Le Rendement du Canada, 2005

Couverture: Le Rendement du Canada 2005Je n’y peux rien; j’aime lire les rapports gouvernementaux. C’est une excellente façon d’obtenir des informations solides sur l’état des choses, sur ce qui se passe autour de nous. Alors que la majorité des gens continuent à se former des idées basées sur le prisme déformé des anecdotes véhiculées par les médias, il est bon –de temps en temps- de se mettre des véritables données sous la dent.

Le rapport que je m’apprête à vous résumer, je l’attendais depuis… un an. À chaque mois de novembre depuis 2001, le Secrétariat du Conseil du Trésor annonce la sortie d’un document appelé « Le rendement du Canada« , un rapport parapluie dans lequel sont examinés plusieurs indicateurs de performance pour le gouvernement et la fonction publique. On y compare la situation actuelle à celle qui existait il y a cinq ou dix années, ou bien on se compare à d’autres pays.

Le rendement du Canada entre rarement dans les détails, et c’est un des forces du rapport: Il offre un aperçu rapide d’une foule de donnée, que l’on peut ensuite explorer en allant voir dans les rapport départementaux plus raffinés. Les quatre priorités explorées dans le rapport 2005 sont « L’économie durable », « Les fondements sociaux » et « La place du Canada dans le monde », en plus d’un aperçu spécial sur la situation des Autochtones.

Qu’apprenons-nous cette année? Voyons voir…

Au chapitre de l’économie, pas grand-chose à redire: Budget balancé, plus forte croissance des pays du G-7, appréciation du dollar canadien vis-à-vis les autres devises et Le rapport lie d’ailleurs la performance économique à la croissance durable et au développement du capital humain. En ce qui concerne les chiffres, je pige à gauche et à droite…

  • Les forêts contribuent 59 milliards de dollars à l’économie canadienne à chaque année. Les océans: 22 milliards. « Des écosystème compromis et une gestion inefficace et non durable des ressources naturelles peuvent avoir des conséquences économiques importantes. »
  • Le rapport souligne également l’impact financier des « répercussions [qui] laissent présager ce à quoi pourrait aboutir le changement climatique »: un milliard de dollars pour la sécheresse des prairies de 2001, un autre milliard de dollars pour les inondations du Saguenay en 1996, cinq milliards de dollars pour la tempête de verglas de 1998…
  • Le Canada a signé l’accord de Kyoto, mais avoue que les résultats tardent à venir: les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 24% depuis 1990, et de 3% rien qu’entre 2002 et 2003.
  • En revanche, le Produit Intérieur Brut réel a augmenté de 2.9% en 2004. Plus tard, on lit que le revenu réel disponible par habitant a augmenté de 1.7% en moyenne depuis 1997, « après avoir baissé au cours de la première moitié des années 1990. » « Selon les dernière données disponibles, le pourcentage de Canadiens vivant sous le seuil de faible revenu a baissé, passant de 15.7% en 1996 à 11.5% en 2003. »
  • En dix ans, on est passé de 49% des Canadiens avec un diplôme postsecondaire à 61% en 2001. Mais le niveau d’alphabétisation moyen ne semble pas avoir changé durant cette période.
  • Durant la même période 1991-2001, la médiane d’âge au Canada est passée de 37.1 à 39 ans. Hé oui, on vieillit… Il y avait 4.1 millions de Canadiens âgé de 65 ans et plus en 2003; il y en aura 6.4 million en 2020. Notant un taux de fertilité décroissant et la retraite des baby-boomers, le rapport ajoute que « l’immigration pourrait bien représenter la quasi-totalité de la croissance nette de la population active [sur le marché du travail] entre 2011 et 2016. »
  • En matière d’environnement, le Canada se donne des notes stables ou à la baisse: Plusieurs polluants atmosphériques diminuent depuis les beaux jours des pluies acides des années 1980, mais les matières particulaires fines (ie; smog) sont en hausse depuis 2000. L’utilisation de l’eau est restée de plus ou moins 335 litres par personne par jour (!) de 1996 à 2001.
  • « Le Canada a la garde d’une fraction importante du capital naturel mondial, et sa responsabilité couvre 30% des aires de nature sauvage de la planète, 24% des terres marécageuses, 7% des eaux douces et 10% des forêts, et il est le pays qui possède les plus longues côtes au monde. »
  • « En 2003, aux termes du Plan d’action Saint-Laurent, géré conjointement par les gouvernements du Canada et du Québec, la toxicité des effluents déversés dans le fleuve par 50 des installations industrielles les plus polluantes a diminué de 96%, 80 usines ont atteint leur objectif de réduction des effluents toxiques et 11 substances toxiques bioaccumulables persistantes ont été pour ainsi dire éliminées. »

Qu’en est-il des fondements sociaux du Canada? D’autres chiffres:

  • L’espérance de vie à la naissance continue de grimper, passant d’une moyenne « de 77.8 ans en 1991 à 79.7 en 2002 (82.1 ans pour les femmes et 77.2 ans pour les hommes) » Ceci dit, nous avons tendance à s’estimer en moins bonne santé maintenant qu’avant: Alors que 63.3% des Canadiens se pensaient en excellente ou très bonne santé en 1994-1995, ce pourcentage est passé à 59.6% en 2003. « Il est vrai que les Canadiens font davantage d’exercices, mais une plus grande proportion de Canadiens sont également considérés comme obèses. »
  • Toujours en santé, les temps d’attente médians sont demeurés plus ou moins inchangé à 4 semaines, tout comme la satisfaction des Canadiens envers la qualité des soins (84.4% en 2000-2001 vs 86.6% en 2002-2003.) Le Rapport avoue que « Le système canadien des soins de santé financé par l’État suscite une grande fierté chez les Canadiens, tout en soulevant des préoccupations quant à son efficacité actuelle et future. »
  • En matière de civisme, les Canadiens font moins bien qu’avant: le taux de participation aux élection fédérales de 2004 était de 60.5% versus 70% en 1993. Qui plus est, « en 2000, 27% des Canadiens ont donné 1.05 milliard d’heure de bénévolat, soit une baisse de 13% par rapport à 1997 » (une statistique vague et frustrante: Est-ce la proportion du nombre de Canadien ou les heures qui ont chuté si spectaculairement?)
  • En 2001, 47% de la population a déclaré une origine ethnique autre que française, britannique ou canadienne. En 2017, il est fort possible qu’un Canadien sur 5 (entre 19 et 23% de la population) appartienne à une minorité visible.
  • En ce qui concerne les divertissements, les dernières données disponibles nous enseignent que les canadiens vont plus au cinéma (48.6% en 1992 vs 59.1% en 1998) mais moins au théâtre ou aux représentation de musique symphonique (tous deux en chute de 4%)
  • Entre 1991 et 2004, le taux de criminalité a baissé de 12% De plus, les Canadiens se sentent de plus en plus en sécurité: 94% d’entre nous estimaient de pas être à risque d’être victime d’un crime, en hausse de 86% en 1993.

Mais le chapitre le plus intéressant est probablement celui qui porte sur « La place du Canada dans le monde ». Voyons ce qui s’y dit:

  • « Les exportations de marchandises aux Etats-Unis ont augmenté pour passer de 183.3 milliards de dollars en 1994 à 348.1 milliards de dollars en 2004. Les exportations de marchandises vers le Mexique ont totalisé 3.0 milliards de dollars en 2004, en hausse de 1.9 milliard depuis 1994. Les importations de marchandises en provenance des Etats-Unis se sont accrues pour passer de 137.3 milliards de dollars en 1994 à 208.9 milliards de dollars en 2004. Les importations de marchandises en provenance du Mexique ont totalisé 13.4 milliards de dollars en 2004, en hausse de 8.9 milliards de dollars depuis 1994. » Pour comparer, nous exportons pour 22.9 milliards à l’Europe et 6.7 milliards à la Chine. Nous importons pour 42 milliards de dollars à l’Europe et 24.1 à la Chine. (Chiffres de 2004)
  • « Le Canada et les Etats-Unis sont les plus grand partenaires commerciaux dans le monde. La valeur des échanges de biens et de services outre-frontière avoisine 1.9 milliards de dollars chaque jour et bénéficie du passage transfrontalier quotidien d’un demi-million de personnes et de 37,000 camions. »
  • De l’argent, de l’argent: « le flux des échanges commerciaux internationaux à l’échelle planétaire a atteint 18.6 billions de dollars en 2004. » (rappel: 1 billion = 1,000 milliards) Un quart des emplois canadiens sont liés au moins en partie au commerce international.
  • « En 2003, on comptait 26 conflits armés dans 28 pays – en baisse (…) depuis 1995, alors qu’on en dénombrait 44 dans le monde entier. » Ceci dit, les Canadiens sont plus nerveux: 42% d’entre nous, en 2003, pensait que le pays était moins sûr qu’en 1993.
  • Nous méritons une taloche en matière de développement international: De 1994 à 2004, le pourcentage de notre revenu national brut consacré au développement est passé d’environ .42% à .26%. Vous entendez ce son? C’est Bono qui n’est pas content.
  • L’état du tiers-monde: 2.7 milliards d’humains avec un revenu moyen de moins de US$2 par jour. 6,000 morts de par le SIDA à chaque jour; 8,200 infections quotidiennes. Et pourtant, il y a du progrès: l’espérance moyenne de vie dans les pays en voie de développement est passée de 41 à 65 ans depuis 1955, et on a amélioré la production de nourriture de 20% de plus que la croissance démographique au cours de la même période.

Ayant lu chacun de ces rapports depuis 2001, je suis un peu déçu par le résultat de cette année: Moins d’information comparative avec les autres états et manque frustrant de détails dans l’explication des données. En fait, j’en voudrais un peu plus à me mettre sous la dent. Heureusement, le rapport est bien disponible en ligne (comme les rapports des années précédentes), doté d’un foisonnement d’hyperliens pour explorer ces données en plus de détail.

Un jour, je vous amènerai faire un tour virtuel à travers la masse d’information disponible sur le site de Statistiques Canada. Ça ne sera pas trop douloureux, je vous le promets.

# Les commentaires sont fermés.

25 Commentaires

  1. Hum, c’est certes intéressant si on aime les chiffres, mais à qui cela sert-il vraiment?

    N’est-ce pas là plutôt la représentation d’un système déficient qui ne sert qu’à faire rouler des nombres?

    L’économie n’est qu’une « facette développée » qui n’a pas plus de poids que les autres qui le sont moins. Simplement, les échanges « légaux » d’argent permettent ce genre de statistique. Mais qu’en est-il du reste?

    Aussi, peut-être ne t’es tu concentré, dans ton résumé, que sur certains aspects du rapport.

    Mais ces chiffres, d’après moi, ne représentent qu’une infime partie de la réalité, celle qui sert la politique. Une telle avalanche peut certes donner l’illusion d’un contrôle, mais je ne crois pas qu’elle soit représentative d’une certaine qualité de vie.

    Bon, mon propos n’est pas très articulé et je réagis à chaud, mais si tu as des idées pour réorienter ma lanterne, je t’encourage à le faire; ça pourrait même m’être utile.

  2. Michel J. Lévesque

    Aucun chiffre là-dedans à propos de Star Wars?

    (Je blague, bien sûr. C’est de l’humour, OK?)

    J. ;-)

  3. Jean-Louis

    Pour répondre à Mehdi, je l’encourage à lire ou relire la chose. Il est certes question d’économie, mais il est aussi question de l’environnement et de
    réalités sociales.

    Hier, Daniel Sernine et moi parlions de la grande question: les jeunes d’aujourd’hui sont-ils oui ou non meilleurs en français que les générations précédentes, en particulier à l’écrit? J’ai tendance à être optimiste, en comparant la situation de 2005 à celle de 1965, donc sur le long terme. Mais Daniel regarde les manuscrits qu’il reçoit et il se désole. Une possibilité, c’est que ceux qui savent s’exprimer en français n’écrivent plus de fiction.

    Mais le rapport cité par Christian relève une baisse de la littératie chez les jeunes depuis dix ans (ce qui n’exclut pas une hausse globale depuis quarante ans). Or, ceci ne peut être imputé à l’immigration. Il n’y a pas tant d’immigrants de moins de quinze ans!

    De plus, il semblerait qu’au Canada, la littératie des enfants dépend fortement de celle des parents.

    Ceci suggère que les écoles ne font pas leur boulot. En tant qu’auteur qui aimerait avoir des lecteurs, c’est donc très inquiétant…

  4. Je confirme que les écoles ne font pas leur boulot!!
    J’ai passé les tests de français requis à l’université en enseignement, je l’ai passé à 76%, ce qui n’est pas parfait, loin de là.
    Je me suis rendu compte que je ne connaissais pratiquement rien aux structures complexes du francais…
    J’ai donc choisi de faire un cours de français à l’université avec un prof Belge. J’y ai plus appris sur la langue que dans mes cinq années du secondaire et mes trois de CÉGEP, normal?

  5. Est-ce qu’une partie du problème n’est pas imputable aux réformes scolaires? Je pose la question de bonne foi, pas de façon rhétorique. À lire les journaux, j’ai parfois l’impression que les réformes de l’enseignement sont devenues une fin en soi au lieu de servir les élèves.

  6. J’avais un doute qu’il s’y cachait plus que des chiffres; je pense que je vais aller le consulter.

    Mais mon réflexe n’est-il pas un indicateur qu’un certain cynisme, qui atteint des sommets par les temps qui courent, pousse à se laisser aller à des préjugés?

    Du genre « bah, ça sort du politique, donc, c’est biaisé et inutile puisqu’on ne peut jamais vraiment connaitre la vérité… »?

  7. Ren Beaulieu

    Cher Mehdi, il me semble que la verite est, bien malheureusement, une donnee relative, mutable a volonte et changeante selon les points de vue (Chacun voyant midi ou minuit a sa porte… ) , et certes pas definitive, objective et encore moins absolue.

    Les « certitudes » ont fait bien plus de mal, historiquement, que les doutes…

    Le simple fait qu’il y a des observateurs de « la verete » (ou ce qui fut considere, successivement, ou alternativement, comme telle) et de ses diverses visions et incarnations, deforment la chose et le phenomene lui-meme… comme dans une experience de physique au niveau quantique… ;-)

    Croire autre chose est, me semble-t-il, s’illusionner grandement, naivement et et lourdement.

    Les informations fournies sont toujours parrtielles, biaisees et, surtout donnees dans des buts et en visant objectifs bien precis et personnels. Elles sont selectionnes (consciemment ou pas) et leus ainsi egalement, selon les agendas politiques, sociaux, personnels, psychologiques, economiques et humains de chacun et chacune ou de des differents groupes qui forment la societe.

    Rien n’est « neutre ou objectif » , surtout pas les chifres ou les statistiques…

    Mais cela ne va pas dire non plus qu’il sombrer dans le nihilisme, le septicisme systematique et la doute generalise.

    Faut seulement chercher patiemment un peu plus de lumiere et de connnaissance…

    Il en fitre parfois encore un peu, ici ou la…

    Faut seulement alors garder les yeux et l’esprit ouvert quand cela passe…

    Le reste sert, essentiellement, a rassurer des « colosses au bien d’argile » , qui en eprouvent specifiquement et de maniere parfois presque pathologique, le besoin.

    Certains veulent beaucoup d’ordre dans leur chaos, d’autres un peu p^lus de chaos dans l’ordre ambiant.

    Je suis, definitivement, dans la deuxieme categforie, le plus souvent, et quand ce chaos est benin ou benefique a l’ensemble, au plus grand nombre…

    Amities.
    Rene.

  8. Mehdi: « Hum, c’est certes intéressant si on aime les chiffres, mais à qui cela sert-il vraiment? »

    Pardon? Ce blog a traité, rien que depuis un mois, d’une série de films d’horreur, d’un très mauvais techno-thriller, d’un fan-film s’inspirant de Star Trek, d’une série de fantasy épique (et, aussi, de Star Wars): tous des sujets qui, pour être honnête, sont plaisants mais d’une frivolité abominable.

    Et ta première réaction à quelques chiffres plutôt sérieux est de demander à qui cela sert-il vraiment?

    Tu ne serais pas en train de me taquiner, par hasard?

  9. Michel J. : Je relève ton défi!

    Évidemment, la réponse se trouve sous les Canadiens vont plus au cinéma (48.6% en 1992 vs 59.1% en 1998) mais moins au théâtre ou aux représentation de musique symphonique (tous deux en chute de 4%) Puisque la réédition de la trilogie originale date de 1997, on voit ici un effet évident (et numériquement indéniable) de la série sur le bien-être des Canadiens.

    Ce qui me semble tout aussi évident, c’est que si Star Wars serait porté au théatre, ou sous forme de symphonie, les Canadiens recommençeraient à s’intéresser à ces formes d’expression artistiques. Mis à part « L’Oratorio Jar-Jar », bien sûr.

  10. Jean-Louis

    Note pour Laurine: je soupçonne que les réformes scolaires au Québec sont trop récentes et trop isolées pour avoir affecté tous les jeunes Canadiens sondés lors des enquêtes les récentes. S’il y a des
    causes pan-canadiennes, elles doivent sans doute plus tenir au culte nord-américain de la célébrité (Star Ac) et à l’effet d’une prospérité qui multiplie les choix de divertissement.

  11. Christian, à mon avis, ces chiffre, comme je disais, ne tiennent compte que d’une certaine réalité.

    Je ne comprends pas pourquoi tu fais un lien entre mon intervention et les autres sujets dont on a discuté: y a-t-il un rapport?

    Je n’ai aucune confiance dans la source d’où ils émanent; tellement de choses sont cachées en politique, des dépenses de miliards qui ne sont pas comptabilisées, des tonnes de données qui n’entrent pas dans de telles formules…

    Je ne nie pas de leur importance ou de leur pertinence, mais je trouve ça trop général. J’imagine que ça permet, à long terme, de tracer un portrait d’une époque.

    Cela fait-il de moi un idiot ou un ignorant?

    Tu peux toujours m’expliquer à qui ils peuvent bien servir; comme je te l’ai dit, j’ai envie de le savoir.

  12. Caroline

    Je l’avoue, je suis totalement désabusée et cynique face à la politique, voter pour moi rime avec choisir « the lesser of two evils » et encore, le mot « choisir » est fort.

    Ceci dit, je trouve intéressant de voir qqs chiffre de ce genre, oui ça doit être biaisé en partie et ça sert un agenda qulconque, mais il reste intéressant d’avoir un portrtait de notre pays. Portrait parfait ? Non, mais une idée de ce dont on a l’air sur le grand échiquier du monde. Ces chiffres sont criant, il reste un méchant bon bout de chemin à faire ! Mais, au moins, on le sait.

    (Merci à Christian de se taper cette lecture et de la partager avec nous… pas certaine que j’aurais envie me perdrais ds les dédales des communiqués et sites web de notre cher gouvernement… mais j’apprécie les tours guidés… ;-) )

  13. Justement, Christian, si tu as le temps, ce serait bien que tu commentes.

    Quand Caroline dit que cela donne une image du pays sur sa position dans l’échiquier mondiale, je comprends ce qu’elle veut dire (et c’est aussi ce que ça me dit, un tel rapport), mais je ne peux que réagir en me disant « oui, mais à combien de pays ce genre de grille est-elle appliquable? »

  14. Jean-Louis

    Ah, la littérature québécoise, quel beau sujet pour perdre un peu de temps. J’ai lu les deux billets de Jasmin (dont l’ortograf, ah… est à peu près du niveau de ce que j’ai lu de lui). Je vous renvoie à mon article dans _Solaris_ sur les pulps québécois.

    En 1963, Barcelo affirmait que la majorité des romans québécois (hors les pulps et la littérature enfantine, à peu près inexistante) ne dépassaient pas les mille exemplaires vendus et qu’aucun roman n’avait atteint, depuis deux ans, un tirage de 10 000 exemplaires.

    Depuis cette époque, la population du Québec a augmenté de 50% environ. Je crois que les ventes moyennes n’ont pas vraiment augmenté; en revanche, je ne crois pas me tromper en disant que chaque année plusieurs romans dépassent largement les 10 000 exemplaires (et pas seulement dans la littérature jeunesse). Ceci suggère qu’il y a plus de livres (subventionnés?) qui ne se vendent pas du tout ou presque (la poésie?) tandis qu’on a beaucoup plus de gros vendeurs. Comme le nombre de titres a également explosé, je crois que Jasmin divague quand il affirme que les Québécois ont cessé de lire leur littérature à la fin des années 1960. Je crois qu’il serait assez facile de démontrer que le volume total de livres canadiens-français vendus a bien plus augmenté que la population.

    (Si 10 000 exemplaires était l’horizon du best-seller québécois en 1961, il faudrait croire que l’horizon actuel devrait être de 50% plus élevé, soit 15 000. Or, les grands best-sellers québécois comptent leurs ventes en dizaines de milliers d’exemplaires — encore que les chiffres soient un peu faussés par les percées en France. Nette amélioration, donc. En pratique, les éditeurs québécois parlent de best-seller dès que les ventes dépassent 5 000 ex., sans doute pour flatter l’ego de leurs auteurs.)

    Ce qui s’est passé, à mon avis, c’est qu’un très petit milieu de lecteurs a cessé de lire tout ce qui se publiait de québécois en français. Et que, depuis, on lit des choses que Jasmin n’aime pas. (Du jeunesse, du fantastique, du polar… Les romans historiques sont, à ce que j’en sais, de très gros vendeurs au Québec, mais, comme c’est écrit par des femmes, on n’en parle que si l’autrice a la crédibilité d’une Marie Laberge, qui a commencé, rappelons-le, au théâtre, genre noble de la Révolution tranquille.)

    Sinon, les gens lisent plus — mais pas nécessairement de la fiction.

  15. Hugues

    Christian: le commentaire de Mehdi éclaire pourquoi une portion de plus en plus faible de la populatoin va voter, par exemple. Une réaction cynique normale face au monde politique au pays qui n’est pas réellement chiffrée dans le rapport, mais qui aurait été intéressante de voir.
    Quand aux données (biaisées selon certain, agenda politique, etc), j’y vois deux bémols majeurs. Le premier relève de la statistique elle-même; nous n’avons évidemment pas interrogé chaque canadien sur ces questions, donc le tout relève de la projection suite à des sondages. Pour avoir étudié en maths à une certaine époque, j’ai retenu (pour faire court) que toute projection est basée sur des hypothèses de distribution de la population globale par rapport à l’échantillon interrogé, et que en théorie, ça marche, mais dans le monde réel, c’est toujours plus subtil, alors quand les variations sont très minces, il faut être prudent.
    Aussi, il faut savoir interprété les données que l’on lit. Pour prendre un exemple simple; lorsque l’on entend que le taux de chomage au pays est en baisse, il ne faut pas sauter à la conclusion que plus de personnes travaillent; il faut d’abord savoir que dans ce cas précis, un assisté coaisl n’étant pas considéré comme un chômeur, les chômeurs qui ne reçoivent plus de prestations et deviennent assistés sociaux sortent de la statistiques et font baisser le taux de chômage, sans pour autant travailler… Simple exemple pour illustrer le fait que même si les chiffres ne sont pas biaisés, leur composition peut parfois être trompeuse.
    Ceci dit, ce qui me préoccupe toujours quand je vois ce genre de rapport, c’est qu’il est partiel; oui, il parle de tout le Canada, mais pas réellement tout le Canada. Je m’explique. Christian mentionne «budget balancé». Au niveau fédéral, oui, mais combien de provinces ont fait de même? Et combien de municipalités ont fait de même? bref, le gouvernement fédéral balance son budget, ce qui pourrait faire croire que le canada (et les Canadiens) ne s’endettent pas. Ce qui est faux pour une bonne partie des habitants du pays si on considère l’ensemble des services publics, leurs coûts et leurs budgets globaux.
    Aussi, il y a la question des perceptions par rapport à la réalité. Plusieurs points reposent sur l’image que les canadiens ont de leur pays ou d’une donnée (qualité des soins de santé, par exemple). C’est subjectif. L’espérance de vie augmente, mais nous nous croyons en moins bonne santé? Globalement, nous le sommes probablement un peu moins, puisque l’âge moyen est plus élevé. Ce n’est pas toujours facile de mettre toutes les données en perspective comme celle-ci et de faire du sens quand même.
    Enfin, l’absence de certaines données… Le Canada a signé le protocole de Kyoto mais ne fais pas grand chose pour le respecter – ou plutôt n’a pas fait grand chose d’efficace pour le moment. Ainsi, quand on parle de budget équilibré, est-ce qu’on tient compte de coûts futurs reliés à cette absence d’action face à une entente internationale que l’on a signé? Absence de données circonstancielles également, par exemple, pourquoi en 2003 42% des canadiens pensent-ils que le pays est moins sur qu’en 1993, si ce n’est probablement en grande partie dû à l’attitude des USA (en général, mais plus particulièrement en Irak)? Impossible de chiffrer cette donnée et de la mettre en relation avec ce 42%…
    Évidemment, je ne dis pas ça pour me plaindre… le rapport idéal est absolument impossible à faire.

  16. Déjà, Hughes arrive à mettre en perspective ce que j’essayais tant bien que mal d’expliquer; ce n’est pas la première fois que je fais face à ce genre de situation (comme sur la liste SFFranco, par exemple, où la plupart de mes interventions partent dans tous les sens alors que l’argument de base était simple).

    On peut expliquer ça par mon manque d’éducation (j’ai quitté l’école à 16 ans et je manque donc de méthodologie, non seulement dans mon rapport à la langue mais aussi, et c’est lié, dans ma manière d’argumenter… ce qui n’enlève rien à la valeur de mon propos, j’en suis conscient).

    Par contre, je tiens à préciser que cynisme et désabusement face au politique ne signifient pas nécessairement désengagement politique; je ne rate aucune occasion d’aller voter et je sensibilise ma fille depuis qu’elle a huit ans à la responsabilité du vote, à la démocratie et à la différence entre le municipal, le provincial et le fédéral.

  17. Caroline

    Je ne peux qu’applaudir à cela Mehdi (c’est pas cynique, même si ça en a l’air… juré !:-) ), mais moi, j’y crois à moitié. C’est-à-dire qu’une moitié de moi est consciente qu’elle vit dans une démocratie et non dans un régime dictatorial débile, cette moitié apprécie (beaucoup !)cet état des choses. Mais l’autre moitié est totalement désabusée face aux choix qui sont proposés. Libéral ? Conservateur ? Comme je disais : « the lesser of two evils ». Ceci dit, les libéraux québécois m’ont prouvé qu’on pouvait faire pire que leur prédécesseurs… Donc, théoriquement, qu’il était possible de faire mieux… Reste que je suis toujours extrêmement déçue de ce qui se fait en politique une fois la campagne terminée.

  18. Ren Beaulieu

    Salut tous et toutes.

    Hugues signale bien certaines des apparences au-dela desquelles il faut aller et certaines des precautions qu’il faut prendre quand on fait face a des donnes de chiffres bruts, sans interpretation, ou encore dotes des interpretations que l’on veut bien souligner. Le verre n’est jamais completement plein ni completement vide ici.

    Et il est certain que des chiffres sur les revenus canadiens de vente d’armes aux pays du Tiers-Monde, sur les bas salaires payes aux habitants de ces memes pays (sans respect pour des lois sur le travail deja plus que tres liberales economiquement parlant, sur les relocalisations et les pots de vin verses au gouvernement etrangers pour decrocher des contrats lucratifs (au endroits ou cela se pratique, vous mettez les compagnies bien connues dont les agissements sont scrutes ou pas en ce moment, de ce point de vue) et des investissements canadiens (des Reers au Bons du Trsor, je defie la plupart des gens de me dire ici dans QUOI exactement on investie leurs economies) , le nombre de deces dus a des erreurs medicales, a un equipement inadequat ou desuet, aux retars apportes a des soins qui auraient pu sauver des gens, dans notre service de sante, aux niveau reel (et difficilement mesurable) du developpement culturel des communautes, des chiffres sur les coupures de services postaux, des reductions du nombre des ecoles, des fermetures de bibliotheques ou de l’emploie de « benevoles bien pratiques et non couteux » non formes aux taches et travaux specifiques dans certains domaines, des bibliotheques, a l’accueil de premiere ligne pour les gens ayant des problemes psychologiques, des aidants naturels au transports des handicapes seraient egalement utiles et des mesures de certains avancements ou reculs concernant les services offerts a la population et le niveau de vie des individus.

    Des chiffres sur l’endettement moyen individuel, les economies relles accumules et les sommes precises dont chacun dispose, en moyenne, a sa retraite (surtout mises en correlation avec l’agmentation du cout de la vie, en pourcentage) , les memes pourcentage du salaire de chacun qui sont casacres a la satisfastion des besoins de base essentiels (logement, nourriture, chauffage) et ce qui reste ensuite au travailleurs, le taux des employes syndiques et celui des noms syndiques, le nombre de gens beneficiants de protections diverses et ceux n’ayant que le strict minimum, de ce point de vue, sur le taux de toxicomanie et d’alccolisme dans la population, sur la frequance des accidents du travail industriel, sur le nombre fallites commerciales, de burn-outs professionnels, de deces dus a des maladies professionnelles, de la quantite et la qualite des produits alimentaires offets, du revenu moyen des fournisseurs des produits de base, producteurs agricoles locaux, pecheurs prives a entreprise familliale, artisans, et travailleurs independants…

    Et surtout la mise en valeur et les correlations, les comparaisons a faire entre tous ces differents chiffres sont egalement interessants.

    Toutes donnees considerees doivent etre toujours remises dans leur contexte, comparees, exmines, analyses quant a leurs sources precises et aux methodes que l’on a utilises pour les obtenir.

    Notre pays n’est pas l’un des pires au monde. Dans certains domaines ses « performaces » sont enviables, Dans d’autres bien moins.

    Les comparaisons peuvent etre utiles, si on compare des pays ayant des buts sociaux, economiques et humains comuns et comparables et des besoins et ressources qui se comparent egalement, pour l’essentiel.

    Le Canada estr, certes, un pays « vivable » et ou on ne ramasse pas les cadavres dans les rues, epargnes par les conflits armes, de la pauvrete la plus inhumaine et la famine reelle (pour la plupart de ses habitants) et d’une bonne partie des plus grands fleaux mondiaux (en sante, en catastrophes naturelles) qui ravalent et devastent d’autres parties de la planete. Et c’est tant mieux la. il faut esperer que cela durera, mais rien n’est jamais garanti, de ce point de vue.

    Comme le disaient certains, plus au Sud, durant une Revolution de proprietaires au commencant qui fut necessaire devant le pouvoir arbitraire et les lois et taxations sans representation ni droits et libertes garanties: faut parfois garder sa poudre seche (au moins metaphoriquement parlant) , son esprit critique, et surtout, etre constamment aux aguets.

    La liberte, les droits humains, le caractere juste, equitable et egalitaire des legislations passes et des systemes judiciaires, leurs acces reel et la survie de l’individu dans les failles des murs puissants des meules de l’conomie, du politique et des groupes d’interet, et des affrontements entre les majorites et minorites linguistiques, sexuales, politiques, religieuses, raciales, sociales, economiques, le maintien de l,equilibre, du dialogue et du compromis, de la negociation et de la repatition des richesses, l’egalite des chances, au moins formelle et legales sinon reelles des citoyens, devant l’etat, la Loi, le commerce et les administrations et dans leurs divers, changeants, constamment renegocies complexes rapports entre eux sont encore (en general) present de maniere presque toujours minimum, acceptables ou decentes. J’ai bien dit « presque toujours » la, pas toujours, meme pas constamment…

    Et puis, pour le sain cynisme politique, oui, mais ne pas s’occupper du politique (et du social et de l’economique) , c’est en laisser les responsabilites (et surtout le pouvoir et le chemin) a d’autres, y comprisd ceux dont les interets , particuliers ou collectifs, sopposesent ou entrent en congflit avec le plus grand bien-etre pour le plus grand nombre, voire meme une simple vie decente pour le plus grand nombre possible.

    Citons, encore une fois, un homme guere soupconnable d’une vision de gauche, mais qui a raison sur ce point, Wiston Churchill: « La democratie demeure le moins pire des systemes de gouvernement.  »

    Faut faire avec. Et s’en occupper. J’y ajouterais egalement la tolerance et la liberte de pensee, d’information, d’action et d’expression, dans la limite du respect, de la protection et de la sante d’autrui, bien entendu

    Mme si on pourrait parfois souhaiter qu’elle soit plus « directe » , plurielle, equilibree, garantie, protegee, diverse et locale egalement.

    Amities.
    Rene.

  19. Bon, maintenant que j’ai un peu de temps pour répondre…

    De un: Mehdi demande: à qui cela sert-il vraiment?

    À toi. « Toi, lecteur » en général. Les statistiques ont beau être rebutantes pour certains et suspectes à d’autres (même lorsqu’elle sont correctement employés, ce qui est un autre débat), mais elles étayent notre compréhension objective du monde. Elles fournissent un terrain d’entente. Elles permettent de concevoir et comprendre des phénomènes qui sont parfois incompréhensible autrement.

    Il est possible de concevoir le monde à partir d’anecdotes. Elles ont même le rôle essentiel d’humaniser les événements. Mais il est impossible de parler à tout le monde, d’où le besoin de voir les choses d’une perspective plus grande.

    Supposons qu’un type se fait descendre en face de chez vous. Ciel! C’est horrible! Le crime est partout! Si l’on peut difficilement nier la présence du crime en face de chez vous dans toute son horreur dégoulinante, est-ce que cette anecdote est représentative de la plus vaste réalité? Il est possible de s’imaginer que des types se sont fait descendre à chaque coin de rue, mais comment le savoir? Il est tout aussi possible que ce crime soit le seul crime commis au monde cette journée là. Comment savoir? La journée suivante, appelez les services policiers. Demandez leur le nombre d’actes criminels furent commis la journée précédente. Appelez tous les services policiers du Canada. Faites un rapport de tous le crimes commis au pays cette journée là. Répétez l’exercice à chaque jour, année après année. Vous finirez, après tout ce travail, par une plate ligne du type Entre 1991 et 2004, le taux de criminalité a baissé de 12%. Réducteur? Bien sûr. Mais, tout de même, représentatif d’une certaine réalité qui ne vous est pas accessible par la seul force de vos propres sens. (Et à l’abri du sensationnalisme des médias.)

    La plupart des statistiques et faits mentionné ci haut peuvent aider à calibrer ce que l’on sait. Prises ensembles, elles peuvent informer, divertir, pousser à creuser un peu plus profondément. Elles ne présentent pas toute la réalité, mais elles en comblent des trous. Bref, elles sont utiles à toi, lecteur collectif.

    Finalement, si je soulève le contraste entre sujets SF&F frivoles et celui-ci (plus sérieux), c’est qu’il est possible de dire « à qui cela sert-il vraiment? » à n’importe quoi: pourquoi commencer à se poser la question sur un amas de données relativement objectives et informatives?

  20. De deux, une tangente suscitée par une lecture bien sélective de: Je n’ai aucune confiance dans la source d’où ils émanent; tellement de choses sont cachées en politique, des dépenses de miliards qui ne sont pas comptabilisées, des tonnes de données qui n’entrent pas dans de telles formules…

    Voilà un tout autre débat, mais il faut commencer par considérer ceci: Le cynisme facile mène à une vision imparfaite des choses. Aussi impopulaire fusse-t-il de le dire, il y a des bons politiciens. Il y a des gens (la plupart d’entre eux, en fait) qui se lancent dans cette carrière de fou en espérant améliorer les choses. Il est peut-être amusant de désigner toute un métier comme étant irrémédiablement corrompu, mais c’est une généralisation brute et naïve: C’est à peu près aussi astucieux que de dire que tous les amateurs de SF sont des adolescents attardés qui sont incapables de faire face au vrai monde. (et vlan)

    (Il faut également faire attention à la différence entre « gouvernement élu » et « fonction publique » lorsque l’on crache si facilement sur le gouvernement. Il y a une différence importante d’intentions et de méthodes, et les standards professionnels d’un organisme tel Statistiques Canada sont d’une rigueur qu’il est difficile à contester.)

    Ce qui me désole dans le réflexe cynique si rapide de nos jours, c’est qu’il sert trop souvent d’excuse pour ne pas réfléchir plus profondément aux enjeux. Pire encore: Considérer la politique comme quelque chose à éviter rends impossible tout interaction valable avec ce qu’elle a à enseigner. Comment comprendre le monde si on refuse de considérer ses rouages? Il y a une différence entre être partisan et apprécier la politique. Être partisan est, souvent, être aveuglé. Comprendre la façon dont le pouvoir est pratiqué (dixit quelqu’un qui a échappé de peu à un destin de science politique), en revanche, permet de voir les choses sous un autre angle.

    Pour conclure, rayon d’espoir de Mehdi qui contredit partiellement ce que viens d’écrire: Par contre, je tiens à préciser que cynisme et désabusement face au politique ne signifient pas nécessairement désengagement politique; je ne rate aucune occasion d’aller voter et je sensibilise ma fille depuis qu’elle a huit ans à la responsabilité du vote, à la démocratie et à la différence entre le municipal, le provincial et le fédéral.

    Amen! Tu me rassures!

  21. Christian, à la lumière de tes mots (pour rester dans le lumineux!), je me rends compte que ce qui m’irrite plus que cette avalanche de mots c’est, en effet, l’emploi/la récupération que l’on en fait.

    Mais comme tu le dis, c’est un autre débat…

  22. Daniel Jetté

    Bah, vous êtes trop critiques. C’est quand même bien qu’on ait ces chiffres qui peuvent servir de bases à des discussions qui ne se feraient pas autrement. Les chiffres en soi sont objectifs, ce sont les méthodes utilisées pour les obtenir qui doivent être examinés. Par exemple, dans les sondages, on ne nous dit pas toujours où ils ont été fait, quelle est la marge d’erreur et surtout, l’écart-type (voilà mes études de Sociologie qui remontent à la surface).

    Sans compter (là je vais faire mon téteux un peu) je trouve ça bien que Christian nous en fasse en résumé. Moi, ce genre de rapports provoquent chez moi une sensation de coma imminent. alors j’ai besoin de quelqu’un pour me faire un résumé.

  23. bonjour, merci pour ce billet intéresant (comme souventb !) ; heureusement que tu as précisé :c82.1 ans pour les femmes et 77.2 ans pour les hommes :) on aurait eu du mal à saisir l’esssentiel :)

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