The Big Over Easy, Jasper Fforde

Couverture: The Big Over Easy, Jasper FfordeSi vous n’avez encore rien lu de Jasper Fforde, je vous envie; vous avez maintenant cinq livres tout à fait délicieux à découvrir. En commençant par The Eyre Affair, Fforde a réussi à se tailler une place enviable de fantaisiste à la fois original et accessible. Romancier post-moderne s’il en est un, Fforde s’amuse à remixer des siècles de littérature et à nous amener à l’arrière-scène de la fiction.

Après les quatre tomes de l’excellente série Thursday Next, Fforde récidive avec un roman plus ou moins situé dans le même méta-univers, mais avec un thème et des personnages plutôt différents (ce malgré des liens amusants avec The Well of Lost Plots). Croisement entre le roman policier et une fantaisie humoristique, The Big Over Easy traque l’enquête de deux policiers alors qu’ils tentent d’élucider le meurtre de… Humpty Dumpty.

Le tout se déroule, bien sûr, dans une Angleterre où Humpty Dumpty, oeuf libidineux et philantrophe, peut parfaitement bien exister, tout comme tant des personnages de comptines. Un monde où les détectives se doivent d’écrire leurs enquêtes abracadabrantes pour publication dans Amazing Crime Stories. Un monde loufoque mais réaliste, dans lequel Fforde peut laisser aller sa folie particulière.

Que les amateurs de Thursday Next se rassurent: The Big Over Easy ne perds rien du charme ou de la lisibilité des quatre premiers livres de Fforde. À nouveau, on se laisse emporter avec plaisir par la façon amusante dont l’histoire tordue nous est racontée. Un peu plus terre-à-terre, un peu plus contrôlé que ses livres précédents, The Big Over Easy n’est rien de moins qu’un charme. Seul bémol pour les lecteurs d’origines non anglophones: Le livre dépend beaucoup sur des satires de comptines qui peuvent ne pas être familières à ceux qui ne les ont pas entendu avant l’âge de cinq ans. (J’ose à peine imaginer le travail que représentera la traduction de l’ouvrage.)

Mais il n’est pas nécessaire d’être un expert en comptine pour apprécier ce livre, tout comme on peut y plonger sans rien connaître des autres livres de Fforde. Gageons seulement qu’une fois celui-ci lu, vous ne serez pas capable de ne pas lire le prochain… et ni vous n’êtes pas convaincus, allez jeter un coup d’oeil à l’archipel de sites web qu’entretient l’auteur, en commençant à Fforde Grand Central.

6 commentaires

  1. Étrange, ce site web (Fforde Grand Central). Le design est propre et coloré, ça semble plein de contenu, mais comment s’y retrouver? Où est la page bibliographique qui liste les romans de l’auteur, avec couvertures et résumés? Où est la biographie? Le petit texte qui laisse comprendre au visiteur que ceci est le site de l’auteur de telle série populaire, etc.? On dirait que le site a été conçu uniquement pour les gens qui ont déjà tout lu de Fforde. Un bel exemple à ne pas suivre pour quiconque veut se bâtir un site d’auteur.

    Ceci dit, le roman a tout de même l’air intéressant.

  2. Est-ce que Humpty Dumpty est aussi petit dans le bouquin que sur la couverture?

  3. Laurine: Hé non. Feu Mr. Humperdinck Jehoshaphat Aloysius Stuyvesant van Dumpty était 4’6″ par 3′.

  4. Éric: Le site de Fforde est un goût acquis, mais si ça peut te simplifier la tâche, tu es sans doute à la recherche de la page Contents. Fforde étant un auteur au succès international, il peut se permettre des eccentricitées telles The Eyre Affair Bookshelf avec toutes les éditions de ses livres.

  5. Je ne te demanderai pas comment Rumpelstiltskin s’appelle dans le civil…

  6. Laurine: Heureusement que tu n’a pas demandé, sinon je me serait vu dans l’obligation de citer la page 303:

    STRAW-INTO-GOLD DEFENDANT NAMED: …the jury was shocked into wakefulness on the eighth day of the straw-into-gold trial by the dramatic naming of the defendant yesterday. The previously unnamed illegal gold-spinner had been making of a mockery of British justice by his insistence that the judge try to guess his name before he would agree to plea. After seven days and 8,632 guesses, the judge finally hit upon the correct name, whereupon Rumpelstiltskin (this reporter can now faithfully record) flew into an inflamed passion, accused the judge of « listening down chimneys » and stamped his foot so hard it went through the floor.

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