Fractale Framboise

Christian

Freakonomics, Levitt & Dubner

par Christian - dimanche, 12 février 2006 - 23:39 (Critiques, Lectures, Société)

Couverture: Freakonomics, Steven D. Levitt & Stephen J. DubnerPersonne ne s’attendait à ce qu’un livre de science économique devienne un best-seller national. Publié en mai 2005, Freakonomics est depuis devenu un authentique succès populaire: #15 au palmarès des ventes américaines pour 2005, le livre est encore au sommet des ventes d’amazon.com au moment d’écrire ces lignes. La copie qui se trouve sur mon bureau, trouvé à une librairie à rabais, s’avère la vingt quatrième réimpression du livre, et ce moins d’un an après sa parution initiale.

Si la mission de tout critique est de faire découvrir des petits bijoux méconnus, disons qu’il est un peu trop tard pour Freakonomics, un livre déjà longuement commenté ailleurs sur le web. (Amazon.com compte déjà pas moins de 801 commentaires au sujet du livre!) C’est la saveur du jour en sociologie populaire: un amas d’idées fascinantes qui peuvent ou ne peuvent pas s’avérer d’une importance capitale dans nos vies.

Steven D. Levitt est un économiste: sa spécialité est d’examiner des questions anodines avec les outils de la science économique. Si ses calculs lui suggèrent que l’avortement réduit le crime, que les piscines sont plus dangereuses que les armes à feu, qu’être pusher n’est pas économiquement rentable, que l’influence active des parents en éducation est surévaluée, hé bien pourquoi pas?

Freakonomics est le genre de livre fourre-tout où l’on rencontre une idée inusitée à chaque cinq pages, le genre de fait inconnu ou de conclusion surprenante qui peut immédiatement être utilisée comme sujet de conversation.

Saviez-vous, par exemple, que sept millions d’enfants américains ont disparus le 15 avril 1987? C’est à cette date que le gouvernement américain a requis le numéro d’assurance sociale de chaque enfant clamé comme dépendant sur les déclarations d’impôt. Sitôt cette preuve requise, pouf, sept millions “d’enfants” sont disparus… s’ils existaient en premier lieu. Levitt utilise ce fait pour prouver que, ahem, il y a plusieurs tricheurs dans notre société. Ce qui l’amène à montrer comment une analyse statistique peut identifier les enseignants qui, mûs par les pénalités de certaines initiatives pédagogiques, trichent en modifiant les résultats de leurs élèves. (Quelques pages plus tard, Levitt utilise les mêmes techniques pour identifier des tricheries au sein des rangs de la lutte sumo.)

Levitt a tendance à se concentrer sur des enjeux liés, de près ou de loin, à la criminalité et le rôle des parents. En étudiant la baisse spectaculaire de la criminalité américaine à partir de 1993, il en vient à des conclusions ahurissantes. Non seulement doute-t-il des explications habituelles (le boom économique, le vieillissement de la population, le contrôle des armes à feu et les pénalités plus sévères ne semblent pas survivre à son analyse), mais il identifie quelques explications moins intuitives.

Examinant le vieillissement de la population, par exemple, il en arrive à un rapprochement historique provocateur: C’est en 1974, suite à la décision Roe-vs-Wade, que l’avortement devient légal à travers les États-Unis. Est-ce une coïncidence si, 18 ans plus tard, la criminalité commence à chuter? Les conclusions de Levitt sont controversées: l’avortement est une pratique de dernier recours et un enfant né dans de telles conditions (par obligation, parce que l’avortement n’est pas disponible) ne sera vraisemblablement pas élevé dans des circonstances favorables. Le lien entre de mauvaises circonstances et la criminalité étant bien connus, l’avortement fait disparaître, assez littéralement, le nombre de criminels potentiels. Levitt trouve même des preuves supplémentaires de sa théorie à New York (où l’avortement était légal avant 1974; le taux de criminalité a commencé à chuter bien avant 1993), au Canada et, par contre-exemple, en Roumanie où l’avortement est devenu illégal sous Ceaucescu, avec des résultats dramatiques dix-huit ans plus tard.

De telles conclusions inconfortables sont monnaie courantes dans Freakonomics, un livre où l’auteur avance, sans hésitation, qu’une maison avec une piscine est cent fois plus dangereuses qu’une maison où est gardée une arme à feu. (La preuve se retrouve dans les taux comparatifs d’accidents.)

Plus amusant, peut-être, est sa démonstration –preuves et chiffres à l’appui- qu’être trafiquant de drogue est économiquement similaire à faire partie d’un réseau de vente pyramidale. Les profits s’accumulent au haut de la hiérarchie, alors que la plupart des petits dealers vivent encore de peine et de misère avec leurs parents.

Puis Levitt s’amuse à déceler comment peu importants sont les efforts des parents à complémenter l’éducation de leurs enfants. Tentant de trouver la véritable relation de cause à effet, Levitt finit par conclure que le facteur le plus important est qui sont les parents plutôt que ce qu’ils font. Deux individus stables, matures et bien éduqués seront statistiquement de meilleurs parents peu importe les stratégies qu’ils emploient. Levitt note que la présence de livres dans le foyer d’un enfant a une forte corrélation avec son succès scolaire, mais les meilleurs parents auront déjà des livres: il est inutile de supposer que le simple acte d’acheter des livres comme cocon éducatif aura un effet sur l’enfant.

Le livre se termine par une analyse de prénoms, et de leur impact sur le succès de l’individu ainsi désigné. La conclusion est similaire à celle de l’impact des parents: On n’aura pas nécessairement du succès à cause de son nom, mais les parents qui donnent des noms à leur enfant ont tendance à le faire de façon très différente selon leur niveau social: Levitt compare des noms donnés par des parents bien éduqués (Katherine, Emma, Alexandra, Julia, Rachel, etc.) à ceux donnés par des parents moins éduqués (Kayla, Amber, Heather, Brittany, Brianna, etc.), en notant que les noms ont tendance, avec le temps, à migrer du haut de la société vers le bas alors que les parents moins fortunés tentent d’adopter des noms haut-de-gamme. Fascinant!

En fait, Fascinant! est le premier adjectif qui vient en tête lorsque l’on termine la lecture de Freakonomics. Le livre a beau être mince (242 pages bien aérées, y compris un excellent index et des pages de références), il y a plus de matériel à réflexion ici que dans bien des livres deux fois plus volumineux. (J’en passe, et des meilleures.) Mais cette minceur a son prix: Certaines affirmations semblent un peu gratuites (pour la preuve, faudra se fier aux Å“uvres citées) et on reste parfois sur sa faim lorsque vient le moment de regarder les chiffres. Un petit doute est de mesure, par pure précaution sceptique.

Quel qu’il en soit, c’est une expérience de lecture assez intense. Les idées viennent de Levitt, mais c’est le co-auteur Stephen J. Dubner, journaliste au New York Times, qui donne au livre son souffle irrésistible. L’écriture est simple, directe, facile à comprendre et lisible d’une traite, avec pauses nécessaires pour assimiler ce que l’on vient d’apprendre. Ne soyez pas surpris de boucler la lecture de ce livre en moins d’une heure trente. (En revanche, ne payez pas plein prix pour un livre si vite terminé! Allez en faire la demande à votre bibliothèque locale.)

Il est trompeur de parler de ce livre comme d’un livre d’économie appliquée. C’est plutôt un bon exemple de sociologie raffermie, avec chiffres à l’appui de théories sociales un peu inusitées. Levitt a tout à fait raison lorsqu’il dit appliquer des outils propres à distinguer la morale (le monde tel qu’on voudrait qu’il soit) de l’économie (le monde tel qu’il fonctionne vraiment): Il y a tout une différence de comportement lorsque les gens ont leurs propres intérêts à cÅ“ur. (Une différence que Levitt prouve en analysant comment les agents immobiliers vendent leurs propres maisons). Quel qu’il en soit, Freakonomics est une excellente lecture avec deux pelletés de nouvelles idées: que demander de mieux?

  14 commentaires

14 commentaires:    (ajoutez-en un)

  1. #1  Pierre   (15 février 2006 - 7:12)

    Humm ! un livre commando, des arguments ‘choc’, des démonstrations parlantes… Mais les preuves sont-elles bien exposées pour soutenir les idées avancées ?
    Sinon, ce bouquin irait grossir les bataillons de demi-informations qui font le lit… des légendes urbaines chères à Eric (voir billet précédent) !

    Autre sujet d’inquiétude aprés l’analyse de Christian : à force de démonter des idées pré-conçues grâce à une approche originale, les auteurs ne nous amènent-ils pas là où ils le voudraient : la promotion des stands de tir au détriment des fabricants de piscine et, trève de plaisanterie, une certaine propension à l’eugénisme. Ce qui est beaucoup plus grave.

  2. Christian

    #2  Christian   (15 février 2006 - 21:46)

    Pierre: Pour les preuves, rien n’empêche de suivre les notes en fin de livre et d’aller lire les papiers originaux de Levitt, tous disponibles de sa page web personelle (mais en format PDF, soupir). Aussi recommandé: Freakonomics, le blog.

    En ce qui concerne les questions morales, je ne nie pas la justesse du mot-choc eugénisme (et si il y avait un avantage economique pour les parents à n’avoir que des garçons/filles?) mais cela fait partie de l’audace du livre, à suivre les donnée là où elles mènent. Notre société n’est pas déjà sans sa part de règle destinées à pénaliser les calculs amoraux. Ce n’est pas pour rien si Levitt est faciné par le crime!

    Freakonomics n’est pas non plus sans sa part d’avertissements pour ceux qui voudraient adopter trop vite leurs conclusions sous un prisme idéologique quelconque. (Politiquement, Levitt a été acclamé/condamné par la gauche et la droite Américaine). Il y a un passage assez surprenant au sujet de la valeur économique d’un foetus qui est préfacé d’un avertissement du type “les lecteurs les plus sensibles préfèreront sauter les deux prochains paragraphes.”

    Un avertissement qui s’applique également à mon prochain billet.

  3. #3  Benoit   (16 février 2006 - 8:31)

    Pierre: la question que je me pose suite à ton commentaire est celle-ci: quels seraient les pourcentages comparatifs entre la présence d’armes à feu à la maison et la présence d’une piscine dans la cour arrière? Je ne serais pas surpris que ça ressemble aux chiffres présentés plus haut par Christian.

  4. #4  Pierre   (16 février 2006 - 12:36)

    Moralité, ceux qui ont à la fois une arme à feu et une piscine ont plus de chance d’en mourir que ceux qui ne remplissent aucune de ces conditions.
    Merci pour cet éclairage, Benoit. C’est une nouvelle version de “il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas de bêtises”, et une variante de “pour vivre heureux, vivons cachés”.

  5. #5  Joel Champetier   (16 février 2006 - 18:55)

    N’oublions pas les terribles escaliers. Mais que les escaliers soient dangereux est une évidence pour tous les parents de petits enfants, et pour les personnes âgées. Il n’y a pas besoin de chercher loin, d’ailleurs, pour trouver quelqu’un qui s’est blessé dans un escalier. Ce qui est intéressant, c’est de constater comme tous ces dangers “normaux” sont invisibles pour le commun des mortels.

  6. #6  Benoit   (16 février 2006 - 23:21)

    Joël, j’ai moi-même failli passer à travers une fenêtre parce que j’avais raté une marche.

    Mais j’y pense, y a-t-il des statistiques sur le nombre de décès reliés aux fenêtres? Que ce soit en les traversant ou en étant frappé par une fenêtre particulièrement agressive?

  7. #7  Franc-Tireur   (24 mars 2006 - 15:28)

    L’argument prenant appui sur grand nombre de morts par noyade dans les piscines privées portent à la connaissance du public un fait méconnu qui semble enfermer le lecteur dans une obligation de choisir le moindre mal entre deux maux. N’ayant pas lu livre je ne sais pas si c’est la voie suivi par l’auteur.

    La conclusion que j’en tire personnelement, c’est qu’il faut sécuriser les piscines privées des particuliers et qu’il faut supprimer les armes à feu qui font encore plus de morts que les piscines dont on vient pourtant de démontrer la haute dangerosité. Ceci alors qu’en contre-partie elles ne proccurent aucun bienfaits à leurs propriétaire. Concevoir les armes à feu comme un moyen dissuasif de maintenir l’ordre publique comme la bombe atomique empêcherait les conflits ne peut faire qu’entretenir l’activité du cerveau reptilien. Avec des conséquences inévitables sur l’état d’esprit des peuples où la loi autorise le port d’arme. Le fait que l’Amérique soit perçu comme un pays va-t-en-guerre n’est-il pas lié à cette particularité ?

  8. #8  Daniel   (24 mars 2006 - 18:07)

    Vous voulez sans doute dire «les États-Unis»?
    Car l’Amérique, n’est-ce pas, est un continent (ou une paire de continents) comportant 35 pays…

  9. #9  Liloque   (6 juin 2006 - 12:02)

    Occasion inespérée de taper sur ce livre : ne la gachons pas, et cognons sans finesse.

    Entre le yoyo statistique (les sumos trichent : dites moi pas que c’est pas vrai), le pistolet à eau sociologique (les organisations criminels sont pyramidales, oh putain, j’avais jamais pensé à ca dis donc) et les blagues carambars (le dernier chapitre sur les prénoms s’appelle “endormez vous je le veux”), on est vite rassuré : Levitt connait ses petits jouets par coeur. il est très drole et c’est vraiment super.
    le problème c’est que ces petits joujoux sont absolument sans interet. Est ce typique des intellos étazuniens de rater chacun de leur essai théorique en le roulant dans le pragmatisme le plus désolant?(les piscines sont moins dangereuses que les flingues, effectivement ca “peut immédiatement être utilisé comme sujet de conversation”, mais après reflexion, non merci). Quant à la glose sur l’asymétie de l’information, franchement, pff…, cette tarte à la crème aurait du me convaincre de briser la. Las, le seul point de ce livre un peu (un peu, hein) interessant c’est le coup ivg/criminalité : mais, ha ben dis donc, ou qu’elles sont passées les preuves? ou qu’a sont? l’idée est séduisante DONC elle est vrai? j’ai bon?
    Quoi qu’il en soit, Freakonomics est petite merde de non analyse socio/eco avec deux pelletés d’idées très plates: vous avez du perrier?

    C’est un peu brutal, ok ok, mais – je tiens à vous rassurer- j’ai raison : faut se méfier de ce Lewitt, il me fait plus penser à Jérome Bonaldi qu’a Debord (et pourtant, qu’il est con ce Debord).
    Sinon le blog a l’air sympa.

  10. #10  rené   (6 juin 2006 - 13:47)

    La dame qui ma precede a bien raison.

    Et je salue que je la connaisse deja ou pas: on ne sait plus avec tous ces pseudonymes sur ce blog…

    Pour peu que l’on aille verifier des sources fiables et competentes ou que l’on connaisse un tant soit peu un des sujets traites dans le livre, on a le choix entre le desespoir, l’incredulite ou la feanche rigolade et n’osant pas la moquerie, car faut pas tirer sur les ambulances.

    Si la volonte de remettre en cause certaines idees recues (ou considerees comme telles, surtout quand elles ne sont pas les notres… ;-) ) de ce livre est valable (projet annoce par l’auteur… ) , le resultat est… somme toute assez pytoyable et risible (Et surtout tres politiquement “oriente” , ce que l’auteur camoufle dans son agenda jusqu’a une mauvaise de proportion hymalayesque) ert louables et apprecies, il reste que le livre ne peut ni etre pris tres au serieux ni servir a grand chose de valable. Du papier gache bon pour la poubelle, pour ce qui est de la majorite de ses pages…

    Je n’avais pas releve, me disant que ca n’en valait vraiment pas la peine…

    Entre Chrichton ecrivant de la propagande sur commande pour les petrolieres et les appuis de scientifiques “serieux” aux creartionniste (contre cheque a plusieurs chioffres) , la methode scientifique et la simple logique en prennent pou8r le compte chez nos voisins du Sud. Grand bien leur fasse… Ils continueront a aller dans le mur sans moi.

    Et bien entendu, les economiquement faibles sont tous de la graine de criminels et se complaisent avec joie dans leur etat. Tous les emigrants viennent voler le pain des locaux et le liberalisme ne peut connaitrte qu’une croissance infinie (du moins, tant qu’il y a des nations au developpement retarde a exploiter pour leur force de travail “chaep” et leurs ressources naturelles…

    Pitoyable, dans le fond. Merite pas la poubelle qui lui sierait pourtant si bien mais je vote pour le bac a recyclage.

    Et vais relire du Buckmeister Fuller, Kenneth Galbraith, Stephen Hawkings ou Marc Ferro, histoire de trouver un eclairage un peu plus utile et surtout efficace sur notre monde obscur et de plus en plus livre aux illusionistes et publicistes qui crient le plus outragesement fort et debite le plus de fadaises a la foule credule.

    Cela marchait au Moyen-Age et a la fin de l’empire Romain. Cela a toujours marche et marchera encore durant des siecles des siecles…

    L’homme tel qu’en lui meme il change si peu…

    Astrologues, channelleurs, escrocs, faiseurs d’images et autres “mages” et illusionnistes modernes de ce temps, vous avez encore de beaux jours devant vous, meme si le costume trois pieces et le portable ont remplace la baguette magique et la pierre philosophale…

    Ah, si un peu de raison voulait bien revenir en ce monde, cela aiderait tout un chacun a mieux vivre, a vivre un peu plus lucidement et intelligemment…

    Amities.
    Rene

  11. #11  Pierre   (6 juin 2006 - 17:01)

    Liloque et Rene …
    J avais exprime mes doutes dans les premiers commentaires, mais n avais pas insiste, n’ayant pas lu ce livre, et ne souhaitant pas me donner la peine d une traduction hasardeuse du site de Levitt.

    Apparemment, vous avez du feuilleter l ouvrage pour qu il vous tape sur les nerfs a ce point… et ça ne m etonne pas.
    Question d intuition…

    PS comme chaque fois que je reponds a Rene je ne ponctue pas pour lui epargner le codage
    amicalement

  12. #12  Liloque   (8 juin 2006 - 10:04)

    La dame est un monsieur. comme archililoque (http://fr.wikipedia.org/wiki/Archiloque_de_Paros) avec un li : “il mena la vie aventureuse d’un soudard, vendant ses services comme mercenaire, et appréciant les rixes. Il fut le maître de l’invective, et dans ses poésies, il accusait la société divisée en classes et défendait le libre épanouïssement de la personne humaine. Réaliste, sans illusions sur les valeurs exaltées par ses contemporains”. ah, c’est tout moi, ca.

  13. #13  rené   (8 juin 2006 - 20:02)

    Mes excuses pour l’erreur donc…

    Mais on avouera que ce n’etait pas evident et, je ne sais pourquoi, j’ai pense que cet avis devait plus venir d’une femme que d’un hommme… ;-)

    So much pour mes propres prejuges et idees recues…

    Et merci bien de ton commentaire, cher Pierre… ;-)

    Salutations.
    Rene

  14. #14  Freakosophe   (2 mai 2009 - 8:56)

    Un livre passionnant quant au soupçon d’eugénisme rien de nouveau sous le soleil il suffit de lire Malthus.

    Pour continuer les analyses Freak:

    http://freakosophy.over-blog.com/article-30794606.html

    A Bientôt

    U

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