Fractale Framboise

Laurine

The Prophecy: Uprising

par Laurine - mardi, 12 juillet 2005 - 19:16 (Cinéma, Critiques)

uprisingLa série The Prophecy mettant en vedette Christopher Walken dans le rôle d’un archange aux tendances homicidaires a connu un certain succès underground. Je n’ai vu que les deux premiers volets, The Prophecy (1995) et The Prophecy II (1998). Je n’ai jamais pu mettre la main sur le troisième, The Prophecy III: The Ascent (2000), qui conclut normalement l’histoire. Comme le deuxième volet m’avait peu emballée (contrairement au premier), je n’ai pas fait des pieds et des mains pour savoir comment l’histoire finissait.

Quelle n’a pas été ma surprise de voir un quatrième film au Blockbuster! Et cette fois, pas de Christopher Walken en vue. Et pas de numéro de série non plus. C’est que ce film se détache complètement des autres qui l’ont précédé. Le scénario de John Sullivan (Fear of the Dark) reprend certains des personnages de Gregory Widen, dont Lucifer et l’ange Simon, sauf qu’ils sont joués par de nouveaux acteurs. The Prophecy: Uprising a été tourné par Joel Soisson, un habitué des films d’horreur qui manifeste une affection particulière pour Dracula (Dracula 2000, Dracula II: Ascension et Dracula III: Legacy).

Je vais vous dire, ce n’est pas mauvais du tout! Il est préférable d’avoir vu au moins le tout premier film de la série pour comprendre la mentalité des anges et leur immense mépris pour la race humaine, ces «singes» que Dieu a dotés d’une âme. Une première guerre a fait rage au Paradis, et un tiers de la légion angélique a chuté. À travers les films, on comprend que les guerres célestes se poursuivent pour faire pencher la balance en faveur d’un camp ou de l’autre. La situation se corse lorsque les camps du Bien et du Mal se divisent en factions concurrentes. C’est parfois un peu difficile à suivre, mais ça ne manque pas d’originalité.

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Uprising propose le concept suivant: Dieu a créé le monde en sept jours, mais il ne l’a pas terminé. Il est en train d’écrire le huitième jour (un autre lundi!) dans un livre ancien, le Lexicon. Le livre tombe entre les mains d’une jeune femme schizophrène et du coup, une petite armée d’anges et de démons lui courent après. C’est que la personne en possession du livre a un net avantage: elle connaîtra la fin avant tout le monde et saura donc à quel camp se joindre, voire à quel saint se vouer. Le démon Bélial voudrait mettre la main sur cette information, sauf que l’ange Simon lui met des bâtons dans les roues, puis Lucifer lui-même entre dans le jeu. Ce dernier, après avoir été très méchant, est maintenant passé dans les demi-teintes de gris, et Bélial prétend pouvoir instaurer un Mal plus pur. Un policier est entraîné malgré lui dans cette chasse et l’histoire est surtout montrée de son point de vue.

Le film a été tourné à Bucharest dans un décor post-apocalyptique qui nous montre les ravages de la guerre — elle est terminée, mais les traces sont persistantes. Le policier, Dani Simionescu, est joué avec justesse par Sean Pertwee (Event Horizon, Dog Soldiers, Equilibrium): il bouillonne, il fulmine, et il traîne un lourd passé qui le pousse à travailler en bordure de l’illégalité. Il est bientôt flanqué d’un policier d’Interpol, John Riegert, qui n’a rien d’humain comme on s’en doute très vite: c’est Lucifer, qui essaie tant bien que mal d’empêcher une sorte de catastrophe cosmique. Autrefois joué avec beaucoup de mordant par un certain Viggo Mortensen, il est maintenant incarné par un dénommé John Light, un acteur britannique au visage à la fois angélique et facétieux, qui fait preuve d’un flegme imperturbable tout au long du film. Le rôle d’Allison, la femme en détresse, a échu à Kari Wuhrer (Sliders, Anaconda, Eight Legged Freaks). Elle passe beaucoup de temps à gémir et à pleurer, mais si j’avais Bélial à mes trousses, et si l’ange Simon n’arrêtait pas de me murmurer «Good girl!» à l’oreille, je crois que je ferais la même chose. Quant à Bélial, comme il change de peau, plusieurs acteurs se partagent le rôle. Le meilleur d’entre eux est sans doute Doug Bradley que les fans de Hellraiser connaissent bien: c’est monsieur Pinhead en personne.

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Ce film aurait fort bien pu sortir en salles. Il vaut, par exemple, The Order avec Heath Ledger. Malheureusement, il n’aurait pas connu un très grand succès, parce qu’aucun des acteurs n’a de nom établi auprès du grand public. L’action est rondement menée, le gore se fait un tantinet prude, mais la photographie est fort belle. L’interaction entre Dani et John est aussi très bien rendue, l’un constamment sur les nerfs et l’autre en plein spleen. Il n’y a pas de message religieux gnangnan là-dedans: on a affaire à des anges et des démons qui détestent autant l’humanité les uns que les autres. Mais parfois, les alliances improbables sont nécessaires pour maintenir le statu quo.

On annonce déjà un deuxième volet pour terminer l’histoire, The Prophecy: Forsaken, qui sortira en septembre. Les DVD coûtent les yeux de la tête, et je me demande bien pourquoi.

  1 commentaire

1 commentaire:    (ajoutez-en un)

  1. #1  rétrolien de Fractale framboise » The Prophecy, Forsaken   (24 septembre 2005 - 14:31)

    [...] tembre 2005 – 14:31 (Cinéma, Critiques) Suite et fin du film The Prophecy: Uprising, sur lequel j’avais écrit un billet, Forsaken reprend l’histoire grosso modo que [...]

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