Lost — Saison 1

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Comme ça fait des mois que je ne regarde plus la télévision, je dois attendre la sortie des coffrets DVD pour voir les séries intéressantes que je manque. La plupart des gens ont déjà regardé la première saison de Lost en version originale ou même en français (Perdus), ce qui fait que ce billet n’apprendra rien de neuf à ceux qui sont en terrain familier. Pour les autres, je ne peux que vous recommander l’achat ou la location dudit coffret, vous ne le regretterez pas. Actuellement, il n’est disponible qu’en anglais, mais la version française ne saurait tarder.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore la série, je résume l’histoire. Un avion en partance de Sydney (Australie) s’écrase sur une île déserte. Une quarantaine de passagers survivent miraculeusement, avec à peine quelques égratignures. Le récit focalise essentiellement sur une quinzaine d’entre eux, par l’entremise de plusieurs flashbacks qui nous apprennent comment ils se sont retrouvés à bord de ce vol, en plus de nous révéler des pans secrets de leur passé. L’île constitue un personnage à part entière avec ses énigmes et ses dangers. Très rapidement, les rescapés se rendent compte qu’une sorte de sentinelle monstrueuse et invisible arpente la jungle, et qu’ils ne sont pas les seuls habitants du coin. La présence d’une survivante française, d’une écoutille hermétiquement fermée et d’une série de chiffres en apparence aléatoires étoffent également le mystère.

La série a créé une sorte de phénomène sur Internet, où les sites de fans se sont répandus comme un virus. Les spéculations vont bon train, chacun y allant de sa propre théorie pour expliquer le sort des survivants et les bizarreries qui se passent sur l’île. Une hypothèse populaire voulait, initialement, que ces gens soient morts et que tout le récit se passait dans une sorte d’après-vie. Il est peu probable que les scénaristes suivent ce filon, cependant. En ce qui me concerne, je me tiens loin du phénomène Internet de peur d’en apprendre trop sur les développements de la deuxième saison.

En plus de ses rebondissements choc et de son atmosphère qui rappelle vaguement Twin Peaks, l’une des forces de Lost réside dans ses personnages. Ils sont tous habilement campés par des acteurs plus ou moins connus, ce qui nous permet d’embarquer dans l’histoire sans distraction majeure. Généralement charismatiques (tout dépendant des préférences du spectateur), ils ont deux faces: une sociable, et une autre, plus sombre celle-là, qu’ils finissent par révéler lorsque les événements les y obligent. Il serait plutôt fastidieux de détailler les quelque quinze principaux protagonistes: le docteur, la criminelle en cavale, l’arnaqueur, l’Irakien, le chasseur, la rockstar, le couple coréen, le père et son fils, l’obèse amateur de musique, le frère et la sœur, la fille enceinte… Tout l’intérêt vient du fait qu’on a une idée précise de qui ils sont, jusqu’à ce que, boum, un flashback nous montre tout autre chose.

Autre bon point, la série n’est pas dénuée d’une sorte d’humour absurde. Comment ne pas rire, par exemple, devant l’incroyable malchance de Hurley depuis qu’il a gagné à la loterie? À tout ceci se mêle habilement une sorte d’horreur diffuse, présente dans la jungle. Et s’ajoutent encore des éléments de polar lorsqu’on nous montre le passé de Sawyer (l’arnaqueur) ou de Kate (la criminelle). Il y en a pour tous les goûts, les scénaristes (Jeffrey Lieber, J. J. Abrams, Damon Lindelof) ont ratissé large, et nous assènent en prime un cliffhanger majeur en fin de saison.

Sauf que maintenant, je dois attendre l’an prochain avant de connaître la suite!

Un bémol, cependant. L’aspect un peu hétéroclite de Lost inquiète certains fans. Les scénaristes savent-ils au moins ce qu’ils font? Vont-ils accumuler les mystères jusqu’à se retrouver dans un bourbier inextricable en fin de course, à l’instar des X-Files? Ils jurent que non et qu’ils ont encore du matériel pour quelques années. Dans un article paru récemment dans la revue Entertainment Weekly, Stephen King les suppliait de ne pas hésiter à terminer la série au bon moment au lieu de presser indéfiniment le citron. Espérons qu’ils suivent ce judicieux conseil.

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4 commentaires

  1. Michel J. Lévesque

    Si je me fie aux autres coffrets de séries télé américaines, on n’est pas prêt de voir LOST en version française. À moins de faire venir une version de France. Mais il faut posséder un lecteur DVD qui décode les versions de cette zone-là.

    Les coffrets qui comprennent des pistes sonores françaises sont en fait très peu nombreux :

    Il y a ceux de ANGEL et BUFFY. Et la première saison de SMALLVILLE.

    Ceux de SIX FEET UNDER en contiennent également ainsi que ceux de THE SOPRANOS (2ième, 3ième 4ième et 5ième saison. Si mes souvenirs sont bons, la première saison n’a pas de version française.)

    Explications de Hugo Dumas sur Cyberpresse :

    « Le problème reste toujours le même: aucune loi n’oblige les grands studios à inclure les versions françaises dans leurs coffrets DVD. S’ils le font, ces studios doivent obligatoirement produire un boîtier en français ou bilingue, ce qui représente des dépenses supplémentaires pour eux. Jugeant sans doute le marché québécois trop petit pour ce type d’investissement, les studios préfèrent nous envoyer que des versions anglophones, comme pour la série 24, et ce, même si les versions françaises existent.

    La solution? Il faut se plaindre. C’est aussi simple que ça. »

  2. Joel Champetier

    Je suis un complétiste d’Angel et Buffy, coffrets généralement vendu autour de 70$, et même plus. J’ai eu la surprise de les trouver à seulement 40$ à Trois-Rivièers. J’en ai donc acheté 4 coffrets, heureux, mais aussi surpris de cette aubaine. Ce n’est que chez moi que j’ai compris la raison de cette vente de feu: même si on retrouvait la version doublée en français, le coffret était unilingue anglais. Une distraction ou une erreur du distributeur — car partout ailleurs les coffrets sont en français.

  3. Et voilà un autre des excès de la Loi 101: c’est tout ou rien. Généralement, c’est rien.

    Parce qu’autrement, les studios pourraient aisément produire des coffrets trilingues pour le continent américain, comprenant les pistes anglaise, française et espagnole. Plutôt que de créer des emballages en trois langues, ils pourraient conserver leur emballage unilingue anglais, mais coller des étiquettes françaises et espagnoles sur l’enveloppe en plastique pour en décrire le contenu.

    Autre tactique, et spécifiquement pour le marché québécois, imprimer des couvertures réversibles. Est-ce tellement plus cher? J’ai déjà vu ça pour plusieurs films en DVD.

  4. Michel J. Lévesque

    Quand arrive le temps de me procurer une série télé, je fais tous les magasins. La conclusion est presque toujours la même : c’est Futureshop qui a généralement les meilleurs prix. Pour les séries produites par les chaînes nationales, le prix varie entre $55.00 et $60.00 le coffret. Pour ce qui des chaînes cablées, comme HBO, alors là on se fait ratisser : on parle de prix variant entre $85.00 à $100.00 et plus.

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