Fractale Framboise

Archives: décembre 2005

Eric

A beau mentir qui vient de Rouyn

par Eric - samedi, 31 décembre 2005 - 20:18 (Musique, Société)

On s’enfonce dans le parc La Vérendrye et bientôt la radio n’arrive plus à nous suivre. C’est une des raisons pourquoi j’aime retourner en Abitibi à l’occasion; on peut laisser le reste du monde derrière, un peu.

Cette fois-ci, je fais le trajet en voiture avec un autre Abitibien exilé. La nuit tombe trop tôt et une multitude de camions, munis de leurs nouveaux pneus Motomaster Splash (TM), nous balancent des raz-de-marée de sloshe. Encore un peu et nous aurions fini le trajet à la nage.

À Rouyn-Noranda, la neige reste blanche; plus qu’à Montréal, en tout cas. Je retrouve vite mes points de repère, même si ça fait trop longtemps depuis la dernière fois. Le panorama chaque fois en est un de petites victoires et de petites défaites: un brave commerce flambant neuf qui ferme déjà, un autre qui se risque tout de même à débuter, un Maxi immense qui pèse trop lourd sur le paysage, quelques bars confortables qui persistent inchangés.

Il reste encore des cheminées. En apprenant que j’allais passer les Fêtes en Abitibi, mes amis montréalais me disaient de profiter de l’air pur. Ils ne se souviennent pas comme moi du temps où Rouyn-Noranda était la deuxième ville la plus polluée du pays. Richard Desjardins chantait alors les cheminées de la fonderie, “éternelles comme l’enfer”. Depuis, on a fait des efforts. On en a construit une qui ne rejetait que de la vapeur d’eau, on en a abattu une, et ainsi de suite. Maintenant, il y en a une qui expulse tour à tour des bouffées de lavande et d’arsenic, une qui rejette de la poudre aux yeux et une autre qui, au coucher du soleil seulement, produit de la barbe à papa. Le problème n’est pas tout réglé mais, au moins, ça change.

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Christian

La fin d’année du cinéphile

par Christian - samedi, 31 décembre 2005 - 15:15 (Cinéma, Critiques)

Illustration: Oscars, Top-10?Décembre est un mois cruel pour le cinéphile convaincu. En plus de la mauvaise température, voilà que se multiplient à l’écran les films favoris de l’oncle Oscar. C’est la même chose année après année; quarante-neuf semaines de films pour adolescents pour en arriver à trois semaines de films soi-disant respectables. Pendant ce temps, les associations de critiques tiennent leurs galas de fin d’année, donnant trop souvent des palmes à des films qui attendent toujours leur sortie au cinéma. Le cinéphile qui voudra dresser lui-même sa liste des dix meilleurs films de l’année devra ramer dur pour réussir à tout voir en salles à temps pour le 31 décembre.

Ceci tiens plus d’une conspiration capitaliste que d’un accident: Les aléas de la course aux récompenses (et des retombées monétaires que l’on associe à un film primé) font en sorte qu’une sortie tardive et bousculée est de loin préférable aux autres stratégies de marketing. C’est le cinéphile qui écope, surtout s’il est obsédé par le Top-10 ponctuel. Comment en sommes-nous arrivés-là?
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Laurine

Myst IV: Revelation

par Laurine - samedi, 31 décembre 2005 - 14:31 (Arts visuels, Critiques, Techno/sciences)

Myst IV: RevelationsJ’ai beau être une grande fan de la série de jeux vidéo Myst, j’ai dû attendre d’avoir un ordinateur plus puissant avant de me lancer dans ce quatrième volet, qui vient en deux DVD. La compagnie Ubisoft à Montréal s’est chargée de la création de ce jeu; on le voit d’ailleurs aux noms qui apparaissent dans le générique. Avis à ceux qui n’ont jamais essayé cette série, ne commencez pas par Myst IV: Revelation. Le jeu puise beaucoup dans les trois volets précédents, soit Myst, Riven et Exile, autant au niveau des énigmes à résoudre que de l’intrigue. N’allez pas croire que c’est du remâché, par contre. Le joueur éprouve un sentiment de familiarité tout au long de la partie, mais les puzzles sont nouveaux et ardus!

Revelation réutilise la bonne vieille recette où tout est montré du point de vue du joueur. Celui-ci apprend d’Atrus qu’il envisage de reprendre contact avec ses fils, Sirrus et Achenar, pour voir s’ils montrent des signes de rédemption. Sa femme Catherine le presse d’ailleurs de les libérer. Cependant, leur fillette Yeesha est enlevée, mais par qui, on ne le sait pas. L’objectif du joueur est donc de retrouver la fillette, tout en faisant connaissance avec ses deux grands frères timbrés.

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Laurine

Guns, Germs and Steel — Jared Diamond

par Laurine - jeudi, 29 décembre 2005 - 10:57 (Critiques, Lectures, Société)

Guns, Germs and SteelPlusieurs études ont cherché à expliquer les inégalités qui existent entre les sociétés, et à montrer pourquoi, par exemple, le monde occidental est devenu dominant. Certains conservateurs en ont profité pour avancer des théories racistes reposant sur une sorte de darwinisme social où les inégalités seraient justifiées par la génétique. Dans Guns, Germs, and Steel, Jared Diamond montre plutôt comment ces inégalités sont issues de facteurs géographiques. L’exercice l’oblige à comprimer des milliers d’années d’évolution en 400 pages avec des raccourcis notables, et peut-être un léger penchant anti-occidental: son allégeance va clairement au peuple de la Nouvelle-Guinée, où il a travaillé pendant plusieurs années, et qu’il considère comme plus intelligent que les Occidentaux. Mais peu importe. Si ses théories peuvent paraître contestables dans la mesure où elles invoquent presque uniquement des facteurs géographiques, l’ouvrage est fort bien construit et passionnant. Il s’est d’ailleurs mérité un Pulitzer.

Diamond avance tout d’abord que les sociétés agraires ont toujours eu une longueur d’avance sur les peuples de chasseurs-cueilleurs. Une société d’agriculteurs pouvait produire des surplus de nourriture que l’on redistribuait ensuite aux membres. Le fait de ne plus être obligé de constamment chercher de la nourriture a permis le développement de spécialisations parallèles, telles que la bureaucratie pour distribuer les biens, l’armée pour protéger les gens ou conquérir de nouvelles terres, la métallurgie pour fabriquer des armes et des outils, etc. Les chasseurs-cueilleurs, eux, passaient plutôt leur temps à chercher de la nourriture, n’avaient pas de dirigeants réels, et développaient une mentalité égalitariste/pacifiste qui en faisait des proies faciles pour des conquérants armés. (Je simplifie.)

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Eric

Blogues: nouvelle cuvée

par Eric - lundi, 26 décembre 2005 - 20:22 (Lectures)

L’Institut Canadien des Statistiques Imaginaires estime que, d’ici un an, il y aura plus de blogues que d’êtres humains sur la planète. Il se publiera alors plus de photos de chats en un mois que dans toute l’histoire de l’humanité auparavant. C’est pourquoi il vous faut des sites comme celui-ci pour vous indiquer lesquels parmi tous ces nouveaux blogues méritent que vous y jetiez un coup d’oeil. En voici quelques-uns qui ont attiré mon attention:

Culture des futurs: nombre de lecteurs de Fractale Framboise connaissent déjà Jean-Louis Trudel, auteur chevronné et organisateur du congrès Boréal. Il fait preuve ici de sa verve habituelle. Ses derniers billets traitent de King Kong et du système électoral canadien (exercice pour le lecteur: combinez les deux sujets!).

BLARG!: que des images ici! Tom Fowler, illustrateur et bon ami, poste ici ses dernières oeuvres, certaines publiées, d’autres non. Le site est tout jeune mais déjà bien fourni en zombis, samuraïs, singes terrestres et extra-terrestres, et autres sujets qui vous sont chers.

Je repense à ce que je suis: André Lemelin est un conteur aguerri qui fait dans l’urbain aussi bien que dans le traditionnel. C’est aussi quelqu’un sur qui on peut toujours compter pour lancer des discussions intéressantes. Pour son premier billet, il s’en prend aux 5èmes Jeux de la Francophonie.

ON SPEC: ce magazine canadien de science-fiction et de fantastique s’est récemment muni d’un blogue. Rien d’exceptionnel à signaler jusqu’ici, mais ça me semble être une bonne initiative. Au fait, combien d’entre vous lisent-ils ON SPEC? Connaissez-vous la science-fiction canadienne anglophone mieux ou moins bien que la SF américaine?

D’autres nouveautés à suggérer?

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Laurine

King Kong

par Laurine - vendredi, 23 décembre 2005 - 10:59 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

King KongSi ce film avait été tourné par un autre que Peter Jackson, je ne serais pas allée le voir. Je n’ai jamais été une fan de King Kong et j’éprouve, de plus, une aversion inexplicable pour les grands singes. Ça prenait donc le cinéaste qui m’avait tapé dans l’œil avec Lord of the Rings pour que j’aille me farcir une histoire que je connaissais déjà. Ironiquement, c’est justement parce que Jackson a tourné ce film qu’il faut surmonter une difficulté supplémentaire: c’est long, c’est très long, on parle d’une durée de trois heures bien tassées. Ce genre de folie est justifiée dans un film de fantasy épique où se multiplient les personnages, les lieux et les intrigues. Dans le cas de King Kong, nous suivons une poignée de personnages en trois lieux: la ville, le bateau et l’île — pas de quoi étirer la sauce. Et pourtant! Des scènes clés de la bande annonce ne se trouvent pas dans le film, ce qui annonce déjà un director’s cut allongé («King Kong de Peter Jackson! Vivez cinq heures d’aventures palpitantes!»). Ouille.

Néanmoins, j’ai trouvé le film généralement bien dosé. L’introduction nous plonge dans un New York en pleine Dépression, avec ses clochards en costumes trois pièces. Nous suivons les déboires d’une petite actrice, Ann Darrow (Naomi Watts), qu’un concours de circonstances et la faim poussent à accepter l’offre du cinéaste Carl Denham (Jack Black), un type plutôt instable que ses employeurs ont mis à la porte et qui continue néanmoins le tournage de son film. Denham est flanqué de son assistant Preston (Colin Hanks) et d’une équipe qui semble prête à le suivre n’importe où. Les choses deviennent réellement intéressantes à bord du navire où tout le monde embarque en pensant faire route vers Singapour, alors que Denham a plutôt l’intention de faire cap sur Skull Island, une île mythique de réputation douteuse. Ses duperies n’en finissent plus, alors qu’il parvient littéralement à kidnapper son scénariste, Jack Driscoll (Adrien Brody), pour l’obliger à terminer le scénario du film. Au bout de quelques jours de voyage, le navire finit par percuter l’île, et vous connaissez la suite.

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Christian

À l’affiche: Narni-boaaaf

par Christian - mardi, 20 décembre 2005 - 21:42 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Billet: NARNIA 1Vous devez d’abord savoir deux choses: Je n’ai pas lu la série Narnia de C.S. Lewis et j’ai une très basse tolérance pour la fantasy ordinaire. Si j’ai attendu aussi longtemps avant d’aller voir l’adaptation cinématographique de The Lion, The Witch and the Wardrobe (plus familièrement: Narnia 1), c’est que je ne voyais honnêtement aucune raison d’y aller à part pouvoir en parler ici et ailleurs. La bande annonce ne m’a pas particulièrement enthousiasmé, le battage publicitaire m’a laissé froid et les critiques ne semblaient pas délirantes. Étant donné ces obstacles, ma bête satisfaction devant le film a les allures d’un éloge.

Quand Woody Allen blaguait que Eighty percent of success is just showing up, il aurait tout aussi bien pu parler de l’intrigue du film: Ah, vous êtes des humains? Heureusement, nous avons une prophétie à votre sujet! Voici des armes: tentez de ne pas trop vous mettre dans les jambes de La Magie et on vous donnera les clés du royaume. Boaf.

Mais le tout roule de façon raisonnablement plaisante. On y retrouve les meilleurs castors numériques depuis MEN WITH BROOMS. Comme KING ARTHUR, il y a une bonne séquence sur glace et une bataille finale spectaculaire. Les effets spéciaux sont bien faits. Tilda Swinton y est. Les enfants-acteurs ne sont pas trop agaçants. Si les simplifications du film sont occasionnellement exaspérantes (ne me parlez pas des tactiques militaires) et la réalisation ne fait guère plus que de livrer la marchandise, ce n’est tout de même pas trop mal.

Certains redoutaient que l’allégorie religieuse de la série fasse de leurs petits chous cinéphiles des robo-chrétiens bien cérébro-lessivés. Ils peuvent se calmer: seuls les plus paranoïaques verront ici autre chose qu’une histoire de fantasy pour enfants. En soi, il y en aurait beaucoup plus à dire sur les mauvais réflexes enseignés aux enfants par la fantasy elle-même (promotion des systèmes autocratiques, simplifications éhontées, remplacement de la logique par La Magie, etc.) que par les relents vaguement catholiques de l’œuvre de CS Lewis. J’avoue avoir été agacé par plusieurs, plusieurs passages invraisemblables, et ce n’est pas des cris du type “mais c’est pour les enfants!” qui vont me convaincre de laisser passer ces choses.

Mais j’avoue avoir été intéressé du début jusqu’à la fin. Plus ou moins. C’est sans doute à cause des castors cockneys.

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Christian

The Rough Guide to Sci-Fi Movies, John Scalzi

par Christian - dimanche, 18 décembre 2005 - 21:13 (Cinéma, Critiques, Lectures, SF&F autre)

Couverture: The Rough Guide to Sci-Fi Movies, John ScalziSi vous cherchez encore une idée de cadeau pour vous ou votre geek favori, il y a certainement bien pire que The Rough Guide to Sci-Fi Movies de John Scalzi. Tel le titre l’indique, il s’agit d’un guide de cinéma de genre. Mais ce qui est moins évident, c’est comment le livre saura répondre à la fois aux néophytes et aux spécialistes du genre.

J’ai déjà mentionné John Scalzi. Auteur du divertissant Old Man’s War, Scalzi est un écrivain professionnel, un bloggueur émérite, un ex-critique de cinéma et un fan de SF dont les connaissances ne sont plus à douter. Mettez toutes ces qualités dans un même emballage et vous obtenez un guide opiniâtre bien informé, écrit dans un style immédiatement accessible qui n’est pas sans une bonne dose d’humour.

Faisant partie d’une série de guides sur les genres cinématographiques, The Rough Guide to Sci-Fi Movies attaque son sujet sous plusieurs angles. En plus d’une histoire du genre (y compris les antécédents littéraires du cinéma de SF), Scalzi élabore un canon des cinquante films essentiels (que vous retrouverez sur son site), examine les thèmes classiques du genre, discute des lieux et personnages classiques de la SF média et se permet également un regard rapide sur la production non américaine et télévisée. Ouf! Pour le néophyte, Scalzi réussit à donner un survol efficace d’un sujet assez complexe: Si on peut se chamailler sur la composition exacte du canon (28 DAYS LATER? THE INCREDIBLES?), les 300 films mentionnés dans ce guide forment effectivement un assortiment essentiel. (Un seul oubli, selon moi: EQUILIBRIUM)

Mais ce qui fait le charme du livre, c’est le style bien accessible de Scalzi et la justesse de ses avis. Scalzi connaît bien la SF et le cinéma: Ses opinions sont bien arrêtées, mais elles ne détonnent pas bizarrement ce que l’on pourrait désigner comme étant le “consensus raisonnable” des fans du genre. Pour ceux qui s’y connaissent bien en films de SF, The Rough Guide to Sci-Fi Movies est comme passer quelques heures en compagnie d’un autre geek qui n’a pas sa langue dans sa poche. Fort plaisant… et divertissant!

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Laurine

Revelations

par Laurine - dimanche, 18 décembre 2005 - 9:58 (Cinéma, Critiques)

Minisérie RevelationsJe n’ai pas réussi à lire le Code Da Vinci jusqu’au bout: une approche de débutant et une écriture détestable. C’est avec un peu de perplexité que j’ai constaté le succès foudroyant du roman, son impact (des dizaines d’ouvrages publiés sur le Code Da Vinci) et la surprise des lecteurs qui croyaient tomber sur un sujet nouveau. J’ai l’impression que l’effet Dan Brown s’est fait ressentir jusqu’aux émissions télé si j’en juge d’après la minisérie Revelations (2005).

Le propos n’est pas exactement le même que celui du Code Da Vinci, mais il est traité de façon similaire. Une nonne (Natascha McElhone) et un astrophysicien (Bill Pullman), dont la fille a été assassinée par une secte sataniste, s’unissent suite à un concours de circonstances un peu fumeux pour enquêter sur l’imminence de la fin du monde. En effet, selon la nonne et ses consœurs, tous les signes sont réunis, et cela ne peut vouloir dire qu’une chose: un combat final entre le Christ et l’Antéchrist aura bientôt lieu sur Terre, et aura pour effet de détruire l’humanité. L’ennui, c’est que si la naissance de l’un comme de l’autre a été annoncée, les marmots sont difficiles à trouver.

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Laurine

On se connecte et on déjeune

par Laurine - vendredi, 16 décembre 2005 - 9:47 (Insolite, Société, Techno/sciences)

BlackBerryCe n’est sans doute qu’une conjoncture due au hasard, car il paraît qu’il n’y a pas encore eu d’étude sérieuse sur le sujet. Mais récemment, j’ai remarqué que le BlackBerry faisait parler de lui, et pas qu’en bien. Ce petit appareil a la particularité douteuse de regrouper des fonctions cruciales mais reconnues pour créer une dépendance marquée chez leurs utilisateurs: l’Internet, le téléphone cellulaire, le courriel et l’agenda électronique. Sur le site de la compagnie, on remarque qu’il est devenu «One of Oprah’s Favorite Things©», excusez du peu!

Un article du Libération se penche sur le sujet, avec une abondance d’exemples touchant le phénomène de la dépendance. En comparaison, les dommages causés par le téléphone cellulaire (qui continue de sévir dans les restaurants, les supermarchés et les clubs vidéo) passent pour des peccadilles.

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Laurine

P’tite vite de Noël

par Laurine - mercredi, 14 décembre 2005 - 16:27 (Insolite)

Père NoëlVos courses de Noël vous sapent l’énergie? Les jingles dans les magasins vous donnent des envies de meurtre? Votre beau sapin naturel commence déjà à perdre ses aiguilles? Cliquez sur les rennes pour un petit remontant (une suggestion, attendez un refrain complet avant de cliquer sur un nouveau renne).

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Christian

Robert Sheckley, 1928-2005

par Christian - samedi, 10 décembre 2005 - 13:34 (SF&F autre)

Image: Robert Sheckley, 1928-2005Locusmag, L’Oregonian, SFWA et le New York Times confirment la nouvelle: Après plusieurs années d’une santé chancelante, l’auteur Robert Sheckley est décédé le 9 décembre suite à un aneurisme cérébral.

Maintenant presque oublié, Sheckley avait pourtant fait ses marques durant les années 1950 et 60, avec des nouvelles de science-fiction humoristique qui se servaient des outils de la SF pour satiriser la vie américaine. Ses romans sont passés plus inaperçus, mais non sans impact: Immortality Inc, par exemple, a été la source du film FREEJACK, sans compter d’autres adaptations et œuvres originales ici et là.

Sheckley avait fait les beaux jours de la revue Galaxy, aidant de par le fait même à faire évoluer la SF hors des territoires plus techniques pour s’attaquer à des enjeux sociaux. Sa fiction humoristique montrait clairement la voie qui allait éventuellement mener à des œuvres telles The Hichhiker’s Guide to the Galaxy de Douglas Adams. Si sa production plus ou moins récente s’est avérée décevante, les recueils de ses meilleures histoires demeurent toujours aussi lisibles maintenant. Pour en savoir plus sur lui, vous avez votre choix de site officiel, ou quasi-officiel.

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Laurine

Ghost in the Shell 2: Innocence

par Laurine - mercredi, 7 décembre 2005 - 10:39 (Arts visuels, Critiques, SF&F autre)

Innocence 1Une contribution majeure à la fois au genre cyberpunk et à l’animé japonais, Ghost in the Shell avait soulevé l’enthousiasme des critiques lors de sa sortie en 1995. Le film s’articulait autour d’un solide scénario de science-fiction pour adultes tout en s’avérant un régal pour les yeux et les oreilles, avec ses superbes images et sa musique envoûtante. Il a fallu neuf ans pour produire une suite, Ghost in the Shell 2: Innocence. Nous retrouvons Batô, l’un des héros du premier volet, qui continue de croire que sa collègue, le Major Kusanagi, est toujours vivante, flottant quelque part dans le Net. Lui-même est un cyborg travaillant pour la Section 9, cette unité spécialisée dans les mesures antiterroristes. On le charge d’enquêter sur une série de meurtres sanglants commis par des gynoïdes, des «robots domestiques» construits à l’image d’une femme. Détail curieux, une fois qu’elles ont tué leur propriétaire (et toute personne ayant tenté de s’interposer), ces robots se sont suicidés. En remontant la filière, Batô et son nouveau partenaire découvrent les secrets de la corporation Locus Solus, qui fabrique des gynoïdes plus vraies que nature.

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Christian

Incompetence, Rob Grant

par Christian - lundi, 5 décembre 2005 - 19:48 (Critiques, Lectures, SF&F autre)

Couverture: Incompetence, Rob GrantSi jamais l’incompétence qui vous entoure vous semble insupportable, sachez que ça pourrait être bien pire. Dans son roman de SF humoristique Incompetence, le britannique Rob Grant s’amuse à imaginer les aventures d’un agent secret au sein des Etats-Unis d’Europe (hé oui), où une loi interdit “la discrimination au travail, à n’importe quel niveau, pour causes d’âge, de race, de religion ou d’incompitence.”

Les résultats ne tardent pas à être évidents. Notre protagoniste s’estime chanceux si son vol d’avion parvient au bon aéroport. Les bagages, eux, seront dans un autre état. Arrivé à sa chambre d’hôtel, “Harry Salt” n’est guère surpris de constater que le lit n’y est pas. L’absence de lavabo est un peu plus frustrante, cependant, et un appel à la réception ne règle rien lorsqu’il ne parvient qu’à rejoindre le restaurant de l’hôtel. À part Harry, la seule personne compétente dans ce livre semble être le meurtrier qu’il traque.

La SF comique est plus rare qu’on le souhaite, et cet hybride policier/SF arrive donc à un bon moment. Écrit par un ex-membre de la troupe “Red Dwarf”, Incompetence nous livre un portrait satirique d’une Europe devenue complètement inepte. Louer une automobile pour sortir de Paris s’avère être une aventure de plusieurs pages, pendant laquelle “Harry” aura à traiter avec un manuel d’instruction inutile, un remorqueur impatient, des voies parisiennes menant inévitablement à l’Arc de Triomphe et un corps laissé dans le coffre arrière. Et ne disons rien au sujet des chaussures en cuir légumineux qu’il doit porter…

La lecture est plaisante, mais le rythme est inégal. Des péripéties absurdes traînent en longueur longtemps après que la blague est consommée. Qui plus est, la finale abandonne momentanément l’humour pour livrer une conspiration qui semble tirée toute droit des fantasmes anti-américains les plus vicieux. Mais ces quelques ratées ne parviennent pas à affecter le plaisir d’un roman bien léger qui rappelle légèrement celui des livres de Douglas Adams, en un peu moins cosmique. Petit divertissement vaut bien du grand art de temps en temps.

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Christian

Harry Potter and the Goblet of Fire

par Christian - dimanche, 4 décembre 2005 - 19:37 (Cinéma, Critiques, SF&F autre)

Billet: HARRY POTTER AND THE GOBLET OF FIREHurry Spotter, Hairy Pooter, Hurray Pothead… c’est plus simple de trouver des noms débiles à donner à cette série que d’en faire un commentaire original. Est-ce que quelque chose n’a pas été dit au sujet de Harry Potter? Je blaguait avec une collègue que la plupart des critiques devraient se limiter à “Maintenant à l’affiche“: est-ce que la pire critique au monde réussirait à dissuader un seul membre de l’audience potentielle du film?

Alors que j’écris ceci, le succès financier de ce quatrième épisode est indéniable: À $230M trois semaines après sa sortie, il n’est pas impossible que le film dépasse les recettes totales du troisième volet avant la fin de l’année. Feu de paille? Manifestement, non. Stupide succès populaire? Pas plus: Metacritic et Rotten Tomatoes s’entendent pour dire qu’il s’agit d’un des meilleurs films de l’année. Avec cette série, Warner Brothers a réussi à faire une série qui échappe à la critique: Après quatre films tout aussi solides les uns que les autres, Rowling doit s’estimer chanceuse: la probabilité de voir Hollywood réussir une adaptation est minuscule, alors imaginez quatre de suite!

Bref, HARRY POTTER AND THE GOBLET OF FIRE est maintenant à l’affiche et j’ai dû être un des derniers en Amérique du Nord à voir le film, à juger par l’audience éparse dans la salle. Au sujet du film, je suis satisfait mais pas emporté. N’ayant pas voulu lire le livre avant le film (ça viendra d’ici une semaine ou deux) j’ai eu l’impression que beaucoup de matériel est resté dans le livre: le problème est particulièrement criant en matière d’interaction entre les personnages. Je suis toujours aussi agacé par la passivité de Harry et la façon dont il semble profiter de passe-droits énormes. Je me suis même demandé s’il était un très bon magicien plutôt qu’un “gars avec des connections”!

Mais ça, c’est moi. Qu’est-ce que vous en avez pensé?

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