Fractale Framboise

Archives: janvier 2006

Laurine

Les Druides — 1. Le mystère des Oghams

par Laurine - lundi, 30 janvier 2006 - 9:19 (Arts visuels, Critiques, Lectures, SF&F francophone)

Le Mystère des OghamsComme vous le savez déjà, Jacques Lamontagne collabore présentement à un projet de bande dessinée chez l’éditeur Soleil. Il s’agit d’une série intitulée «Les Druides», qui paraît dans la collection Celtic, et dont le premier tome s’intitule Le Mystère des Oghams. La scénario est de Jean-Luc Istin (scénariste et cofondateur de la collection Celtic) et du journaliste/écrivain Thierry Jigourel, qui semble avoir une prédilection pour les thèmes bretons et celtiques, si j’en juge par ses publications.

L’histoire se passe à la fin du Ve siècle, donc au tout début du Moyen Âge, alors que le christianisme n’est pas encore fermement établi. En Bretagne, les moines celtiques ont développé une doctrine propre, différente de celle de l’Église romaine. Parallèllement, l’ancienne religion des druides persiste même si son affaiblissement est considérable. Dans ce contexte où se concurrencent traditions et croyances, des moines sont assassinés et mutilés. Leur corps décapité est empalé sur un pieu dans lequel sont gravés des oghams. Les soupçons se portent naturellement sur les druides, autant à cause du mobile que du modus operandi. C’est à ce sujet que le frère Budog va consulter le puissant Gwénolé, qui dirige une abbaye. Celui-ci propose de confier l’enquête à un druide, qui serait bien mieux placé pour analyser les éléments incriminants. L’affaire sera donc confiée à Gwenc’hlan, un vieil ami de frère Budog. Secondé par son élève Taran et aidé par la déesse Morrigane, Gwenc’hlan se heurtera néanmoins à l’animosité des autres moines.

(suite…)

  12 commentaires

Christian

Quelques curiosités

par Christian - dimanche, 29 janvier 2006 - 21:11 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Je ne critique pas ici tout ce que je lis: Certains livres ne méritent pas vraiment qu’on s’y attarde, et toute tentative d’en discuter susciterait autant d’ennui chez moi que chez vous. Mais si certaines lectures ne méritent pas un billet complet, il est parfois valable d’en faire une brève mention. Voici donc quelques curiosités qui ont récemment échoué sur mon bureau, dans l’espoir que vous puissiez y trouver quelque chose d’intéressant.

(suite…)

  aucun commentaire

Laurine

Spectrum 12

par Laurine - samedi, 28 janvier 2006 - 9:07 (Arts visuels, SF&F autre)

Spectrum 12 - David BowersLa douzième édition de Spectrum est disponible depuis la fin de l’automne, sous une magnifique couverture de David Bowers. Cette sorte d’anthologie annuelle de l’art est sous-titrée The Best in Contemporary Fantastic Art, ce qui pourrait paraître curieux pour un public francophone. Dans le contexte, le mot «fantastic» regroupe tous les genres préférés de ce blogue, c’est-à-dire la science-fiction et la fantasy, avec quelques incursions dans le fantastique (dans le sens français du terme), l’horreur et même le polar, tout dépendant des soumissions.

«Spectrum doesn’t exist to categorize or define fantastic art; rather, it exists to honor the imaginations of very special artists who delight in helping us see the world in a wonderfully different light.»

La façon dont Spectrum fonctionne est simple: chaque année, un appel de soumission est lancé auprès des artistes du monde entier. N’importe qui peut envoyer un nombre illimité d’œuvres, pourvu qu’elles soient de bonne qualité. Toutes les œuvres envoyées sont ensuite évaluées par un jury d’experts, et les meilleures paraissent dans le Spectrum de l’année.

L’objectif du projet, qui a démarré en 1993 grâce à l’initiative de Cathy et d’Arnie Fenner, était de présenter ce qui se faisait de mieux en SFF dans toutes sortes de catégories. Vous avez les inévitables couvertures de romans et de magazines, mais aussi des affiches d’événements, des bandes dessinées, et même de la sculpture. Comme les soumissions proviennent de partout dans le monde, la publication devient une ressource inestimable pour les artistes et les directeurs artistiques en présentant un éventail varié de styles et de techniques. De plus, l’introduction de Spectrum propose un survol des tendances et des événements qui ont marqué l’année.

Spectrum n’est pas nécessairement facile à trouver en libraire. Si vous avez accès aux mammouths habituels tels que Barnes & Noble ou Indigo, vous avez de la chance. Sinon, il y a toujours Amazon (surtout si vous cherchez les anciens numéros). Pour les amateurs d’art fantastique, c’est un incontournable.

  5 commentaires

Christian

Analyse d’une bande-annonce: ULTRAVIOLET

par Christian - mercredi, 25 janvier 2006 - 22:55 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Affiche: ULTRAVIOLETOui, j’aurais pu vous parler d’UNDERWORLD: EVOLUTION. Mais à quoi bon, pour un film où la meilleure et la pire chose à dire est de souligner qu’il est aussi bon que le premier UNDERWORLD?

Discutons plutôt de quelque chose de bien plus inusité: La bande-annonce du prochain film de Kurt Wimmer, ULTRAVIOLET, starring Milla Jovovich dans un autre rôle où elle doit se laisser couler dans des vêtements moulants, tolérer une mauvaise coupe de cheveux et tirer de l’arme automatique au plus grand plaisir de tous. Typecasting? Mais voyons donc…

ULTRAVIOLET, c’est surtout le prochain film du scénariste/réalisateur Kurt Wimmer, dont l’excellent EQUILIBRIUM avait laissé plus d’un fan complètement pantois. Ne râclez pas votre mémoire, vous n’avez pas vu EQUILIBRIUM au cinéma à la fin 2002: Torpillé par le studio avec une distribution nord-américaine confidentielle, EQUILIBRIUM a surtout connu une sortie straight-to-DVD à la mi-2003. Réalisé avec un scénario convenable et une énergie du tonnerre, EQUILIBRIUM a depuis acquis une modeste réputation comme un petit bijou méconnu.

Si je discute autant d’EQUILIBRIUM avant d’examiner ULTRAVIOLET, c’est premièrement parce que la bande annonce est définitivement du même réalisateur. Deuxièmement, vous méritez de voir de bons petits films de SF, et vous avez peut-être loupé EQUILIBRIUM jusqu’ici. Remédiez à cette carence culturelle dès maintenant et revenez lire après la (suite…)
(suite…)

  7 commentaires

Christian

Woken Furies, Richard Morgan

par Christian - mardi, 24 janvier 2006 - 21:38 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Couverture: Woken Furies, Richard MorganJe vous avais déjà parlé de Richard Morgan, l’auteur du très singulier Market Forces. Avec Woken Furies, Morgan revient à l’univers de Takeshi Kovacs, le héros des excellents Altered Carbon et Broken Angels. Avec de tels livres, il n’est pas surprenant que Morgan soit si rapidement devenu un des auteurs de SF britannique les plus en vue du moment. Malheureusement, Woken Furies déçoit: L’intérêt de Kovacs commence à s’étioler, et le roman tarde à trouver la même poussée narrative que les trois autres livres de Morgan.

Une des particularités de la série Kovacs, c’est que Morgan a profité de chaque livre pour explorer une facette différente de son univers, et ce dans des sous-genres légèrement différents. Altered Carbon était un thriller policier se déroulant sur Terre alors que Broken Angels s’approchait de la SF militaire avec une intrigue de traque aux trésors extraterrestres. Kovacs est ainsi passé d’enquêteur privé à soldat de fortune. Mais cette fois-ci, peut-être est-il plus approprié de parler de lui comme étant un criminel…
(suite…)

  2 commentaires

Laurine

Stephen King sur Amazon

par Laurine - mardi, 24 janvier 2006 - 18:04 (SF&F autre, Société, Techno/sciences)

Stephen King en entrevuePour ceux que ça intéresse, vous pouvez visualiser une entrevue avec Stephen King sur le site d’Amazon. L’entrevue est menée par Bill Maher et porte en partie, mais pas beaucoup, sur le dernier roman de l’auteur, Cell. L’échange est court, Maher parle beaucoup et les sujets divergent, mais les deux hommes ont le sens de l’humour. Une petite capsule amusante pour les fans…

  1 commentaire

Laurine

Les Loups de Berlin — Philippe Cavalier

par Laurine - dimanche, 22 janvier 2006 - 10:21 (Critiques, Lectures, SF&F francophone)

Les Loups de BerlinSuite du roman Les Ogres du Gange, dont j’ai parlé dans un précédent billet, Les Loups de Berlin propose une construction chronologique ingénieuse qui permet de lire les deux romans dans le désordre. Le premier volet nous présentait le très britannique David Tewp, espion débutant à la solde du M16, lancé aux trousses d’un trio de meurtriers: les démoniaques Galjero et la sorcière Ostara Keller. À la fin du roman, le couple roumain lui filait entre les doigts, mais il parvenait à capturer Keller en Russie grâce à l’aide providentielle d’un mystérieux SS.

Les Loups de Berlin, donc, nous propulse dix ans plus tard, dans les années 40, alors que Tewp, vieilli, aigri et défiguré, essaie de retracer un certain Ruben Hezner, un ennemi des Galjero, à Jérusalem, pendant l’occupation britannique et les attaques terroristes de l’Irgoun. En parallèle, nous suivons l’ascension au sein de l’Ahnenerbe d’un Norvégien, Thörun Gärensen, contraint de joindre les rangs SS sous la menace du chantage. C’est le début des années 30 et Hitler tente de prendre le pouvoir par les urnes. Gärensen côtoie une faune des plus étranges, où militaires et savants se piquent d’ésotérisme et d’anciennes légendes. Dans ce cercle d’illuminés, il fait la connaissance de Laüme et Dalibor Galjero, puis d’Ostara Keller, qui se sont mis au service du projet nazi. D’abord obsédé par l’idée de stopper les puissants Galjero, Gärensen finit par axer sa colère vers Keller lorsqu’elle assassine sa bien-aimée. La traque se poursuit jusqu’en Russie et joint la conclusion du premier roman.

(suite…)

  3 commentaires

Laurine

Le Trône de fer: une curiosité

par Laurine - samedi, 21 janvier 2006 - 15:40 (SF&F francophone, Écrire)

Trône de ferJe suis en train d’explorer tranquillement les sites Web consacrés à la série A Song of Ice and Fire (Le Trône de fer) de George R. R. Martin. J’envisage même de produire un compte rendu détaillé de mes découvertes si je collectionne suffisamment de liens intéressants. Du côté anglophone, il n’y a pas à dire, l’information est complète, même si l’univers de Martin rivalise en complexité avec celui de Tolkien (chanson connue). J’avoue que jusqu’ici, je ne me suis pas du tout intéressée à la version française de cette série (malgré les superbes couvertures de J’ai Lu et de Pygmalion) puisque j’ai tout lu en anglais; d’abord, ça coûte moins cher et ensuite, je ne suis pas obligée d’attendre la traduction. Néanmoins, j’ai trouvé ce très beau site français, La Garde de Nuit, qui propose, entre autres choses, une liste des correspondances entre les noms originaux et leur traduction, qu’il s’agisse de lieux ou de personnages. Certains termes sont étonnants! The Nightfort, par exemple, devient Fort Nox, ce que je trouve très astucieux et involontairement drôle, parce que je ne peux m’empêcher de prononcer ce nom à l’anglaise (Fort Knox). D’autres traductions rappellent le style des Harry Potter, comme Greyguard/Griposte ou Frostfangs/Crocgivre. D’autres, enfin, me laissent tout à fait perplexe: Euron Crowe’s Eye s’appellerait Euro le Choucas? The Hound, qui a tout d’un dogue, devient Le Limier, et The Imp s’appelle Le Lutin. Hé ben!

  6 commentaires

Christian

Transmetropolitan

par Christian - mardi, 17 janvier 2006 - 23:17 (Arts visuels, Critiques, SF&F autre)

Couverture: Transmetropolitan: Back on the StreetJe sais, je suis en retard: Transmetropolitan, la bande dessiné, a été publiée en 60 épisodes mensuels de 1997 à 2002. Le dixième et dernier trade paperback réunissant les épisodes 55-60 de la série a été publié en avril 2004. Ce n’est même pas comme si j’avais l’excuse de tout ignorer de Transmet: Grâce à l’évangélisme de deux Érics (dont un sur ce site), j’avais eu l’occasion de goûter aux quelques premiers épisodes de la série, assez pour savoir que j’y trouverait toute ma satisfaction.

Mais acquérir dix BDs à un prix moyen de quelque vingt dollars pièce, ce n’est pas quelque chose qui est à la portée de tout le monde en tout temps. J’ai donc attendu un moment propice (le sens délicieux d’une nouvelle année… et une vente chez amazon.ca) pour rayer Transmetropolitan de ma liste de souhaits.

Maintenant que j’ai pu prendre connaissance de la série de la meilleur façon possible (c’est à dire assis dans une chaise confortable, à lire la série au complet en quelques heures), je suis à la fois énergisé et époustouflé: Transmetropolitan est sans aucun doute une des meilleures bande dessinée que j’ai eu l’occasion de lire depuis longtemps et une des oeuvres de SF marquantes de la dernière décennie.

Les raisons de mon enthousiasme sont simples: Une bonne histoire bien racontée, des dialogues d’une saveur inoubliable, une bonne densité d’idées parfois surprenantes, une conscience sociale développée et un protagoniste extraordinaire.
(suite…)

  4 commentaires

Laurine

Les Ogres du Gange — Philippe Cavalier

par Laurine - lundi, 16 janvier 2006 - 11:11 (Critiques, Lectures, SF&F francophone)

Les Ogres du GangeLa série «Le Siècle des chimères», publiée aux éditions Anne Carrière, comprend quatre tomes. Les deux premiers, Les Ogres du Gange et Les Loups de Berlin, sont déjà disponibles; les deux autres, Les Anges de Palerme et La Dame de Toscane, paraîtront au cours de l’année 2006. Il s’agit de la première publication de l’auteur, Philippe Cavalier, qui s’intéresse, dit-on, à l’histoire des religions et de la magie, et qui a fait des études en langues et civilisations orientales. À travers cette série, un certain nombre de personnages se croisent alors qu’ils traquent un couple roumain maudit, les Galjero, férus d’occultisme et adeptes de sacrifices humains. Bonne nouvelle, donc, pour les amateurs d’espionnage et les fans d’histoires fantastiques teintées d’horreur, qui pourront y trouver leur compte.

Les Ogres du Gange se déroule à Calcutta en 1936, à l’aube de la Deuxième guerre mondiale, et met en scène David Tewp, un jeune agent britannique du M16 plutôt naïf et maladroit, qu’un concours de circonstances envoie dans les Indes coloniales. S’attendant à un travail de bureau routinier, il déchante vite quand on lui affecte une équipe avec pour mission d’espionner Ostara Keller, une Américaine à la solde du SD Ausland. Cette toute jeune femme s’avèrera extrêmement dangereuse, non seulement à cause de sa froideur meurtrière, mais aussi à cause de sa maîtrise des arts noirs de la magie. Compliquant la situation, la visite aux Indes du roi d’Angleterre, Edouard VIII, dont le penchant germanophile est bien connu, agite les milieux extrémistes indiens et certains pouvoirs secrets européens. Vient se mêler à l’intrigue un couple mystérieux et richissime, les Galjero, en apparence honnêtes et soucieux de leur prochain, surtout les enfants, mais qui s’avèreront tout autre chose. Victime d’un sort qui le consume à petit feu, coincé par des extrémistes politiques voulant assassiner le roi (ou le protéger, selon les intérêts de chacun), persécuté par ses pairs et obligé d’improviser pour sauver sa peau, le naïf David Tewp sortira de l’expérience complètement transformé.

(suite…)

  aucun commentaire

Christian

Civilization IV

par Christian - mercredi, 11 janvier 2006 - 23:31 (Critiques)

Couverture: Civilization IVAlors que les jeux vidéos deviennent de plus en plus immersifs et de plus en plus sophistiqués, il y a lieu de se demander si tout cela nous mène allègrement vers une époque où il sera possible de se divertir à mort —ou, tout au moins, jusqu’à ce qu’il ne nous reste plus aucune minute entre le sommeil et le travail.

La série de jeu de stratégie Civilization et moi avons, comment dire, une longue histoire ensemble. La première mouture du jeu est sortie en 1991 et j’étais un accroc dès 1992. Civilization II (plus familièrement “Civ2“) a occupé une bonne partie de mes temps libres durant les années 1990. C’est la série Civilization qui, en grande partie, a fait en sorte que j’ai abandonné le gaming assidu durant mes années universitaires: Quand il est possible de passer plus de 20 heures sur une seule partie, quelque chose doit être mis de côté.

Résumer l’attrait du jeu à des non-joueurs n’est pas facile: Dire que Civilization est un wargame est un peu simpliste étant donné que cette description n’insiste pas sur l’aspect de progrès technologique qui a donné son nom à la série. Civ permet au joueur de commencer au milieu de nulle part avec une simple tribu. Le but du jeu est de découvrir le monde, développer sa technologie jusqu’au 21e siècle et terrasser les imprudents qui voudraient s’opposer à vous. Culture, recherche, guerre et politique sont vos outils. S’il est possible de jouer des duels éclairs en deux ou trois heures, Il n’est pas rare de voir une “bonne” partie (vaste mappemonde, nombreux adversaires, victoire “conquête”) durer dix, vingt, trente heures.

Et il s’agit de dix, vingt, trente heures que l’on ne voit pas passer. Absorbé dans les détails d’une stratégie de domination mondiale, il est trop facile de se fondre dans la manie du “un tour de plus…” et de gaspiller une journée au complet sans même s’en apercevoir. J’aimerais prétendre que c’est mon tempérament obsessif qui me rends une proie si idéale à de tels divertissements, mais c’est sans compter le succès monstre que les diverses moutures du jeu semblent avoir sur toute une variété de personnes. Non pas que c’est une excuse, bien sûr.

Sur mes étagères, vous pouvez voir des boîtes de Civ2 et Civ3, ainsi que des jeux du même type, tels Alpha Centauri, Master of Orion II et III. Les boîtes de MoO3 et Civ3 (achetées à rabais) n’ont jamais été ouvertes: connaissant trop bien l’effet que de tels jeu peuvent avoir sur mes temps libres, j’ai préféré remettre de telles choses à plus tard —disons à ma retraite. Mais voilà que mon frère a eu la brillante idée de me donner le tout nouveau Civ4 pour le nouvel an…
(suite…)

  14 commentaires

Laurine

A Feast for Crows — George Martin

par Laurine - dimanche, 8 janvier 2006 - 13:42 (Critiques, SF&F autre, Écrire)

A Feast For CrowsEn fin de compte, le fait d’avoir commencé à lire la série A Song of Ice and Fire après tout le monde aura servi à quelque chose. Il ne m’a fallu attendre que cinq mois au lieu de cinq ans avant de pouvoir lire la suite de A Storm of Swords! Comparé aux trois volumes précédents, A Feast for Crows s’avère court avec ses 700 pages, et pour cause. Comme on le sait maintenant, Martin s’est rendu compte en cours de rédaction que son roman allait être beaucoup trop volumineux pour être publié. L’idée lui est d’abord venue de publier la première moitié, telle quelle, avec toute sa galerie de personnages. Le résultat n’aurait pas été heureux, car l’histoire n’aurait pas beaucoup avancé. Martin a donc opté de ne suivre que la moitié des protagonistes afin de pousser le récit plus loin dans le temps et surtout, de clore ses chapitres par des cliffhangers magistraux.

Nous retournons donc à King’s Landing, après l’assassinat de Tywin Lannister et la disparition de Tyrion et Sansa, dont les têtes sont mises à prix. De Tyrion, nous ne verrons pas le bout du nez (qu’on lui a tranché), mais tous les autres Lannister sont présents. Cercei se prend maintenant pour la reine et le pouvoir lui monte à la tête; son frère Jaime, lui, acquiert de plus en plus de lucidité faute de pouvoir se faire repousser une main et combattre. Partout dans le royaume, la ferveur religieuse des adeptes des Sept prend une tournure inquiétante. Chez les Ironmen, deux frères se disputent le pouvoir, et là aussi, la ferveur religieuse des Drowned Men risque de provoquer des étincelles. Dans le Vale, Petyr continue de comploter pour faire de Sansa Stark l’héritière des lieux. Arya Stark a vogué jusque Braavos, où elle est recueillie dans un temple où viennent mourir les gens. Brienne est toujours à la recherche de l’une ou l’autre sœur Stark. À Dorne, plusieurs complots concurrents visent à punir les Lannister pour la mort du prince Oberyn Martell. Enfin, Samwell Tarly quitte le Mur et vogue jusqu’à Oldtown pour parler de rumeurs concernant une jeune reine possédant trois dragons.

(suite…)

  8 commentaires

Laurine

Déjà vu (2)

par Laurine - lundi, 2 janvier 2006 - 16:49 (Insolite)

En farfouillant dans mes archives, je suis tombée sur cet ancien montage (j’en ai plusieurs de ce genre). Alors, les bad boys, séparés à la naissance?

Eminem & Draco Malfoy

  5 commentaires