le destin des gens… oui, mais encore? Le deuxième épisode reprenait très peu des éléments du premier et n’ajoutait donc pas grand chose à l’intrigue globale (à moins que tout se soit passé dans les quelques minutes que j’ai manquées au début).
Cela dit, c’est plutôt bien fait. J’ai aimé les alternances présent-passé du premier épisode, surtout pour la passe de l’escalier. Le deuxième bougeait bien, et la petite famille tordue avait ses bons moments tant de menace que d’humour. Je continue à regarder, c’est certain.
Éric, tu n’as rien manqué dans les premières minutes… Je ne me laisse pas vaincue tout de suite non plus, je vais continuer à regarder, sans doute les liens se font au fil des épisodes… À lundi pour les prochaines impressions…..
Vu les dix dernières minutes de l’épisode de Ricardo Troggi. Comme tout ce qu’il fait, ça semblait tourner autour du sexe des mecs, de leurs complexes et de leurs blondes.
Un bof de plus.
Pour le moment, hélas, les bofs l’emportent largement…
À mes yeux, seule la caméra soignée mérite des points à cette série, ça et le fait que ça se passe à Québec.
Pour ma part, j’ai bien aimé l’épisode de Trogi. Assez absurde et marrant pour garder mon attention et me donner envoe d’en regarder qqs autres. Comme ce n’était pas un épisode sérieux, il me semble que le format convenait mieux. 30 minutes pour « faire profond », c’est plus difficile à accomplir. Par contre, les personnages l’hôtelier et du policier m’agacent de plus en plus.
Eh bien, je crois que les attentes que j’avaient se sont finalement envolées après l’épisode d’hier. Je trouve ça ordinaire et je crois que les épisodes suivants ne me feront pas changer d’idée.
Donc, pour une série moyenne en laquelle je n’ai plus aucune attente, c’est écoutable.
Désolée, mais je me tournerai donc vers l’américian avec Lost et Beautés desespérées……
J’ai vu les épisodes 2, 3 et 4. Je voudrais aimer cette série. Je le jure. Mais après trois épisodes, je n’entretiens plus d’espoir que les aspects que je trouve irritants disparaissent, tant il est clair qu’ils sont intégrés au concept.
Je n’arrive pas, après tout ce temps, à trouver autrement qu’agaçantes les nombreuses intrusions de l’histoire-cadre, avec Lebeau et Cloutier. Je m’en fous. C’est plate, hein, mais c’est ça. Pire, ce constant va et vient entre le passé, le présent, la voix off, plus les pauses publicitaires, morcèlent les malheureuses minutes accordées aux scénaristes et réalisateurs pour raconter leur histoire. Sachant qu’ils allaient se faire constamment interrompre, comment les blâmer dans ces conditions d’avoir opté pour des histoires simplettes? Les épisodes 2 et 3 étaient des clichés. Réalisés avec talent, mais des clichés. Celui de Trogi mérite à peine le qualificatif « d’histoire » — un gars rapetisse, puis finalement, il redevient normal, sauf sa queue. C’est fort. Mais je ne devrais pas ironiser: voir plus haut sur les contraintes. Reconnaissons lui un bon sens du dialogue; c’est mon épisode préféré malgré tout. Tout de même, après avoir vu deux films de Trogi plus cette historiette, je commence à lui trouver un imaginaire sérieusement étriqué.
Mon impression générale est que j’aurais peut-être effectivement trouvé intéressant de visionner des historiettes indépendantes les unes des autres produites par des scénaristes et des réalisateurs de talent, mais qu’ici, l’obligation de s’inscrire dans un cadre commun, au lieu de stimuler l’imaginaire des créateurs, l’a étouffé.
Je vais certainement faire un effort pour visionner l’épisode scénarisé par Patrick Senécal, mais pour les autres, je ne promets rien.
Joël Champetier
Je le savais que ça m’arriverait… j’ai oublié d’écouter les épisodes 3 et 4… !
J’ai l’air d’avoir rien manqué de bien incroyable…
Question: dans ces épisodes, l’intrigue globale reliée à la chambre elle-même avance-t-elle un peu ou si celle-ci ne demeure que le cadre?
Rien n’avance. :-p
Y a-t-il une intrigue reliée à la chambre???? ;o)
Les tuiles avec leurs hiéroglyphes sont-ils? ensorcelés?
Qui les déclenches?
Comme prévu, l’épisode « Le Rat » aura été la meilleure des 9 épisodes stimulant notre imaginaire d’une façon peu commune. Bravo!
Effectivement, c’est sans doute le meilleurs des épisodes de la série (mais j’ai quand même bien aimé celui de Patrick Sénécal)