Les habitués de la blogoSFère anglophone connaissent bien John Scalzi: Son blog, Whatever, roule depuis 1998 et a depuis accumulé un lectorat se chiffrant dans les milliers de visiteurs par jour. Ce qui frappe chez Scalzi, c’est l’aisance avec laquelle il peut écrire sur n’importe quel sujet de façon intéressante. Sa « voix », perfectionnée au fil d’années d’écriture professionnelle, est claire, amusante et passionnée.
Toutes ces qualités se retrouvent maintenant dans son « premier » roman. (Son véritable premier roman, Agent to the Stars, est disponible en-ligne et sera bientôt publié par le petit éditeur Subterranean Press.) Une variation sur la SF militaire à la Starship Troopers, Old Man’s War raconte les aventures de John Perry, un homme qui -une fois ses 75 ans arrivés- décide de… s’engager. Il a des bonnes raisons, direz-vous: non seulement les marines coloniaux doivent affronter toute une galaxie pleine de méchantes bestioles, mais le service militaire fournit un traitement de réjuvénation!
Il n’y a rien de particulièrement innovateur dans ce roman, mais ne laissez pas ce fait vous décourager d’y jeter un coup d’oeil. Scalzi n’est définitivement pas un militariste, et le résultat est un roman de SF militaire qui demeure prenant d’un bout à l’autre. Scalzi sait raconter son histoire, et son style limpide ne perd pas une page pour nous accrocher. Beaucoup de détails bien maniés nous donnent l’impression d’un roman de SF compétent, à l’affût des conventions du genre et non sans une certaine sentimentalité bien menée.
Old Man’s War demeure tout de même un roman d’un auteur débutant. Si le style narratif est particulièrement raffiné, on ne peut pas en dire autant de l’intrigue. John Perry est soit extrêmement chanceux, ou bien l’auteur a tendance à faire avancer son histoire à l’aide de coïncidences hideuses. Des rencontres improbables mènent le développement des péripéties du livre et si on aurait pu pardonner à Scalzi une telle offense unique, c’est moins drôle à la troisième coïncidence…
Pourtant, je garde une très bonne impression d’Old Man’s War: Le style à lui seul est d’une accessibilité exemplaire, ce qui n’est pas évident dès que l’on discute de SF militaire. Scalzi manie avec adresse les détails, l’action, les émotions et l’humour nécessaire à ce genre d’histoire. Connaissant le style de l’auteur, je m’attendais à apprécier Old Man’s War. Ce que j’étais loin de me douter, c’est à quel point le livre peut être accrocheur!
Old Man’s War, John Scalzi
Toutes ces qualités se retrouvent maintenant dans son « premier » roman. (Son véritable premier roman, Agent to the Stars, est disponible en-ligne et sera bientôt publié par le petit éditeur Subterranean Press.) Une variation sur la SF militaire à la Starship Troopers, Old Man’s War raconte les aventures de John Perry, un homme qui -une fois ses 75 ans arrivés- décide de… s’engager. Il a des bonnes raisons, direz-vous: non seulement les marines coloniaux doivent affronter toute une galaxie pleine de méchantes bestioles, mais le service militaire fournit un traitement de réjuvénation!
Il n’y a rien de particulièrement innovateur dans ce roman, mais ne laissez pas ce fait vous décourager d’y jeter un coup d’oeil. Scalzi n’est définitivement pas un militariste, et le résultat est un roman de SF militaire qui demeure prenant d’un bout à l’autre. Scalzi sait raconter son histoire, et son style limpide ne perd pas une page pour nous accrocher. Beaucoup de détails bien maniés nous donnent l’impression d’un roman de SF compétent, à l’affût des conventions du genre et non sans une certaine sentimentalité bien menée.
Old Man’s War demeure tout de même un roman d’un auteur débutant. Si le style narratif est particulièrement raffiné, on ne peut pas en dire autant de l’intrigue. John Perry est soit extrêmement chanceux, ou bien l’auteur a tendance à faire avancer son histoire à l’aide de coïncidences hideuses. Des rencontres improbables mènent le développement des péripéties du livre et si on aurait pu pardonner à Scalzi une telle offense unique, c’est moins drôle à la troisième coïncidence…
Pourtant, je garde une très bonne impression d’Old Man’s War: Le style à lui seul est d’une accessibilité exemplaire, ce qui n’est pas évident dès que l’on discute de SF militaire. Scalzi manie avec adresse les détails, l’action, les émotions et l’humour nécessaire à ce genre d’histoire. Connaissant le style de l’auteur, je m’attendais à apprécier Old Man’s War. Ce que j’étais loin de me douter, c’est à quel point le livre peut être accrocheur!